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dimanche 3 juin 2012

Elles & Lui : le nouvel album d'Alain Chamfort pour nous

Après avoir démarré sa carrière sur le label Flèche de Claude François, puis s'être affranchi de son image de chanteur pour minettes (notamment grace à la plume de Serge Gainsbourg) et enregistré une dizaine d'albums pour CBS / Sony Music de 1976 à 2000 et se faire remercier pour ventes décevantes, enregistré un album pour Delabel / EMI en 2003 et subir le même sort, tenté l'aventure indie avec un album hommage à Yves Saint Laurent sur XIIIbis Records, Alain Chamfort fait son grand retour en 2012 avec la major number 1 Universal via son label Fontana, avec un nouvel album à moitié compilation aussi, Elles & Lui, composé de 12 de ses meilleurs titres ré-interprétés en duo avec de jeunes chanteuses de la scène pop française. Initialement sorti en téléchargement uniquement, l'album CD est enfin sorti lundi dernier et je me suis rué dessus ce samedi, afin de compléter ma discographie de ce grand chanteur intemporel et indémodable, même si son visage se ride de plus en plus et que ses cheveux se grisaillent, comme ces nouvelles versions aux arrangements électro pop le soulignent.

Je me souviens, c'est au début des années 80 que je m'amourachais d'Alain Chamfort, avec le clip nipon James Bondien de Bons baisers d'ici et son phrasé impossible à suivre. Bien sûr, des titres plus anciens comme Manureva, Chasseur d'ivoire ou Bambou faisaient partie de ma mémoire radiophonique mais c'est ce single de l'album Secrets glacés et le suivant, Rendez-vous qui me firent suivre sa carrière alors que mon amour pour la musique n'était encore qu'au stade d'ébauche. C'est donc via le TOP50 que je découvrais les singles suivants, extraits de l'album Tendres fièvres, et surtout les méga-tubes La fièvre dans le sang et Traces de toi, mais si jusque là je me satisfaisais à l'écouter à la radio ou à la télé, mon premier achat fut en 1989 pour l'album suivant, Trouble, quand son single aux sonorités dance Souris puisque c'est grave me fis craquer. Je regrettais d'ailleurs que le suivant, L'amour samplé (dis-le moi), génial, ne suive pas le même chemin dans les charts, et à partir de là, achetais ses albums dès leur sortie sans me poser de question. J'aimais à la fois le mélodiste exceptionnel, le chanteur à voix douce et toujours si mélancolique, et ses textes toujours recherchés et emplis d'humour, ciselés par des paroliers hors-pairs, et sur cette période principalement Jacques Duvall. On retrouve d'ailleurs ce dernier aux textes de 6 des 12 titres choisis pour composer ce nouvel album de reprises en duo, mis en musique par le trio de complices Olivier Schulteis (aux côtés duquel on a pu suivre Alain Chamfort  en 2011 sur l'émission X-Factor de M6), Jean-Pierre Pilot et William Rousseau, ceux-là même qui ont travaillé avec Zazie, Christophe Willem ou encore le dernier single d'Anggun pour l'Eurovision.
Avant de se mettre à l'écoute et aux commentaires des douze plages de ce beau CD aux amusantes photos montrant Alain entouré de jambes gaînées de bas colorés dans un dégradé du violet au rose, n'oublions pas qu'Alain Chamfort a toujours été sensible aux charmes des chanteuses, au micro comme dans sa vie. Et je citerais ses duos avec Zazie (Dodo, Rémi), Native (Sacré menteur), Jane Birkin (T'a pas le droit d'avoir moins mal que moi
), Véronique Sanson (Bahia), Mylène Jampanoï (La décadanse), April March (Les spécialistes), Leslie (La fièvre dans le sang pour son projet Futur80 avorté) cette dernière décennie, ou ses collaborations avec Lio ou A Cause des Garçons dans les années 80, sans m'étendre sur sa vie privée qui l'a vu être père cinq fois, son dernier fils Lucien étant né en 2009...

