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dimanche 22 février 2015

Christophe Willem, un des meilleurs albums du moment, "Paraît-il"...

L'apparition remarquable de naturel et tellement sympathique de Christophe Willem dans l'émission de Laurent Ruquier d'hier soir m'a donné l'élan pour enfin poster ma review de son quatrième album sorti en fin d'année dernière, Paraît-il, et qui est une pure merveille, comme tous ses prédécesseurs d'ailleurs. Si vous ne vous y êtes pas déjà plongé, courrez l'acheter et laissez vous submerger par sa voix androgyne toujours aussi envoutante, et plus encore sur cet album qui fait la part belle à l'émotion directe de la voix en avant et d'accompagnements moins électroniques que sur les deux derniers albums.
 
01 FAUTE ET PLAISIR 3:04 9,5/10
18 VERSION ACOUSTIQUE 3:57 9,5/10
(Carla Bruni / Fredrika Stahl / Christophe Willem)
C'est dans une ambiance toute James Bond-ienne que commence l'album et Faute et plaisir avant qu'un bong bong réminiscent lui de Soft Cell et de son Tainted love ne nous prépare à une petite mélodie new wave pompée sur Smalltown boy de Bronski Beat. La voix de Christophe fait monter la pression tout du long de cette chanson qui démarre en douceur mais s'envole au fil des couplets et surtout des refrains dans des boucles rythmées nappées de cordes qui donnent bien le ton pour cette entrée en matière plus qu'alléchante et qui d'ailleurs a servi de titre teaser avant la sortie de l'album et après le premier single à suivre.
Composée par Christophe avec Fredrika Stahl, chanteuse jazz suédoise et principale collaboratrice, pour la musique en tout cas sur cet album, Faute et plaisir se dépouille à l'extrême dans la version live acoustique offerte sur le CD bonus de l'édition limitée collector que j'ai achetée sur la boutique officiel de Christophe Willem, mais le piano/voix entre Aurélien Mazin et Christophe, s'il baisse le tempo pour ne garder que la mélodie, délicate et presque timide, conserve toute l'intensité du propos du texte de Carla Bruni, où Christophe confesse vouloir vivre sans faire des concessions pour vivre pleinement ses envies.


 
02 LE CHAGRIN 3:38 8,5/10
17 VERSION ACOUSTIQUE 3:52 7/10
(Carla Bruni / Fredrika Stahl)
Utilisé comme premier single annonciateur de l'album, Le chagrin était un pari risqué qui a surtout fait parlé de lui par le nom de son auteure, d'autant que le mari de celle-ci est revenu à la une de l'actualité et de l'UMP peu après sa sortie. Musicalement, ce titre lent et mélancolique, à l'orchestration enveloppante et cotonneuse, est également loin du formatage habituel des radios et il s'est donc difficilement taillé une place sur les ondes. Il a su par contre habilement préparé la fanbase du chanteur au changement d'ambiance générale du disque.
Si je ne suis pas la critique d'Aymeric Caron d'hier dans l'émission On n'est pas couché, j'avoue cependant ne pas être super fan de Carla Bruni, tant la chanteuse que l'auteure, et la version live acoustique bonus de ce titre, interprétée dans la même configuration que les autres en piano/voix, ne modifie pas beaucoup la donne de la version studio originale, si bien que dépouillée de ses cordes et doux arrangements, il ne reste plus -et donc trop pour moi- que le texte et la voix sur cette belle mélodie mais qui sort de mes goûts uptempos habituels. Applaudissements cependant au talent de Christophe Willem pour réussir à incarner la chanson et suppléer aux arrangements manquants avec juste sa voix : c'est réellement un magicien des cordes vocales qui sait en jouer comme d'un instrument et connaît la mesure pour en jouer subtilement, justement.
 
03 ALLONS ENFANTS 3:54 9/10 19 VERSION PIANO 3:52 8/10
(Zazie / Fredrika Stahl / Christophe Willem)
Si le titre suivant, commence avec un petit gimmick à la Tainted love rappelant celui utilisé dans Faute et plaisir, Allons enfants est un mid-tempo énergique sur les couplets où l'on reconnaît tout de suite la patte de Zazie et le texte du refrain, plus énergique encore, presque militaire ou révolutionnaire avec sa rythmique binaire, nous emporte avec lui, d'autant que les chœurs qui soutiennent le morceau sont comme des encouragements à l'optimisme et à l'implication de la nouvelle génération pour prendre en main son destin et celui de la planète.
La version piano/voix conserve ces chœurs mais si le piano sait conserver le rythme enlevé, elle peine à garder toute l'énergie de la version originale si bien que cette version revêt à mes yeux moins d'intérêt ; j'aurais préféré une version acoustique du titre suivant.
 
04 LA REGLE DU JEU 3:28 10/10 avec ZAZIE
(Zazie / Philippe Paradis)
La règle du jeu voit Christophe reprendre le micro sur une chanson et un texte de Zazie, comme sur son premier album, et l'histoire de cette chanson, géniale et tubesque, où Zazie l'accompagne aussi de sa voix, ça a été de se demander ce qu'elle pourrait encore lui apporter. Ainsi, la chanson débute par ces formidables "Jouer à Jacques a dit, c'est fait. Jouer un double jeu, c'est fait" et pose plus tard la bonne question sur laquelle la chanson arrête son propos : "Qu'est-ce qu'on aime chez un artiste ?" Ainsi, la voix de Zazie, chuchotante derrière les parties appuyées de Christophe, sonne comme la voix de l'ange ou du diable perché sur l'épaule du chanteur et qui lui répond face au miroir de sa notoriété et de ses questions sur ce qu'il fait. Bien que rythmiquement très pop et entraînante, La règle du jeu est beaucoup plus profonde dans son texte qu'une simple chanson pop radiophonique de 3'30 et c'est un des moments très forts de cet album : SINGLE obligé !
 
05 LONELINESS 3:42 10/10
(Carla Bruni / Fredrika Stahl / Christophe Willem)
Retour à une ambiance plus intimiste avec le troisième et dernier texte de Carla Bruni, en français même si le titre de la chanson, Loneliness, est anglais. Et là, même si ça sort encore de mes sentiers battus pop/dance, je succombe au charme et à la délicatesse de la mélodie, des paroles et des chœurs partagés, presque baroques à mes oreilles, avec Fredrika. Ce titre est une petite perle onirique, moment de plaisir sonique à ne partager qu'avec soi-même, ode à ses instants de solitude comblée, centrée sur ses envies ou sur la beauté, la magie de l'instant, volé à notre vie à 100 à l'heure.
 
06 APRES TOI 4:30 9/10 20 VERSION ACOUSTIQUE 4:05 10/10
(Jean-Jacques Goldman)
Ambiance mid-tempo pop/rock pour cet Après toi offert parmi six titres proposés par Jean-Jacques Goldman et qui voit Christophe Willem revêtir avec brio les parures habituelles du compositeur superstar de la chanson française et briller particulièrement sur son refrain lumineux. Comme La règle du jeu, Après toi pourrait aisément offrir un tube radio à l'album si Christophe décidait de jouer la carte Goldman auprès du public. Un léger bémol à mes yeux cependant, je ne supporte pas la rime de JJG du premier couplet "Je sais y'a bien pire, je sais l'hôpital..." Même si le mot utilisé l'est pour représenter les maladies, les douleurs rencontrées en ces lieux et à mettre en comparaison avec d'autres maux (d'amour?) moins graves, phonétiquement, je ne trouve pas l'utilisation de ce mot habile et mélodieux en fin de rime, mais ça n'engage que mes oreilles ...et je n'ai pas non plus cherché à trouver s'il y avait mieux ;).
La version piano/voix des bonus, que l'on imagine aisément Christophe interpréter sur scène telle quelle au piano lors des rappels par exemple, gagne en intensité et on comprend d'autant plus qu'il ait choisi cet arrangement pour le second titre de Goldman qu'il a enregistré sur l'album et que l'on retrouve en plage 16.
 
