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lundi 12 janvier 2015

Samedi 10 Janvier 2015 : Concert d'Ysa Ferrer (et Cassandre) à La Cigale



Hier soir, c'était mon second concert d'Ysa Ferrer à Paris après celui à la Nouvelle Eve en 2009. Cette fois, c'était le duo Cassandre que j'ai coproduit sur MyMajorCompany qui faisait sa première partie, et plus Self Concept, même si Michal était bien là aussi, mais dans le public cette fois, à trois places de moi au balcon gauche ...mais il ne resta assis à sa place que 3/4 chansons le temps de boire sa bière avant je suppose de redescendre danser face à la scène. Après les évènements de Charlie Hebdo, l'ambiance parisienne était différente, et certaines places réservées pourtant avant que je n'achète la mienne sont restées inoccupées près de moi, certains ayant renoncé apparemment.


J'avais réservé une chambre derrière le Moulin Rouge, à deux pas donc, n'étant séparé du lieu de concert que par environ une cinquantaine de sex-shops et peep-shows... Je gagnais le concert vers 17h pour trouver une file d'attente bien remplie déjà pour les ultra-fans privilégiés ayant investi dans un pack early access. Je me retrouvais dans l'autre file (tickets normaux) où quatre filles sympas squattaient le devant de portes depuis le milieu d'après-midi. Alors que le temps s'humidifiait, passant du crachin breton à la bruine parisienne puis aux hallebardes mouillant jusqu'à l'os, sont ressortis les ultra-ultra-fans qui étaient entrés avec leur autre ticket pack hors de prix pour assister aux répet' et avoir un CD de démos (j'en bave!!!!! mais pas à n'importe quel prix non plus, et tout était vendu quand j'ai réservé ma place...). Ils durent ré-intégrer leur file d'attente early-access en pole position et s'ils entrèrent avant moi vers 18h40, je m'estimais privilégié, à mesure que les deux files d'attente s'allongeaient, d'être avant tout à l'abris de la pluie. Vint notre tour de passer entre les mains fouilleuses de la sécurité et je me ruais à la boutique acheter le CD collector Où êtes-vous Mylène ? pressé pour l'occasion et en hommage à Erwan Chuberre Saunier, écrivain et biographe ami d'Ysa décédé l'année dernière. Loin d'être une critique de la superstar française comme certains sites ont pu l'écrire, cette chanson est un hommage au fan de Mylène qu'il était et qui lui dit adieu se sachant condamné. C'était le seul disque mis en vente que je n'avais pas encore et je n'étais pas intéressé par les T-shirt, tablier ou mug... Dommage par contre que le CD monotitre Fumer tue n'était pas en vente... Je tuerais pour avoir cette chanson en mp3 au minimum, encore plus depuis que je l'ai entendue live ! :). Là-dessus je suis monté au balcon trouver ma place et en avant pour une soirée géniale, même si j'ai trouvé l'assistance moins chaude que la dernière fois, encore que je parle des gradins, et pas de la fosse, qui était en ébullition pour ce que j'en voyais. Ma problématique de la soirée était que j'étais juste derrière une armoire à glace, au troisième rang balcon, mais que je m'en sortais pour voir la scène jusqu'à ce qu'un duo de hipsters barbus à casquettes américaines à larges visières ne s'installe devant au premier rang et me gâche totalement la vue...

C'est Cassandre qui arriva sur scène en premier bien sûr, Pier au clavier et Flo au milieu de la scène avec une super veste (j'aurais voulu trouver la même aux soldes !). Ils ouvrirent leur set avec Nos coeurs libres en piano voix avant d'avouer avoir décidé de changer leur setlist durant les répet' et enchaîner avec leur premier single d'avant MyMajorCompany mais inclus dans leur album, la mise en musique du poème Liberté, plus que jamais d'actualité en ces jours sombres pour la liberté d'expression. Ils emballèrent la salle ensuite avec une bande son en supplément, pour Non mais je rêve et leur nouveau single A la vie à la mode, avant de clôturer sur Ma révolution, dos à dos en avancée scène. Mission accomplie à 200% pour chauffer la salle, à compter que les fans d'Ysa aient jamais besoin d'être excités avant qu'elle arrive, ses prestations scéniques étant rares, elles sont plus qu'attendues ! Mais mes petits protégés ont assuré grave et j'espère bien que tous les Ultras n'ayant pas leur album vont se le procurer très vite en CD si ce n'est pas encore fait depuis hier soir en téléchargement légal... J'en ai vu pleins d'exemplaires à la Fnac Châtelet-Les Halles ;).
Mais après un peu d'attente, le temps aux retardataires de gagner leur place (hello Michal!) ou à quelques fans de Cassandre exclusivement de quitter les lieux (dommage pour eux, ils ont loupé leur retour en trio), il était temps pour notre Showgirl à la française de s'immiscer sur la scène plongée dans l'ombre après l'arrivée de ses musiciens, une choriste, un clavier, un guitariste et en guise de batteur, Gilles Lakoste, réalisateur/mixeur de nombre de ses titres récents, et qui a grave assuré aux baguettes, moi qui le prenait pour un bidouilleur de studio !