1/ MANUREVA 4:51 en duo avec Audrey Marney 
C'est avec trois de ses plus grands tubes que démarre l'album et d'abord Manureva en duo avec l'actrice et mannequin Audrey Marnay. A l'origine sorti en 1979 et composé avec Jean-Noël Chaléat sur un texte de Serge Gainsbourg en hommage au navigateur Alain Colas perdu en mer l'année précédente, c'est un des titres qui se prêtait le mieux au retraitement électro, comme la version dance/trance de Art Meson de 2007 l'a déjà prouvé. Dès l'intro cependant, leur duo annonce la couleur : on n'est pas là sur les pistes de danse entre David Guetta et Inna ! L'électro wall of sound construit pour supporter les voix mêlées d'Alain et de sa première invitée est plus sombre et moins clinquant, avec même un esprit rock par moment lorsque le batteur se lâche... Ne connaissant pas la voix, et pour cause, de cette première "chanteuse", l'effet duo est plutôt mitigé, à la manière d'un fondu de leurs deux voix plutôt, et il me tarde d'entendre le titre suivant.

2/ BAMBOU 3:28 en duo avec Camélia-Jordana
Là, pas d'erreur, la voix de Camélia-Jordana, issue de l'émission de M6 Nouvelle star, s'offre l'intro en solo et son timbre 
reconnaissable entre mille modernise instantanément le titre de 1981, là encore sur un texte de Serge Gainsbourg, inspiré par sa dernière compagne et mère de Lulu. Même si Camélia-Jordana n'a pas la voix que je préfère, je trouve que leur duo marche beaucoup mieux que le premier et c'est comme si Alain se faisait le parrain de sa chanson, que la jeune chanteuse à lunettes s'approprie d'un phrasé et d'intonations nouvelles qui ne me dérangent même pas. Ce titre fut le premier single promotionnel annonçant l'album.

3/ TRACES DE TOI 3:56 en duo avec Fredrika Stahl
Une intro de violons presque affolés lance Traces de toi avant que la voix délicate et au léger accent scandinave de la chanteuse suédoise Fredrika Stahl, presque à la manière d'une déclaration d'amour à l'oreille, n'entonne les paroles de ce tube de 1986 écrites par Didier Golemanas cette fois. Comme pour Bambou, les arrangements sont moins électroniques que sur la première plage du CD, et même là carrément symphonique, avec un orchestre de cordes dirigé par Olivier Schulteis, et le rendu est un très beau moment entre les deux artistes.

4/ MALAISE EN MALAISIE 4:40 en duo avec Vanessa Paradis
Vanessa Paradis s'accapare le premier couplet complet de ce nouveau titre de Gainsbourg, et c'est comme si on retrouvais la jeune chanteuse au temps de ses Variations sur le même t'aime en 1990, où Serge avait écrit tous les textes, succédant à Etienne Roda-Gil sur les musiques de Franck Langolff. Encore une fois, la voix comme enfantine de la chanteuse avec laquelle il partage le micro se marrie à merveille avec le doux timbre paternel de Chamfort. Cependant, ce titre moins connu issu du même album Amour Année Zéro que Bambou aurait pu céder sa place à un titre plus connu, et ce n'est pas le meilleur texte de Gainsbourg non plus, je trouve.

5/ SOURIS PUISQUE C'EST GRAVE 3:03 en duo avec Inna Modja
Cette fois, c'est sur un riff de guitare rock et funky en diable qu'Alain Chamfort donne de la voix sur un de mes titres préférés, son single mélancolico-optimistique de 1990 Souris puisque c'est grave, avant qu'Inna Modja ne lui ravisse le micro. Les arrangements se teintent doucement d'électronique pour donner au morceau une sonorité très actuelle et bien punchy, ce qui lui vaut d'être le nouvel extrait de l'album et le prmeier à bénéficier d'un clip étonnant et détonnant, rigolo et novateur. Bien sûr, il est difficile d'égaler une version originale qui, à mes oreilles est et restera toujours incomparable, mais ils réussissent à faire vibrer ce morceau différemment et c'est plus que réussi !