07 LOVNI 3:13 10/10 21 VERSION ACOUSTIQUE 3:40 10/10
(Zazie / Christophe Willem / Philippe Paradis)
Retour de Zazie et de son compère de vie et de composition, mais avec Christophe cette fois à la partition également, pour un des premiers titres où il revient sur son image androgyne, sur les questions qui vont et reviennent sur sa sexualité, ses choix, ou justement son ouverture d'esprit et de cœur à ne pas faire de choix. LOVNI décline son propos qu'en amour, on est ni hétéro, ni gay, ni bi mais que l'on tombe amoureux d'une personne, quelque soit son sexe, que le cœur est déconnecté du corps, reprenant le propos du film encore en salles avec Pio Marmai et Franck Gastambide et que le texte de Zazie, toujours entre jeux de mots et formule coup de poing, illustre à merveille : "Un homme, une femme, quel est le drame ?" si bien que je regrette qu'il n'ait pas été choisi pour intégrer la BO du film.
Dans sa version piano/voix, le texte est encore plus mis en valeur évidemment et l'on voit bien que Christophe s'approprie totalement les paroles de Zazie, écrites pour lui, notamment quand il chante "Et qu'importe ce qu'en dit le monde, (...) ni les juges, ni les lois, personne ne me dira comment vivre ma vie." Et la manière dont la chanson se termine, calmement, simplement, comme un constat, une réalité à laquelle personne ne peut rien et n'a rien à faire de toute manière, revient comme en écho des manifestations contre le mariage pour tous où l'absence de prise de position de Christophe Willem a parfois été pointée du doigt. Ce titre est le premier (d'autres suivent sur l'album) où l'homme et l'artiste prennent position comme il sait le faire, en chanson.
 
 
08 L'ETE EN HIVER 3:47 8,5/10
(Zazie / Sarah de Courcy / Cat Delhi)
Nouveau texte de Zazie, mais sur une musique cette fois de Sarah de Courcy, collaboratrice de l'album précédent PrismophonicL'été en hiver a été choisi comme second extrait et ce n'était pas le plus facile. D'abord parce qu'une compo de Goldman ou Zazie aurait été plus vendeuse en radio, mais aussi parce que ce titre est d'inspiration soul/gospel et que dans ce style, le gagnant de The Voice, Yoann Fréget, s'est ramassé une gamelle. Le refrain, s'il bénéficie de chœurs très présents et joyeux, n'a pas non plus un texte des plus instantané à retenir pour chanter en chœur. En fait, c'est la mélodie qui reste bien en tête et nous donne envie de claquer des mains, de battre du pied en cadence, et de se laisser emporter comme dans le clip par l'ambiance festive et dansante. Je trouve que L'été en hiver rappelle un peu l'inspiration soul, bien qu'en moins funky, que Christophe avait déjà déployée sur Caféïne, et en tout cas revient sur son passé en chorale gospel.
 
09 LA VIE EST BELLE 4:17 100!/10
(Zazie / Philippe Paradis)
Décidément très inspirée, Zazie signe LE BIJOU de l'album. Pourtant, La vie est belle est un choix audacieux, en cela que ses couplets sont parlés et que seul son refrain est chanté. Mais dès l'intro, on sent que ça va le faire. Frédrika Stahl au piano construit une boucle mélodique et des choeurs angéliques autour desquels Christophe nous confesse ses états d'âme d'après rupture et si le texte de Zazie lui fait chanter nous dire que la vie continue, qu'on reste amis/amis, que la vie est belle, l'interprétation et la profondeur donnée au fil du morceau par la prise de pouvoir des cordes de l'Orchestre symphonique de Budapest transmet le message presque inverse. C'est vrai, une séparation n'est pas la fin du monde, il faut être heureux du bonheur de l'autre car puisqu'on l'a aimé, il faut l'aimer toujours dans son nouveau bonheur, mais c'est dur ; c'est difficile de ne pas penser qu'à soi, seul, malheureux. Cette chanson, c'est tout ça à la fois, un maelström d'émotions contradictoires qui prend l'auditeur en otage, le prend, l'emporte et le déporte loin, le bouleverse et le met face à lui pour réfléchir à sa vie, ses propres amours. Elle m'a fait penser au Message personnel de Michel Berger, et à sa magnifique interprétation parlée plus que chantée par Françoise Hardy. Il y a de ça ici. Ça vous transporte ailleurs et pourtant, ça tient à rien : pas d'effets de voix, de vocalise ici, pas de super production, de synthés, de boîtes à rythmes... Juste un texte, fort, juste, énoncé comme une confession entre amis, intime, un piano et des cordes autour, pour faire une barrière et protéger des perturbations extérieures ces quelques quatre minutes que je ne peux m'empêcher d'écouter en boucle, une larme au coin de l'œil. Carla Bruni peut bien aller se rhabiller, là, c'est Zazie THE boss ! Etonnant qu'Aymeric Caron ne l'ait pas souligné hier. Ruquier, lui, a cité cette chanson parlée, comme quoi, elle lui a aussi tapé dans l'oeil et dans le cœur...
 
10 NOUS NUS 3:58 10/10
(Jean-Jacques Goldman / Christophe Willem / Sarah de Courcy)
Ce sont les mêmes cordes qui débutent le titre suivant mais Nous nus sonne tout de suite comme une irrésistible ascension rythmique et organique de revival disco/soul, sauf que le refrain, au lieu de nous mener à l'explosion orgasmique, plafonne et garde la barre haute jusqu'à la fin du morceau où, là, avec ajouts de chœurs, il foisonne et brille d'éclats supplémentaires. Le texte, écrit par Jean-Jacques Goldman sur une musique de Christophe et de sa muse suédoise, est assez recherché et bien tourné, illustrant bien le fait que la société et l'éducation discipline l'homme et gâche un peu ses qualités, que seul l'amour peut réussir à faire revenir, quand l'amoureux redevient comme un enfant, libéré des contraintes et carcans que l'on s'impose.
 
11 UNISEX 3:47 9,5/10
(Zazie / Fredrika Stahl / Christophe Willem)
L'explosion orgasmique arrive décalée avec le titre suivant, Unisex, qui rappelle dans sa structure, sa rythmique et ses sonorités vintage funky Prince et son Let's go crazy. Si la musique a été composée une nouvelle fois par Christophe et Fredrika Stahl, c'est cette fois Zazie qui s'est fendue d'un texte, qui n'est pas sans rappeler au début par on utilisation de prénoms Tout le monde. C'est le second titre l'album prônant l'amour sans distinction de genre, passant le message plus particulièrement que c'est la nouvelle génération qui est "unisex", que je comprends et traduirais par pansexuelle, c'est-à-dire s'affranchissant des codes datés d'homos, hétéros ou bis, mais prête à tout essayer pour choisir ensuite le meilleur. Musicalement, cet uptempo est très entraînant et joyeux, festif avant tout, ludique et insouciant, finalement comme cette jeunesse que se veut illustrer les paroles.
 
12 PROCRASTINER 3:33 10/10
(Zazie / Finian Grennall / Josh Kumra / Blair MacKichan)
Baisse de régime immédiate dès l'intro de Procrastiner Christophe Willem devient professeur pour nous chanter une explication de texte sur le mot "Procrastiner" trouvé "page 123 du dictionnaire", du verbe d'origine latine que je ne connaissais pas je l'avoue (moi, c'est du grec que j'ai fait de la quatrième à la terminale !) signifiant "remettre au lendemain". C'est une nouvelle fois, la 7ème et dernière de l'album, Zazie qui est responsable de ce texte qui étonne au début mais auquel on se fait, sur une musique anglo-saxonne dont j'ignore le titre original [MAJ et merci au commentateur : il s'agit de I dare you de Josh Kumra]. Nouvelle déclinaison tout en douceur du célèbre Carpe diem appliqué cette fois aux émois du cœur, Procrastiner est un beau moment délicat et subtil qui s'écoute presque religieusement, comme une berceuse à nos propres maux d'amour.
 
13 ADULTES ADDICT 3:37 8,5/10
(Christophe Willem / Fredrika Stahl)
L'album, dans son format standard de 14 titres, sent déjà la fin et ce n'est que là que Christophe Willem ose placer ses propres textes, et en premier avant la chanson titre le troisième parlant de sexualité, et cette fois de manière très sensuelle, plus explicite, notamment grâce à la musique aux reliefs orientaux. Si le titre du morceau devait être représenté par la phrase accrocheuse du refrain, Adultes addict aurait dû s'appeler "The world is made for love" qui le conclut, tandis que le vrai titre apparaît dans les couplets, pour lancer le refrain. Titre n'est cependant pas assez rythmé pour être réellement dansant ; il est plus langoureux, sensuel, que ses paroles distillant plus de passion pour parler de l'amour charnel entre adultes consentants.
 
