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lundi 12 janvier 2015

Samedi 10 Janvier 2015 : Concert d'Ysa Ferrer (et Cassandre) à La Cigale



Hier soir, c'était mon second concert d'Ysa Ferrer à Paris après celui à la Nouvelle Eve en 2009. Cette fois, c'était le duo Cassandre que j'ai coproduit sur MyMajorCompany qui faisait sa première partie, et plus Self Concept, même si Michal était bien là aussi, mais dans le public cette fois, à trois places de moi au balcon gauche ...mais il ne resta assis à sa place que 3/4 chansons le temps de boire sa bière avant je suppose de redescendre danser face à la scène. Après les évènements de Charlie Hebdo, l'ambiance parisienne était différente, et certaines places réservées pourtant avant que je n'achète la mienne sont restées inoccupées près de moi, certains ayant renoncé apparemment.


J'avais réservé une chambre derrière le Moulin Rouge, à deux pas donc, n'étant séparé du lieu de concert que par environ une cinquantaine de sex-shops et peep-shows... Je gagnais le concert vers 17h pour trouver une file d'attente bien remplie déjà pour les ultra-fans privilégiés ayant investi dans un pack early access. Je me retrouvais dans l'autre file (tickets normaux) où quatre filles sympas squattaient le devant de portes depuis le milieu d'après-midi. Alors que le temps s'humidifiait, passant du crachin breton à la bruine parisienne puis aux hallebardes mouillant jusqu'à l'os, sont ressortis les ultra-ultra-fans qui étaient entrés avec leur autre ticket pack hors de prix pour assister aux répet' et avoir un CD de démos (j'en bave!!!!! mais pas à n'importe quel prix non plus, et tout était vendu quand j'ai réservé ma place...). Ils durent ré-intégrer leur file d'attente early-access en pole position et s'ils entrèrent avant moi vers 18h40, je m'estimais privilégié, à mesure que les deux files d'attente s'allongeaient, d'être avant tout à l'abris de la pluie. Vint notre tour de passer entre les mains fouilleuses de la sécurité et je me ruais à la boutique acheter le CD collector Où êtes-vous Mylène ? pressé pour l'occasion et en hommage à Erwan Chuberre Saunier, écrivain et biographe ami d'Ysa décédé l'année dernière. Loin d'être une critique de la superstar française comme certains sites ont pu l'écrire, cette chanson est un hommage au fan de Mylène qu'il était et qui lui dit adieu se sachant condamné. C'était le seul disque mis en vente que je n'avais pas encore et je n'étais pas intéressé par les T-shirt, tablier ou mug... Dommage par contre que le CD monotitre Fumer tue n'était pas en vente... Je tuerais pour avoir cette chanson en mp3 au minimum, encore plus depuis que je l'ai entendue live ! :). Là-dessus je suis monté au balcon trouver ma place et en avant pour une soirée géniale, même si j'ai trouvé l'assistance moins chaude que la dernière fois, encore que je parle des gradins, et pas de la fosse, qui était en ébullition pour ce que j'en voyais. Ma problématique de la soirée était que j'étais juste derrière une armoire à glace, au troisième rang balcon, mais que je m'en sortais pour voir la scène jusqu'à ce qu'un duo de hipsters barbus à casquettes américaines à larges visières ne s'installe devant au premier rang et me gâche totalement la vue...

C'est Cassandre qui arriva sur scène en premier bien sûr, Pier au clavier et Flo au milieu de la scène avec une super veste (j'aurais voulu trouver la même aux soldes !). Ils ouvrirent leur set avec Nos coeurs libres en piano voix avant d'avouer avoir décidé de changer leur setlist durant les répet' et enchaîner avec leur premier single d'avant MyMajorCompany mais inclus dans leur album, la mise en musique du poème Liberté, plus que jamais d'actualité en ces jours sombres pour la liberté d'expression. Ils emballèrent la salle ensuite avec une bande son en supplément, pour Non mais je rêve et leur nouveau single A la vie à la mode, avant de clôturer sur Ma révolution, dos à dos en avancée scène. Mission accomplie à 200% pour chauffer la salle, à compter que les fans d'Ysa aient jamais besoin d'être excités avant qu'elle arrive, ses prestations scéniques étant rares, elles sont plus qu'attendues ! Mais mes petits protégés ont assuré grave et j'espère bien que tous les Ultras n'ayant pas leur album vont se le procurer très vite en CD si ce n'est pas encore fait depuis hier soir en téléchargement légal... J'en ai vu pleins d'exemplaires à la Fnac Châtelet-Les Halles ;).
Mais après un peu d'attente, le temps aux retardataires de gagner leur place (hello Michal!) ou à quelques fans de Cassandre exclusivement de quitter les lieux (dommage pour eux, ils ont loupé leur retour en trio), il était temps pour notre Showgirl à la française de s'immiscer sur la scène plongée dans l'ombre après l'arrivée de ses musiciens, une choriste, un clavier, un guitariste et en guise de batteur, Gilles Lakoste, réalisateur/mixeur de nombre de ses titres récents, et qui a grave assuré aux baguettes, moi qui le prenait pour un bidouilleur de studio !