C'est au milieu d'une estrade ronde où étaient plantés, non pas des barres de pole-dance comme je l'avais cru d'abord, mais des bâtons lumineux qui clignotèrent aux couleurs de l'arc-en-ciel, qu'Ysa nous cueillit direct avec J'explose en couleurs, le titre ouvrant son dernier album Sanguine. Trois danseurs en combinaison moulante et dos nus, capuchons et grosses lunettes, accompagnèrent notre diva en combi corset pailleté rouge et épaulettes au rythme des premiers tubes enchaînés, Last zoom, Mes rêves et Pop où la fosse brandit ses ballons argentés des lettres POP durant les refrains. Je trouvais le son micro d'Ysa pas assez net pour bien tout comprendre lorsqu'elle parlait entre les chansons, nous accueillait et revenait sur la semaine traumatisante qui avait remis en question la manière d'aborder le concert pour elle aussi, mais lorsqu'elle chantait, ça passait mieux. Folle de vouloir continuer et Pom pom girl suivirent et dédiées aux différences qui doivent s'assumer et co-exister. D'un peu finit le tableau et on eut droit à un intermède piano/danse mené de main de maître par le gymnaste de formation Mathieu Sennacherin, enrôlé à Las Vegas par le Cirque du Soleil et revenu exprès pour le concert d'Ysa où il a été éblouissant !
Je n'ai reconnu la chanson qu'à son titre une fois qu'Ysa soit revenue chanter après son changement de costume (et quelle colerette !) créé comme les autres par le second danseur (dont je n'ai pas compris le nom), le troisième à longues tresses étant le chorégraphe. Il s'agit du fameux titre collector que je ne connaissais pas, Fumer tue. La mélodie est sublimissime et j'espère que quiconque possédant le CD et aimant mon article voudra bien m'envoyer/poster un mp3 de qualité respectable (192kb me suffirait même) afin que je puisse en profiter encore un peu, et pas que dans mes souvenirs. Ce titre annonçait un période acoustique piano/voix et Ysa accueillit ensuite Pier et Flo pour reprendre avec eux le tube qu'ils avaient ré-arrangé, On fait l'amour, à quatre (ou plutôt trois) mains sur le piano et trois voix se mêlant à la perfection une fois le deuxième refrain arrivé. Au début, j'ai pensé que les garçons se retenaient mais peut-être y avait-il encore un problème de son/retour ; la technique n'avait pas l'air super au point par moment... J'espère que ça ne remettra pas en cause la sortie du Live en DVD parce je compte bien dessus maintenant que j'ai vu, rien qu'à mon étage, deux caméramen filmer tout du long !
2 Be or not 2 be fut le titre suivant en piano/voix mais juste un couplet/refrain, le temps pour Ysa de nous annoncer vouloir retrouver la rythmique et la fête et inviter pour l'occasion la première garde de ses Ultras de la fosse à monter sur scène pour recréer avec elle la chorégraphie du titre. Dommage que ça n'ait visiblement pas été répété et heureusement que le ridicule ne tue pas, parce que c'était catastrophique majoritairement ; mais j'aurais été incapable de faire mieux ! :)) Elle a le mérite cependant d'avoir rendu une dizaine de fans plus qu'heureux de danser derrière elle et de l'embrasser avant de quitter la scène. J'espère qu'ils ont signé leur contrat de renonciation à leur droit à l'image alors à chaud parce que si j'étais eux, je ne voudrais pas me revoir gravé en DVD pour l'éternité sur cette prestation là LOL :) Je RIGOOOLLLLE ou sors ma langue de BITCH!
Ensuite vint une reprise bien rock avec guitare à fond la caisse du groupe The Do, Keep your lips sealed, que je ne connaissais pas et qu'Ysa nous dit avoir découvert cette année, avant de s'éclipser une nouvelle fois sur la chanson toute en émotion Combien. La setlist avantageait les pauses vocales comme de danse si bien que le concert fut bien rempli et sans fausses notes. Cette fois, c'est le choré qui géra le nouvel interlude en passant l'aspirateur puis retirant des sous-vêtements à paillettes d'une corde à linge sur l'intro de No time to cook avant que ses compères le rejoignent puis Ysa pour une choré très voguing qui me fit plus aimer le morceau, pas mon préféré de Sanguine... Ysa invita ensuite sur scène l'artiste russe Belka pour partager avec elle leur version en duo de son tube Made in Japan. J'avoue trouver les sonorités 2015 du titre un peu trop eurodance de l'est mais c'est sans doute aussi ce qui va faire son succès là-bas :).
Il fut temps ensuite de la chanson hommage Où êtes-vous Mylène ? dont le CD reposait sur mon coeur et dont je me suis délectée avec l'autre chanson Et si c'était ça... (que je connaissais interprétée par Nicolas Vitiello comme BO de la pièce d'Erwan Le rôle de ma vie) dès mon retour dans ma piaule après le concert. Je trouvais étrange qu'Ysa nous demande de chanter avec elle alors que je pense pas grand monde connaissait les paroles mais la mélodie entraînante et les paroles inspirées -comme la choré avec les danseurs- du répertoire Farmérien firent le job et la salle résonnait de nos applaudissements en hommage à son ami disparu longtemps après que la chanson soit terminée. Elle ne voulait pas l'hommage triste, à l'image de la vie joyeuse de son inspirateur, mais je sentis Ysa émue de la réaction du public. Elle s'en sortit avec un pied de nez, avec un medley festif et dance enchaînant Sens interdit dans une version très remaniée, Handz up et French kiss, trois titres forts que je regrettais de voir simplement écourtés ainsi mais on n'était pas là jusqu'au bout de la nuit bien sûr et il restait encore un peu à partager avec nous...
Ce fut le moment de nous présenter ses danseurs avant de nous rappeler acapella son titre anglais Freak weather puis de l'entonner sur de nouveaux arrangements funky. J'ai toujours regretté que ce titre disco/house n'ait pas été exploité en single et j'ai bien aimé le retrouver là juste avant qu'elle ne présente les musiciens et finisse le set par le futur single -sûr et obligé- God save the queen. THE tube de l'album et son refrain inspiré nous a-t-elle avoué d'Hitchcock "Si je n'suis pas moi-même, qui le sera?" Et c'était fini...
Ne restaient plus à se mettre sous les dents, enfin dans les tympans que les rappels, Qui sait en acoustique avec Daniel chapeauté à la guitare rejoignant les musiciens autour d'Ysa, puis J'ai écrit ma vie seule sur l'avancée de scène, dévoilant son Tshirt Je suis Charlie et accompagnée au piano uniquement. Je ne pense pas que plus était prévu mais comme Ysa termina à grande peine ce titre si personnel, surtout après avoir évoqué sa grand-mère algérienne, musulmane et très croyante pour nous faire passer un message de tolérance les uns envers les autres, et que c'est la fosse qui termina la chanson pour elle. Elle s'empara d'un bouquet de roses rouges au premier rang et nous fit son dernier salut après avoir séché ses larmes. Sur le coup, j'ai cru qu'elle nous faisait sa Mylène Farmer sur Rêver, mais j'ai dû être conditionné à ça par ce spectateur devant moi qui, en attendant le début du concert, visionnait le Timeless Tour sur son smartphone. Ses larmes n'étaient pas préméditées, et je pense qu'elle voulait sûrement terminer le concert par ce moment de partage intime mais comme elle avoué avoir eu du mal déjà à l'enregistrer tellement son texte la touchait, mis en relief avec les évènements de la semaine, les émotions ont été plus fortes qu'elle. Ce n'en fut pas moins magnifique, juste un peu bref comme adieu.

