dimanche 25 avril 2010

"Encore une chanson" Samedi soir sur France 2 : Concept 2 Merde!

Hier soir, France 2 promettait une nouvelle émission de variété reprenant en image le concept radiophonique "Stop ou encore", soit deux chansons interprétées en direct live sur plateau par un artiste, les téléspectateurs votant s'ils en voulaient un troisième titre, avec au programme, Christophe Maé, Marc Lavoine, la star internationale Mika, et en invitée d'honneur, pas moins que Mylène Farmer, un vrai évênement pour la promotion de son DVD au Stade de France.
Bilan ? Une émission de merde ! On se serait cru sur TF1...

D'abord la présentatrice, Laurie Cholewa, clone brune de Flavie Flamant, toute émoustillée de se retrouver là, chantonnait au milieu du public pendant les prestations et débitait ses fiches telle une Daniéla Lumbrozo en cure de rejuv, en oubliant presque de faire voter les téléspectateurs. Virginie Guilhaume sur M6 matraque beaucoup plus les n° payants où appeler ! Pas sûr que France 2 soit rentré dans ses frais avec les appels et SMS ce soir.

Ensuite, si l'émission commença bien, avec l'incontournable Christophe Maé pour faire adhérer le public curieux et l'empêcher de zapper, puis Marc Lavoine ou Grégoire, tous reconduits par les quelques votes à nous chanter leur troisième titre, je m'étonnais quand Camélia-Jordana ne fit qu'un tour rapide avec son single, Non non non (écouter Barbara) qui commence à ne plus trop me déplaire..., puis s'éclipsa aussitôt : hors concept ou peur des suffrages?
Là où la débandade commença fut lorsque Laurie, en direct de son oreillette, nous annonça Mika en duplex depuis sa loge puis en live depuis la scène où il se produisait... Le problème est que ce samedi soir, il se produisait sur la scène de lyon ...et que c'est son concert de la veille à Marseille qui fut diffusé ! Je ne suis pas sûr que l'on puisse nommé "direct" un différé de 24 heures...
Mais le pire était à venir : annoncé comme l'évènement de la soirée, l'invitée d'honneur Mylène Farmer fut lancée par l'animatrice tandis que le public hurlait son prénom ...pour ne récolter qu'un unique titre (Ainsi soit je... et alors, elles sont où les deux autres chansons?) sur écrans plasma, puisque pré-enregistré avec Yvan Cassar au piano. La meilleure, c'est que la régie alternait images magnéto avec plateau désert et vues du public live devant les images de Mylène sur les écrans, et qu'après la prestation, Laurie rappela que tous les artistes ce soir chantaient en direct !!!!! DE QUI SE MOQUE-T-ON SUR FRANCE TELEVISIONS ?
C'est alors que je remarquais que le logo "en direct" en haut à gauche de l'écran télé n'arrêtait pas d'apparaître et disparaître, et je crois bien que des trois titres de Calogero, seul le dernier fut vraiment en direct, et encore... Même différé que pour Mylène pour les titres interprétés par Les Prêtres, concept adapté en français des irlandais The Priests (il fallait le trouver, c'est vrai!), sonnant comme les Vox Angelis sans la puberté. Encore que, entre la basse grisonnante de droite, le soliste maniéré à voix de fausset et le petit asiatique de gauche, une collaboration avec les choristes pré-nommés serait musicalement possible, mais pourrait passer pour de la pédophilie musicale organisée... Remarquez, en ces temps de coming-out pédophiles en Allemagne et autour du Vatican, pourquoi pas enfoncer le clou? Y'a pas que Jésus qui peut être crucifié !
Le trio pré-enregistré massacra mes oreilles sur Quand on n'a que l'amour et L'envie d'aimer après un titre plagié sur un air classique en latin façon Gregorian et beaucoup moins sexy qu'Enigma. Il parait que leur album est N°1 des ventes, je comprends pourquoi le disque est en crise !
Dans le même style et pour clôturer cette "magnifique" soirée, après un passage en vrai live sûrement sur trois titres de Gérard Lenormand (à cette heure là, les ménagères de plus de cinquante balais et seul public fidèle à ce dinosaure de la chanson française étaient sûrement déjà endormies dans leur fauteuil...), le jeune ténor chevelu Amaury Vassili en duo avec la belle anglaise Katherine Jenkins sur Endless love, toujours en "direct" pré-enregistré et je me dis que leurs voix ne s'accordaient pas vraiment...

Au final, si c'était bien de proposer une soirée de variétés en direct (et moins branchouille que les invités de Nagui sur Taratata), France s'est totalement fourvoyé et si l'émission se déclinait à nouveau en primetime, je ne regarderais sûrement plus de peur d'être à nouveau trompé sur la marchandise !

jeudi 22 avril 2010

Nouvelle Star 2010 : Prime N°2

Le second prime de ..la Nouvelle Star.. ..2010 a.. démarré hier sous les bons hospices des Beatles et de leur indémodable Help ! avec les dix candidats restants tous ensemble. Comme pour le Venus des Shocking Blue de la semaine passée, je ne peux m’empêcher de rappeler que les Bananarama en ont également interprété une version inoubliable en 1989, avec trois comédiennes comiques anglaises nommées pour l’occasion Lananeeneenoonoo, en tant que disque charitatif de la journée des nez rouges (Red Nose Day).

Cette semaine, la maitresse de cérémonie Virginie Guilhaume se la jouait moins décolletée mais plus courte, arborant une robe assymétrique bleue moins sexy que le bustier pigeonnant de mercredi dernier.


Le premier candidat à se lancer fut le mauricien Dave, annoncé chantant du …Dave. On reconnaissait finalement à peine Du côté de chez Swann version rock comme il l’interpréta. Sa voix me parut par moment trop sucrée pour les arrangements rock du groupe mais c’était globalement pas mal. A part Philippe Manœuvre qui vit rouge, il plut également au jury.

François enchaîna avec le tube des Hoobastank, The reason. Si son entrée en matière tout en rock ouaté avec voix feutrée promettait d’oublier sa reprise criarde de la semaine précédente, le refrain nous ramena un François vociférant dans le micro à s’en péter les amygdales. Autant sa voix est enchanteresse dans le calme velouté, autant elle est insupportable quand il monte le volume… Seule Lio vit rouge, encore que, à pleins poumons, le dit François offrait à la caméra un visage rougi par l'effort vraiment pas beau à voir.

Annabelle apparut ensuite en tigresse mi Beyoncé, mi Tina Turner, pour reprendre le Hot stuff de Donna Summer. Si sa voix grave resta un peu en dessous du volume nécessaire pour donner pleine puissance à cette tuerie disco interprétée façon plus R&B par la belle, ça ne méritait pas les quatre rouges qu’elle récolta ! Le public sifflant et hurlant fut de mon avis et si quelques tomates s’étaient égarées dans les poches des spectateurs, on aurait sans nul doute vu nos jurés bombardés. La belle quitta le plateau en larmes…

Black hole sun des Soundgarden repris par le bel hidalgo chéri de ses dames, ça promettait d’être surprenant. Difficile en effet de faire mieux que la version originale, hymne à la fois aérien dans la voix et très lourd dans la musique très dark. S’il s’en sortit côté voix, son interprétataion manquait de charme, un peu trop monolithique malgré le final à genoux sur scène avec un renversé en arrière dos au sol qui démontra la souplesse de Ramon. Cette fois, et Lio, et Philou, lui décochèrent un rouge tandis que leurs compères se montraient satisfaits.