14 PARAÎT-IL 3:42 7/10
(Christophe Willem / Sarah de Courcy)
Donnant son nom à l'album, Paraît-il est un nouveau morceau downtempo qui laisse la part belle à la voix de Christophe, plutôt grave dans les couplets, mais plus haute et planante dans le refrain. Par contre, j'ai encore du mal à rentrer dedans et c'est celui que j'aime le moins de l'album, sans que j'ai quoique ce soit à lui reprocher cependant.
 
15 STONE 3:46 9/10
(Fredrika Stahl / Christophe Willem)
Avec Stone, commencent les titres supplémentaires offerts sur le CD bonus de mon édition collector, même si les premiers figurent également dans l'édition Deluxe disponible en magasins. Stone est le seul titre en anglais de l'album et il me fait penser à Kiss the bride du premier album Inventaire. C'est un uptempo pop/rock où l'on sent que Christophe, bête de scène et de micro, s'éclate sur la mélodie puissante du morceau. Toujours composé avec sa suédoise, c'est elle cette fois qui lui a concocté le texte et le transforme en amoureux solitaire qu'il vaut mieux quitter plutôt que subir son "cœur de pierre", Heart of stone ayant en effet aussi pu être son titre.
 
16 VIENS 3:04 10/10 LIVE ACOUSTIQUE
(Jean-Jacques Goldman)
Après cette chanson inédite en anglais suivent des morceaux en acoustique, versions alternatives des premiers titres de l'album, mais le premier et dernier font exception. Viens est un autre inédit, second titre écrit et composé par Jean-Jacques Goldman et choisi par Christophe pour être enregistré sur son album, sauf que cette ballade magnifique n'avait nul besoin d'être travaillée en studio et de revêtir de superflus arrangements complexes. C'est donc en piano/voix qu'il a choisi de la mettre en valeur et de nous l'offrir brute et tellement parfaite, et cette fois, c'est Yvan Cassar himself qui s'est assis face à lui pour 3' d'émotion et d'intimité avec l'artiste pour cette douce sérénade amoureuse.
 
22 UNINVITED 3:02 10/10 LIVE ACOUSTIQUE
(Alanis Morissette)
Ultime chanson de mon CD bonus, Uninvited est elle aussi interprétée en piano/voix avec Aurélien Mazin au piano et cette chanson d'Alanis Morissette de 1998 issue de la bande originale du film "La cité des anges" et déjà reprise par Bailey Tzuke en 2007 avec les DJ/producteurs house Freemasons voit Christophe user de sa voix de tête haut perchée avec maestria pour lui faire honneur et finir l'album en une beauté céleste.
 


J'avoue pour ma part avoir ajouté à ma version iPod de l'album déjà plus que conséquent avec ses 22 titres du CD standard/Deluxe et des inédits acoustiques de la version collector le duo qu'il a récemment enregistré avec Maurane pour l'album Kiss & Love au bénéfice du Sidaction. Leur Fais-moi une place de Julien Clerc et Françoise Hardy arrangé symphonique par Pascal Obispo pour le projet est un additif de bon goût pour prolonger mon plaisir et leurs voix mêlées s'accordent parfaitement tout en inversant presque les rôles, la voix profonde de Maurane jouant de ses graves tandis que Christophe s'accaparant les aigus.

Au final, Paraît-il est un album indispensable et riche, où Christophe Willem s'est fait généreux avec son auditeur, tant par le nombre de chansons que par leur diversité et qualités, et pour quiconque aimant la bonne variété française, un élément incontournable de sa discothèque 2014/2015.

 

vendredi 15 février 2013

Christophe Willem en duo franglais...

Premier extrait de l'album de Sophie Delila à paraîter avant l'été, What did I do, version français/anglais en duo avec Christophe Willem, se pare d'un clip amusant qui laisse la part belle à l'intensité du mélange de leurs voix, en face à face de piano comme interprété live ce soir sur le plateau de la Star Ac' de NRJ12.

samedi 24 novembre 2012

Génération Goldman... tout le monde chante Jean-Jacques !

Cela fait déjà quelques semaines que le projet de MyMajorCompany de réunir de jeunes artistes d'aujourd'hui pour chanter les chansons de Jean-Jacques Goldman a été présenté, et ce Génération Goldman avait été annoncé par la sortie single du duo de M.Pokora et Tal sur Envole-moi, mais c'est lundi dernier qu'est enfin l'album complet, regroupant 18 artistes sur 14 chansons, que dis-je, tubes de notre J.J.Goldman national, véritable phénomène de la chanson française et premier réceptionnaire de la SACEM à mon avis. J'ai patienté jusqu'à aujourd'hui faire mes courses à mon hyper habituel pour en acheter le CD, fournissant un livret complet avec paroles et crédits, et en inconditionnel du chanteur, c'était un album qu'il me fallait évidemment posséder dans ma discothèque. Après quelques écoutes, il me reste cependant un goût mitigé dans les oreilles : je ne parle pas des chansons, évidemment, mais du parti-pris du label de faire plus que de raison cohabiter plusieurs chanteurs autour du micro ; il en ressort une impression de convivialité et de partage universel et intergénérationnel de la musique de l'auteur/compositeur, mais aussi moins de force dans certaines interprétations qui auraient gagnées à se voir offrir en version solo, je trouve. Pas de quoi regretter mon achat cependant et je compte bien vous en livrer un léger aperçu pour vous donner envie à vous aussi de vous offrir cette belle compilation.