6/ L'ENNEMI DANS LA GLACE 3:58 en duo avec Elodie Frégé
Doux arrangements pop en bulles de savon ensoleillées pour cette nouvelle version magnifique du déjà très beau titre de 1993 L'ennemi dans la glace et premier single de l'album Neuf, mais là où la chose paraissait impossible, le mariage délicat de la voix d'Alain Chamfort et de celle d'Elodie Frégé fait encore mieux que l'original ! Prochain single obligé... J'ADORE !!!

7/ CLARA VEUT LA LUNE 3:10 en duo avec Alizée
Rythmique uptempo et arrangements électros très dance pour ce nouvel extrait du même  album de 93 que le titre précédent, et c'est avec Alizée cette fois qu'Alain duette, et une nouvelle fois avec une fée clochette dont la voix enfantine sied parfaitement à ce Clara veut la lune, sauf qu'on se demande si ça ne sonne finalement pas un peu libidineux tous ces duos d'un chanteur de passés 60 ans avec toutes ces nymphettes à voix de jeunes filles... Enfin, Gainsbarre a fait ça toute sa vie et Chamfort a bien trop de classe pour chausser ces mocassins là.

8/ GEANT 3:48 en duo avec Keren-Ann
Retour en 1980 pour reprendre Géant en version acoustique et légèrement symphonique aussi avec Keren-Ann. Là, on abandonne la pop électro grand public pour revenir en territoire indie frenchy. Si ce n'est pas vraiment pour la voix de sa chanteuse partenaire, c'est cependant pour l'interprétation mesurée mais si percutante d'Alain Chamfort que je trouve cette nouvelle ré-interprétation magnifique et touchante.

9/ LA FIEVRE DANS LE SANG 3:50 en duo avec Capucine
D'abord chuchoté seul puis chanté en duo, le premier couplet de son méga-tube de 1986 commence doucement, jusqu'à ce que le premier refrain ne mette la sauce. La voix de sa chanteuse en duo, Capucine, se dévoile seule au deuxième couplet, et si je n'ai jamais entendu parler d'elle, elle sonne plus rock que les autres invitées, la voix un peu fêlée, et finalement idéale pour partager La fièvre dans le sangArrangements réussis donc pour cette nouvelle version 2012, pas révolutionnaire, mais comme semblant avoir pris le recul pour se dépouiller de l'inutile et rester la même chanson quand même.

10/ LES BEAUX YEUX DE LAURE 3:14 en duo avec Claire Keim
Titre le plus récent repris sur cet album, Les beaux yeux de Laure date de 2003 et de son album Le plaisir. Ce n'est pas mon titre préféré d'Alain Chamfort ; par contre, son duo avec Claire Keim, à la voix si expressive, même si elle paraît fragile, m'a fait redécouvrir cette chanson au texte finalement addictif, avec ses rimes en "OR" ; bel effort !

11/ PALAIS ROYAL 4:03 en trio avec Sarah Manesse et Marina d'Amico
C'est Sarah Manesse, une des protégées d'Olivier Schulteis lors de la deuxième saison du X-Factor sur M6 en 2011, qui chante l'intro de Palais royal, troisième titre de 1981 tiré de l'album Poses. La finaliste, Marina d'Amico, mêle sa voix à la sienne et à celle d'Alain plus tard dans la chanson, à l'ambiance presque religieuse par moment ; on se croirait au coin de la cheminée à la veillée de Noël. Trio réussi, même si j'ai peur que ça ne fasse pas plus s'énerver les maisons de disques sur l'une ou l'autre des jeunes chanteuses pour les signer...

12/ RENDEZ-VOUS AU PARADIS 4:06 en duo avec Jenifer
Plus souvent appelé simplement Paradis, ce Rendez-vous au paradis est partagé avec Jenifer et pourrais facilement devenir un autre extrait de l'album afin d'en faire la promotion. Issu du même album que les plages 2 et 4, c'est une version qui modernise bien l'original finalement très new-wave datant de 1981, et qui s'insère parfaitement dans le paysage musical actuel de la belle brune qui s'est refait une santé via l'émission The Voice sur TF1 et dont le tout nouveau single Sur le fil vient de sortir. 