La punkette BCBG Lussi déboula en collier clouté pour chanter sur piédestal La fille du père Noël de Dutronc et j’attendais impatiemment que le calvaire s’arrête : elle éructa toute la chanson en parfaite hard-rockeuse et bien sûr récolta 4 bleus et une foultitude de compliments et de superlatifs de la part de nos jurés omnibulés par l’estampille « rock » et « tendance » de l’émission. Moi, fan de Dance, d’Eurovision et de la bonne variété qui tuerait Manœuvre en 5 minutes d’écoute, j’ai rongé mon frein tout du long…

Sacha suivant, je me levais déjà pour la pause pipi quand le titre de sa chanson reprise, I will survive de Gloria Gaynor, me titilla. Je pensais bien qu’il n’allait pas la faire dans le style disco kitsch mais j’imaginais bien des arrangements à la Cake qui en avaient fait une version grungy il y a quelques années. Je dois avoir des dons certains de voyant puisque le groupe entama une version bien rock du titre et que Sacha y posa sa voix en cassant totalement le rythme des paroles pour une libre adaptation déjantée rock que je trouvais malgré mes goûts géniale. Notre Philou le snoba d’un rouge en critiquant un pompage pur et dur de Cake justement mais sa remarque pour moi ne pouvait s’adresser qu’à Olivier Schulteis et son orchestre. Il n’a pas du ecouter Sacha mais juste la bande son. Son phrasé était bien différent et inventif. Ses trois compères ne s’y sont pas trompés et l'ont bien sûr tout paré de bleu.

Luce fut la deuxième de la soirée à ne récolter que du bleu sur une reprise des Mamas & Papas Dream a little dream popularisée en français par Enzo Enzo en 1989 sous le titre Les yeux ouverts. Sa reprise fut comme d’habitude très personnelle, la belle rousse jouant de sa voix tantôt rauque, tantôt enjoleuse, tantôt feutrée, jouant d’humour, de feulements et de bisous avec une interprétation que je ne peux m’empêcher de penser proche d’une Bjork, la voix insupportable en moins ; sa voix est son instrument pour faire passer les émotions, joie, tristesse, désir… Son corps est son costume pour rentrer dans un personnage et jouer un rôle d’interprète pour la caméra.

Stephanie suivit, toujours surprenante dans son décalage entre son look et la musicalité de sa voix, reprenant à sa manière un titre de Véronique Sanson, Sur une drôle de vie. Je ne connaissais pas l’original mais appréciais sa prestation, les yeux fermés cependant. Manœuvre décidément grognon n’y trouva aucune des qualités que les trois autres entendirent et elle repartit joyeusement avec trois bleus sans oublier de remercier Franck Sitbon au piano.

Avant-dernière de la soirée et repêchée de justesse la semaine dernière, Marine vint se planter devant son micro pour reprendre Sous le soleil exactement de Gainsbourg. Sa chanson me parut interminable, tellement plate et monocorde, voire atone, que j’évitais l’ennui ou la crise de narcolepsie en quittant mon canapé. Les jurés furent du même avis sauf le sieur Manœuvre, toujours en décalage (ce doit être son sonotone), je n’imagine pas ce qu’il put trouver de bien dans cette interprétation… Il s’expliqua mollement en disant que cette chanson (et non la version de Marine) lui rappelait Serge qu’il eut le bonheur de connaître, etc. Ses votes semblent ne jamais découler de l’interprétation des candidats mais de la chanson choisie avant tout…

Dernier candidat, Benjamin, dont l’auréole de feu s’étoffe de semaine en semaine (envoyez-le se faire tondre !), clôtura la soirée avec un titre que je ne connaissais pas, Oh Yeah ! de Housse De Racket. La chanson me plut, titre funky-groovy rock bien énervé interprété magistralement par les musicos, le batteur en tête, mais le chanteur moins, toujours à planer à trois millions d’années lumière dans la musique, complètement déjeanté et shooté à l’adrénaline du prime. C’est simple, ce mercredi, Zébulon, c’était Benjamin : il se tortilla, traversa la scène dans tous les sens tant et si bien qu’il s’écroula sur l’escalier à la fin du titre et gémit à Virginie qu’il avait mal aux jambes. Pauvre p’tit chou ! Le jury conquis s’extasia de quatre bleus tandis que mes mains se crispaient en rythme sur ma paire de ciseaux et une tondeuse en chantonnant quand même « oh yeah, oh yeah, oh yeah ! »


Que retenir d’autre ?

Que M6 nous offrit également deux prestations à cinq en intermèdes plus tôt dans la soirée ; les filles d’abord sur Toutes les femmes de ta vie des L5 pastichées avec perruques mais vocalement très similaire aux popstars défuntes, et les garçons ensuite sur Rich girls de The Virgins, plus rock, moins second degré râté et finalement très réussi, avec un jeu de jambe ou de basket même de François qui m’a presque fait oublié sa pauvre prestation du début de soirée.


Un passage de Maître Najar plus tard, les prénoms s’égrénèrent pour ne laisser que Marine et Annabelle sur la sellette. Chacune pensait être la victime des votes du public après avoir été la victime des votes du jury. Heureusement, c’est bien Marine (et sa voix monocorde) qui resta sur le carreau : elle ne me manquera pas, pas plus qu’à Lio qui le proclama haut et fort devant les caméras.

Rendez-vous la semaine prochaine. S’ils ne réagissent pas comme a su le faire Sacha cette semaine, j’ai peur que Dave, François ou Annabelle ne soient en difficultés. Mais tout est possible : se vautrer comme aimanter les votes du public d’un clin d’œil ou d’un déhanchement, alors…

mardi 20 avril 2010

new Kylie CD in store for 5th of July !



While a new unreleased jewel from previous studio sessions leaks,





Kylie's new single title has been announced (All the lovers)
as well as her 11th studio album, Aphrodite, coming in stores for 5/7/10...
I can't wait !

Tracklist:

01. All The Lovers
02. Put Your Hands Up
03. Better Than Today
04. Too Much
05. Robot Love
06. Get Out Of My Way
07. Is It Love?
08. Satellite
09. Holy
10. Beautiful
11. Aphrodite
12. Ruined







Nouvelle Star : premier prime cru 2010



La semaine dernière commençait réellement à mes yeux la huitième saison de la Nouvelle Star sur M6 avec le premier prime. Je n'ai en effet que faire des épreuves de castings où sont diffusées plus de séquences casseroles que de belles interprétations... C'est déjà mieux au théatre mais là encore, lorsque l'on s'attache à un candidat méritant, il n'y a que peu de chance de le voir arriver jusque sur le plateau de Baltard, alors à quoi bon ?!
La grande messe 2010 commençait donc Mercredi dernier, puisque M6 a préféré décaler son émission musicale phare du printemps du Mardi au Mercredi, à mon grand bonheur puisque face à Dr House sur TF1, le karaoké des candidats ne faisait pas le poids, même pour un fan comme moi...