C'est au milieu d'une estrade ronde où étaient plantés, non pas des barres de pole-dance comme je l'avais cru d'abord, mais des bâtons lumineux qui clignotèrent aux couleurs de l'arc-en-ciel, qu'Ysa nous cueillit direct avec J'explose en couleurs, le titre ouvrant son dernier album Sanguine. Trois danseurs en combinaison moulante et dos nus, capuchons et grosses lunettes, accompagnèrent notre diva en combi corset pailleté rouge et épaulettes au rythme des premiers tubes enchaînés, Last zoom, Mes rêves et Pop où la fosse brandit ses ballons argentés des lettres POP durant les refrains. Je trouvais le son micro d'Ysa pas assez net pour bien tout comprendre lorsqu'elle parlait entre les chansons, nous accueillait et revenait sur la semaine traumatisante qui avait remis en question la manière d'aborder le concert pour elle aussi, mais lorsqu'elle chantait, ça passait mieux. Folle de vouloir continuer et Pom pom girl suivirent et dédiées aux différences qui doivent s'assumer et co-exister. D'un peu finit le tableau et on eut droit à un intermède piano/danse mené de main de maître par le gymnaste de formation Mathieu Sennacherin, enrôlé à Las Vegas par le Cirque du Soleil et revenu exprès pour le concert d'Ysa où il a été éblouissant !
Je n'ai reconnu la chanson qu'à son titre une fois qu'Ysa soit revenue chanter après son changement de costume (et quelle colerette !) créé comme les autres par le second danseur (dont je n'ai pas compris le nom), le troisième à longues tresses étant le chorégraphe. Il s'agit du fameux titre collector que je ne connaissais pas, Fumer tue. La mélodie est sublimissime et j'espère que quiconque possédant le CD et aimant mon article voudra bien m'envoyer/poster un mp3 de qualité respectable (192kb me suffirait même) afin que je puisse en profiter encore un peu, et pas que dans mes souvenirs. Ce titre annonçait un période acoustique piano/voix et Ysa accueillit ensuite Pier et Flo pour reprendre avec eux le tube qu'ils avaient ré-arrangé, On fait l'amour, à quatre (ou plutôt trois) mains sur le piano et trois voix se mêlant à la perfection une fois le deuxième refrain arrivé. Au début, j'ai pensé que les garçons se retenaient mais peut-être y avait-il encore un problème de son/retour ; la technique n'avait pas l'air super au point par moment... J'espère que ça ne remettra pas en cause la sortie du Live en DVD parce je compte bien dessus maintenant que j'ai vu, rien qu'à mon étage, deux caméramen filmer tout du long !
2 Be or not 2 be fut le titre suivant en piano/voix mais juste un couplet/refrain, le temps pour Ysa de nous annoncer vouloir retrouver la rythmique et la fête et inviter pour l'occasion la première garde de ses Ultras de la fosse à monter sur scène pour recréer avec elle la chorégraphie du titre. Dommage que ça n'ait visiblement pas été répété et heureusement que le ridicule ne tue pas, parce que c'était catastrophique majoritairement ; mais j'aurais été incapable de faire mieux ! :)) Elle a le mérite cependant d'avoir rendu une dizaine de fans plus qu'heureux de danser derrière elle et de l'embrasser avant de quitter la scène. J'espère qu'ils ont signé leur contrat de renonciation à leur droit à l'image alors à chaud parce que si j'étais eux, je ne voudrais pas me revoir gravé en DVD pour l'éternité sur cette prestation là LOL :) Je RIGOOOLLLLE ou sors ma langue de BITCH!
Ensuite vint une reprise bien rock avec guitare à fond la caisse du groupe The Do, Keep your lips sealed, que je ne connaissais pas et qu'Ysa nous dit avoir découvert cette année, avant de s'éclipser une nouvelle fois sur la chanson toute en émotion Combien. La setlist avantageait les pauses vocales comme de danse si bien que le concert fut bien rempli et sans fausses notes. Cette fois, c'est le choré qui géra le nouvel interlude en passant l'aspirateur puis retirant des sous-vêtements à paillettes d'une corde à linge sur l'intro de No time to cook avant que ses compères le rejoignent puis Ysa pour une choré très voguing qui me fit plus aimer le morceau, pas mon préféré de Sanguine... Ysa invita ensuite sur scène l'artiste russe Belka pour partager avec elle leur version en duo de son tube Made in Japan. J'avoue trouver les sonorités 2015 du titre un peu trop eurodance de l'est mais c'est sans doute aussi ce qui va faire son succès là-bas :).
Il fut temps ensuite de la chanson hommage Où êtes-vous Mylène ? dont le CD reposait sur mon coeur et dont je me suis délectée avec l'autre chanson Et si c'était ça... (que je connaissais interprétée par Nicolas Vitiello comme BO de la pièce d'Erwan Le rôle de ma vie) dès mon retour dans ma piaule après le concert. Je trouvais étrange qu'Ysa nous demande de chanter avec elle alors que je pense pas grand monde connaissait les paroles mais la mélodie entraînante et les paroles inspirées -comme la choré avec les danseurs- du répertoire Farmérien firent le job et la salle résonnait de nos applaudissements en hommage à son ami disparu longtemps après que la chanson soit terminée. Elle ne voulait pas l'hommage triste, à l'image de la vie joyeuse de son inspirateur, mais je sentis Ysa émue de la réaction du public. Elle s'en sortit avec un pied de nez, avec un medley festif et dance enchaînant Sens interdit dans une version très remaniée, Handz up et French kiss, trois titres forts que je regrettais de voir simplement écourtés ainsi mais on n'était pas là jusqu'au bout de la nuit bien sûr et il restait encore un peu à partager avec nous...
Ce fut le moment de nous présenter ses danseurs avant de nous rappeler acapella son titre anglais Freak weather puis de l'entonner sur de nouveaux arrangements funky. J'ai toujours regretté que ce titre disco/house n'ait pas été exploité en single et j'ai bien aimé le retrouver là juste avant qu'elle ne présente les musiciens et finisse le set par le futur single -sûr et obligé- God save the queen. THE tube de l'album et son refrain inspiré nous a-t-elle avoué d'Hitchcock "Si je n'suis pas moi-même, qui le sera?" Et c'était fini...
Ne restaient plus à se mettre sous les dents, enfin dans les tympans que les rappels, Qui sait en acoustique avec Daniel chapeauté à la guitare rejoignant les musiciens autour d'Ysa, puis J'ai écrit ma vie seule sur l'avancée de scène, dévoilant son Tshirt Je suis Charlie et accompagnée au piano uniquement. Je ne pense pas que plus était prévu mais comme Ysa termina à grande peine ce titre si personnel, surtout après avoir évoqué sa grand-mère algérienne, musulmane et très croyante pour nous faire passer un message de tolérance les uns envers les autres, et que c'est la fosse qui termina la chanson pour elle. Elle s'empara d'un bouquet de roses rouges au premier rang et nous fit son dernier salut après avoir séché ses larmes. Sur le coup, j'ai cru qu'elle nous faisait sa Mylène Farmer sur Rêver, mais j'ai dû être conditionné à ça par ce spectateur devant moi qui, en attendant le début du concert, visionnait le Timeless Tour sur son smartphone. Ses larmes n'étaient pas préméditées, et je pense qu'elle voulait sûrement terminer le concert par ce moment de partage intime mais comme elle avoué avoir eu du mal déjà à l'enregistrer tellement son texte la touchait, mis en relief avec les évènements de la semaine, les émotions ont été plus fortes qu'elle. Ce n'en fut pas moins magnifique, juste un peu bref comme adieu.

Peut-être aurais-je dû attendre la sortie des artistes, mais où était-ce ? Et je ne me reconnais pas dans la garde rapprochée d'Ultra qui se connaissent tous, s'embrassent sur les joues et se voient peut-être plus souvent qu'à ses concerts (tous les 3/4 ans quand même...), et puis j'avais la dalle, et un CD avec 5 titres inédits à me passer en boucle en remettant dans l'ordre les chansons de la soirée pour préparer mon post du jour, retardé par le fait que je n'avais que mon smartphone hier et que je me voyais mal poster tout ça sur Blogger avec :) ! Il n'y a que Mes rêves que je ne sais plus bien entre quels titres elle l'a chanté. J'étais tellement heureux de le trouver si tôt dans le concert !
Alors à vos commentaires, photos, vidéos à partager et ...vivement le DVD :)


dimanche 26 octobre 2014

Ysa Ferrer revient bien inspirée avec l'album "Sanguine"

Si Ysa Ferrer a mis les buzz sur les réseaux sociaux en interpellant Shy'm et l'accusant de plagiat sur ses récents visuels, le plus important, c'est ce qu'elle avait à nous offrir sur son nouvel et cinquième album, Sanguine, et je ne suis pas déçu. La preuve, j'ai finalement choisi d'aller à Paris pour l'applaudir sur la scène de La Cigale le 10 Janvier 2015. En plus, le duo Cassandre est sa première partie, donc ça faisait deux très bonnes raisons de ne pas louper ce rendez-vous de la belle avec son public, que j'avais snobé pour son Ultra Live à Bobino.
J'ai donc reçu samedi dans mon courrier l'édition double CD de Sanguine commandée via sa boutique officielle et l'ai écouté en boucle toute l'après-midi. Il se compose sur un premier CD des 12 titres de la version standard avec le radio remix des Bimbo Jones du premier extrait Pop en bonus, et d'un second CD très justement nommé Tests Sanguins où l'on a droit aux démos de 7 des titres du premier, un melting-pot de raw démos  et la version anglaise du (sûrement) prochain single. Il est temps de reprendre mes posts sur mon blog de chroniques musicales à l'occasion de la sortie (demain lundi 27 Octobre) de ce petit bijou.

1/ J'EXPLOSE EN COULEURS 3:46 9,5/10
L'album démarre par un riff de guitare tourbillonnant auquel s'ajoute une rythmique rock et punchy avant qu'Ysa ne prenne le mic pour 'entamer le titre qui donne son nom à l'album "Rouge comme une orange, sanguine comme l'orage...". Ce titre énergique donne le ton de l'album, positif et volontaire, rebel et prêt à en découdre, comme si la belle Ysa en avait marre de rester sur le bord de la route du succès mainstream. Entre la version définitive réalisée par Gilles Lakoste, déjà présent sur près de la moitié de l'album précédent Ultra, et la démo de Daniel Castano, on sent que la chanson a pris plus d'ampleur, plus de punch.