Peut-être aurais-je dû attendre la sortie des artistes, mais où était-ce ? Et je ne me reconnais pas dans la garde rapprochée d'Ultra qui se connaissent tous, s'embrassent sur les joues et se voient peut-être plus souvent qu'à ses concerts (tous les 3/4 ans quand même...), et puis j'avais la dalle, et un CD avec 5 titres inédits à me passer en boucle en remettant dans l'ordre les chansons de la soirée pour préparer mon post du jour, retardé par le fait que je n'avais que mon smartphone hier et que je me voyais mal poster tout ça sur Blogger avec :) ! Il n'y a que Mes rêves que je ne sais plus bien entre quels titres elle l'a chanté. J'étais tellement heureux de le trouver si tôt dans le concert !
Alors à vos commentaires, photos, vidéos à partager et ...vivement le DVD :)


mercredi 5 février 2014

Emmanuel Moire suit son chemin en toute liberté ...et en concert à Rennes ce soir

Mercredi 3 Février 2010, j'étais à faire la queue sur l'esplanade Charles de Gaule de Rennes pour le concert à L'étage, la petite salle de concert du Liberté et je garde un souvenir impérissable du concert d'Emmanuel Moire accompagnant son deuxième album L'Equilibre, à trois mètres de la scène...

Ce soir, Mercredi 5 Février 2014, j'arrivais sur la même esplanade un nouveau billet pour voir Manu en poche (mon père Noël s'appelle Elise et je l'embrasse encore très fort <3 !!), et cette fois, la file était double et plus longue, pour la grande salle du Liberté cette fois. 1500 places occupées apparemment, à plus de 80% par des jeunes filles en fleur ou des ménagères dans la fleur de l'âge, mais aussi quelques maris, enfants et des hommes trentenaires à l'image du chanteur (allez, je me classe dans cette catégorie, même si j'ai passé la dizaine!). Bien que loin dans la file, je réussis à dénicher une place libre inoccupée en bout d'allée centrale et au seizième rang, à côté de deux petites filles fans et leur maman. Arrivé peu avant dix-neuf heures, j'ai finalement moins attendu que je le prévoyais dans le froid et le vent (mais pas sous la pluie, ouf!) et c'est assis dans cette foule toute excitée d'attendre son Manu que l'attente parut interminable.
Une musique groovy/soul en sourdine nous faisait difficilement patienter mais la scène toute prête s'offrait à notre vue sans rideau et l'on put voir petit à petit les techniciens venir brancher les guitares et déposer de petites bouteilles d'eau un peu partout et à vingt heures passées de peu, la voix d'Emmanuel Moire emplit les enceintes pour nous saluer et nous demander de réserver bon accueil à Claire Joseph, Gaëlle Mievis et Skye, soit le trio vocal soul/bluesy Sirius Plan. Difficile premier abord pour un trio de filles belles comme les trois graces côté public féminin dans la salle, déçu de ne pas voir son Manu prendre le micro de suite, mais plutôt bonne surprise pour moi qui ne savait pas que la tournée Le Chemin s'offrait une première partie, qui plus est du groupe de Claire Joseph, amie de longue date d'Emmanuel Moire (elle duettait sur Merci pour le premier album et lui a composé Habillez-moi sur le second), preuve s'il en est besoin encore que Manu est fidèle avec les gens qu'il aime et avec qui il aime travailler. De même, j'ai reconnu parmi les musicos le même batteur (Eric) qui officiait il y a 4 ans et me demande si le Fred aux claviers n'était pas déjà là aussi... Tout ça pour dire qu'après 5 titres français et anglais de leur cru, dont le dernier en mash-up sur l'intro avec Adulte et sexy, Sirius Plan a rempli son contrat avec Emmanuel, qui leur a demandé de nous faire tomber les gilet, de réchauffer la salle quoi !
Et après leur départ, c'est rebelotte, une attente qui se fait longuette, jusqu'à ce qu'enfin les musicos viennent s'installer sur leurs plots en hauteur, une violoncelliste, un alto et une violoniste à gauche derrière un beau piano droit blanc dédié à Manu, un guitariste et un bassiste en centre de scène et à droite Fred aux claviers devant Eric à la batterie. Et ils nous prennent en traître en entamant un medley symphonique de ses anciens singles (Je fais de toi mon essentiel, Etre à la hauteur, Le sourire, Sans dire un mot...) avant que le rideau de fond de scène s'illumine du logo EM en touches de piano et que la voix de Manu ne reprenne la courte chanson cachée de l'album que j'ai nommée Le chemin. Ce n'est qu'après qu'elle ait enchaînée sur l'intro de La vie ailleurs, celle ouvrant l'album, que la silhouette d'Emmanuel se profile au fond de la scène et qu'il avance jusqu'au micro pied central pour chanter parfaitement immobile et à contre-jour pour ne rester qu'une silhouette sombre ce premier titre. Et c'est avec l'envolée finale du morceau sur "l'étincelle" que la lumière éclate et fait apparaître sous un public applaudissant un Manu tout sourire, moulé dans un jean slim et courte veste à col officier sous laquelle on devine un gilet comme je les affectionne et une chemise blanche.
C'est ensuite assis sur un tabouret devant son piano, presque recroquevillé sur lui-même, qu'il nous offre La blessure, titre qu'il interprète en chanteur mais aussi en comédien, surjouant les gestes à contre-jour du jeu de lumières et ne se relever que pour entonner le titre suivant, Suffit mon amour, petite rengaine de l'édition bonus gorgée live du plaisir qu'à Manu à nous offrir son partage.
Il s'assoit ensuite au piano, et tous les musiciens passent dans l'ombre tels des marionnettes aux fils coupés, pour un piano/voix du magnifique Venir voir que j'adore et qui me donne la chair de poule. C'est toujours au piano, mais accompagné de toute son équipe, sans choriste, c'est à souligner, qu'il poursuit avec L'adversaire, superbe titre de l'album précédent et qui aurait bien mérité de sortir en single. Ce morceau a une place particulière dans le coeur de Manu et je suis ravi qu'il l'ait gardé dans sa nouvelle tournée même s'il ne pousse pas sa voix aussi haut que sur la version studio au moment de l'envolée finale du refrain.
Il termine la première partie du concert avec un second titre issu de L'Equilibre, L'attraction cette fois, et loin de son piano pour retrouver le centre de scène avant de tomber la veste et de recevoir un dessin d'une petite fille envoyée en haut des marches accédant à la scène par sa mère, mes voisines de chaise. Inutile de dire que la jeune Camille s'endormira avec des souvenirs pleines la tête et les lèvres de Manu toutes douces sur sa joue. Cela donna prétexte à un échange avec le public avant de passer à un set acoustique où Manu s'installa au milieu de ses cordes et laissa son piano à Fred pour reprendre en versions dépouillées mais magnifiées les titres "répétés" en intro de concert par le trio symphonique : Etre à la hauteur d'abord, qui me sembla déchaîner les ménagères et les flashes de smartphones, Le sourire ensuite, par un Manu plus solaire encore que sur le titre du Roi Soleil, puis Sans dire un mot, toujours aussi magnifique.
Il reprit les rennes de son piano après avoir allumé une bougie posée dessus et je sus en même temps que ma voisine le murmura à ses filles que c'était le moment où Manu accueillait son frère Nicolas le temps d'un Sois tranquille qui, comme d'habitude fit rouler une larme le long de ma joue... Je suis trop sensible, que voulez-vous, et cette musique, ce texte, cette interprétation impeccable et cette voix quasi céleste, ça me bouleverse à chaque fois ! Pourtant, cette version 2014 me sembla moins déchirante et plus forte, plus optimiste, preuve que le temps soigne les blessures et rend plus fort aussi.