L'album commence par le premier single extrait, Envole-moi, porté donc par le french entertainer numéro 1 M.Pokora, en duo avec la jeune Tal. Réalisé par les Trak Invaders comme toute la première partie du CD, la chanson de 1984 se voit ré-orchestrée en tube électro/pop actuel et va permettre à faire découvrir la patte Jean-Jacques Goldman à toute une nouvelle génération d'ados pour qui le répertoire du chanteur appartient avant tout à leurs parents. Les voix des deux chanteurs se mélangent bien et c'est un parfait teaser pour vendre l'album.
C'est ensuite au tour du méga-tube de 1985 co-écrit et interprété avec Michael Jones, Je te donne, déjà repris avec le succès que l'on connait en 1996 par le boysband Worlds Apart, de se voir repris par la chanteuse pop/R&B Leslie avec le groupe anglais Ivyrise représenté sur les photos par son chanteur Ben Falinski. Il démarre par des accords de piano réminiscents à al fois de Coldplay et du When love takes over de David Guetta et quand on sait le potentiel tubesque du titre, je ne prends pas trop de risque à imaginer qu'il puisse être choisi comme single suivant, d'autant qu'il lancerait parfaitement la promotion du prochain album du groupe anglais, signé par MyMajorCompany et qui ne s'est pour l'heure fait remarquer que par le single Line up the stars en duo franglais avec Dania Gio. Rien à dire, la rythmique est punchy et les accords rock'n'rollesques, les voix bien marriées : très bon makeover !
Mais c'est sur la collégiale qui suit, où l'on retrouve Amel Bent (magnifique sur l'intro !), Zaz, Corneille, Christophe Willem, Shy'M, M.Pokora, Tal, Marie Mai, Florent Mothe, Leslie, Judith et Ivyrise, soit quasiment tous les artistes chantant sur les autres plages de l'album, sur le touchant Famille. Et le choix de ce titre pour cet exercice digne du meilleur de la Star Academy est idéal car les paroles prennent tout leur sens interprétées tour à tour par cette nouvelle générations d'artistes qui se déclarent ainsi un lien intergénérationnel avec leurs aînés et leur maître à tous, Mister Jean-Jacques himself...
On reste dans un rythme downtempo et dans l'émotion pour la version de Shy'M de Veiller tard, somptueusement accompagnée de violons tendres et ça me fait penser à sa version du Nathalie de Bécaud interprétée dans cette même ambiance de douce magie un peu désuette sur l'album Libres de chanter pour Paroles de Femmes, loin, très loin de la pop/dance R&B habituelle de la chanteuse.
Corneille prolonge ce doux moment au coin du feu en reprenant en acoustique le Quand tu danses de 1997. Ce n'est pas un des titres de Jean-Jacques Goldman dont je raffole, je préfère sa période années 80 que 90, et cette version, portée par le magnifique timbre de voix du chanteur rwandais québécois, me fait finalement redécouvrir la chanson.
Retour aux tubes de platines de Goldman avec son intemporel Là-bas de 1987, interprété à l'origine avec Sirima, et qui est offert ici à Baptiste Giabiconi et à la chanteuse Star Académicienne québécoise Marie Mai. Difficile de faire mieux que l'original, et j'avoue ne pas être impressionné par cette version, surtout par l'interprétation du mannequin chanteur signé sur MyMajorCompany, dont la voix me semble un peu juste pour porter ce titre en particulier. La québécoise, elle, apporte la même fraîcheur que la chanteuse originale à ses parties, mais ne sauve pas ce duo que je ne vois pas sortir en single malgré l'intérêt du label pour la promotion de son artiste... En leur temps, Natasha St Pier et Florent Pagny s'étaient mieux débrouiller avec ce même titre !
Nouveau duo, mais forcé cette fois, sur Au bout de mes rêves, avec Emmanuel Moire, parfait pour ce titre je trouve, accouplé à Amandine Bourgeois et c'est l'exemple parfait de ce que je voulais dire en annonçant au début de ma chronique que certains titres se seraient mieux portés à être interprétés en solo... Rien à dire sur la voix rockailleuse de la chanteuse, mais face au timbre cristallin d'Emmanuel Moire, ça ne colle pas. J'aurais préféré voir mon Manu chanter seul cette chanson qui lui va comme un gant. Autre bémol, les arrangements un rien trop sucrés pour cette version somme toute pop/rock.
Heureusement, Christophe Willem suit en solo avec Je marche seul et comme d'habitude, la tortue déchire tout sur son passage, avec cette version punchy et très rock, réalisée elle aussi pourtant par les inconnus de Eau de Gammes. Le ton est résolument années 80 et la voix de Christophe est parfaite, mais le titre est trop court : 2'47 !
Nouveau collectif sur Il suffira d'un signe et là surtout, la mayonnaise ne prend pas : mélanger Merwan Rim, Dumè (qui?) et Baptiste Giabiconi, passe encore, mais avec Amaury Vassili et sa pop lyrique, c'est comme mettre du sel à la place du sucre dans un cupcake : c'est inmangeable, et dans ce cas, inécoutable ou presque ! Heureusement, ça ne dure que 3'19 et le titre habituellement allongé dans ses versions live par Goldman nous est offert en une version courte que je vais définitivement zapper.
Florent Mothe s'offre un bis repetita en duo avec la jeune chanteuse Judith sur On ira, autre titre récent du répertoire de Jean-Jacques (1997), et cette entraînante ballade passe agréablement, mais sans plus ; trop de guitares à la gratte pour moi sans doute, et encore une fois, pas un titre de son répertoire à figurer dans mes incontournables.
Mais le suivant, oui, et la nouvelle version de Comme toi par Amel Bent, superbe d'émotions à fleur de peau en simple piano/voix. Le timbre de la chanteuse apporte un plus indéniable au tube de 1982 et à son texte fort. Son interprétation poussée jusqu'à la déchirure ne peut que vous donner la chair de poule, voir les larmes aux yeux, et c'est heureux que la chanteuse se soit vue offrir cette reprise seule. A elle seule, cette version mérite d'acheter l'album !
Pas l'indifférence, titre moins connu qui date de 1981 sur le premier album Démodé, enchaîne avec la voix fêlée de Zaz qui, si je n'aime pas vraiment son univers, chante magnifiquement bien ce texte. Là encore, c'est un beau moment d'émotion.
Autre chanson d'album moins connue pour un nouveau titre Il y a ensoleillé par la voix de Christophe Willem, et nouveau duo avec Zaho, après leur collaboration sur son dernier album. C'est un troisième titre qui prolonge l'ambiance intime de cette fin d'album. Cordes et guitare enveloppent leur duo de voix pour un petit moment magique de plus.
Enfin, bien que non annoncé au revers du CD, un quatorzième titre bonus s'invite dans nos enceintes, et l'on retrouve à nouveau Zaz, en duo cette fois avec la chanteuse camerounaise Irma et autre signature du label, pour une version medley de Puisque tu pars avec sa version anglaise chantée à l'origine par Celine DionLet's talk about love. Très acoustique, leur version peine à démarrer mais clôt l'album comme il semblait devoir se finir : calmement, posément, presque religieusement comme une soirée entre amis sur le canapé, mollement alanguis dans les coussins, têtes renversées en arrière un peu saoûles des verres vides encore sur la table basse, où seule la musique s'échappant de la chaîne hi-fi semble continuer à animer la pièce éclairée d'une bougie vacillante près de s'éteindre...

Alors, oui, il manque forcément certains de nos titres préférés de Goldman à chacun, oui, certaines versions sont un peu moins réussies que l'ensemble, mais ce projet co-produit par M6 et le label co-créé par le fils de Jean-Jacques, Michael Goldman, doit être reconnu pour ce qu'il est, un hommage de générations entières à un chanteur qui n'a pas toujours été soutenu par les critiques, mais toujours par le public. Et en cela, ce nouveau CD mérite de figurer aux côtés des albums de l'interprète original.

jeudi 16 février 2012

Christophe Willem, magique et sobre dans son nouveau clip

Après le lien exclusif vers son clip, voilà Si mes larmes tombent dans toute sa sobre mais magnifique splendeur via Youtube :
C'est LA ballade de l'album de Christophe Willem qui a été choisie comme second single ; je l'aime bien, évidemment mais j'attends avec impatience que le single suivant sorte et je croise les doigts pour Ennemies in L.O.V.E. ou alors Pas si loin plutôt que Starlight puisque finalement, après moultes écoutes, le titre écrit par Kylie Minogue est devenu tubesque à mes tympans...
Mais pour l'heure, chutt, 4 minutes de délicatesse dans ce monde de brutes...




samedi 19 novembre 2011

Prismophonic, le 3ème album de Christophe Willem, meilleur album francophone 2011 !

Il sort lundi 21 Novembre mais c'est aujourd'hui que j'ai reçu mon édition collector des mains de mon facteur, en même temps que ma dernière commande Amazon, et j'avoue que ce troisième album de Christophe Willem a totalement éclipsé pour l'heure les albums anglais de JLS, Parade & Pixie Lott ; je l'écoute en boucle depuis ce midi tant et si bien que j'ai décidé de poster en exclusivité deux jours avant la sortie officielle ma review complète des 13 titres (et oui, l'édition collector en précommande, non content d'inclure un DVD interview avec le clip de Cool, bénéficie aussi -et surtout- d'un titre supplémentaire bonus!).

1. STARLITE 3'31 10/10
(Zaho / Richard Stannard / James Wiltshire / Russell Small / Amanda Wilson / Tom Kent / Hawk Wolinksi) Réalisation : Freemasons & Sarah DeCourcy
C'est sur les notes du Ain't nobody de Chaka Khan que démarre ce nouvel album de Christophe Willem. Ça ne dure qu'un instant puisque l'on bascule vite sur ce titre disco/dance composé par les Freemasons avec Richard Stannard (responsables ensemble des derniers tubes de Sophie Ellis-Bextor par exemple) avec la diva house Amanda Wilson et son collaborateur de Seek Bromance notamment, mais la petite mélodie archi connue rejouée reste présente tout le long comme un sample. Le texte de Starlite colle impeccablement au rythme du titre en faisant chanter à Christophe son amour du monde de la nuit et de la danse qui libère et le fait se sentir lui-même. La chanson emprunte le refrain complet du tube de 1984 au deux tiers de la chanson, comme pour mieux fondre l'inspiration de ce titre avec l'ambiance originale des tubes disco sur lesquels Christophe doit s'éclater en discothèques ; n'oublions pas que Christophe avait déjà repris plusieurs tubes discos/funky Sunny, bien sûr, Can you feel it avec Miss Dominique mais aussi September et Heartbreaker pour la bande originale du film Disco. Sachant que le son disco marche toujours fort et vu sa place en ouverture du CD, je n'ai pas le moindre doute que cet énergique et addictif Starlite soit choisi comme futur single extrait de Prismophonic.