2/ POP 3:02 10/10
On enchaîne ensuite avec le premier single sorti avant l'été pour annoncer Sanguine. Si d'emblée, Pop semble une réponse aux manifestations passées contre le mariage pour tous, en fait, ce titre s'inspire de l'histoire d'un petit suédois nommé Pop qui a été élevé par ses parents jusqu'à ses six ans sans lui imposer son genre, garçon ou fille. Même s'il fut critiqué par certains comme un nouveau titre où Ysa aurait tourné en boucle sur les thèmes de la tolérance et sur l'homosexualité, c'est surtout sa réponse aux polémiques de l'année dernière qui l'ont, comme beaucoup, profondément choquée. Là encore, la touche de Gilles Lakoste a rendu le titre plus efficace que la démo sans la changer profondément.



La version radio (3:17) du remix réalisé par le duo anglais des Bimbo Jones n'était jusque là disponible qu'en face B du 45 tours collector de Pop, le maxi-single CD ou digital alignant la version complète et dub aux côtés des autres remixes de Peter Rainman (People Theatre's club remix et Korn mix), et Xelakad. Son ajout en plage 13 du premier CD répond à mes attentes, d'autant que j'adore leur travail et que leur remix transpose un peu plus encore le single sur la piste de danse.


3/ FOLLE DE VOULOIR CONTINUER 3:52 10/10

La plage 3 change d'atmosphère et commence par de délicates notes de piano égrainées doucement pour accompagner la fragile voix d'Ysa qui met à nu son âme sur ce titre qui est le nouveau single choisi. Bien que le refrain monte le rythme et le son et contre l'idée que l'on s'était fait le long du premier couplet que c'était une ballade aussi belle et touchante que pouvait l'être Mourir pour elles ou Coma d'amour, Folle de vouloir continuer demeure une bulle de sensibilité où Ysa nous touche par son interprétation et le texte, qui est d'ailleurs co-écrit par le même auteur que Mourir pour elles, Michael Chalais. J'aime particulièrement le constat sur sa carrière que peuvent prétendre être les lignes "Je serai l'étincelle qui n'aura pas brillé". On sent bien sur ce titre les doutes et la désillusion de la chanteuse vis à vis de sa carrière, qui n'a plus jamais brillé aux yeux du grand public, mais en même temps, elle y ré-affirme sa rage et sa volonté d'être elle-même et d'avancer, fière du chemin malgré tout parcouru, en autonomie et sans l'aide d'une major, avec un public fidèle à la soutenir. J'attends cependant de voir s'il va être remixé lui aussi après son choix comme single, pour revêtir des atours plus percutants pour pouvoir se danser. A noter qu'il est réalisé par Mickels Réa, le dernier gagnant de la Star Academy, période TF1, et le seul à ne pas avoir sorti son album d'ailleurs.


4/ GOD SAVE THE QUEEN 3:32 10/10
Retour à la légèreté pétillante de notre Ysa favorite malgré une douce intro au piano dans la continuité du titre précédent. Avec un refrain en béton armé comme celui-là, God save the queen ne peut qu'être le prochain single ! Il reste en tête en n'en déloge plus, d'autant que les choeurs masculins de Mickels Réa, encore une fois à la réalisation, prolonge l'euphorie des envolées d'Ysa "Si je n'suis pas moi-même, qui le sera ?". La version démo nous fait réaliser que c'est justement le travail de ce dernier qui a revu et corrigé le titre avec cette intro en douceur pour en faire un ascenseur rythmique ultra-efficace. L'original était plus électronique et moins rock, plus hypnotique finalement. Une belle réussite donc que de l'avoir placé entre les mains d'un autre pour Ysa et Daniel Castano. La version anglaise placée en ultime bonus du CD Tests Sanguins s'appuie sur la version définitive et j'imagine déjà Ysa interpréter cette version sur les scènes clubs de Russie où elle est une star. D'autant qu'au coeur de la version originale, un intermède parlé comme en concert la voyait délirer sur ses publics à Paris, Moscou et New York. D'ailleurs, une version 2014 de Made in Japan enregistrée en duo franco/russe avec la chanteuse Belka devait figurer sur l'album mais apparemment pas. Dans sa version française en tout cas.

5/ COMBIEN 4:27 10/10
Retour à un titre atmosphérique qui me rappelle Mourir pour elles avec Combien, sauf que l'accroche du refrain que l'on retient est "l'envie de mourir me redonne l'envie de vivre". La voix feulée d'Ysa d'ordinaire passe moins bien sur ce genre de titre lent mais là, on est totalement sous le charme, et plongé dans cette émotion qu'elle nous transmet. Très beau titre d'album qui à coup sûr figurera sur scène à La Cigale pour qu'elle l'offre à ses fans.

6/ D'UN PEU 3:41 9,5/10
D'un peu voit Ysa revenir je trouve à sa période Kamikaze avec un son pop/dance électronique, à peine électro sauf sur le break après refrain. Peut-être la réalisation de Daniel seul aux manettes et la structure de la chanson, mélodie/paroles, l'expliquent mais de toute façon, moi, j'aime. Ce titre décline de plus la symbiose d'Ysa avec son compagnon/parolier/co-compositeur/producteur où elle a besoin qu'il tempère un peu son besoin de toujours plus et comble son insatisfaction en lui montrant le verre à demi-plein qui est déjà très bien. Une courte démo de ce titre figure également sur le CD bonus et l'on y découvre de toutes autres paroles qui faisaient de ce titre à l'origine plus une plage planante sans réel refrain entraînant, plus sincère dans le propos recherché mais moins grand public. C'est très intéressant d'écouter les deux versions et de les apprécier pour des raisons différentes !

7/ PARALLEL WORLD 3:19 9/10
Titre 100% en anglais, Parallel world est à nouveau réalisé par Mickels Réa dans un esprit rock rebel et avec des choeurs soutenant le morceau, mais chantés Ysa par cette fois. Malgré son efficacité, difficile cependant d'y voir un single potentiel pour la France mais pourquoi pas à l'étranger, une fois sous-titré "Get ready" vu que c'est l'accroche principale des couplets comme du refrain qui pourrait aider à sa mémorisation. Là encore, sa version démo nous révèle de toutes autres paroles écrites par Dine Delcroix, toujours dans la langue de Shakespeare, et sous un autre titre : Swallow me. En fait, seuls les choeurs "Oh oh oh oh oh" d'Ysa sont inchangés. On voit surtout que Daniel a gagné en efficacité en retravaillant son texte en anglais, même s'il est plus répétitif dans sa structure ainsi.

8/ NO TIME TO COOK 3:05 7/10
Seconde plage in a row tout en anglais avec un titre qui me fait penser à New robots generation croisé avec du David Guetta, en ce sens qu'il cumule des couplets robotiques énonçant autant d'activités de la routine de tous les jours que de verbes anglais, et les oppose à un refrain léger mais électro où ce que je retiens est qu'Ysa a "no time to waste". C'est un peu son affirmation d'artiste et pas de femme au foyer :) ? Ce n'est toutefois qu'un interlude d'album amusant sans plus.

9 / A CONTRE-JOUR 3:00 8,5/10
Rythmique électro/disco pour A contre-jour qui enchaîne de belle manière sauf que les couplets et refrains qui se répondent sans vrai relief mélodique pour le refrain n'en font pas à mes yeux un single potentiel, d'autant que la phrase titre n'est pas répétée. Le titre s'arrête abruptement aussi et n'en fait donc qu'une plaisante chanson d'album.

10/ VIVRE COMME SI 3:55 9/10
Vivre comme si, par contre, a plus de potentiel. La chanson démarre avec une guitare acoustique et évoque l'envie de vivre pleinement, à fond et comme si ça pouvait s'arrêter demain. Ysa déroule même son Carpe diem sur un long refrain en deux temps qui se retient bien et ne peut que plaire au fan de base, même si ce titre est plus dans l'esprit pop/folk que dance comme habituellement. On l'imagine facilement chanté en voix/guitare sur scène mais avec un bon remix, il pourrait aussi se défendre en single plus dansant.