J'en profite pour faire un peu sa promo : écrit et composé par le duo Mutine, dont le premier single Fille ou garçon vient de sortir lui aussi, il sonne electro pop/rock d'inspiration années 80, comme l'était son précédent album, avec un refrain accrocheur et une rythmique imparable. Je vous laisse juge :



L'album s'arrête cependant un peu court pour moi ; j'en aurais voulu encore plus... Et surtout, il me semble manquer des titres incontournables qui se seraient bien prêtés au jeu du duo, et il me vient à l'idée aussi d'autres chanteuses dont la voix se marrierai bien à celle d'Alain ! Alors Pascal Nègre, je m'adresse à toi à genoux pour te demander un volume 2 très vite d'Elles & Lui. Au programme, je veux l'incomparable Vu du ciel, Chasseur d'ivoire version afro/R&B, évidemment mes chouchous de 1983 Rendez-vous et Bons baisers d'ici, L'amour samplé aussi bien sûr, Les majorettes, Ce ne sera pas moi, Revenir avec vous, Que ce soit clair, Sinatra, et Tombouctou. Et pour finir à douze aussi, Yelle pourrait ré-enregistrer avec lui sa chanson A cause des garçons qu'il avait composé pour le duo du même nom en 1988 et qu'elle avait repris.
Et ça m'amène aux invitées à appeler à la rescousse pour ces nouveaux duos : Nolwenn Leroy et Chimène Badi, ça serait génial, Sofia Essaïdi, Amel Bent et Amandine Bourgeois, (puisqu'il aime bien les anciennes des télécrochets LOL), Mélissa Mars, Elsa Lunghini, Anggun, Pauline, Sandrine Kiberlin, Cristina Marocco, Julie Zenatti, Elisa Tovati, et pourquoi pas Valérie Lemercier, Héléna Noguerra, et Charlotte Gainsbourg ? La boucle serait bouclée. Ou rêver d'Ysa Ferrer sur Les majorettes, après Pom pom girl hi hi ! Comme vous le voyez, il y a l'embarras du choix et j'en ai plus d'une douzaine. Ne reste plus qu'à croiser les doigts. Et à écouter ce premier volume déjà ! A l'acheter en tout cas.

samedi 12 novembre 2011

succombez à la Love revolution d'Inna Modja !

Son French cancan nous a envahi les oreilles tout l'été et si j'ai bien résisté au début, plus irrité que charmé par le couplet sans queue ni tête jouant simplement sur les sonorités "Coco choco Chanel & chocolat...", je dois avouer finalement m'être laissé surprendre à fredonner ce Monsieur Sainte Nitouche finalement très Motown-ien au refrain charmant et à son clip amusant où j'ai vu comme une ode à Monsieur Saint Laurent. De là à acheter l'album de la belle, il y avait quand même comme un fossé mais le second extrait, La fille du Lido, lui, m'a dès le début conquis et je me suis décidé à lui donner le temps d'une écoute dès sa sortie lundi dernier et... me suis acheté le CD jeudi en repérant des idées de cadeaux de fin d'année...

D'origine Malienne, la belle Inna, - à ne pas confondre avec la reine du dancefloor, Inna tout court, ou Inna, la roumaine -, Modja donc de son nom de scène, bien que Bocoum de son nom de famille, n'en est pas à son coup d'essai puisque c'est en 2009 que paraît son premier album, Everyday is a new world, soul/folk acoustique bluesy finalement proche de ce que fait Jason Mraz avec qui la belle se fit remarquer sur un Taratata, avant de sortir en single It's alright et surtout un sautillant Mister H moins mélancolique que la tonalité générale de l'album. Je ne m'étais intéressé à son cas que par hasard lorsqu'elle reprit Des'Ree avec un Life plus pétillant et déjà inspiré de la soul américaine période Motown comme ses nouveaux titres.