Le prime a commencé avec une collégiale digne de la Star Academy des 15 candidats sur le patchwork musical éventé de Laurent Voulzy, Rockollection. Au programme, 9 filles, 6 gars, et quatre jurés prêts à en découdre pour se faire remarquer, passer au zapping avec une bonne phrase erotico cosmique comme seul Dédé Manoukian sait les faire, bref, mériter son salaire !
Les hostilités démarrèrent avec Annabelle, brunette soul remarquée au théatre pour avoir étouffé avec sa comparse de trio leur jeune collègue, et sa reprise soulante et un peu saoulante aussi d'Alicia Keys, Empire state of New York, où elle ne manqua pas de voix mais où son interprétation fut justement un peu trop en force et pas assez en soul... 3 bleus des boys et un rouge de Lio, c'était bien payé mais elle ouvrait le bal donc les jurés manquaient de repères et après tout, il n'y avait pas eu de fausses notes non plus...
Suivait François, le breton mal rasé, sur Temps à nouveau de Jean-Louis Aubert, là encore interprété tout en force, alors qu'il avait su si bien jouer de sa voix feutrée pour nous émouvoir au théatre. Les scores s'inversèrent pour donner 3 rouges et 1 bleu de Dédé à sa prestation sans vraies fausse notes mais un peu criarde et surtout très karaoké-esque. Il faut qu'il se re-saisisse vite, je l'aimais bien, celui-là.
Stéphanie, la belge tatouée de partout (berk!), en couleur en plus (re-berk!), avec des piercings partout (re-re-berk!) et ses dreadlocks décolorés (re-re-re-berk de chez berk!), le suivit, tout en cool attitude sur une interprétation bien appropriée mais respectueuse du Faith de George Michael : une belle surprise et quatre bleus mérités.
Manon, une fille du sud un peu ronde à la voix profonde et envoutante, enchaîna avec le dernier tube d'Amel Bent, Où je vais, et il fallait s'y attendre, Philou Manoeuvre éructa son dégoût de la variétoche en accompagnant Dédé dans le rouge tandis que les deux autres s'extasiaient (surtout Lio) sur sa qualité d'interprétation bien mieux que l'interprète originale (Amel, si tu regardes...). C'est aussi la première candidate qui au final ne remporta pas assez de suffrages auprès des téléspectateurs. Dommage... Une bonne chanteuse de variété à belle voix aurait eu sa place sur les primes pour contrebalancer les rockeurs branchouilles encensés par le jury.
Tournicoti, tournicoton, le zébulon du programme Siegfried était le suivant et j'ai halluciné grave ! Pile ou face de Corynne Charby, il fallait oser... revu et corrigé façon Julien Doré sans en avoir la voix vraiment mais avec le même art du démembrement sonique pour prendre une chanson variétoche des années 80 et lancer à mains nues sur l'orbite de Saturne cet ovni musical pour transformer l'essai ... moi, j'ai bien aimé. Christophe Willem en son temps revisitait lui aussi des tubes incontournables et démodés, aux saveurs normalement indigestes pour les oreilles branchées de nos jurés, mais savait l'emmener dans un territoire appelant les votes du public. Là, l'employé gouvernemental du ministère des affaires étrangères manqua le coche, il s'en voulait pourtant la mouche en cette soirée, jouant du décalage jusqu'au bout en finissant la chanson, caché derrière de grandes lunettes d'extra-terrestre mais se faisant éliminer au final malgré 3 bleus et 1 rouge du jury. Sans doute n'avait-il pas assez de talent vocal pour attiser le feu des sms-eurs. A part la barrette dans les cheveux, je ne vois pas trop cependant ce que Julien Doré avait de plus pour mériter sa victoire, en son temps... J'aurais adoré le revoir de semaine en semaine et me demander quelle improbable chanson il allait faire pétiller...
Après Siegfried et son prénom teuton, ce fut le tour de Ramon, le bel ibère, dont toutes les filles sont folles apparemment. Si son physique, quoique loin d'être ingrat, n'est pas non plus renversant, c'est son délicieux accent qui les fait toutes fondre lorsqu'il parle et chante en français. En anglais, c'était moins perceptible mais ça n'a pas empêché sa reprise de Bill Withers, une de mes chansons préférées de tous les temps, Ain't no sunshine, de faire hurler Baltard et de lui donner 3 bleus, un rouge de Mister Manoeuvre (en désamour avec sa reprise trop proche de la version originale, et donc en dessous, pour lui) et une place pour revenir la semaine suivante.
La blondinette Ambre suivit, habillée d'un drapeau américain déguisé en Tshirt, et rugissant Quelquechose de Tennessee de Johnny avec des intonations dignes d'une Sylvie Vartan période disco, façon grand ouest américain. Copie karaoké certifiée ! Deux bleus (à se demander comment!?), deux rouges, plus tard, la miss se verra en ballotage pour être repêchée par le jury mais le verdict sera "Byebye". Sans regrets, ma grande!
Le phénomène Luce vint reconquérir mes tympans avec une reprise déjantée assumée de -M-, Qui de nous deux? Standing ovation du public, 4 bleus du jury et une place dans le coeur des téléspectateurs, la rousse aux rondeurs multicolores et sans fausses moustaches, venue presque pour rire aux castings pourrait bien se révéler être un élément moteur des primes de cette saison 2010.
Dave, grand gaillard des îles à casquette, enchaîna avec le Beggin' des Four Seasons façon Madcon et je suis resté sur ma f.. rien à dire, ni en mal ni en bien. Le seul rouge de l'expert Marco Prince sur ce titre funky/soul reflète assez mon opinion : on en attendait plus.
Pour le candidat suivant, je me rappelle avoir fui dès l'intro : Sur la route de Raphaël, c'est déjà dur à encaisser pour moi, mais interprété mot pour mot, intonation pour intonation, soit une copie atone de l'original faite façon karaoké option débutant par un Sacha à l'image romantique à souhait pour plaire à la minette en fleur portable à la main SMS-ant à toute allure pour vibrer de plaisir devant son écran, ça m'a fait courir aux toilettes. Deux rouges, deux bleus, mais surtout le vote des filles en fleurs plus tard, j'ai déjà prévu ma pause pipi mercredi prochain pendant son prochain passage.
La suivante ne me fit pas revenir en liesse : reprendre du Olivia Ruiz, Elle panique, c'est déjà pas ma cam', mais de la façon dont Anna l'a joué, j'étais sûr de la voir se barrer à la fin de l'émission : 3 rouges plus tard, j'avais raison.
Marine, avec sa reprise fidèle du Be my baby de Vanessa Paradis époque Lenny Kravitz, a frôlé le même sort. Lio a eu beau mettre son véto, les trois jurés sous le charme ont faite de Marine leur baby du repêchage, le public n'ayant là aussi pas été convaincu. Rendez-vous la semaine prochaine pour sa mise à mort par Lio, bis.
Lucia tenta d'enchaîner avec Je suis un homme de Zazie, façon ambiance tribale et pieds nus, ce qui déchaîna les foudres de Marco Prince et anima un peu la fin d'émission avec des jeux de chaussures de Virginie Guilhaume et Lussi. Cela n'empêcha pas la candidate de ne pas récolter suffisamment de votes pour rester une semaine de plus...
L'avant dernier candidat de 16 ans et benjamin de l'émission, le bien nommé Benjamin aux cheveux de feu bouclés "affreux affreux affreux" ("que l'on vire son coiffeur et le décapite en place de grève!" ordonnerait sans doute la reine de coeur au doux pays d'Alice) suivit avec After tonight de Justin Nozuka et même si ce n'est pas mon style, c'était pas mal dans le genre, sauf que le gamin fait un peu allumé sur scène, mais allumé tout en intériorité, allumé de l'intérieur, grave à faire peur, quoi! Pas au jury en tout cas, conquis à 4 bleus.
La soirée se terminait avec Lussi (après Luce et Lucia, faut bien que l'ortographe décalée nous empêche de les confondre, hein!), clône de Lio, même tempête brune au carré impeccablement lissé, tatouée et courte vêtue sur scène, reprenant façon power pop le Venus des Shocking Blue que Philou apprécia mais qui pour moi est aussi le Venus des Bananarama et qui pour les plus jeunes est le Venus des pubs Gillette... Valeure sûre du casting 2010 (et en trio au théatre avec Stéphanie et Luce), elle s'en est plutôt bien sortie même si elle minauda un peu trop à mon goût face à la caméra. A noter un essai de message subliminal de sa part en jouant avec une chaussure, de sa cuisse à son entrejambe... Pas si sage qu'une image, la Lussi, à y regarder de plus prêt... Manoukian vit rouge mais il fut bien le seul. Le public la fit revenir en deuxième semaine aussi.