11/ QUI SAIT 4:14 10/10
Toujours dans cet esprit plus acoustique, Qui sait calme cependant le jeu et l'on retrouve notre Ysa dans l'émotion et le doute. C'est surtout un très beau moment d'intimité dans la vie de leur couple fusionnel qu'elle forme avec Daniel. Le texte magnifique voit son refrain évoluer au fur et à mesure de la chanson et se répondre à lui même dans la question "pas faite pour toi". J'adore ce titre, même si ça sent déjà la fin d'album.

12/ J'AI ECRIT MA VIE 3:46 10/10
Douzième plage de SanguineJ'ai écrit ma vie est elle aussi une ballade douce-amère acoustique qui fait le bilan de sa vie d'artiste. Ysa la qualifie de sa chanson posthume et avoue avoir eu du mal à l'enregistrer jusqu'au bout sans pleurer. C'est vrai que le texte de Daniel Castano y distille tout du long des clins d'oeil à sa vie et à sa carrière, à d'anciennes chansons. Elle paraît plus encore autobiographique dans sa version démo simple piano/voix réalisée par Michal Kwiatkowski (de la Star Ac', qui avait fait sa première partie à La Nouvelle Eve sous son pseudo Self Concept de l'époque) même si même si la version définitive de Daniel mais toujours arrangée avec l'aide de Michal la présente d'une façon plus émouvante finalement. C'est là aussi un titre si intime qu'il ne pourra que figurer à la setlist de son concert du 10 Janvier, peut-être bien dans les rappels. C'est en tout cas un immense cadeau de la femme plus encore que l'artiste à son public.

PRIVATE WORKS 4:40 8/10
Ce morceau qui clôt les versions démos du CD Tests Sanguins est en fait une sorte de medley, de fondu-enchaîné de petits bouts d'enregistrements d'Ysa, de démos, de mémos destinés à l'album et qui sont ou ne sont pas devenus des titres y figurant finalement. Il commence par l'intro de Folle de vouloir continuer avant de se fondre dans un titre que j'appellerai I don't care en anglais puis de devenir J'ai écrit ma vie. On y découvre surtout des bouts de morceaux que l'on aurait bien aimé pouvoir écouter en entier. Ysa dit qu'ils écrivent toujours pleins de chansons pour n'en garder que les meilleures pour l'album mais qu'elle a envie de faire partager ses instants de création à ses fans comme elle a déjà pu le faire avec sa Démobox d'Imaginaire pur ou de Kamikaze, qui incluait déjà un morceau de même style, The démotape, comme le CD bonus Ultra Démos paru avec son album précédent.

Au final, Sanguine se révèle être un album moins électro/dance que les précédents. Il est plus rock et la replace finalement avant tout dans son coeur de métier Pop. Comme toujours écrit et composé avec Daniel CastanoYsa Ferrer ré-affirme la place particulière qu'elle occupe sur le paysage musicale français : celle d'une artiste indépendante auto-produite et auto-suffisante, mais qui travaille entourée d'une garde rapprochée fidèle et bienveillante : Gilles Lakoste ici qui se partage la réalisation avec Daniel et le petit nouveau Mickels Réa.
Côté images, l'édition collector en fourreau gris mets bien en valeur les superbes photos scénarisées de Thomas Braut, dont je vous invite à aller découvrir le travail sur son site thomasbraut.com, même si je regrette finalement la tonalité trop sombre du gris choisi qui rend même difficile la lecture des titres en noir/sang sur l'arrière du fourreau, ainsi que l'absence d'Ysa sur l'avant du dit fourreau, mais elle se rattrape en s'affichant en bikini noir sexy devant les ballons rouges et fond turquoise de la photo de l'édition standard et du livret. C'est tout de même bien la pochette du digipack où elle trône en body turquoise au milieu d'un caddie que j'aime le plus !

Maintenant, j'espère surtout que Sanguine saura élargir son public et que plus de radios sauront donner leur chance aux titres extraits de l'album. Je croise les doigts aussi pour que sorte au moins en digital le titre collector offert aux ultra-fans ayant réservé la version Ultra avec vinyle, Fumer tue. J'aime trop Ysa pour passer à côté d'un inédit d'elle et à l'heure du digital l'espère au moins accessible dans ce format ;).

A ne pas louper également, une belle interview d'Ysa pour la sortie de l'album, à lire sans modération :
http://www.idolesmag.com/interview-533-Ysa-Ferrer.html
et bien sûr le lien vers la boutique officielle :
http://ysaferrer.com/store/fr/

et pour réserver les dernières places de concert pour le 10 Janvier 2015 à La Cigale :
https://www.weezevent.com/ysaferrer

Alors pour ceux qui liront ces lignes et voudront qu'on se retrouve à Paris pour un avant ou après Cigale en Janvier, ou juste parler de notre déesse, laissez un petit commentaire ou cliquer sur ma photo en haut à droite du blog pour accéder à mon profil facebook !


mardi 8 mai 2012

Enfin la video du dernier d'Ysa Ferrer "Pom Pom Girl"

Cela fait déjà un moment que le single Pom Pom Girl issu d'Ultra Ferrer est sorti et voilà enfin le clip, réalisé par son complice Mykeul M... Well, je suis déçu d'abord de ne pas la voir porter la tenue de pom pom girl américaine des pochettes et les fonds d'écran de couleur pétards font ultra cheap : un fond blanc aurait finalement mieux rendu. Sinon, la belle Ysa y virevolte entourée d'une improbable faune de fans comme à son habitude, mais on aurait pu nous épargner le duo pastiche à perruque Divine / ChiChi LaRue... Par contre, j'ai adoré le break chorégraphié, où Ysa Ferrer montre qu'elle a toujours le move dans la peau ! Un de ces quatre, il faudra bien qu'elle nous inclue la collection de ses clips sur un DVD ou en bonus du prochain live ou album, à moins qu'une compilation Best Of ne se la fasse CD+DVD collector Deluxe ? Enfin, d'ici là, je préfèrerais un nouvel album... Il est encore trop tôt pour une compilation souvenir !

samedi 17 décembre 2011

Ysa Ferrer sort enfin "Pom Pom Girl" en single début 2012 !

Ysa Ferrer ne lâche pas l'affaire et continue l'exploitation de son album Ultra Ferrer sorti (déjà) fin 2010 et c'est au tour de Pom Pom Girl de sortir en single, le quatrième et sans doute le dernier aussi de son quatrième album.
Annoncée pour le 23 Janvier 2012, la sortie de ce single bénéficie d'ores et déjà dans la boutique officielle d'Ysa de ses liens de pré-commandes.
(http://www.ysaferrer.com/boutique/products_new.php)
Au programme, deux maxi CDs, un vinyl picture-disc et un Tshirt ; inutile de vous dire que j'ai déjà commandé mes deux maxis... Le tracklisting est alléchant puisque pas moins de 10 remixes constituent ce double package, en plus de la version originale figurant sur l'album et de l'instrumental : des remixes de Jaimy Jay, DJ Ram, Ilario Estevez, Axel Lecoste ou encore Paul Rayner, mais surtout une version acoustique en duo avec Michal sous son pseudo Self Concept, pour consacrer le duo qu'ils se sont offerts sur scène lors de la soirée live pour la sortie de l'album de Self Concept, paru sur Lovarium Productions.
Il me tarde de recevoir mes CDs que je puisse me gaver des nouvelles versions d'un des titres forts de son dernier album !
Et juste pour le plaisir, en attendant le clip, que j'imagine forcément très look High Schools américaines, j'aligne les paroles pour chanter tous en choeur :

Y.S.A. Y.S.A! F.E.R.R.E.R
Y.S.A. Y.S.A! F.E.R.R.E.R

Un coup de baguette, un peu de mascara
Mistinguett, B.B. ou Barbara
A l'école, je rêvais d'être un pom pom girl, pom pom girl

Imprimé panthère, tenue de Gaga
Je me sens fière chaque fois que je libère
Celle qui se cache en moi, moi, moi, moi