2. COOL 3'13 9/10
(Franck Dewaere / Jean-Pierre Pilot / William Rousseau / Olivier Schulteis) Réalisation : Steve Anderson & Sarah DeCourcy et Jean-Pierre Pilot, Olivier Schulteis & William Rousseau
C'est ensuite au single précurseur de l'album de garder le ryhtme bien funky en remplaçant les sons discos par des arrangements électros plus modernes. Son Cool est le seul titre franco-français côté écriture et il sonne comme s'il avait été écrit pour s'intégrer dans Caféïne. En ce sens, c'était le titre parfait pour assurer la transition entre ces deux albums. Les couplets sont bien écrits et se retiennent bien, notamment grace au gimmick répétitif "climax/max" d'ouverture, mais c'est son refrain qui emporte tout sur son passage, avec son "Crazy, oh si crazy, crazy love" où la voix de Christophe se fait celle d'un ange sous amphét', et je m'étonne toujours que ce soit la phrase finale " faut que je reste cool" qui donne son nom à la chanson, qui aurait dû, au minimum, être sous-titrée Crazy. Ses choeurs envahissants et sa basse funky en diable ajoutent à cet effet addictif un peu dingue et la vidéo où Christophe se retrouve aliéné sous camisole de force colle parfaitement au morceau finalement.



3.
L'AMOUR ME GAGNE
4'15 9,5/10
(Christophe Willem / Richard X / Hannah Robinson) Réalisation : Richard X & Sarah DeCourcy
L'amour me gagne
démarre tout doucement, avec des sonorités Trance lointaines, puis la voix de Christophe qui déroule lentement le premier couplet avant l'envolée du refrain. Ecrit et produit par Richard X, déjà responsable du dernier album de Will Young, qui est bien parti pour finir album international de l'année dans mon coeur, ce troisième titre exploite une autre direction, plus laid-back, tout en étant rythmiquement toujours pop/dance, et finalement pas très éloignée de ce que Will Young nous a proposé sur Echoes, à la différence que la voix de Christophe ne s'y fait pas suave puisque le texte qu'il a lui-même apposé à la musique de l'anglais compare le coup de foudre à une blessure. On imagine bien sûr Cupidon décochant sa flèche mais je ne peux m'empêcher d'entendre plus de mélancolie que de plaisir dans la voix de Christophe, comme s'il subissait ce coup de foudre plus qu'il ne l'appréciait. En tout cas, ses mots sont parfaits et Christophe n'a pas à rougir de sa plume. Ecrits en une nuit et inspirés par les musiques qu'il venait de recevoir en studio alors qu'il repartait par Eurostar le surlendemain, ses textes profitent de cette urgence si bien que pour le quatrième album, Christophe pourra donc se passer de collaboratrice pour lui écrire les textes et se suffire des siens. Au final, on retient de L'amour me gagne un titre planant, chaud et mélancolique, qui berce sans endormir, comme une lente hypnose de discothèque allemande.

4. SI MES LARMES TOMBENT 3'55 9/10
(Zaho / Steven Anderson / Karen Poole) Réalisation : Steve Anderson & Sarah DeCourcy
Retour à la formule piano/voix où Christophe Willem sait si magnifiquement briller pour Si mes larmes tombent, qui fut le premier morceau sur lequel Zaho posa ses paroles. C'est une très belle ballade acoustique au piano ominiprésent avec des arrangements de cordes mesurés. On imagine très bien Christophe l'interpréter avec un orchestre symphonique complet derrière lui et une armée de choristes pour ajouter dans le mélodramatique, mais cette version de l'album est déjà touchante à souhait, avec ce très beau texte. Je trouve cependant qu'en dehors de sa phrase titre, son refrain se retient moins que les couplets finalement ; je le vois donc mal être exploité comme single, bien que ce "si mes larmes tombent" soit peut-être suffisamment fort pour retenir l'auditeur. Je suis curieux d'entendre sa version anglaise.

5. INDELEBILE 3'44 en duo avec Zaho 7,5/10
(Zaho / Phil Greiss) Réalisation : Phil Greiss
C'est avec son compositeur/producteur habituel que Zaho a écrit ce titre en duo, à la rencontre de leurs deux univers. Pop/R&B donc, Indélébile se pare même je trouve de sonorités arabisantes dans la manière de chanter le refrain, avec une rhythmique très appuyée, un peu à la façon Tambour du Bronx. J'y entends quant à moi finalement peu la touche Willem, où alors, c'est que la production de Steve Anderson me manque, et j'avoue que c'est le titre que je trouve le plus faible de l'album. En effet, alors que je trouve tous les titres de Christophe hors-normes, celui-là sonne comme tant d'autres productions de R&B francophone, et la voix même de Christophe manque d'éclat.

6. JAMAIS DÛ 3'32 9/10
(Zaho / Steven Anderson / Jamie Hartman / Tina Harris / Christophe Willem) Réalisation : Steve Anderson & Sarah DeCourcy
Christophe retrouve pour l'écriture de ce nouveau titre uptempo et planant à la fois ceux qui avaient déjà co-écrit le magnifique Fragile sur l'album précédent. Son Jamais dû démarre par des nappes de claviers enveloppantes avant la voix presque enfantine de Christophe, et dans sa structure, c'est un nouveau titre d'inspiration Trance où la phrase titre "J'naurais jamais dû croiser ton regard..." commence en fait chaque couplet, et il n'y a pas vraiment de refrain, juste une petite mélodie aérienne qui suit le couplet pre-chorus avant qu'on enchaîne un nouveau couplet. J'aime beaucoup ce paysage musical fait de la voix douce de Christophe posant délicatement le texte sur la musique planante envahie de claviers par touches sans perdre sa rythmique dance ronronnante tout du long. Un remix de Tiësto ou d'Armin van Buuren et ce titre devient un tube dans les boîtes d'Europe continentale !

7. ENNEMIS IN L.O.V.E. 3'42 10/10
(Zaho / Steven Anderson / Karen Poole) Réalisation : Steve Anderson & Sarah DeCourcy
Ennemis in L.O.V.E.
change son fusil d'épaule et ramène une rythmique disco/funky en intro de ce PUR TUBE ! "SINGLE ALERT" clignotent tous les écrans de mes lecteurs... Ce titre est tout simplement une bombe pour les radios, avec un refrain incroyable qu'on retient dès la première écoute : "En-ne-mis d'amour, ennemis toujours, ennemis in L.O.V.E., Loooove..." Les arrangements sont finalement plus disco à la Giorgio Moroder/Donna Summer en arrière plan et la voix de Christophe se la joue diva, montant comme il sait si bien le faire dans les aigus après les couplets dans des tonalités plus basses. Par moment, c'est simple, j'ai cru qu'il partageait le micro avec une invitée, et en fait, ce titre sonnerait très bien en duo masculin/féminin, avec des voix tour à tour mélées ou se répondant sur les couplets et sur le refrain. Je pense que c'est une idée à exploiter pour sa version anglaise ; c'est le tube idéal à enregistrer avec une chanteuse connue dans le pays et à sortir en single, à la manière de ces titres anglais que certains sortent en France en duo avec un artiste français (Ronan Keating/Cécilia Cara, Enrique Iglesias/Nâdiya, etc.). Enfin, je ne crache pas sur cette version album puisqu'il n'y a rien à jetter, c'est le futur single obligé !

8. AUTOMATIK 3'49 10/10
(Zaho / Joakim Olovsson / Björn Olovsson / Isabel Guzman / Pär Andreas) Réalisation : Tortuga & Sarah DeCourcy
Pour Automatik, Christophe chante cette fois un titre écrit par la chanteuse nordique Isabel Guzman et son équipe, également à la réalisation, et c'est de l'électro-pop de qualité internationale, actuelle, dansante, incontournable ! On pense à Kylie, à Robyn, au meilleur de la trendy pop éléctro suédoise, et le texte de Zaho colle à la perfection à la mélodie uptempo hyper dansante, où cette fois encore, la voix de Christophe s'envole dans des hauteurs dignes d'un castrat. Les arrangements des couplets sont néanmoins plus calmes, planants, même si là, je n'entends pas l'inspiration Trance de certains titres précédents : c'est juste de la pure pop aux arrangements électros actuels ; j'adore !