Au final, Ambre, Anna, Lucia, Siegfried et Manon quittèrent l'aventure. Marine fut repêchée par les 3/4 du jury et est attendue au tournant du second prime donc. Rendez-vous pour la suite mercredi, et comme j'ai mis un temps fou à poster mes impressions, c'est déjà demain !

dimanche 18 avril 2010

The Glee Cast comes back and they cover Madonna!

One of the few american TV series that I've taken pleasure pre-viewing all in english (with french subtitles I admit) is GLEE, the FOX musical comedy aired since 2009 that portrays the lifes of a handful of second-hand college kids singing in the glee club.
After 13 episodes, the first season has just started again in the US last week but the BIG event is next tuesday's episode #15 where the cast covers Madonna. The music will be available on iTunes before a physical CD (including their cover versions of Express yourself, Like a virgin or Like a prayer and more) and the video for Vogue has just appeard on YouTube and it's incredible !
I couldn't believe my eyes : seeing Jane Lynch (playing masculine coach Sue Sylvester in the series) pastiching Madonna looks CRAZY but it sounds good and I think it may be the first time Jane Lynch is given a song to sing on the show : thumbs up for her !!!

dimanche 4 avril 2010

Tribute song to the Pet Shop Boys






by Nathan Jay : "The Pet Shop Boys blocked me on Twitter"
It's not about the video, but about the lyrics taking words from Pet Shop Boys' songs, and the music that sounds good to me!

samedi 13 mars 2010

Eurovision season begins with this year's UK entry by Stock & Waterman

Now that I have watched & listened to every youtube performance of the UK Your Country Needs You yesterday show (where people voted for their winner to go to Eurovision in Oslo this year), I can say that I really think Josh was the strongest (out of the six ones) performer of the show. They all performed a Stock/(Aitken)/Waterman classic before making it (or not) to sing the new Stock & Waterman song and try win the show :


- Uni5's girls were just ok and the guys did very bad with their short parts of Last thing on my mind : the overall perfomance was utter shit! Steps must have gone to hell in that 2 minutes time...

- Karen Harding's What do I have to do didn't suit her pale vocal at all and she sounded breathless from the very start...

- As I didn't know the Miss Blitz girls from their previous show, I am not biaised and I must admit their rendition of Better the devil you know did nothing to me...

- Alexis Gerred's version of Never gonna give you up was fine enough in comparaison to the previous ones but his vocals turned out to be a little thin in some places although he was the most good-looking UK chance of the night : he's cute and he's got that talent to take the camera on him. With some more vocals lessons or auto-tuning in studio he might get well in the charts someday or the other... Same applied to his rendition of That sounds good to me but the song didn't suit his voice at all so I don't regret he failed.

- Esma Akkilic's both performances showed she is good looking and has a good voice but that she cannot keep the distance when she needs to keep a high note, particularly on the ending of This time I know it's for real. Her forgetting the lyrics of That sounds good to me must have led her out for sure too. It is such a shame!!! If she had liked the song, she would have known it by heart so NO REGRETS.

- Josh Dubovie, finally, really knows how to push his voice where it needs to go and it suits the Stock/Waterman song well for me ...but he doesn't have the look of a winner : he lacks that appeal Alexis got : he'll be perfect for stage performances on musicals but not for the charts I'm afraid. I'm satisfied though that it is him who got to win yesterday as he was the most vocally gifted to do justice to the song in Oslo.

The song, That sounds good to me, itself is nice, with the slow start then the pop arrangements, cross between Steps & Scooch, sounding very retro 90's, very old fashioned eurovision too (schlager) with the ending high notes SO I LIKE IT A LOT but I very much doubt it can finish in the first ten places in the Eurovision contest. I hope for a top20 UK chart placing too but it is not guaranteed.

What it needs now on its CD release is a polished studio version, a remix for us fans (either retro by Pete Hammond or Almighty/7th Heaven/Mark Jason) and a more trendy one (Cahill, Bimbo Jones, Moto Blanco), in full length extended as well as radio edit, plus an acoustic version to get some MOR radios airplay too.
It may be S&W last CD release so for sure I'll buy me this CD and I want it to be the perfect package!

samedi 20 février 2010

Indra's One woman show or her Kylie inspired comeback

I remember back in 1991, when I had read in the music press that Kylie Minogue was having less success in France because of her public having moved on to buy new comer Indra's music, I was thinking they didn't have the same sound ; while Kylie's was pure pop with more dance/club feeling since her Rhythm of love album, Indra made full on eurodance music for club with raps like it was trendy in the 90's.
Now's the time for me to call her 2010 comeback her real move in Kylie's direction. One Woman Show, her brand new album, preceded since the end of 2009 by the first single Upper hand (sexy mama), is a collection of electrohoused dance/pop that should appeal to every Kylie's fan and a new direction for the swedish dance diva whose career has been focused on France.