Quand l'autre se glisse en moi,
Comme le sang jusqu'au bout de mes doigts
Tout mon corps exprime sa joie
Comme Samson juste après son combat
En manque de toi, je m'accroche à n'importe quoi
En manque de toi, je n'me reconnais pas

Dans la gestuelle, dans les moindres détails
Sensuelle, c'est mon vice ma bataille
A l'école, je rêvais d'être une pom pom girl, pom pom girl

Faux cils et rimmel, le buste droit
J'me sens belle chaque fois que je réveille
Celle qui sommeille en moi, moi, moi, moi

Quand l'autre se glisse en moi,
Comme le sang jusqu'au bout de mes doigts
Tout mon corps exprime sa joie
Comme Samson juste après son combat
En manque de toi, je m'accroche a n'importe quoi
En manque de toi, je n'me reconnais pas

Double hook, crazy eight,
Double nine, double take
Y.S.A. Y.S.A. F.E.R.R.E.R
Pom Pom Girl, Pom Pom Girl

Quand l'autre se glisse en moi,
Comme le sang jusqu'au bout de mes doigts
Tout mon corps exprime sa joie
Comme Samson juste après son combat
En manque de toi, je m'accroche a n'importe quoi
En manque de toi, je n'me reconnais pas

lundi 18 avril 2011

Ysa Ferrer "Je vois" Nouveau Single



Nouvel extrait de son album Ultra Ferrer, Je vois aux couplets qui me rappellent Corynne Charby mais aux refrains sur-vitaminés saturés de guitares pour un nouveau tube dance aux accents rock !


Superbe pochette et un clip en noir & blanc réalisé par Fabrice Begotti très Mad Max-ien à découvrir :





samedi 16 octobre 2010

Ultra (Ysa) Ferrer!

Bien que sorti fin Septembre, Ultra Ferrer, le quatrième album studio de la belle Ysa ne trouve qu'aujourd'hui sa place parmi mes reviews :
D'abord parce que je voulais me laisser le temps de l'écouter, de l'écouter, et de l'écouter encore, pour mieux en critiquer la substance digérée...
Ensuite, par manque de temps, ça fait un bail que je n'ai rien posté ici...
Enfin parce que ce soir, Ysa Ferrer le présentera sur scène à Bobino Paris, que je ne pouvais pas y être, alors comme aujourd'hui est un jour spécial, c'est le bon pour en parler ici !



L'album standard se compose de 13 titres que je vais comme à mon habitude passer en revue un à un, et je reviendrai ensuite sur les chansons inédites offertes en bonus sur le deuxième CD de la version collector (N°091/500) que j'ai reçue.


1/ ULTRA 2'07 7/10
L'album commence par une courte plage d'intro atmosphérique mais qui fait monter la sauce pour démarrer vraiment avec la plage 2. Peu de paroles mais de bons loops électroniques et Ysa qui répète le titre d'une voix de sirène envoutante : "ULTRA... être là ensemble". Nul doute que le concert de ce soir démarrera également par cette parfaite entrée en matière.

2/ HANDS UP!
3'24
8,5/10
Le premier vrai titre de l'album est aussi son second extrait, une chanson dansante électro au refrain répétitif qui se scotche en tête et vous fait remuer du popotin tout en se voulant côté paroles un instantané de la jeune blogger-génération d'aujourd'hui, rebelle mais consumériste. Hands up! voit Daniel castano partager sa réalisation avec un Gilles Lakoste, qui réalise en solo la moitié de ce nouvel album quand par le passé il n'avait été qu'un collaborateur/remixeur (Sens interdit puis Last Zoom) et leur son est bien puissant même si j'aurais vu de meilleurs titres sortir en single. J'attends les remixes pour changer d'avis...

3/ HORS SERVICE 3'25 7/10
Hors service est lui produit par DJ Ram & SD, qui avaient remixé précédemment Made in Japan, On fait l'amour et French kiss. Toujours electro-dance, ce nouveau titre est une bonne plage d'album mais ne mériterait pas de sortir en single, sauf pour mieux faire connaître la rime que j'adOOOre "...que d'écouter Benoît XVI nous faire la catéchèse..." .

4/ FRENCH KISS 3'16 10/10
Heureusement LE tube et premier single n'est pas loin. Bénéficiant d'un refrain imparable anglo-français et de courts couplets entraînants, French kiss
frise avec la perfection. Seule ombre au tableau me concernant, un traitement sonore electro un peu trop syncopé par moment qui risque de mal vieillir. La version démo que l'on trouve sur le CD bonus prouve que dès l'origine, entre Daniel et Ysa, toutes les bonnes idées étaient là. Le remixeur de Lady Gaga ou Rihanna Chew Fu n'a fait que s'en inspirer pour parer la chanson d'un écrin plus solide pour l'international. Gilles Lakoste en a également fait une version radio présente sur le CD maxi (un peu plus courte : 2'57), qui, si elle est aussi bien punchy, se revèle moins instantanée que celle choisie à raison donc comme version lead. A retenir enfin de cette chanson (où Ysa s'offre, après les sex-toys de Made in Japan, un escort boy) les parfaites paroles "Le temps est supendu, tu t'allonges et je plonge à corps perdu". Daniel Castano est vraiment un orfèvre de la rime dont je ne me lasse pas du talent !

5/ SEPT ANS DE MALHEUR 3'42 9/10
Time for a pause now, avec Sept ans de malheur et son ambiance à la Mourir pour elle/Coma d'amour bien que la musique (comme la réalisation) soit de Gilles Lakoste. La voix d'Ysa y redevient douce et soufflante, en mélancolique Blanche-Neige face au miroir brisé de ses amours contrariées. J'aime aussi beaucoup cette facette de notre Ysa Ferrer, à l'opposé de la glitter-ball disco-dance, mais cette chanson lente et atmosphérique aurait gagné a être repoussée un peu plus loin sur le CD je trouve, même si Ysa a visiblement fait le choix de caler ses chansons douces à intervalles réguliers plutôt que groupées vers la fin.

6/ POM POM GIRL 3'37 10/10
Les beats reviennent aussi vite qu'ils étaient partis avec Pom pom girl et mon deuxième titre préféré de l'album et favori d'Ysa apparemment, que j'espère bien voir sortir en single un jour. Ce tube en puissance rend hommage aussi bien à ces transformistes qui osent devenir le temps d'une indémodable chanson de cabaret leurs idoles qu'à ces artistes hautes en couleur qui osent tout sur scène comme Lady Gaga et inspirent les petites filles qui se rêvent stars demain, comme Madonna ou Dalida ont pu inspirer petite Ysa il y a quelques années de cela. Les arrangements de Gilles Lakoste sont calibrés pour la dance et très inspirés de la version originale de Daniel Castano (en démo bonus sur le CD#2) et le refrain est très accrocheur même s'il pourrait souffrir de ne pas inclure une seule fois le titre de la chanson. Heureusement, Ysa martèle suffisamment sa "Pom-Pom girl" ailleurs dans la chanson et l'on rêve déjà d'un visuel américain avec chorégraphies sur mesure en pochette et clip pour retenir l'attention en radio et TV sur ce génial tube ! Côté paroles, mes préférées de l'album qui rendent hommage en jeu de mots à Balavoine avec un superbe "C'est mon vice ma bataille".

7/ JE VOIS 2'59 10/10
Single potential à répétition avec ce très punchy rock Je vois aux couplets plus calmes voir timides comparés au refrain qui déboule comme un ouragan et emporte tout sur son passage à renfort de riffs de guitares qui mettent le feu au tapis (rose de la pochette). La mélodie et la voix d'Ysa dans les couplets me fait penser à un vieux tube de Corynne Charby mais le refrain bascule vers t.A.T.u., P!nk ou Avril Lavigne. C'est Gilles Lakoste qui a donné tout ce relief à la version originale présentée en démo sur la compo de David Revel et il en a vraiment fait un tube en puissance. Pour tous ceux qui avaient aimé la Ysa rock de Made in Japan, c'est l'explosion dans le pantalon garantie !