9. PAS SI LOIN 3'07 10/10
(Zaho / Kylie Minogue / Richard Stannard / Ash Howes / Carl Ryden / Seton Daunt) Réalisation : Richard 'Biff' Stannard, Ash Howes & Sarah DeCourcy
En parlant de la petite (par la taille) diva australienne, on en voit pointer le bout du museau sur ce Pas si loin dans la même lignée pop/dance. Après avoir laissé Christophe adapté en duo pour Caféïne son Sensitized de l'album X, cette fois, elle lui offre en effet une chanson co-écrite avec un collaborateur de toujours, Richard Stannard et son équipe. Zaho fournit une fois de plus les frenchy lyrics, et c'est comme si je pouvais presque entendre la démo en anglais chantée par Kylie Minogue... Je voudrais bien l'entendre, d'ailleurs, car ce titre est du pur Kylie, période Fever ou Aphrodite, de la zique comme je l'aime, et Christophe Willem aussi apparemment (que de points communs !). C'est la phrase de fin de refrain "le bonheur n'est pas si loin" qui donne son titre français à la chanson mais je trouve que c'est le gimmick "Dis-lui bye bye, baby, bye" plus répété qui se retient plus. Enfin, pas la peine de rêver, si le featuring à l'écriture est un argument pour vendre l'album, je doute que ce sautillant morceau très fun ait quelque chance d'être choisi comme single ; c'est juste un très bon titre d'album...

10. JE REJOINS LA SCENE 3'45 8,5/10
(Christophe Willem / Steven Anderson / Lisa Greene) Réalisation : Steve Anderson & Sarah DeCourcy
Je rejoins la scène
est le second titre dont Christophe a écrit les paroles et l'intro retrouve une atmosphère planante sur fond de boîte à rythme bien énervée pour une ambiance à la Entre nous et le sol / Plus que tout, chaude et moite, en déclaration d'amour du chanteur pour son public, la scène où il peut se révéler, avant, tel Cendrillon, de rentrer seul chez lui après minuit. C'est encore un très beau texte qu'il a su créer dans l'urgence et la musique, en mélopée rythmée mais appaisante, nous enveloppe et nous capture à la manière hypnotique du charmeur de serpent. Ce ne me paraît cependant qu'être un bon titre de transition sur l'album. Notez que Steve Anderson et Lisa Greene étaient déjà de ceux qui avaient justement écrit Entre nous et le sol. C'est, après Cool, le deuxième titre qui aurait su parfaitement figurer sur Caféïne.

11. LE TEMPS QU'IL RESTE 4'02 9,5/10
(Zaho / Steven Anderson / Karen Poole) Réalisation : Steve Anderson & Sarah DeCourcy
Dès l'intro, je sens que Le temps qu'il reste est le vrai baroud d'honneur de Christophe Willem avant la fin de l'album. Ce n'est peut-être qu'à cause de sa rythmique disco/dance binaire qui s'étire tout le long du morceau et que j'affectionne, mais ce titre bien uptempo, mais planant encore, me paraît avoir plus de potentiel que ces prédécesseurs. Il est vrai que son refrain bénéficie d'une mélodie très entraînante et de textes bien écrits sur le temps qui passe. De beaux choeurs presque fantômatiques ponctuent également très agréablement le refrain et y ajoutent un surplus de charme, comme s'il y en avait besoin...

12. FALLING 5'25 8,5/10
(Steve Reed / Sarah DeCourcy / Christophe Willem) Réalisation : Sarah DeCourcy
Après ce titre sur l'éphémère, il est déjà temps de refermer ce nouveau chapitre gravé sur CD de la carrière de monsieur Willem, pour le CD standard vendu dans le commerce en tout cas. Et c'est avec un titre tout en anglais composé avec Sarah DeCourcy que Christophe nous donne cet au-revoir. Acoustique, symphonique, aérien, sont des adjectifs qui viennent à l'esprit pour parler de ce magnifique Falling où la voix de Christophe se fait celle d'un ange, sur une lente mélodie planante qui semble descendre des nues. Le texte anglais personnifie à la perfection cette ambiance puisqu'il développe le thème de l'homme en grain de poussière dans l'univers et à mesure que le titre s'étire sur ses presque cinq minutes trente, on se sent comme "lost in space" en appesanteur au milieu des étoiles, juste accompagné du piano et de la voix de Christophe ; un très beau moment de paix et presque de recueillement pour enterrer cet album déjà fini...

13. EQUI-LIBRE 4'01 8,5/10
(Zaho / Steven Anderson / Steve Reed / Sarah DeCourcy / Christophe Willem) Réalisation : Steve Anderson & Sarah DeCourcy
...Sauf si vous avez comme moi pré-commandé la version collector dans son fourreau blanc barré d'un W argenté sur la boutique officielle du chanteur. J'ai du coup reçu en même temps un poster illustré des noms de chaque fan s'étant procuré cette version collector (j'ai eu du mal à me trouver, les noms ne sont pas par ordre alphabétique, mais je figure sur son épaule droite au centre gauche du poster...) que je vais précieusement conserver dans son enveloppe, puisque j'ai passé l'âge de punaiser ce genre d'objet sur les murs de ma chambre... ! La vraie valeur ajoutée, c'est ce treizième titre en vrai bonus, parce qu'un CD de 12 titres, c'est bien, surtout quand ils sont tous bons, mais moi, j'en veux toujours plus... C'est donc une nouvelle composition de Christophe et Sarah DeCourcy, cette fois avec Steve Anderson également, qui enchaîne doucement après Falling. Ce n'est que lorsque éclate le refrain qu'Equi-libre prend de l'intensité, en même temps que la voix de Christophe prend une vertigineuse ascension dans les aigus. "Devenir plus qu'un homme anonyme pour être libre" lui a écrit Zaho en guise de refrain, et elle ne pouvait trouver mieux me semble-t-il. En plus, les sonorités permettent bien à Christophe d'exposer son talent de chanteur sans s'exploser les cordes vocales, encore qu'il a le loisir de les reposer dans les couplets, intimes et timides, presque oppressants, jusqu'à ce que les cordes appellent le refrain qui fait oublier la rythmique presque trip-hop. Equi-libre est bien un titre d'exception, qui ne cadrait pas bien dans le tracklisting normal de l'album, mais qui sonne à la perfection comme le titre dédié aux fans du chanteur, ceux-là prêts à débourser quelques euros de plus pour un petit supplément de l'âme de Christophe mis en musique.

Il me tarde maintenant que sorte la version internationale de l'album, afin que je puisse découvrir les versions originales des ces chansons, puisque, à part Cool je pense, tous les titres de cet album ont existé d'abord avec un texte en anglais.
A noter que l'intégralité des 13 titres a été mixée par Jeremy Wheatley, une des plus grosses pointures de studio anglais actuellement et que Christophe Willem est le directeur artistique de l'ensemble. Il dit d'ailleurs de ce troisième album qu'il représente ce qu'il aime, ce qu'il est actuellement, et que s'il s'inscrit dans la continuité pop/dance anglo-saxone du précédent Caféïne, il y a retrouvé aussi l'humour et l'auto-dérision, le fun qui avait entouré la conception de son premier album Inventaire.
On peut remarquer aussi que Christophe aime à s'entourer d'une artiste féminine pour lui ciseler des textes en français magnifiques. Zazie avait imprimé sa patte sur le premier album, et état ré-apparue pour un double rappel sur le second, où cette fois, la collaboratrice principale était sa guitariste de tournée Skye. Cette fois, c'est Zaho qui signe l'écriture de 9 des 12 titres en français, Christophe s'en gardant deux et le dernier, Cool, étant signé Franck Dewaere. De même, quasiment tout l'album est co-réalisé par Sarah DeCourcy, collaboratrice de Steve Anderson ayant dirigé sous la férule de ce dernier la tournée précédente de Christophe.
S'il s'est encore une fois bien entouré pour cet album, travaillant avec la crème des producteurs pop/dance anglais, Christophe aime aussi s'entourer de collaboratrices avec qui la sauce prend visiblement, vu le résultat exceptionnel à déguster sans modération !
Ce sera ma conclusion à l'écoute de ce Prismophonic dont le nom est tiré de la photo où Christophe tient dans ses mains en lieu et place du micro un prisme de lumière blanche ; chaque chanson de cet album, avec ses couleurs et ses ambiances quelque peu différentes les unes des autres, bien que toujours dans la même mouvance Pop avant tout, sont autant d'ambassadeurs musicaux de ce que Christophe a à offrir au micro. En un mot donc : REPLAY !


jeudi 3 novembre 2011

Christophe Willem's Promophonic sampler

En attendant la sortie de l'album Prismophonic le 21 Novembre prochain, voici déjà une video sampler et le tracklisting de ce futur chef d'oeuvre de Christophe Willem, d'après les extraits, c'est bien parti !
1/ Starlite
2/ Cool
3/ Le temps qu'il reste
4/ Si mes larmes tombent
5/ Indélébile (en duo avec Zaho)
6/ Jamais Dû
7/ Ennemis in L.O.V.E.
8/ Automatik
9/ Pas si loin
10/ Je rejoins la scène
11/ L'amour me gagne
12/ Falling







dimanche 25 septembre 2011

La Tortue est enfin de retour ! Crazy ou Cool, au choix...