La flamme de mille bougies accompagnèrent la chanson en projection sur le rideau du fond comme pour montrer combien cette chanson rendait maintenant hommage à tous les chers disparus pour qui l'on a tous en nous une petite place au chaud, mais la flamme unique sur le piano continua de briller tandis que Manu basculait sur le présent et nous offrit un Beau malheur en deux temps, d'abord en version normale, partagée avec le public et les musiciens, puis en reprise piano/voix où Manu altéra les paroles pour les faire mieux correspondre à cette communion que le public a avec lui, et ce soir encore, comme je le pense tous les soirs, mais c'est tellement facile avec un artiste comme lui, simple et irradiant de sympathie par tous ses pores, et tellement heureux d'être là à faire ce qu'il aime et de nous rendre heureux ainsi... Il a toujours ce même sourire sur les lèvres et dans les yeux qu'un gamin de six ans ouvrant ses cadeaux à noël ! Emmanuel Moire est avant tout un artiste sincère et c'est cette vérité qu'il donne au public qui fait que le public se reconnaît en lui et lui rend cet amour en partage.
Le partage, justement, il nous en donna plus encore avec son prochain single je pense, Ici ailleurs, qui commença avec des arrangements électro/trance planants et des projections de soleil couchant/levant rougeoyant en fond de scène, tandis que Manu patientait avant de lâcher les chiens et de partir à fond au second refrain et de descendre de scène virevolter comme un zébulon entre nos rangées et passer à une poignée de main de moi, que je ne tentais pas de faire vu qu'il était devancé et suivi par deux accompagnateurs mais aussi plusieurs fans à smartphones en train d'essayer de le filmer. J'avais émis l'hypothèse qu'en sorti single, des choeurs multi-ethniques feraient de ce titre un parfait single de l'été façon M.Pokora/Yannick Noah mais la version électro-spatiale du concert me donne envie de voir ce remix (made in Ninjamix à coup sûr) s'offrir en bonus également sur iTunes !
Adulte & Sexy justement, qui avait lui seul bénéficié d'un traitement remix de Christian Lieu pour sa sortie single, et Ne s'aimer que la nuit suivent et cette enfilade de tubes dansants sous les jeux de lumières s'affolant façon discothèque et stroboscope, s'ils me remplissaient de joie et me faisaient me dandiner debout comme tout le monde en tapant des mains, me laissa penser que l'heure de la fin approchait mais son dernier single bénéficia encore d'une reprise totalement électro avec projections électriques où Manu dansa encore mais finalement plus sagement que sur l'Adulte & Sexy de 2010 où il avait entamé un effeuillage. Mais pas là, malgré l'appel des premiers rangs à le voir tomber le pantalon ou la chemise lorsqu'il ôta sa veste puis son gilet ;)

Ses musiciens le quittèrent et il resta seul en scène pour nous annoncer qu'il allait falloir nous quitter et nous demander si on voulait bien accueillir à nouveau les filles de Sirius Plan. Bien que les ménagères ne semblaient pas trop d'accord, Claire, Gaëlle, Skye et sa guitare arrivèrent, pour chanter avec lui un Promis acoustique et terriblement sexy, avec les filles donnant le rythme de feulements sexy dans le souffle, sauf qu'à ma droite, un groupe de fans se moquèrent de ces "hhha hhhha" et que leurs fous-rires me gachèrent un peu mon plaisir. Heureusement, les quatre artistes ne semblèrent pas s'en préoccuper, ou même l'entendre, et c'était ma fois une belle surprise.
Nouveau rappel avec ses musiciens cette fois, et Manu les fit revenir un à un en les présentant, puis en reprenant avec eux Quatre vies, au texte magnifique de Yann Guillon, et très touchant placé ainsi en au-revoir de la troupe. Mais comme il nous aime et qu'on en voulait encore, après le départ de son équipe, on lui amena une guitare acoustique, et il en plaisanta en disant qu'en effet il allait essayer d'en jouer, pour changer du piano, et là, il redescendit même recueillir en toute "liberté" les compliments d'une fan venue au premier rang le complimenter sur ses prestations de danseurs avec Fauve sur TF1 avant de remonter sur scène et reprendre ses accords pour un ultime bonus, une chanson inédite dont le refrain est "le chemin est infini, qu'en fais-tu maintenant?". J'avoue que j'ai trouvé ce titre un brin répétitif et longuet mais arrangé différemment, il mériterait à être plus connu sans doute :) Y'a rien à faire, moi, la guitare sèche à la Cabrel, c'est pas ma cam' ! Je préfère le piano/voix... Mais comme il aime finir ses concerts par un inédit en cadeau pour ses spectateurs, on ne va pas se plaindre...