8/ I AM JUST INNOCENT 3'55 10/10
La guitare reste bien en avant sur la plage suivante où Ysa raconte l'histoire de Florence Cassez, cette française emprisonnée à vie au Mexique. Sans prendre parti, elle réagit sur la manière dont tout semble avoir été orchestré par les médias et la police mexicaine pour offrir au public un modèle de procès des trafiquants de drogues, tout en opposant et en incarnant la présumée coupable et condamnée de la lancinante phrase titre "I am just innoncent". Ce que je trouve amusant, c'est qu'avant de lire les commentaires d'Ysa sur l'inspiration de ce titre (interview dispo http://www.idolesmag.com/interview-81-Ysa-Ferrer.html) , je pensais à la manière dont Loana était traitée par la presse people et la manière dont on pouvait un jour être adulée et le lendemain être descendue en flamme et poursuivie par les paparazzis asoiffés de scandales et de glauque-story ; comme quoi le thème abordé est universel. Côté musique, rien à dire, Gilles Lakoste et son acolyte ont su composer une scie rythmique qui se vrille dans vos tympans avec un refrain imparable. Si le texte paraît un peu trop fort pour une diffusion radio, la chanson en elle-même est un nouveau tube et troisième à la suite !

9/ ON TUE CE QUE L'ON AIME 3'11 8/10
C'est sans doute pour casser ce rythme que l'on enchaîne avec On tue ce que l'on aime qui, s'il est très entrainant, est un titre d'album qui manque du relief nécessaire à une exposition en radio. Ce n'est pas le refrain qui est en cause mais les couplets un peu trop syncopés, façon un pas en avant, deux en arrière, et sans paroles coup de coeur comme à l'habitude.

10/ UN JOUR 4'20 9,5/10
Douce Ysa revient sur Un jour pour revenir sur son passé de petite fille devenue jeune femme qui monte à Paris sous le regard d'une mère qui doit la laisser quitter le nid et anticiper déjà l'heure ou Nova-Louna s'envolera loin des bras de sa mère. Ce titre tout en émotion qui n'oublie pas d'avoir une solide mélodie croise espoir et mélancolie sur des arrangements classieux de cordes et déroule ses quatre minutes vingt de plaisir sans que l'on s'en rende compte si bien qu'à la fin, on s'étonne presque que ce soit déjà fini... Une belle réussite !

11/ FREAK WEATHER 3'52 20/10
Mais c'est sans comparaison avec le titre suivant, mon préféré de l'album, où Ysa revient tout en disco dance, glam & paillettes, et tout en anglais. Quand certaines paroles des versions anglaises des singles de l'album précédent, ou le phrasé parfois, m'avaient laissé un drôle de goût dans la bouche, Freak weather, lui, ne m'emplit que d'émerveillement, bonheur et plaisir ! Entrainant, insouciant, intemporel et dansant, c'est la synthèse parfaite de ce qui pourrait faire exploser Ysa à la face de la planète entière, un single OBLIGATOIRE, le tube qu'il lui faut pour s'installer durablement dans les discothèques de la planète entière. Et là encore, c'est à la réalisation de Gilles Lakoste que l'on doit ce petit plus qui fait tout la différence car la version démo ne me ravit pas de la même manière. Ne manque plus qu'un clip à la One-T ODC version Ysa "Mes rêves" made in Japan et Ysa trustera les chaînes videos du monde entier avec ce petit bijou indémodable.

12/ TANT QU'ON S'AIME 3'20 10/10
C'est un autre remixeur passé d'Ysa, Markko, qui apporte sa touche perso au titre suivant, l'excellent disco-pop Tant qu'on s'aime, tel un On fait l'amour (Part 2) sans le sample des Rondo Veneziano. Les couplets sont peut-être un peu plats mais le refrain est tellement accrocheur que je me demande pourquoi cette chanson n'arrive qu'à la fin du CD. Finalement, Ultra Ferrer est construit comme une ascension en spirale, une montée en flèche en appesanteur avec quelques loopings pour perdre un peu de pression le temps d'une chanson douce, mais dont le seul but est l'orgasme final.

13/ CE JE NE SAIS QUOI 2'14 9/10
Et après tout orgasme, il y a l'après, ce court instant où la petite mort nous laisse planer sur un nuage entre ciel et terre et où les pensées vagabondent. Ce je ne sais quoi, mise en musique d'Ysa d'un texte de son ami et proche Jean-Rémy Gaudin-Bridet, est une déclaration d'amour indéfectible magnifiée en version accoustique claviers/cordes. Sa version démo piano/voix est présente sur le CD bonus pour une courte incursion en backstage studio. Seule ombre au tableau, l'utilisation en rime du nom d'un photographe que je ne connaissais pas (William Eggleston) et je ne dois pas être le seul, ou alors honte à moi, ce qui rend la chanson un peu élitiste à ce moment là... mais Mylène Farmer l'avait fait avant elle sur Je te rends ton amour sans que les fans lui en tiennent rigueur. Ce petit moment d'émotion qu'elle partage ainsi en fin d'album avec chacun de ses auditeurs transpose parfaitement le texte en lien tissé entre elle et chacun de ses fans et je ne doute pas qu'elle puisse faire partie des chansons en rappel de fin de concert ce soir...


CD#2 ULTRA DEMOS
Sur le CD bonus de la version collector numérotée figurent les versions démo de French kiss, Pom pom girl, Je vois, Freak weather, Tant qu'on s'aime et Ce je ne sais quoi ainsi que trois titres inédits, deux chansons lentes qui auraient peut-être empêché le décollage vers l'orgasme du tracklisting final choisi et un titre clubby qui risque fort de finir en titre bonus sur un CD maxi à venir ou en interlude de concert faisant patienter les fans pendant un changement de costumes.

1/ CETTE FILLE LA 3'28 10/10
Acoustique voix/guitare plus quelques effets discrets, Cette fille-là est une douce mélopée où Ysa semble tomber le masque de la fille trop fardée et dans l'excès qui illustre la pink carpet de la pochette et prendre du recul sur son personnage. Elle aurait très bien pu se placer en plage #14 à mon avis et si je ne regrette pas l'achat de mon collector, je suis bien triste pour ceux qui devront se contenter de la version CD normal et ne possèderont donc pas ce bijou, tel un beau coquillage trouvé dans les dunes et que l'on garde serré au creux de la main jusqu'à chez soi pour lui trouver une place de choix sur une étagère de sa chambre ou sur son chevet.

5/ MILLE EXCUSES 4'31 7,5/10
L'intro de Mille excuses me fait penser à Tony Curtis, récemment décédé, car elle distille lentement de petites notes qui semblent issues du générique de Amicalement vôtre. J'ignore si l'inspiration est réelle ou si c'est juste moi qui y vois un parallèle mais il reste au final de ce nouvel inédit un sentiment de douce et moite langueur, qui n'avait pas sa place sur Ultra Ferrer en effet même si je suis heureux de le trouver ici.

7/ DJ PLAY THAT SONG 3'32 8/10
DJ play that song voit Ysa répéter la phrase titre en alternance avec des voix passés à la moulinette vocoder façon Das Boot de U96 sur une musique technoïsante au son bien lourd et clubby relevé par des nappes de synthé ascensionnelles. J'aurais aimé que Daniel y place deux courts couplets pour mieux marquer la chanson mais c'est tout moi ; je n'aime pas les instrumentaux et ce titre en est quasiment un puisque les voix y sont plus traitées comme des instruments.


En conclusion, côté musique, ce nouvel album ne me déçoit pas du tout, comme mes notes ont pu vous le laisser entendre ; à part quelques titres moins fort que les autres, Ultra Ferrer tient bien sa promesse et Ysa nous offre là une collection du pur son Ysa Ferrer comme on l'aime, tour à tour electro, disco dance ou soft émotion.
Même si le nouveau single Hands up! ne faisait pas partie de mes favoris, il reste à mes yeux pas mal de singles potentiels, - trop même, puisque je regretterai que les absents n'aient pas été choisis -, avec en tête Freak weather, Pom pom girl, Je vois et Tant qu'on s'aime
(vous remarquerez qu'ils figurent tous en version démo sur le CD bonus).