First, let's sum it up a little her musical career here for all international readers who may wonder who she is.
She was discovered dancing in a discotheque and was chosen to front a dance/rap hit Let's go crazy in 1991. She got managed by Dalida's brother, Orlando, and worked then mainly with Eddy Beatboxking (aka Walter Taïeb, famous from Rozlyne Clarke's success) on her first album Temptation and following singles Misery, Temptation and Tell me. Another album followed in 1992 from the then called "Queen of Dance" in France (she premiered on stage for none other than Prince at Paris Bercy), Together Tonight, with singles Gimme what's real, Rescue me and Yesterday is history (tomorrow is a mystery). Although the chart success got less impresive on each release, Orlando then released a Best of collection in 1994 with new recordings Disco fever, No baby and her cover of Claude François Alexandrie Alexandra plus singles Save my life and
Hollywood.
Still riding high on the eurodance sound, Indra's third studio album recorded with german top acts Masterboy & DJ Bobo, Anywhere, got released in 1995 but flopped. Same happened with singles Anywhere and We belong together and Indra's musical career went on hiatus.
She tried a comeback in 1997 with the single Message for you then in 1999 with Never never and her fourth studio album You And Me. These releases were a bigger flop and she recorded a MOR duet with Michael Damian, Reggae life that went unnoticed. She then decided to get a life outside of music, got married and had a baby and it wasn't until 2004 that music got her back. Frédéric Lerner, a french pop/rock singer often labelled as a Jean-Jacques Goldman poor wannabe, wrote her a duet in french, Besoin de vous, that was a minor hit.
Orlando planned a big comeback for her and made her record Oublie-moi, a R&B/dance/pop song penned by R&B french chart stars of the moment Tragédie, as well as other new french/english tracks before she appeared on a french real-TV show to help the swedish girl to get her french public's attention back. It worked as her following single, the electro/dance Sois beau et tais-toi charted at number 16 in 2006. A new retrospective album, just called Indra, got released including her previous major singles as well as brand new recordings. Another reality, a pure Kylie discohouse anthem, should have been a single but there wasn't more singles off the album and Indra disappeared once more ...to re-appear on stage as an actress at the start of 2009 before Upper hand (sexy mama) was digitally released by the end of the same year.
Now's the time for the full on release, the fifth studio album One Woman Show and it looks like Orlando tried to make it a big comeback as he sent her back in her native land to work with swedish producers for an international exposure and a CD booklet of high standard with lyrics and classy photos. And what we get is sure a pleasure for the ears. Indra has never been a big vocalist but electro/disco pop suits her limited vocal range with perfection and when some will find she's just another Kylie pale copy, others will have enough to like it for it is : good dance/pop music.
Let's get more intimate with her with my usual track by track review :

1/ ONE WOMAN SHOW 3:33 (Anders Wollbeck / Mattias Lindblom / Alex James)
The album opener is an electro dance/pop song with guitars penned and produced by Vacuum (aka Anders Wollbeck & Mattias Lindblom), which is part of the Alexander Bard empire as he funded it after Army Of Lovers and before moving to BWO. The track is a catchy number that sets the scene for the full album and could easily be a single.
2/ HIGH HEELS AND BACKWARDS 3:50 (Anders Wollbeck / Mattias Lindblom / Niklas Bergwall / Niklas Kings)
Next one is co-written & produced by the same duo, but with additional talent by the Kate Ryan swedish producers 2N (Niklas & Niklas), and the song is even catchier. The melody and the chorus line is uplifiting, the arrangements are hypnotizing and it screams out for being next single to really launch the album !
3/ MOVE IN TIME 3:43 (George Nakas / Klas Wahl / Thomas Kent / Tara McDonald)
Written and produced like more than half of the album by the swedish team Forty4s (the same who did Good times for Dannii Minogue), Move in time is of the same vein as the previous songs, catchy dancepop with a killer chorus that has a very memorable leading line ; that can make the difference to choose the right single so it is another pretendant for sure.
4/ UPPER HAND (SEXY MAMA) 4:20 (Fridolin Tai Nordso Schjoldan / Anne Judith Wik / Nermin Harambasic / Ronny Svendsen / Robin Jenssen)
Upper hand (sexy mama) starts a little slowly, with a mid-tempo and laidback beat and verses that flow in your ears like sweet sirop, then comes the chorus and its electro loops and hypnotizing melody... You must get instantly hooked. The male vocals by Hallgeir Rustan going "Hey sexy mama!" are irresistible and the bridge where Indra goes on rapping is nice and perfect and reminiscent of her first hits. I can't understand why this single hasn't taken off high in the charts.
5/ ALL I SEE IS YOU 3:56 (Rob Davis / Mikko Tamminen /Samuli Laiho)
Co-written by Rob Davis but produced by the Forty4s, All I see is you is another contender for the singles choice. The song is another laidback dance track with an uplifting pre-chorus and a repetitive but nice and very memorable chorus where Indra only repeats the title line, but it ain't boring at all ; I like it a lot ! The ending that all goes echo-ing with vocals fading out is haunting too.
6/ ONLY YOU 3:41 (George Nakas / Klas Wahl / Niara Scarlett)
With this new track it seems the Forty4s can't do no wrong as Only you is another highlight of the album, another top pop/dance track with strong chorus with universal sing-along lines Oh oh oh baby that can make people sing along on dancefloors with their hands in the air, in love with this love song.
7/ LADYKILLA 3:52 (Adrian Zagoritis / Geoffrey Williams / Marc Ziburg / Deborah Odedere)
The Vacuum guys are back on co-production duties on this third track and it is still a pleasure. Haunting synthés and disco rhythm set the pace for another perfect pop anthem. There hasn't been a single down-track or pause moment on the album yet.
8/ A DREAMER'S SONG 3:40 (Indra Kuldassaar / Gérard Capaldi / Antoine Angelelli)
A dreamer's song is the first of two tracks co-written by Indra with writers from Orlando's team and co-produced & mixed by frenchy Maxime Desprez (who nearly produced the whole Quentin mosimann album! Isn't the world a little place?) and it sounds different from the previous tracks. With haunting male vocals in the background (that makes me think of an old Jam & Spoon intro), hypnotic and nearly tribal background vocals, the song goes up & down on its rhythm until the chorus comes and makes us dance along. In final, this one is strange but nice with a title that would have suited a ballad easily more than this.
9/ BANG 3:12 (George Nakas / Klas Wahl / Victoria Horn)
The Forty4s are back on this electro/R&B inspired in-ya-face track and although the chorus is nice, it is the first song that I don't rate at the same standard than the rest of the album. Maybe the magic doesn't click for me here.
10/ WATCH HIM (AS HE GO-GO'S) 3:11 (Alex James / Andy Chatterley)
This is Vacuum's final collaboration on the album and the song sounds a little old-fashioned to me, retro synthé-pop a-like, with a nice chorus that got some cute La la la la la la lines. I like this one but then again, I don't rate it as single potential. Indra's voice sounds a little lame too on this one, with less effects to sound more natural but with a rather bad effect.
11/ WHEN U'RE GONE 3:11 (Indra Kuldassaar / Gérard Capaldi / Antoine Angelelli)
Second of Maxime Desprez works, When U're gone is a winner : catchy, uplifting, with memorable chorus and electro/disco arrangements that fit it perfectly. With this one, we're back on the high profile songs that started the CD.
12/ DANCE FOR ME 4:21 (Tim Baxter / Heidrun Anna Bjornsdottir / Anthony Whitting)
The last of the Forty4s productions and final track of the album sounds like the mood gets cooler in its intro with Indra's voice going nearly childish on pulsating beats but soon it builds up into a retro dance track. I don't know why but I link it musically with 80's breakdance...