Voilà, c'était fini... Sorti du Liberté, il était 22h40, soit 2H de concert avec Manu et environ une demi-heure pour la première partie ; à part l'attente une fois entré dans la salle, je n'ai pas vu le temps passé et avant que ma mémoire ne flanche ou n'enjolive, j'ai tenu à poster mes impressions sur mon blog, pas mal délaissé ces derniers temps, mais Manu a le don de me donner envie d'écrire !

J'espère m'être bien souvenu de l'ordre des chansons mais si jamais, ou si vous avez des commentaires, n'hésitez-pas !

mercredi 3 février 2010

Emmanuel moire sur la scène de L'étage au Liberté à Rennes

Ça faisait longtemps que je n'avais pas posté sur mon blog, la faute au manque de sorties CD inspirantes mais je savais bien que j'y reviendrais en ce début du mois de Février, après ma soirée au Liberté du Mardi 2 février, à l'occasion de la venue à Rennes d'Emmanuel Moire pour une reprise de sa tournée L'équilibre.



Après mon essai Live avec Ysa Ferrer l'année dernière, je m'étais autorisé à goûter à cet équilibre musical sur scène puisque, les compteurs ayant été relevés pour 2009, j'ai consacré meilleur album de l'année pour moi ce second opus d'Emmanuel Moire ...et tant pis s'il n'a rien raflé aux NRJ Music Awards, Na!
J'avais donc bien envie de le goûter sur scène, intimiste qui plus est, et d'y découvrir ré-arrangés peut-être les meilleurs titres de son premier album. Au programme de ce soir, aucune déception !

Peu avant 18H30, je quittais mon immeuble pour gagner l'esplanade Charles de Gaulle à pied (20 bonnes minutes d'un pas bien cadencé, Emmanuel Moire dans les écouteurs de mon lecteur mp3) et arrivais devant le Liberté vers 18H50. Heureusement, la pluie bretonne s'était arrêtée et seul le froid fit paraître l'attente plus longue qu'elle ne le fut réellement. Je pensais bien que les portes ne s'ouvriraient pas avant 19H30 et c'est bien ce qui arriva. La file me paraissait déjà imposante quand je l'intégrais mais elle s'allongea bien encore et je suppose, vu que la salle était bien remplie, que nous avions fait le plein. Mais la salle étant modulable de 400 à 800 personnes debout, combien étions-nous ? Mettons 600...

Arrivé à l'étage, je gagnais la gauche de la scène où il y avait me semblait-il moins de monde et surtout moins de grandes tailles pour cacher la vue, puisque la salle étant plane, je ne voulais pas me scotcher derrière une armoire à glace. Au final, j'étais à trois mètres maxi de la scène et Emmanuel aimait bien l'arpenter donc j'ai pu le mâter tout à mon aise et (presque) compter les poils de ses avant-bras. La scène était occultée par un rideau mais on voyait une lumière frontale se ballader sur scène le temps que la salle se remplisse pour effectuer les derniers réglages, aux sons d'une musique d'attente rythmée et orientale.
Enfin, vers 20H10, le logo EM apparut en projection sur le rideau alors que retentissaient les premières notes de L'équilibre, cette chanson cachée de la fin de l'album. On devina à travers le rideau qu'Emmanuel l'avait interprétée assis au piano avant de venir au centre de la scène face au micro pour enchaîner sur Suite et fin, rideau toujours opaque mais éclairé en ombres chinoises pour nous laisser deviner les mouvements de machoires d'Emmanuel, jusqu'à ce que la rythmique démarre et que le rideau tombe, laissant apparaître Emmanuel, en jean et Tshirt blanc imprimé noir, gilet noir par dessus, le sourire mutin, le regard coquin, tandis que les demoiselles de l'assistance se pâmaient à sa vue en hurlant comme à un concert de Patriiiiiiiiiiiiiiiiick Bruel.

Suit L'attraction avec Emmanuel de retour au piano et je suis satisfait de ma place puisque celui-ci est plutôt en retrait du côté gauche de la scène, derrière les claviers de Fred Adrignola, imposant musicien viril au crâne rasé (le mec derrière Manu sur la photo extraite du clip de Promis). Au centre de la scène, un autre membre de la tribu des crânes tondus, Eric Langlois tient la batterie du bout de ses baguettes et sur la droite, une belle brune fait les choeurs et les synthés/claviers additionnels, une nouvelle apparemment répondant au doux prénom de Sophie. Derrière elle, on devine la régie plateau tandis que les sons et lumières sont placés face à la scène à l'arrière de la salle au choeur du public. En guise de décor, une énorme boule lampion tour à tour soleil, coeur palpitant, écran pour rétro-projections, etc. et surtout des jeux de lumières qui s'organisent à la perfection au rythme des chansons.

Celui que j'étais, première chanson rescapée du premier album et l'une de mes préférée, s'intercale entre L'attraction et Sans dire un mot où Manu retourne à son cher piano sous les choeurs du public et je me dis que ça fait vraiment plaisir de voir sur scène un chanteur qui n'est pas que chanteur ...même s'il fait très bien le chanteur ! Ça va ? Vous suivez, LOL. Je veux dire qu'il a été extraordinaire tout du long à égaler les performances vocales de studio sur notre scène ce soir mais qu'en plus, il a joué du piano ou du clavier, parlé avec le public sans chichis, simple et sincère, esquissé un striptease sur Adulte & Sexy - et je vous laisse imaginer la réactions des fans hurlantes... bref, il a pris possession de cette scène et nous a tout donné, trop heureux qu'il était de reprendre cette deuxième partie de sa tournée.
Mieux vaut toi que jamais ré-orchestré avec break quasi flamenco m'a fait taper des mains en rythme comme jamais et je serais bien monté sur scène pour taper du pied à ses côtés :) Après un intermède parlé sur tout ce que l'on dit sur les blogs, il enchaîne avec Habillez-moi et j'espère qu'il ne prendra pas ombrage de ce que je dis sur lui sur mon blog .