Christophe Willem est enfin de retour avec un nouveau single, bizarrement appelé Cool, puisque dès la première écoute, c'est le Crazy gimmick du refrain qui se vrille en tête... m'enfin, il respire déjà le tube, qu'importe le titre !
Les sonorités sont bien dans la continuité electro/funky de la plupart des titres de son album précédent Caféïne, et il me tarde que sorte enfin le nouvel album (et troisième en studio) appelé Prismophonic. Avec Steve Anderson à la réalisation, comme sur certains titres de son prédécesseur, j'ai toute confiance, même si ce trop court (2'47) Cool, écrit par les vieux compères Olivier Schulteis et Jean-Pierre Pilot avec W.Rousseau et F.Dewaere, n'a pas le charme de ses premiers tubes made in Zazie... J'espère surtout que Christophe s'est laissé de la place pour ses propres compositions, toujours si magnifiques, à l'image de l'inoubliable Des nues.
En attendant l'album prévu pour le 21 Novembre et le clip, voilà toujours de quoi l'écouter :
http://www.megaupload.com/?d=L1BWJ3C1


mercredi 17 juin 2009

Christophe Willem et sa dose de Cafeïne...

Sorti la veille de mon départ en Grèce, je suis rentré avec un peu de retard dans le deuxième opus de Christophe Willem, Cafeïne. J'en attendais sans doute trop. Son prédécesseur était mon album de l'année 2007 alors l'attente était grande et comme il annonçait qu'il était très electro-pop, j'imaginais un CD entier calibré comme son single annonciateur Berlin.
J'ai d'abord été déçu et j'ai préféré m'en remettre et apprendre à apprivoiser son assemblage d'ambiances sonores avant de poster mon commentaire donc sur cette dose de Cafeïne, version deluxe bien sûr.


01/Ouverture (Alexandre Azaria) 0:38
L'album commence par une plage d'introduction qui amorce en fait le titre N°2 L'homme en noir. L'étonnant est que le compositeur de cette intro n'est pas le même que celui du morceau qui suit. Sinon, je n'ai jamais compris la présence de ce genre de morceau sur un CD, en plus il y a un micro-blanc entre les deux alors que l'effet normalement est d'enchaîner sur le titre suivant justement... Ça commence mal!
02/L'Homme En Noir (Tim Kellett - Kate Elsworth - adaptation par Skye) 4:30 7/10
L'homme en noir est donc la première vraie chanson qui inaugure ce deuxième opus de Christophe Willem et il s'agit d'une chanson co-écrite par Tim Kellett, moitié d'Olive, groupe anglais célèbre à la fin des années 90's pour le tube You're not alone. L'ambiance est électro-moite avec des sons aux aspérités rudes et rèches. J'attends toujours de comprendre ce qu'est censé représenter le "Holé Holé" du refrain et qui était le titre initial du morceau... Un bon break planant en plein milieu adoucit un peu le titre mais le rend plus bizarre encore. Présent sous deux versions sur le CD, ce titre me paraît pourtant difficilement défendable comme single.
03/Sensitized (en duo avec Kylie Minogue) (Guy Chambers - Cathy Dennis - Serge Gainsbourg - adaptation par Skye et Christophe Willem) 3:46 8,5/10
La plage suivante me ramène en territoire de connaissance puisqu'il s'agit d'un de mes titres préférés de Kylie Minogue présenté sur son album X de 2007..., un mid-tempo atmosphérique et groovy, grace au sample de Gainsbourg déjà utilisé par MC Solaar dans Western moderne, que j'aurais bien vu extrait en single de l'album de la belle. Rien de bien révolutionnaire dans cette version : En studio avec le producteur du morceau et ex-compère de Robbie Williams, Guy Chambers, Christophe découvre que ce Sensitized qu'il adore de Kylie a été conçu par son collègue de studio. Ce dernier lui propose d'en faire une adaptation française et de la proposer à Kylie. Christophe s'éxécute, avec talent d'ailleurs, la miss apprécie, et donne son accord pour le mixage façon duo du morceau d'origine avec les paroles en français de Christophe, et le duo de studio se rencontre tout de même pour le mixage final. Résultat convenable mais un goût de réchauffé pour ce titre tout de même vieux de quasiment deux ans... Sa place de choix en début de CD met bien en valeur la présence d'une star internationale sur son album mais quant à moi, j'aurais préféré ne pas me recoller cette chanson que j'aime toujours mais dont je me suis déjà bien gavée avant la deuxième partie de l'album.
04/Berlin (Skye / Rodrigue Janois - William Rousseau - Jean-Pierre Pilot - Frédéric Lemercier - Laurent Szuskin) 3:13 10/10
Un riff dark electro annonce l'arrivée du tube Berlin avec son echo de synthé tout en réverb' qui se vrille dans vos tympans pour ne plus vous quitter. C'est la tuerie number one de l'album. Pourtant, à la première écoute, j'étais resté sur ma faim. Mais c'est un grower. Définitivement. Et je ne m'en lasse pas... Christophe explique que la ville de Berlin représente pour lui l'attrait de l'interdit, de la ville cosmopolite où tous les fantasmes se télescope, un peu comme s'il avait lu le livre coup de poing d'Alex Taylor, qui s'est exilé en Allemagne pour y vivre comme monsieur tout le monde (ou presque) ses fantasmes cuir et SM. Côté son, comme pour la version moins electro des bonus, William Rousseau, Jean-Pierre Pilot et Yves Jaget sont au manettes mais je pense que c'est ce dernier qui a trouvé le gimmick qui affole tous mes sens de remué du dancefloor puisqu'il gagne sur cette version le statut de co-réalisateur et pas seulement de mixeur. Christophe, quant à lui, est impeccable et sa voix ondule des basses aux aigus pour se faire plus enchanteresse que jamais.
05/La Demande (Zazie / Christophe Willem - Jean-Pierre Pilot) 3:38 8/10
Intro éclaircissement de voix puis fingersnapping et acapella pour La demande et l'on se demande où cela va nous emmener à mesure qu'une ligne de basse entraîne le morceau jusqu'à un refrain haut perché. On retrouve la patte de Zazie sur les paroles amusantes mais ses chansons du premier album étaient bien plus réussies. On s'éclate réellement lorsque le titre tourne à fond les manettes avec une guitare bien grasse, une rythmique batterie presque rock et une boucle vocale en englishe où Christophe scande que "We can't live alone" mais c'est déjà presque la fin... Dommage.
06/Entre Nous Et Le Sol (Steve Anderson - Lisa Greene - Steve Lee - Christophe Willem - Skye) 3:58 9,5/10
Réalisé par le directeur musical de toutes les dernières tournées de Kylie Minogue et ex-moitié des remixeurs DMC Brothers In Rhythm, Mr. Steve Anderson en personne, Entre nous et le sol nous entraîne dans une mélopée rythmée aux sonorités orientales, tour à tour arabisantes ou hindouisantes, je n'arrive pas à me prononcer, avec Christophe tout en voix suave et caressante ; c'est simple, Entre nous et le sol est comme un chocolat chaud qui coulerait doucement dans notre gorge et nous ferait nous sentir bien, chaud dedans, chaud dehors, chaud partout... Ce titre nous enveloppe, avec force violons, dans un cocon de bien-être et l'on regrette lorsqu'il s'achève que ce soit déjà fini.
07/Plus Que Tout (Tina Harris - Steve Lee - Pete "Boxsta" Martin - Christophe Willem - Skye) 3:43 9/10
Second single (déjà) extrait de l'album, Plus que tout monte un peu le tempo mais reste dans l'esprit de son prédécesseur : suave et caressant, tout en étant plus entrainant, avec une rythmique doucement funky. Je trouve cependant que les paroles, pour le moment, ne sont pas assez fortes pour porter le morceau à sa juste place. Je ne suis pas sûr qu'il parvienne à se démarquer dans les playlistes de nos radios.
08/Coffee (Tina Harris - Steve Lee - Pete "Boxsta" Martin - Christophe Willem - Skye) 3:37 7,5/10
Même équipe pour un morceau plus remuant, syncopé et cette fois carrément funky, d'inspiration Minneapolissonne même, si vous suivez mes références monarchiques..., avec une voix féminine rythmant le refrain de son "No you can't stay for coffee". Notez que c'est de cette chanson qu'est tiré le titre de l'album.
09/Fragile (Tina Harris - Jamie Hartman - Alan Bremner - Liz Winstanley - Skye) 3:24 10/10
De douces vagues de cordes suivent pour la petite merveille de l'album, Fragile, où l'on retrouve Christophe à l'aise dans cette ballade accoustique et classieuse où il étire son organe vers le haut sans en faire trop. Belle mélodie, belles paroles, belle interprétation, je ne trouve rien à redire ici : je suis simplement sous le charme.
10/Trash (en duo avec Skye) (Tina Harris - Steve Lee - Pete "Boxsta" Martin - Christophe Willem - Skye) 3:53 9/10
Un nouveau duo, avec la guitariste de sa tournée précédente et collaboratrice principale sur Cafeïne cette fois, Skye, et l'on retrouve cette inspiration à la Prince, glam & funky, revival 80's aussi, mais pour un résultat plus séduisant puisque plus entrainant que pour Coffee. Trash pourrait être un single à mes yeux et c'est de toute manière un titre fort de l'album pour Christophe et sa maison de disque puisque c'est le premier titre qui a été révélé après Berlin aux internautes.
11/Tu Te Fous De Nous (Jennifer Ayache) 4:35 4/10
Tu te fous de nous commence bien, avec son refrain au gimmick accrocheur mais cette chanson écrite et composée par la chanteuse de Superbus tourne vite court, avec sa mélodie en boucle et ses paroles répétitives. "Tu te fous de nous, pas du tout, pas du tout. On se fout de tout, pas de vous, pas de vous..." Si encore elle était restée en version pop sucrée frisant les 3 minutes mais là, elle nous est délayée en 4 minutes 30 et c'est vraiment trop. J'appuie sur la touche "next" à chaque fois, profitant d'un effet de break à 4' où Christophe décroche sa voix en plein délire de studio avant des choeurs bon-enfants qui terminent le morceau.
12/Heartbox (Guy Chambers - Matt Hales) 3:52 18/10
J'exécute cette décapitation de morceau avec d'autant plus de plaisir que c'est pour plus vite entrer dans la pure BOMBE de l'album et me délecter de son intro electro classieuse, de sa rythmique parfaite, de son refrain accrocheur et planant à la fois, de son ambiance electro-pop à la Kylie Minogue, mais qui s'inspire ausi du Music sounds better than you de Stardust. Heartbox est un titre tout en anglais offert par Guy Chambers et si Christophe doit s'essayer à l'international, c'est avec ce titre qu'il faut qu'il tente de percer à la rentrée. La magnifique portion "in the sunshine" post-refrain ou des ad libitum sont parfait pour une fin d'été et le morceau frise la perfection. Je ne m'en lasse pas. C'est la touche "bis" que j'utilise cette fois...
13/Yaourt et Lavabo (Zazie / Christophe Willem - Jean-Pierre Pilot) 4:05 9,5/10
Deuxième et dernière collaboration avec Zazie de ce deuxième album, Yaourt et lavabo sonne très Zazie bien que la musique soit de Christophe Willem et Jean-Pierre Pilot. Je ne comprends pas très bien l'allusion aux yaourts et aux lavabos mais ça sonne bien, comme une demo en yaourt gardé du studio avec le joli jeu de mot du "coeur d'artiste chaud" (coeur d'artichaut). Agréable et plaisant, ce mid-tempo se révèle très attachant, sans que l'on comprenne vraiment pourquoi. Peut-être est parce que christophe s'y dévoile fragile dans son interprétation. C'est comme une page ouverte sur son intimité qu'il nous dévoile en musique alors on ne peut que l'aimer...
14/Si Je Tombais (acoustique) (Paul Herman - Corinne Bailey Rae - Grant Black - Debbie French - adaptation par Skye) 4:54 10/10
Adapté d'une chanson de Corinne Bailey Rae par sa complice Skye, Si je tombais en version piano/voix clôt l'album dans sa version normale tout en douceur et finesse, comme un Des nues, suite et fin. Je n'ai qu'un mot à dire : sublime.