In conclusion, it is a full pop/dance collection with no ballad at all and made at 75% of electro disco/dance pop that has the potential to hit the radios as single ; it ain't bad at all for a comeback, isn't it?
So for those who knew her, go and buy it! For the others who like their Kylie/Dannii sound-a-likes, take a listen then go buy it too !!

mardi 16 février 2010

Quentin Mosimann's new musical Exhibition

Difficile d'enchaîner après le concert d'Emmanuel Moire, dont je n'arrive pas à me détacher, écoutant l'album L'équilibre encore plus qu'avant, mais pour trouver un lien avec l'artiste de mon nouvel article du jour, je pouvais dire que c'était un autre artiste masculin français, un peu coincé entre deux chaises aussi, soit entre variété et électro, qu'il bénéficie d'un following féminin lui aussi très important et plein de ferveur pour le défendre sur les forums... Je préfère un lien plus ténu mais réel : Le premier titre de son nouvel album est co-écrit par Christian 'Ninja' Lieu, le co-réalisateur de L'équilibre de Manu. C'est malheureusement sa seule participation à Exhibition, le deuxième (troisième?) album de Quentin Mosimann, paru la semaine dernière en digital et ce lundi en support physique. J'ai reçu mon digipack en édition limitée 12 titres + 4 remixes ce soir et j'en suis déjà à la troisième écoute, avec un sentiment global de satisfaction plus important que pour les précédents, dont j'avais déjà pourtant vanté les mérites en ces lieux... Serait-ce un nouveau coup de foudre musical ? Ça y ressemblerait bien, ma fois...

Laissez-moi donc essayer de vous convertir à cette Exhibition sonore en 16 plages qui bénéficie d'un packaging léché et alléchant, avec cette fois les paroles et une série de photos de Quentin entouré de mannequins multicolores sur une plage ensoleillée ou at night, imaginées par Bernard Benant.

1/ I LOVE I LOVE 3:29 9,5/10
L'album démarre par une intro très synthétique avec des vocaux passés à la moulinette vocoder façon Daft Punk. Contrairement à ce que pourrait faire croire le titre, I love I love n'est pas un titre en anglais puisque si son refrain se décline dans la langue de Shakespeare, il repose sur quatre jolis couplets espiègles où Quentin assume son côté voyeur et coquin dans la rue puisqu'il aime regarder les jolies filles... Un titre frais et très entrainant, sans prise de tête, qui nous plonge immédiatement dans l'esprit festif de l'album. Single potentiel, même à l'export...

2/ GIMME A BREAK 3:49 10/10
Intro façon recherche de bonne zique sur la bande FM de l'autoradio pour un second titre disco-house au refrain franco-anglais imparable concocté par Quentin et François Bernheim, mais allourdi cependant par un break post-refrain trop électro à mon goût. Le bridge instrumental tout en retenu et les choeurs aériens de la fin de morceau rachètent le tout et j'adorerais voir Gimme a break sortir en single et s'afficher en remixes mais son absence dans les remixes inclus de fin de CD me fait presque en douter.

3/ TOC TOC 3:15 9/10
En troisième position sur l'album, Toc toc, le premier single sorti depuis fin 2009, ramène un peu du Quentin du premier album, avec une interprétation dandy chic toute en désinvolture sexy à la manière d'un Dutronc de l'an 2010. Mai j'ai le talk talk, j'ai la tchatche... c'est un toc toc qui jamais ne me lâche..." avoue-t-il dans le refrain après s'être qualifié de sexe victime... Rien qui devrait laisser de glace ses nombreuses fans féminines. Ce n'est pourtant pas mon titre préféré de l'album mais il paraît légitime pour faire la transition entre les nouvelles chansons et celles d'avant.

4/ GOLDEN BOY 3:05 10/10
Une nouvelle fois, Golden boy mélange l'anglais et le français avec un refrain mélodieux et entrainant en anglais couplé à des questions/réponses en français où Quentin vend ou prend différentes énonciations style Presse / Amour / Gloire /... Si l'idée de départ est intéressante et le résultat à mes yeux réussi, je pense que les critiques vont s'en donner à coeur joie et qualifier les textes de pauvres et répétitifs. Moi, je n'y trouve rien à redire ; je n'ai jamais supporté les bavardages mis en morne musique d'un Vincent Delerm encensé par ces mêmes critiques. Notons cependant que ce titre n'est pas écrit/composé par Quentin ou son équipe habituelle. Il l'a donc bien choisi parce qu'il a succombé le premier à son charme.

5/ TU LE RECONNAÎTRAS 3:37 8,5/10
Première plage à calmer le jeu sur l'album, Tu le reconnaîtras est un texte écrit par Pierre Palmade et mis en musique par Monsieur Mosimann, comme il sait si bien le faire, en une belle ballade mid-tempo, lancinante sans être trop plaintive, et heureusement, puisque porteuse d'espoir sur cet amour qui viendra à qui sait l'attendre. On ne se lasse toujours pas du Quentin qui fait passer de l'émotion brute de sa simple voix parlée sur un couplet avant les refrains de fin.

6/ VIBRER 3:26 10/10
Vibrer annonce le retour de la musique qui fait danser, taper du pied et dodeliner de la tête en rythme et c'est avec surprise qu'à la composition avec Quentin, j'ai trouvé Shazz, le manitou ambiant/house français et pionnier français avec Laurent Garnier et Ludovic Navarre de la French touch bien avant la French touch. Le résultat de cette collaboration est une plaisante et entêtante plage de house frenchy ensoleillée qui ne nous quitte plus. C'est bien aussi quand Shazz se la fait plus commercial...

7/ MADE IN PARIS (feat. Alexandra KAZAN) 3:21 8/10
Bénéficiant d'un featuring étonnant pour jouer les voice-overs en anglais pastichant quelque diva absolutely fabulous perdue au pays des catwalks parisiens durant la semaine de la mode, Made in Paris se la joue glam et sexy, avec du name-dropping à tous les étages (mais attention, hein! rien que les prénoms de ces mannequins si glamorous!) sur une musique clinquante et syncopée qui lui va comme un gant de satin pailleté. Au final, j'ai peur cependant qu'on se lasse vite de ce titre dont le gimmick de base est bien trouvé mais qui tourne vite en rond et qui ne raconte pas grand-chose.

8/ PAS COMPLIQUÉ 3:27 10/10
Heureusement,
bien que jouant lui aussi du name-dropping sur un texte accumulatif façon Savage Garden, le titre suivant, Pas compliqué, bénéficie d'arrangements disco-dance moins clinquants et, comme il s'appuie sur une musique entraînante et sur un refrain bien sympathique qui se vrille dans la tête et n'en sort plus, Quentin tient là un vrai tube de plus. J'adore !

9/ JE LA VOIS (DANS TOUTES LES FILLES) 3:18 8,5/10
Deuxième pause de l'album, Je la vois casse le rythme une nouvelle fois, pour un titre quasi-atmosphérique et véritable déclaration d'amour de notre chanteur à la femme de son coeur. Après Pas compliqué, c'est la deuxième chanson de cet album où Quentin collabore à nouveau avec Crystal G, la parolière de Il y a je t'aime et je t'aime et Ose.