Mais le jeu se calme, les musicos quittent la scène pour une petite pause qui laisse Manu seul au piano. Il y allume une bougie qui y restera tout le reste du concert, et comme le titre qui suit est Sois tranquille, on comprend évidemment que cette flamme qui vacille est comme une présence de son frère Nicolas à ses côtés. Emmanuel nous interprète ce superbe morceau sans un sanglot (Mylène, prends-en de la graine) mais l'émotion est intacte, aussi forte que celle que j'ai ressenti à la première écoute du CD ou les suivantes. Je surprends une larme qui s'échappe de mon oeil et coule sur ma joue sans que je l'ai vue venir mais je suis sûr de n'avoir pas été le seul. Heureusement, Emmanuel doit puiser dans cette chanson plus de force que de tristesse, parce que je me demande comment il peut la chanter et la re-chanter encore et la re-vivre à chaque fois. Rien que d'en parler ici et j'ai les yeux encore humides (c'est bon pour mes lentilles!)...

S'en suit un mini set plus accoustique où Manu cède le piano à Fred et va en face, Sophie à ses côtés, chacun sur un mini clavier tandis qu'Eric s'assied au centre de la scène avec ses percus. Ils revisitent Le sourire puis Je fais de toi mon essentiel. Je n'accroche toujours pas sur ce premier titre solo made in Kyo mais les fans de la première heure apprécient, mais plus encore le titre du Roi Soleil où Emmanuel cède une bonne partie du chant au public qui connaît les paroles par choeur (pas moi, j'avoue) et sait même l'adapter comme il le fait désormais avec "Toi" qui remplace "Celle", goût des garçons oblige.
Je récupère la mémoire des paroles pour accompagner Dis-moi encore et ce titre moite et lounge opère une parfaite transition à l'intro du Promis qui suit, inaugurant le tiercé final en apothéose, puisqu'il est suivi de L'adversaire, toujours j'espère futur et dernier single extrait de l'album, et enfin
Adulte et sexy.
Le public adhère totalement à ces trois tubes electro-pop magistraux et c'est là que la paume de mes mains commence à me faire mal à force de se rencontrer en rythme. Eric le batteur s'en donne à coeur joie et plus encore lorsque Emmanuel propose de continuer encore un peu après la fin d'Adulte & Sexy. La rythmique du ninja club remix redémarre le morceau pour une élongation clubby du meilleur effet, couplée aux effets de lumières, dans laquelle Emmanuel se sent bien à l'aise et se déhanche comme en discothèque, jouant même à exhiber son nombril (et ventre plat) ou ses bras bien musclés en se caressant le crâne. Il a râté sa vocation : il pourrait se faire embaucher gogo-dancer chez Cathy Guetta! Mais il fallait s'y attendre, les meilleures choses ont une fin et nos quatre artistes quittent la scène ; il est déjà l'heure du rappel.

Ils ne se font pas prier trop longtemps et reviennent le temps d'un Retour à la vie impeccable, dont le propos colle à 100% au timing du set. A noter l'apparition sur scène pour remplacer les violons d'un lecteur CD très vintage. J'espérais qu'il enchainerait avec L'ultimatum mais cette chanson bonus du CD collector restera sans sa version concert pour ce soir (dommage, c'est la seule de l'album qui n'ait pas eu sa place ce soir) et Emmanuel nous fait une fois de plus applaudir ses musiciens, tous les quatre en rang d'oignon à nous saluer comme Au théatre ce soir.
Il reste finalement tout seul et va s'assoir au piano, devançant presque le public. Il joue une nouvelle fois avec nous en se faisant confirmer qu'il doive bien en chanter une encore ; "Ouiiiiiiiii! Ouiiiiiii!" hurle la foule, moi compris. Et une dernière ballade piano/voix démarre, toujours à la lueur de la bougie sur le piano. Proche de l'atmosphère de Suite et fin, avec les paroles "au milieu de la nuit" qui reviennent, je me demande s'il s'agit d'un inédit, puisque je ne reconnaîs pas une chanson du premier album (que je connaîs moins néanmoins), jusqu'à ce que la fin arrive et que je reconnaisse la chanson cachée L'équilibre. La partie figurant sur le CD n'est que la conclusion d'un magnifique titre et je ne peux qu'espérer que la version intégrale figurera sur le CDsingle de Promis ou L'adversaire ou en téléchargement bientôt... (cadeau bonus pour les fans?)

Cette fois, c'est bien fini et Emmanuel, sur de nouveaux remerciements de sa part comme de la nôtre, s'en va et quitte la scène, quelques présents du premier rang au bras, tandis que la salle se rallume. Je renfile mon blouson et suit la cohue vers la sortie, plein de bonne musique dans les oreilles, et surtout plein d'énergie positive en moi.
Emmanuel Moire sait manier à la perfection sa voie céleste, sexy dans les graves, si touchante dans les aigus, en alternant ballades sensibles et musique pop, légère et dansante, avec paroles au sens bien en phase avec son époque, avec lui en tout cas, et dans lesquelles je me retrouve aussi, le tout avec un naturel et une sincérité qui ne fait pas l'ombre d'un doute.
Il me tarde de trouver, j'espère, en DVD cette tournée pour revivre à jamais l'émotion qu'il a su nous faire partager ce soir, mais en tout cas, Monsieur Moire, ou plutôt de toi à moi, les yeux dans les yeux, comme en ce début de concert où tu as su trouver mon regard et l'a tenu plus que quelques instant, un fil complice et tendre tendu entre nous deux, Manu, je te dis MERCI.
Merci pour ...toi, merci, pour moi, merci pour tout...

lundi 29 juin 2009

Ysa Ferrer au Bataclan : Super Show & Solo Spleen

Eh oui, j'ai sauté le pas et Samedi soir, j'ai assisté à mon premier concert... A bientôt 37 ans, c'est pathétique me direz-vous sauf que je répondrais que je n'ai jamais été fan du son "live" avec des versions totalement différentes de mes versions studios adorées gâchées par les cris hystériques du public en délire.
Avec le temps, évidemment, j'ai tout de même donné dans les DVD de concert de mes chouchous, Kylie Minogue, Pet Shop Boys, Mylène Farmer, Steps... mais de là à acheter ma place et me retrouver à 500 mètres de la scène et ne rien voir en étant agglutiné derrière une armoire à glace m'empêchant de voir le petit bout de scène au loin... il a fallut qu'Ysa lance son Imaginaire Pur tour, que j'achète ma place à Orvault, même pas trop loin de Rennes, puis qu'elle l'annule et que je ne puisse me reporter sur les dates à la Nouvelle Eve en pleine semaine où le boulot m'empêchait de poser une journée pour monter à paris et la frustration était monté au point que, lorsque la date du Bataclan est parue, j'ai changé mon planning (je travaillais ce samedi là...), acheté ma place, réservé mon A/R en prem's et cherché une chambre d'hôte pas trop chère (75€ quand même!) dans le quartier.
MAIS LE SPECTACLE EN VALAIT LE COUP !