Enfin, je ne peux finir sans un mot sur le visuel de ce nouvel album, une nouvelle fois shooté par Slam, et qui raconte en images, tout le long du livret classieux rose, noir et blanc, la vie et la chute de miss diva Ysa 'too much' Ferrer qui meurt de s'être pris les pieds dans la pink carpet devant son photographe cloné et d'avoir chuté de ses talons aiguilles... Auto-dérision à mort !

lundi 9 août 2010

ULTRA FERRER : new Ysa Ferrer album (27 Sept)

Ysa Ferrer's 4th studio album, Ultra Ferrer, will hit the stores on the 27th September.

The cover looks fabulous, all glittering and glam. It looks like a vision of Ysa's dreams of success and glamour...
or maybe more a cliché of what this fake empty world of jetsetters is made :
Diva lifestyle, unwearable dress, ridiculous hairstyle and snapshots surrounding the red carpet.

Here is the official tracklisting :
1/ ULTRA
2/ HANDS UP (I hope not a cover of THAT disco song...)
3/ HORS SERVICE
4/ FRENCH KISS
5/ SEPT ANS DE MALHEUR
6/ POM POM GIRL
7/ JE VOIS
8/ I AM JUST INNOCENT
9/ ON TUE CE QUE L’ON AIME
10/ UN JOUR
11/ FREAK WEATHER
12/ TANT QU’ON S’AIME
13/ CE JE NE SAIS QUOI


You can pre-order it RIGHT NOW in its limited edition (500 only copies minus mine already!!!) on her official shop with PayPal :
Ysa Ferrer's official boutique



Don't miss your chance !
It includes the original 13 tracks official CD
with a full 24 pages booklet
+ a second CD with demo versions
+ 2 bonus tracks called CETTE FILLE-LA and MILLE EXCUSES.
So it is very worthy the 29.90€ price (+p&p)

I CAN'T WAIT !!!!
Can you ?

jeudi 27 mai 2010

Ysa Ferrer comes back with a FRENCH KISS



Ysa Ferrer comes back with a brand new single, French kiss, produced by none other than Chew Fu who recently remixed Rihanna's whole Rated R album after Lady Gaga and many other international stars.
The song has a KILLER chorus in english mixed with a little of french (like the verses' lyrics) that should let her get international airplay. It's repetitive enough to gets into your head and never let go till your singin' along while movin' and dancin' to the music, which is electro disco dance at its best !
It is her first new song from her forthcoming 4th album Ultra Ferrer, to be released in next September. I CAN'T WAIT !

You can preview it here :






and DOWNLOAD it there :




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MAKE IT A HIT PLEASE!

lundi 29 juin 2009

Ysa Ferrer au Bataclan : Super Show & Solo Spleen

Eh oui, j'ai sauté le pas et Samedi soir, j'ai assisté à mon premier concert... A bientôt 37 ans, c'est pathétique me direz-vous sauf que je répondrais que je n'ai jamais été fan du son "live" avec des versions totalement différentes de mes versions studios adorées gâchées par les cris hystériques du public en délire.
Avec le temps, évidemment, j'ai tout de même donné dans les DVD de concert de mes chouchous, Kylie Minogue, Pet Shop Boys, Mylène Farmer, Steps... mais de là à acheter ma place et me retrouver à 500 mètres de la scène et ne rien voir en étant agglutiné derrière une armoire à glace m'empêchant de voir le petit bout de scène au loin... il a fallut qu'Ysa lance son Imaginaire Pur tour, que j'achète ma place à Orvault, même pas trop loin de Rennes, puis qu'elle l'annule et que je ne puisse me reporter sur les dates à la Nouvelle Eve en pleine semaine où le boulot m'empêchait de poser une journée pour monter à paris et la frustration était monté au point que, lorsque la date du Bataclan est parue, j'ai changé mon planning (je travaillais ce samedi là...), acheté ma place, réservé mon A/R en prem's et cherché une chambre d'hôte pas trop chère (75€ quand même!) dans le quartier.
MAIS LE SPECTACLE EN VALAIT LE COUP !

L'avantage, c'est que c'était une scène dimensionnée pour conserver le rapport humain avec les spectateurs tout en pouvant offrir un Super Show Splendide et Superbe (à part l'entrée, maintenant que j'ai vu le DVD à la Nouvelle Eve, c'était nul à côté, avec le rideau juste entrouvert qui bouchait la vue aux 3/4 de la salle...!).



Mais reprenons depuis le début : Arrivé à 18H35 devant le Bataclan (que j'avais repéré la veille au soir après avoir pris possession de ma chambre d'hôte au 5° étage sous les toîts près de Bastille), j'ai vu une longue file d'attente déjà bien compacte boucher le trottoir et ai gagné l'arrière garde non sans chercher à repérer des visages connus MySpaciens ou d'Esto-Glam's histoire de papoter un peu en attendant... mais côté physionnomie, je suis pas un pro, syndrôme myopie mal corrigée expliquant celà sans doute, bref, je me suis collé derrière un couple de bears sexy et ai vu petit à petit la queue s'allonger et s'allonger encore ...sous l'effet du désir, comme toujours.
A 19 heures, bonne nouvelle, le Sésame était donné et les videurs nous ont laissé pénétrer dans le Sanctuaire de notre Saturday night, où je me suis arrêté illico presto (sans même trop regarder la salle) à la boutique officielle, histoire de faire le plein du DVD et ...bonne surprise de la ré-édition de Imaginaire Pur, version rouge. Ce fut non sans mal, un indécis bavard occupant la vendeuse devant moi pendant près d'un quart d'heure ! Au Mac-Do, elle se serait fait virer au bout d'une demi-heure : c'est pas comme ça qu'elle allait rentabiliser le stand, la belle... m'enfin, faut rester sympa, c'est l'indécis qui abusait vraiment.
Une fois mes achats en main, je me suis tourné vers la salle, cherchant toujours à repérer les compères du forum, histoire de faire connaissance en Live après les échanges par écrit, sans succès et les tables étaient déjà presque toute occupées. Heureusement, il était plus facile pour une âme en peine et solitaire de trouver une chaise orpheline et je me glissais vers la droite de la scène, à mi-chemin de la salle, entre deux couples mignons, un autre fan solitaire et encore plus éloigné de ses vingt ans que moi, et derrière ce que je découvris vite être je pense le seul (?) couple hétéro de la soirée ; et que ça s'embrassait pleine bouche en attendant le début du spectacle juste devant moi! Je n'en revenais pas : 1 fan hétéro ! Le pire était à venir : le beau mâle (sûrement refoulé) a passé toute la soirée le bras en l'air à photographier la scène et la belle Ysa, à moins que ce ne soit les sexy danseurs, sous toutes les coutures. Assis, c'était déjà pénible, debout c'était pire encore, il était plus grand que moi (je sais, avec mes 1m75, c'est pas si dur que ça, ndlr...) mais devant lui, y'avait une véritable armoire à glace. C'est du coup la fille derrière moi qui devait s'énerver à chercher Ysa du regard comme moi en inversant les oscillations de droite à gauche pour tenter de garder le contact visuel. Finalement, je regardais l'écran de l'appareil photo en battant des mains. Je me serais bien vu aux balcons, moi, mais mon petit doigt me dit que c'était réservé aux proches.