Vu la couverture médiatique de son French cancan cet été, il me fut impossible de louper son retour et comme je le disais plus haut, je me laissais embarquer comme malgré moi, plus encore que par sa version de Life que je m'étais finalement contenté d'apprécier comme une reprise que l'on épingle dans sa collection de covers. C'est bien La fille du Lido qui changea tout puisque, tout en continuité français/anglais Motown-esque avec son tube précédent, ce nouveau single a l'avantage d'avoir un refrain immédiatement accrocheur et mémorisable, avec ses paroles en français qui se retiennent bien et une rythmique imparable qui fait battre la mesure donne envie de se lever pour remuer du popotin... Bien que plus diversifié, sa Love Revolution m'a donc suffisamment plu lors des previews pour que je l'emporte chez moi et occupe même sa place dans mon blog ; la consécration, quoi ! LOL

Presque entièrement écrit à quatre mains avec Alexandre Azaria, qui réalise le tout également, cet album semble être le bébé d'une belle rencontre artistique et a manifestement été réalisé dans la bonne humeur, puisque ça s'entend et que la jeune et belle chanteuse semble bien plus épanouie et en phase avec son âge sur les rythmiques de ce second opus que sur ceux de son précédent album, finalement triste à mourir...
L'album démarre doucement avec de doux choeurs presque gospel qui déroulent le tapis rouge pour la voix d'Inna Modja sur un Big apple tout en anglais qui cache bien son jeu et enrole très vite des cuivres et une sympathique rythmique soul qui élève le morceau de son intro plus lente. Dès ce premier titre, l'esprit Motown est dans la place et je sens qu'il ets là pour rester tout du long !
Kinks in my hair enchaîne toujours plus gospel/soul avec des choeurs omniprésents pour ce deuxième titre tout en anglais, et je comprends que le français/anglais des deux singles n'est finalement qu'une accroche pour les radios (et le public) pour biaiser leur politique des quotas et être playlistée. Ce nouveau titre toujours uptempo fait cependant la place un peu trop belle aux choeurs plus puissants que la voix lead d'Inna je pense car c'est Angie Cazaux-Berthias (créditée aux choeurs de tout l'album) qui remporte mon coeur...
Heureusement, c'est French cancan (Monsieur Sainte Nitouche) qui suit et on est en territoire connu avec ce méga-tube de l'année 2011. A part l'effet répétitif "coco/chanel" dont je parlais précédemment, j'aime finalement beaucoup cette ritournelle entrainante qui, il faut bien le reconnaître, a un refrain imparable qui se vrille dans la tête et ne veut plus en sortir pour el reste de la journée ! Soutenu par son clip amusant et sexy, ce n'était que justice qu'il trouve son public...
Une guitare sèche démarre le morceau suivant et l'ambiance redescend pour retrouver la mélancolie folkeuse que j'avais entraperçue sur son premier album, sauf que ce You love me n'est pas si triste et morne que ça ; la mélodie va et vient comme une rivière autour du texte, une nouvelle fois 100% en engliche, et je me surprends à dodeliner de la tête en rythme... Bon signe, ça !
Emily, le titre suivant qui s'étire sur plus de cinq minutes, récupère une ryhtmique plus appuyée pour un titre qui se fait plus symphonique avec des arrangements de cordes qui entourent bien le clavier très présent des couplets mais se fondent plus dans le refrain en wall of sound Spector-ien. Là encore, l'univers est philly-retro américain mais j'aime bien.
"L-I-D-O, un jour ce sera L-I-D-O, la fille du Lido..." entonne joyeusement Inna et le second tube de l'album ramène de la fraîcheur et de la légèreté. S'il ressemble à French cancan, ce n'est pas seulement parce que La fille du Lido alterne de la même manière couplets en anglais et refrain en français sur une rythmique d'inspiration 60's bien appuyée, mais aussi et surtout parce que les paroles de ce second single continuent la thématique franco sexy Parisienne de la belle de la mode / cabaret. Son clip est plus sexy encore que le précédent et Inna Modja capture vraiment l'oeil du spectateur autant que ses nouvelles chansons lui vole son coeur. La prononciation de l'alphabet du nom du cabaret, finalement très américaine (à la L.O.V.E.), apporte une touche encore plus addictive à la chanson lors du break comme il avait d'emblée pris place dans l'intro et je me dis que le duo Inna Modja / Alexandre Azaria n'use que de bonnes ficelles pour se tisser des tubes.