L'avantage, c'est que c'était une scène dimensionnée pour conserver le rapport humain avec les spectateurs tout en pouvant offrir un Super Show Splendide et Superbe (à part l'entrée, maintenant que j'ai vu le DVD à la Nouvelle Eve, c'était nul à côté, avec le rideau juste entrouvert qui bouchait la vue aux 3/4 de la salle...!).



Mais reprenons depuis le début : Arrivé à 18H35 devant le Bataclan (que j'avais repéré la veille au soir après avoir pris possession de ma chambre d'hôte au 5° étage sous les toîts près de Bastille), j'ai vu une longue file d'attente déjà bien compacte boucher le trottoir et ai gagné l'arrière garde non sans chercher à repérer des visages connus MySpaciens ou d'Esto-Glam's histoire de papoter un peu en attendant... mais côté physionnomie, je suis pas un pro, syndrôme myopie mal corrigée expliquant celà sans doute, bref, je me suis collé derrière un couple de bears sexy et ai vu petit à petit la queue s'allonger et s'allonger encore ...sous l'effet du désir, comme toujours.
A 19 heures, bonne nouvelle, le Sésame était donné et les videurs nous ont laissé pénétrer dans le Sanctuaire de notre Saturday night, où je me suis arrêté illico presto (sans même trop regarder la salle) à la boutique officielle, histoire de faire le plein du DVD et ...bonne surprise de la ré-édition de Imaginaire Pur, version rouge. Ce fut non sans mal, un indécis bavard occupant la vendeuse devant moi pendant près d'un quart d'heure ! Au Mac-Do, elle se serait fait virer au bout d'une demi-heure : c'est pas comme ça qu'elle allait rentabiliser le stand, la belle... m'enfin, faut rester sympa, c'est l'indécis qui abusait vraiment.
Une fois mes achats en main, je me suis tourné vers la salle, cherchant toujours à repérer les compères du forum, histoire de faire connaissance en Live après les échanges par écrit, sans succès et les tables étaient déjà presque toute occupées. Heureusement, il était plus facile pour une âme en peine et solitaire de trouver une chaise orpheline et je me glissais vers la droite de la scène, à mi-chemin de la salle, entre deux couples mignons, un autre fan solitaire et encore plus éloigné de ses vingt ans que moi, et derrière ce que je découvris vite être je pense le seul (?) couple hétéro de la soirée ; et que ça s'embrassait pleine bouche en attendant le début du spectacle juste devant moi! Je n'en revenais pas : 1 fan hétéro ! Le pire était à venir : le beau mâle (sûrement refoulé) a passé toute la soirée le bras en l'air à photographier la scène et la belle Ysa, à moins que ce ne soit les sexy danseurs, sous toutes les coutures. Assis, c'était déjà pénible, debout c'était pire encore, il était plus grand que moi (je sais, avec mes 1m75, c'est pas si dur que ça, ndlr...) mais devant lui, y'avait une véritable armoire à glace. C'est du coup la fille derrière moi qui devait s'énerver à chercher Ysa du regard comme moi en inversant les oscillations de droite à gauche pour tenter de garder le contact visuel. Finalement, je regardais l'écran de l'appareil photo en battant des mains. Je me serais bien vu aux balcons, moi, mais mon petit doigt me dit que c'était réservé aux proches.

Lorsque les lumières se sont éteintes et que j'ai entendu crier le prénom d'Ysa, j'ai réfréné mon envie de répondre à l'imbécile qu'il était mal renseigné et qu'on avait une première partie d'abord. Je me souviens avoir été écouter le player de la page MySpace de "Self Concept" à l'annonce de cette première partie et m'être dit "mouais... bof, c'est pas très dance, ça! J'aurais préféré Cassandre!"(c'est peut-être pas plus dance, mais au moins, je connaissais et j'adore toujours autant!). Lorsque j'ai découvert qu'il s'agissait en fait du nouveau projet artistique du Michal dont j'avais aimé les deux albums, les prestations piano/voix lors de la Star Ac' et la personnalité attachante, je m'étais repris en disant que je jugerais sur place mais qu'il n'y avait pas de raison que je n'aime pas, après tout. Et puis Ysa l'avait choisi, non?
Evidemment, le personnage emplumé noir et rouge aux lunettes enstrassées et à la jupe longue de cuir qui est apparu sur scène m'a plongé dans le doute mais non, ce menton anguleux, ces joues slaves, cette voix, c'était bien notre polonais préféré. J'avoue durant la première chanson m'être dit que le look était audacieux, les danseurs super sexy mais que je ne retenais pas grand chose de la chanson. Et puis, le second titre enchaîna, et un autre, et encore un autre, m'immergeant du coup dans l'univers post new-wave moîte et collant de ce Self Concept. Il faut je pense un temps d'adaptation à son nouveau style, mais une fois que le rythme de mon coeur se fut calqué aux beats bien deep et phatt, tour à tour orgasmiques et planants, j'étais emporté, les pieds battant la mesure, la tête à dodeliner en rythme, presque en transe. Avec le recul, ça m'a fait penser à un prêtre indien, vaudou, capturant ses victimes soniques avec une mélopée rythmée et sensuelle. Je pense tout de même qu'en version studio une mise en avant plus flagrante des refrains est nécessaire pour placer ses chansons dans l'orbite du public.
Lorsqu'avant de quitter la scène, un troisième danseur vint se joindre au trio avec ses projecteurs en main, j'ai vraiment eu envie de pouvoir trouver un album ou EP complet de Self Concept sur Emusic, iTunes et cie dès mon retour de weekend... J'ai eu l'impression que le public d'Ysa s'était laissé convaincre également, pusique les applaudissements ont été nourris, plus qu'à son arrivée. J'ai également remarqué que Michal avait attiré ses propres fan(e)s et que quelques-unes s'éclipsaient alors, apparemment attendues au stade de France pour enchaîner avec Depeche Mode... Inexcusable d'aller se perdre à 500m d'une micro-scène au coeur d'un stade de foot quand on pouvait rester et couvrir Ysa de notre attention dans un espace aussi proche LOL.