10/ IL Y A UN PARADIS 3:21 10/10
Après cette plaisante petite pause, le tempo repart de plus belle pour un titre incontournable où le parolier star Lionel Florence forge un tube de chez tube sur une musique disco-house catchy as hell, ce qui est un comble pour un titre qui se nomme Il y a un paradis. Il faut absolument qu'il sorte en single ! Je le vois trop bien mettre le feu sur les pistes, décliné en remixes, et avec ces vocalises enlevées qui portent le morceau jusqu'au bout ; réussite totale... Il en est même trop court !

11/ GAINSBOURG ZÉRO-DIX 3:49 10/10
Hommage assumé à Serge Gainsbourg, ce Gainsbarre version 2010 va prêter le flanc aux critiques mais ce titre écrit et composé par Bertrand Soulier n'a pas à faire rougir ni son auteur ni son interprète ; je le trouve bien inspiré, au texte Gainsbourien avec rimes répétitives, tantôt soufflé, tantôt chanté, sur une musique disco-funky par moment, symphonique ou jazzy à d'autres, brefs, une vraie prise de risque pour une belle réussite.

TITRES BONUS

12/ MISTER LOVE 3:08 9/10
Si le CD version normale s'est arrêté à la plage 11, la version collector enchaine sur une chanson inédite bonus avant d'enfiler les versions remixes. Cette nouvelle collaboration Mosimann/Bernheim, Mister Love, se base sur une musique disco-house entraînante et planante en alternance, avec sonorités électro-robotiques et refrain-phrase on repeat avec loops enveloppants ; rien de tubesque mais du plaisant pour un titre d'album supplémentaire. Merci, Monsieur Plus !

13/ MADE IN PARIS (SYSKEY REMIX) 3:35 9/10
Les redites versions remixées format radio (merci de m'avoir cette fois épargné les remixes fleuves de 7 minuets et plus...!) commencent avec Made in Paris, remixé par Syskey, qui efface presque Alexandra/Patsy et rajoute un bonne couche d'électro et de claviers en nappes enveloppantes qui, loin de gâcher, donne plus de punch au morceau en effaçant le côté clinquant et répétitif de l'original. Premier remix, premier bon point puisqu'il mérite sa place. Malheureusement, ça se gâte un peu pour la suite.

14/ I LOVE I LOVE (JOHN REVOX REMIX) 3:52 5/10
I love I love
est le second titre à se voir remixé en fin de CD et c'est le vieux pote de Quentin, du temps où il s'appelait John Louly, j'ai nommé John Revox, qui s'y colle. Le résultat, comme on peut s'y attendre, est clubby en force mais la rythmique syncopée électro ne déboule qu'après une longue intro que j'aurais personnellement bien vu se prolonger jusqu'au bout, avec une fin quasi tribale minimaliste. Ce côté syncopé un pas en avant, deux en arrière vers lequel le morceau est plongé en lieu et place des couplets m'irrite légèrement les tympans. La chanson est massacrée... mais ça passera mieux en discothèque à n'en pas douter.

15/ GOLDEN BOY (PATRICK G REMIX) 3:35 6/10
Golden boy suit, sous électro-chocs lui aussi, avec effets de voix passée à la moulinette et loops noizy sous acid. L'effet est moins dévastateur mais accroit l'effet répétitif du remix, bien que les couplets aient été une fois de plus rayés de la carte. Mais il en faut pour tous les goûts...

16/ TOC TOC (BORIS WAY REMIX) 3:18 7/10
L'ultime remix ferme l'album avec le premier single et dès l'intro on entend bien que la ligne de voix a été tronçonnée puis recollée pour s'entrecroiser avec un loop ascentionnel sous acid perturbant pour les tympans. Heureusement, à mi-morceau, la voix reste seule intacte nappée de voiles sonores pour un moment de magie avant de repartir de plus belle en haché menu grinçant. Le morceau se termine par une pirouette sonique, comme un fade-out que l'on tournerait trop vite et c'est un appel à utiliser la touche replay de son lecteur, mais du début du CD !


Alors, au final, que reste-t-il de cette Exhibition ? 12 Chansons dont 8 co-écrites par Quentin Mosimann pour une ambiance disco-dance teintée d'électro avec une délicate pincée de Love, soit à n'en pas douter une mise à nue de l'artiste sur ses envies et ses plaisirs de musique. Il remercie d'ailleurs dans son livret la maison de disque de "croire en lui et de lui avoir donné la possibilité et la liberté d'exprimer sa passion à travers ce second album" (sic). Je veux bien croire qu'il s'agit de l'album de la maturité du jeune artiste dont les premières galettes correspondaient plus à une capitalisation sur ses prestations live à la Star Ac' dirigée par Universal.
Là, il a su continuer avec son équipe et enrôler de nouveaux talents, notamment Maxime Desprez, le réalisateur de l'album complet (sauf les deux ballades dont s'est occupé Michael Tordjman). Vu le résultat de son travail aux manettes, il va falloir que je m'intéresse à ses autres réalisations parce que ça sonne d'enfer, disco-dance avec un peu d'électro, de house, tout en restant de la pop music commerciale comme j'aime. Bref je suis hypnotisé par cette Exhibition et je pense que son CD va s'installer un bon moment dans ma platine 3CD.

C'est plutôt bien, à part Emmanuel Moire qui n'en a pas délogé depuis Avril 2009, ça manquait de concurrence dans mes enceintes côté variétés françaises, la Caféïne de Christophe Willem ayant manqué de souffle pour tenir la route, à part quelques titres comme Heartbox son nouveau single.
Bien sûr, Quentin Mosimann se place plus du côté dance/pop en faisant des chansons pour danser quand Emmanuel Moire a paré ses chansons d'atours électroniques pour aller du côté pop/dance, et leurs univers n'en sont pas moins bien différents, même s'ils me plaisent tous les deux.

Et vous? Qu'allez-vous penser de cet opus? Vos commentaires après achat/téléchargement/écoute sont les bienvenus...

mercredi 3 février 2010

Emmanuel moire sur la scène de L'étage au Liberté à Rennes

Ça faisait longtemps que je n'avais pas posté sur mon blog, la faute au manque de sorties CD inspirantes mais je savais bien que j'y reviendrais en ce début du mois de Février, après ma soirée au Liberté du Mardi 2 février, à l'occasion de la venue à Rennes d'Emmanuel Moire pour une reprise de sa tournée L'équilibre.



Après mon essai Live avec Ysa Ferrer l'année dernière, je m'étais autorisé à goûter à cet équilibre musical sur scène puisque, les compteurs ayant été relevés pour 2009, j'ai consacré meilleur album de l'année pour moi ce second opus d'Emmanuel Moire ...et tant pis s'il n'a rien raflé aux NRJ Music Awards, Na!
J'avais donc bien envie de le goûter sur scène, intimiste qui plus est, et d'y découvrir ré-arrangés peut-être les meilleurs titres de son premier album. Au programme de ce soir, aucune déception !

Peu avant 18H30, je quittais mon immeuble pour gagner l'esplanade Charles de Gaulle à pied (20 bonnes minutes d'un pas bien cadencé, Emmanuel Moire dans les écouteurs de mon lecteur mp3) et arrivais devant le Liberté vers 18H50. Heureusement, la pluie bretonne s'était arrêtée et seul le froid fit paraître l'attente plus longue qu'elle ne le fut réellement. Je pensais bien que les portes ne s'ouvriraient pas avant 19H30 et c'est bien ce qui arriva. La file me paraissait déjà imposante quand je l'intégrais mais elle s'allongea bien encore et je suppose, vu que la salle était bien remplie, que nous avions fait le plein. Mais la salle étant modulable de 400 à 800 personnes debout, combien étions-nous ? Mettons 600...