Lorsque les lumières se sont éteintes et que j'ai entendu crier le prénom d'Ysa, j'ai réfréné mon envie de répondre à l'imbécile qu'il était mal renseigné et qu'on avait une première partie d'abord. Je me souviens avoir été écouter le player de la page MySpace de "Self Concept" à l'annonce de cette première partie et m'être dit "mouais... bof, c'est pas très dance, ça! J'aurais préféré Cassandre!"(c'est peut-être pas plus dance, mais au moins, je connaissais et j'adore toujours autant!). Lorsque j'ai découvert qu'il s'agissait en fait du nouveau projet artistique du Michal dont j'avais aimé les deux albums, les prestations piano/voix lors de la Star Ac' et la personnalité attachante, je m'étais repris en disant que je jugerais sur place mais qu'il n'y avait pas de raison que je n'aime pas, après tout. Et puis Ysa l'avait choisi, non?
Evidemment, le personnage emplumé noir et rouge aux lunettes enstrassées et à la jupe longue de cuir qui est apparu sur scène m'a plongé dans le doute mais non, ce menton anguleux, ces joues slaves, cette voix, c'était bien notre polonais préféré. J'avoue durant la première chanson m'être dit que le look était audacieux, les danseurs super sexy mais que je ne retenais pas grand chose de la chanson. Et puis, le second titre enchaîna, et un autre, et encore un autre, m'immergeant du coup dans l'univers post new-wave moîte et collant de ce Self Concept. Il faut je pense un temps d'adaptation à son nouveau style, mais une fois que le rythme de mon coeur se fut calqué aux beats bien deep et phatt, tour à tour orgasmiques et planants, j'étais emporté, les pieds battant la mesure, la tête à dodeliner en rythme, presque en transe. Avec le recul, ça m'a fait penser à un prêtre indien, vaudou, capturant ses victimes soniques avec une mélopée rythmée et sensuelle. Je pense tout de même qu'en version studio une mise en avant plus flagrante des refrains est nécessaire pour placer ses chansons dans l'orbite du public.
Lorsqu'avant de quitter la scène, un troisième danseur vint se joindre au trio avec ses projecteurs en main, j'ai vraiment eu envie de pouvoir trouver un album ou EP complet de Self Concept sur Emusic, iTunes et cie dès mon retour de weekend... J'ai eu l'impression que le public d'Ysa s'était laissé convaincre également, pusique les applaudissements ont été nourris, plus qu'à son arrivée. J'ai également remarqué que Michal avait attiré ses propres fan(e)s et que quelques-unes s'éclipsaient alors, apparemment attendues au stade de France pour enchaîner avec Depeche Mode... Inexcusable d'aller se perdre à 500m d'une micro-scène au coeur d'un stade de foot quand on pouvait rester et couvrir Ysa de notre attention dans un espace aussi proche LOL.

Enfin vint le début du concert d'Ysa et lorsque le rideau se rouvrit à moitié et qu'aux cris du public face à l'ouverture, je compris qu'elle était sur scène, simplement (absence de cintres et donc d'entrée tombée du ciel comme à la Nouvelle Eve oblige), je trépignais de ne pas voir les lourds rideaux rouge s'écarter plus vite. Comme l'a écrit Myck, c'était limite nul... Heureusement, le reste a rattrapé ce démarrage poussif. Comme je découvrais le spectacle, je n'ai pas boudé mon plaisir, me gorgeant du show morceau après morceau, retrouvant comme dans les DVD de ma Kylie des interludes videos pour occuper les changements de costumes. Je regrette par rapport au DVD qu'Imaginaire pur en combi pailletée ait disparu du Show. J'ai aimé bien sûr la nouvelle reprise de I kissed a girl, les anecdotes parlées d'Ysa entre deux, le magnifique tableau lunaire des danseurs aux ballons sur l'outro de Lullaby, les costumes, les incroyables performances vocales d'Ysa sur les morceaux chorégraphiés, comme sur les chansons plus lentes (où sa voix, à l'instar de celle de Kylie, montrait toute sa force, malgré le timbre d'apparence fragile -bon sauf sur Mourir pour elles, où j'ai trouvé que l'émotion la faisait dérailler un peu, LOL), le petit short dorée du dernier tableau, me faisant penser à celui de Kylie (et oui, encore!) époque Spinning around, bref j'ai tout aimé! même l'improbable duo avec Nina Morato (heureusement qu'elle l'a présentée, je ne l'avais pas reconnue).
Enfin, sauf la fin, où j'attendais un ultime rappel accoustique, comme je l'ai vu depuis sur le DVD. En plus, ça a fait que un de mes textes préférés d'Ysa, Sous blister, a disparu du concert... Et puis, je ne sais pas, je m'attendais à un petit hommage accoustique s'enchainant, à la place de True colors, à la mémoire de Michael... Je sais pas, elle était pas fan où ça aurait été trop improvisé peut-être... Surtout, non seulement, je ne voyais pas d'ultime rappel arriver, mais en plus tout le monde se levait pour quitter la salle. 22H pétantes... Qu'est-ce que c'est que ça ! Je rêvais de 20 heures de concert non-stop, moi, avec tous les titres de Kamikaze, Imaginaire pur et plus... Merde! C'était mon premier concert, quoi ! Vous le savez sûrement si vous me lisez, j'aime ce qui est long, la quantité donnant souvent de la qualité, comme les tracklistings de CD à 15 ou 16 titres toujours mieux que les albums de 9/10 titres façon années 80's...
Enfin, je repérais finalement Myck, Jean-Marc et cie au premier rang et allait les saluer avant de comprendre qu'ils allaient lever le camp et se séparer aussi vers d'autres horizons pour la soirée. Je quittais donc cette salle éventrée d'où la magie s'évaporait un peu plus à chaque minute, croisais Jean-Rémy et me disais qu'il était plus sexy encore en vrai qu'en photo, mais visiblement bien occupé, et sortais respirer l'air de la nuit.
Sur le trottoir, les nicotinomanes se prenaient leur dose, les couples et les groupes se reformaient et je me retouvais à nouveau bien seul, sur mon bout de trottoir. Comme une star après concert, récupérant difficilement du trop plein d'amour reçu, je restais face à ma solitude et, le spleen s'installant vite fait dans ma poitrine, je rejoignis le boulevard à longues enjambées pour me rentrer jusqu'à mon sous-toît du week-end. J'étais paré à tout avant de partir : drague dans la file d'attente, soirée post-concert en bar, nuit en discothèque, gymnastique sexuelle jusqu'à l'aube, mais je me retrouvais seul dans un lit confortable mais qui n'était pas le mien, devant une série policière devant laquelle je ne perds jamais mon temps d'habitude, regrettant de n'avoir pas de lecteur DVD pour prolonger un peu la magie et me gaver d'Ysa, encore, m'abreuver de ce concert à la Nouvelle Eve, comme succédané à cette fin tronquée pour moi, à cette soirée au goût d'inachevé, malgré tout le plaisir qu'elle m'avait apporté.
Bon heureusement, 30' de série policière américaine efficace et le moral était reparti, je voulais savoir qui était l'assassin mais ça me refait penser que le concert Live, sans amis ou de moitié avec qui partager l'après-concert, c'est comme se faire un bon resto tout seul ou aller voir un film sans pouvoir en parler ensuite : Heureusement qu'il y a ce blog finalement, ça m'évite une psychanalyse et me donne l'illusion que je raconte des choses intéressantes à pleins de gens qui viendront les lire... ? M'enfin, je pense qu'il n'y a pas grand monde qui perd son temps ici non plus, vu le nombre de commentaires ...mais bon, l'écriture est déjà un exutoire et enfant, je voulais être dessinateur de BD, puis dessinateur de mode, puis prof d'anglais, après, ingénieur du son (pour bosser avec Stock Aitken & Waterman ou Thierry Rogen, exclusivement!) puis romancier ou écrivain de nouvelles érotiques. Mes petites critiques musicales, finalement, c'est un bon melting-pot de tout ça, non? LOL

Bon fini le bavardage, j'ai encore fait un post encyclopédique que personne ne va avoir envie de lire et il est minuit et demi, grand temps d'aller me coucher si je veux pouvoir me réveiller pour aller bosser demain...