Enfin vint le début du concert d'Ysa et lorsque le rideau se rouvrit à moitié et qu'aux cris du public face à l'ouverture, je compris qu'elle était sur scène, simplement (absence de cintres et donc d'entrée tombée du ciel comme à la Nouvelle Eve oblige), je trépignais de ne pas voir les lourds rideaux rouge s'écarter plus vite. Comme l'a écrit Myck, c'était limite nul... Heureusement, le reste a rattrapé ce démarrage poussif. Comme je découvrais le spectacle, je n'ai pas boudé mon plaisir, me gorgeant du show morceau après morceau, retrouvant comme dans les DVD de ma Kylie des interludes videos pour occuper les changements de costumes. Je regrette par rapport au DVD qu'Imaginaire pur en combi pailletée ait disparu du Show. J'ai aimé bien sûr la nouvelle reprise de I kissed a girl, les anecdotes parlées d'Ysa entre deux, le magnifique tableau lunaire des danseurs aux ballons sur l'outro de Lullaby, les costumes, les incroyables performances vocales d'Ysa sur les morceaux chorégraphiés, comme sur les chansons plus lentes (où sa voix, à l'instar de celle de Kylie, montrait toute sa force, malgré le timbre d'apparence fragile -bon sauf sur Mourir pour elles, où j'ai trouvé que l'émotion la faisait dérailler un peu, LOL), le petit short dorée du dernier tableau, me faisant penser à celui de Kylie (et oui, encore!) époque Spinning around, bref j'ai tout aimé! même l'improbable duo avec Nina Morato (heureusement qu'elle l'a présentée, je ne l'avais pas reconnue).
Enfin, sauf la fin, où j'attendais un ultime rappel accoustique, comme je l'ai vu depuis sur le DVD. En plus, ça a fait que un de mes textes préférés d'Ysa, Sous blister, a disparu du concert... Et puis, je ne sais pas, je m'attendais à un petit hommage accoustique s'enchainant, à la place de True colors, à la mémoire de Michael... Je sais pas, elle était pas fan où ça aurait été trop improvisé peut-être... Surtout, non seulement, je ne voyais pas d'ultime rappel arriver, mais en plus tout le monde se levait pour quitter la salle. 22H pétantes... Qu'est-ce que c'est que ça ! Je rêvais de 20 heures de concert non-stop, moi, avec tous les titres de Kamikaze, Imaginaire pur et plus... Merde! C'était mon premier concert, quoi ! Vous le savez sûrement si vous me lisez, j'aime ce qui est long, la quantité donnant souvent de la qualité, comme les tracklistings de CD à 15 ou 16 titres toujours mieux que les albums de 9/10 titres façon années 80's...
Enfin, je repérais finalement Myck, Jean-Marc et cie au premier rang et allait les saluer avant de comprendre qu'ils allaient lever le camp et se séparer aussi vers d'autres horizons pour la soirée. Je quittais donc cette salle éventrée d'où la magie s'évaporait un peu plus à chaque minute, croisais Jean-Rémy et me disais qu'il était plus sexy encore en vrai qu'en photo, mais visiblement bien occupé, et sortais respirer l'air de la nuit.
Sur le trottoir, les nicotinomanes se prenaient leur dose, les couples et les groupes se reformaient et je me retouvais à nouveau bien seul, sur mon bout de trottoir. Comme une star après concert, récupérant difficilement du trop plein d'amour reçu, je restais face à ma solitude et, le spleen s'installant vite fait dans ma poitrine, je rejoignis le boulevard à longues enjambées pour me rentrer jusqu'à mon sous-toît du week-end. J'étais paré à tout avant de partir : drague dans la file d'attente, soirée post-concert en bar, nuit en discothèque, gymnastique sexuelle jusqu'à l'aube, mais je me retrouvais seul dans un lit confortable mais qui n'était pas le mien, devant une série policière devant laquelle je ne perds jamais mon temps d'habitude, regrettant de n'avoir pas de lecteur DVD pour prolonger un peu la magie et me gaver d'Ysa, encore, m'abreuver de ce concert à la Nouvelle Eve, comme succédané à cette fin tronquée pour moi, à cette soirée au goût d'inachevé, malgré tout le plaisir qu'elle m'avait apporté.
Bon heureusement, 30' de série policière américaine efficace et le moral était reparti, je voulais savoir qui était l'assassin mais ça me refait penser que le concert Live, sans amis ou de moitié avec qui partager l'après-concert, c'est comme se faire un bon resto tout seul ou aller voir un film sans pouvoir en parler ensuite : Heureusement qu'il y a ce blog finalement, ça m'évite une psychanalyse et me donne l'illusion que je raconte des choses intéressantes à pleins de gens qui viendront les lire... ? M'enfin, je pense qu'il n'y a pas grand monde qui perd son temps ici non plus, vu le nombre de commentaires ...mais bon, l'écriture est déjà un exutoire et enfant, je voulais être dessinateur de BD, puis dessinateur de mode, puis prof d'anglais, après, ingénieur du son (pour bosser avec Stock Aitken & Waterman ou Thierry Rogen, exclusivement!) puis romancier ou écrivain de nouvelles érotiques. Mes petites critiques musicales, finalement, c'est un bon melting-pot de tout ça, non? LOL

Bon fini le bavardage, j'ai encore fait un post encyclopédique que personne ne va avoir envie de lire et il est minuit et demi, grand temps d'aller me coucher si je veux pouvoir me réveiller pour aller bosser demain...