Deluxe Edition Bonus :
15/Holé Holé (version originale de L'Homme en noir)
(Tim Kellett - Kate Elsworth - adaptation par Skye) 4:37 7,5/10
Le CD bonus de la version deluxe contient principalement des versions alternatives de chansons du premier CD et c'est L'homme en noir qui commence la présentation des coulisses de Cafeïne avec sa version originale réalisée par Tim Kellett. Et la surprise est que cette version n'est pas du tout electro mais swingin' & jazzy. Mon coeur hésite encore mais elle est sûrement plus facile d'accès que la version qui ouvre l'album, aux sonorités si "alternatives"...
16/Berlin (Alternative version) (Skye / Rodrigue Janois - William Rousseau - Jean-Pierre Pilot - Frédéric Lemercier - Laurent Szuskin) 3:08 8/10
Berlin s'offre elle aussi une version dépouillée de ses oripeaux electros, moins clinquante donc mais également moins séduisante, le charme de la chanson résidant sur son rythme plus que sur ses paroles, plus mises en avant dans cette version plus calme.
17/La demande (remix) (Zazie / Christophe Willem - Jean-Pierre Pilot) 4:13 8/10
Alexandre Azaria s'offre le lifting de La demande et les percussions au son live utilisées ainsi que le gimmick vocal ajouté "unh unh, unh unh" ne me paraît pas emmener le morceau vers un meilleur terrain que la version originale, même si elle gagne en rythmique pour devenir plus dance, ce qui est le propre d'un "remix", non?
18/Si je tombais (Paul Herman - Corinne Bailey Rae - Grant Black - Debbie French - adaptation par Skye) 4:27 8,5/10
La version originale de Si je tombais est plus chaloupée que la version acoustique, enrichie de choeurs et d'une guitare présente juste ce qu'il faut, mais elle n'efface pas la perfection du piano/voix de la plage 14.
19/Walk Away (en duo avec Skye) (Christophe Willem - Skye - Tina Harris) 2:26
7,5/10
Le CD bonus se termine par une nouvelle ballade accoustique co-écrite avec Skye une nouvelle fois. Mais c'est cette fois une guitare aux cordes un peu trop pincées par moment qui remplace le piano pour accompagner les voix, (avec un violoncelle) et même si je suis plus piano que guitare pour les instants magiques accoustiques, j'avoue que le titre est accrocheur mais TROP COURT ! Walk away se termine alors que l'on croit qu'il va vraiment démarrer... C'est comme une démo inachevée que Christophe nous offre en ultime rappel comme pour mieux espérer son futur troisième album.

J'ajouterai encore qu'un bonus supplémentaire pour ceux qui ont précommandé l'album est disponible en téléchargement et qu'il s'agit de la version anglaise de Berlin, appelée Lost in Berlin, dans sa version electro et qu'après Heartbox, ce Lost in Berlin conforterait parfaitement la position dominante de notre tortue nationale comme révélation française dans les charts européens ou mondiaux...

Au final, de très bonnes surprises mais un petit sentiment au départ de déception puisque j'avais eu l'impression à lire des interviews de Christophe que l'album serait très dansant, façon electro comme Berlin, ce qu'il n'est absolument pas, vous avez du vous en rendre compte en lisant mes commentaires. C'est un melting-pot d'ambiances et d'influences, avec des titres qui bougent mais d'autres très calmes et la plupart finalement entre les deux, avec plus de groove et de soul que d'electro et de dance quand on tient bien les comptes.
Je ne regrette pas mon achat bien sûr mais il ne fait pas mieux que L'équilibre d'Emmanuel Moire qui, du coup, est bien parti pour finir album de l'année 2009 pour moi.