For my land, qui suit et semble dédié à son Mali d'origine, sonne presque inspiré des bayous de New Orleans même si on n'est pas non plus complètement dans l'esprit cajun non plus ! A nouveau 100% en anglais, c'est en tout cas un titre d'album fort où la belle exilée chante ses racines.
Retour du français sur I'm smiling et cette fois, surprise!, c'est sur les couplets, l'anglais se préservant pour le refrain. La recette mélodique est également différente des deux singles précédents, moins pop insouciante mais toujours très rythmée et accrocheuse... Futur single prévu ? J'aime particulièrement l'accroche pré-refrain "Je veux vivre à la cool comme un rasta man du Mali..." où la voix d'Inna se fait presque gutturale. A noter que ce titre est le seul qu'Inna n'a pas co-écrit avec Azaria, mais avec Rémi Lacroix, ce qui explique peut-être la différence d'inspiration du morceau.
Une guitare bluesy démarre le titre suivant, Homeless, au texte fort de sens mais au refrain qui n'en oublie pas moins d'être très mélodique et presque tubesque de simplicité : un morceau qui devrait prendre toute sa dimension sur scène, repris en choeur par le public. Je ne peux m'empêcher d'y voir un de mes titres préférés bien que cette guitare qui gratouille totu du long ne fasse pas partie du tout de mes sons chéris habituels...
Ex-girlfriend repart dans la soul sirupeuse avec ses cordes et cuivres généreux, sa caisse claire qui tambourine en ouverture de refrain et l'on se croit à Philladelphie à écouter une émission mythique américaine où Inna croiserait Otis, Aretha et autres sources d'inspiration manifestes du duo ; bon titre de fin d'album, mais pas assez accrocheur pour en être extrait en single...
Spirit enchaîne et c'est déjà la fin du tracklisting de l'album tel que noté sur la pochette de mon CD. Avec ses couplets plus parlés que chantés et son long texte presque slammé sur des cordes magnifiques comme Benjamin Biolay sait paraît ses morceaux, cette ultime nouvelle compo allonge un peu plus le plaisir finalement et c'est ce titre qui donne le titre à son album puisqu'elle y chante que la "Love evolution is the new revolution". Le refrain planant se fait presqu'incantatoire avec la voix d'Inna qui s'y mélange avec les choeurs. Ça aurait fait une belle fin d'album sauf qu'on a droit à des bonus !
D'abord Life, le single hors album de l'année dernière et reprise de Des'Ree, dans un arrangement finalement très annonciateur de la route que la belle allait emprunter, puisqu'à la rythmique presque identique à ses deux singles de 2011, et aux arrangements riches et chauds, sirupeux à vous couler dans les oreilles comme du miel sonore réconfortant pour l'âme.
C'est ensuite la version anglaise de French cancan qui se fait sa place en bonus sur mon CD, avant son remix par Cutee B, et le "Monsieur Sainte Nitouche" devient "Monsieur Scandalous" même si "je suis enchantée" reste inchangé, de même que les coco-choco-chanel-chocolat, bizarrement moisn énervants...?
Enfin, le remix électro clôt l'album comme un cheveux sur la soupe car même s'il est réussi et qu'il place le titre dans un style que j'aime beaucoup, il remet la musique d'Inna Modja dans le son d'aujourd'hui alors qu'elle s'est évertuée tout au long de l'album de s'en échapper pour mieux replonger dans la musique américaine 60's/70's et y puiser son inspiration. M'enfin, je ne vais pas m'en plaindre puisque c'est ce genre de remix qui souvent me fait apprécier une chanson que je trouve fade sinon, et elle montre surtout que la jeune chanteuse ne perd pas pour autant pied avec la jeunesse actuelle...

Résultat des courses : de la pop/soul tour à tour pétillante et vibrante et un virage à 180° salvateur pour l'Inna Modja morte vivante rencontrée du temps de son premier album. Dommage cependant qu'il n'y ait pas d'autres Fille du Lido sur le CD, même pas un petit remix électro !