Arrivé à l'étage, je gagnais la gauche de la scène où il y avait me semblait-il moins de monde et surtout moins de grandes tailles pour cacher la vue, puisque la salle étant plane, je ne voulais pas me scotcher derrière une armoire à glace. Au final, j'étais à trois mètres maxi de la scène et Emmanuel aimait bien l'arpenter donc j'ai pu le mâter tout à mon aise et (presque) compter les poils de ses avant-bras. La scène était occultée par un rideau mais on voyait une lumière frontale se ballader sur scène le temps que la salle se remplisse pour effectuer les derniers réglages, aux sons d'une musique d'attente rythmée et orientale.
Enfin, vers 20H10, le logo EM apparut en projection sur le rideau alors que retentissaient les premières notes de L'équilibre, cette chanson cachée de la fin de l'album. On devina à travers le rideau qu'Emmanuel l'avait interprétée assis au piano avant de venir au centre de la scène face au micro pour enchaîner sur Suite et fin, rideau toujours opaque mais éclairé en ombres chinoises pour nous laisser deviner les mouvements de machoires d'Emmanuel, jusqu'à ce que la rythmique démarre et que le rideau tombe, laissant apparaître Emmanuel, en jean et Tshirt blanc imprimé noir, gilet noir par dessus, le sourire mutin, le regard coquin, tandis que les demoiselles de l'assistance se pâmaient à sa vue en hurlant comme à un concert de Patriiiiiiiiiiiiiiiiick Bruel.

Suit L'attraction avec Emmanuel de retour au piano et je suis satisfait de ma place puisque celui-ci est plutôt en retrait du côté gauche de la scène, derrière les claviers de Fred Adrignola, imposant musicien viril au crâne rasé (le mec derrière Manu sur la photo extraite du clip de Promis). Au centre de la scène, un autre membre de la tribu des crânes tondus, Eric Langlois tient la batterie du bout de ses baguettes et sur la droite, une belle brune fait les choeurs et les synthés/claviers additionnels, une nouvelle apparemment répondant au doux prénom de Sophie. Derrière elle, on devine la régie plateau tandis que les sons et lumières sont placés face à la scène à l'arrière de la salle au choeur du public. En guise de décor, une énorme boule lampion tour à tour soleil, coeur palpitant, écran pour rétro-projections, etc. et surtout des jeux de lumières qui s'organisent à la perfection au rythme des chansons.

Celui que j'étais, première chanson rescapée du premier album et l'une de mes préférée, s'intercale entre L'attraction et Sans dire un mot où Manu retourne à son cher piano sous les choeurs du public et je me dis que ça fait vraiment plaisir de voir sur scène un chanteur qui n'est pas que chanteur ...même s'il fait très bien le chanteur ! Ça va ? Vous suivez, LOL. Je veux dire qu'il a été extraordinaire tout du long à égaler les performances vocales de studio sur notre scène ce soir mais qu'en plus, il a joué du piano ou du clavier, parlé avec le public sans chichis, simple et sincère, esquissé un striptease sur Adulte & Sexy - et je vous laisse imaginer la réactions des fans hurlantes... bref, il a pris possession de cette scène et nous a tout donné, trop heureux qu'il était de reprendre cette deuxième partie de sa tournée.
Mieux vaut toi que jamais ré-orchestré avec break quasi flamenco m'a fait taper des mains en rythme comme jamais et je serais bien monté sur scène pour taper du pied à ses côtés :) Après un intermède parlé sur tout ce que l'on dit sur les blogs, il enchaîne avec Habillez-moi et j'espère qu'il ne prendra pas ombrage de ce que je dis sur lui sur mon blog .

Mais le jeu se calme, les musicos quittent la scène pour une petite pause qui laisse Manu seul au piano. Il y allume une bougie qui y restera tout le reste du concert, et comme le titre qui suit est Sois tranquille, on comprend évidemment que cette flamme qui vacille est comme une présence de son frère Nicolas à ses côtés. Emmanuel nous interprète ce superbe morceau sans un sanglot (Mylène, prends-en de la graine) mais l'émotion est intacte, aussi forte que celle que j'ai ressenti à la première écoute du CD ou les suivantes. Je surprends une larme qui s'échappe de mon oeil et coule sur ma joue sans que je l'ai vue venir mais je suis sûr de n'avoir pas été le seul. Heureusement, Emmanuel doit puiser dans cette chanson plus de force que de tristesse, parce que je me demande comment il peut la chanter et la re-chanter encore et la re-vivre à chaque fois. Rien que d'en parler ici et j'ai les yeux encore humides (c'est bon pour mes lentilles!)...

S'en suit un mini set plus accoustique où Manu cède le piano à Fred et va en face, Sophie à ses côtés, chacun sur un mini clavier tandis qu'Eric s'assied au centre de la scène avec ses percus. Ils revisitent Le sourire puis Je fais de toi mon essentiel. Je n'accroche toujours pas sur ce premier titre solo made in Kyo mais les fans de la première heure apprécient, mais plus encore le titre du Roi Soleil où Emmanuel cède une bonne partie du chant au public qui connaît les paroles par choeur (pas moi, j'avoue) et sait même l'adapter comme il le fait désormais avec "Toi" qui remplace "Celle", goût des garçons oblige.
Je récupère la mémoire des paroles pour accompagner Dis-moi encore et ce titre moite et lounge opère une parfaite transition à l'intro du Promis qui suit, inaugurant le tiercé final en apothéose, puisqu'il est suivi de L'adversaire, toujours j'espère futur et dernier single extrait de l'album, et enfin
Adulte et sexy.
Le public adhère totalement à ces trois tubes electro-pop magistraux et c'est là que la paume de mes mains commence à me faire mal à force de se rencontrer en rythme. Eric le batteur s'en donne à coeur joie et plus encore lorsque Emmanuel propose de continuer encore un peu après la fin d'Adulte & Sexy. La rythmique du ninja club remix redémarre le morceau pour une élongation clubby du meilleur effet, couplée aux effets de lumières, dans laquelle Emmanuel se sent bien à l'aise et se déhanche comme en discothèque, jouant même à exhiber son nombril (et ventre plat) ou ses bras bien musclés en se caressant le crâne. Il a râté sa vocation : il pourrait se faire embaucher gogo-dancer chez Cathy Guetta! Mais il fallait s'y attendre, les meilleures choses ont une fin et nos quatre artistes quittent la scène ; il est déjà l'heure du rappel.

Ils ne se font pas prier trop longtemps et reviennent le temps d'un Retour à la vie impeccable, dont le propos colle à 100% au timing du set. A noter l'apparition sur scène pour remplacer les violons d'un lecteur CD très vintage. J'espérais qu'il enchainerait avec L'ultimatum mais cette chanson bonus du CD collector restera sans sa version concert pour ce soir (dommage, c'est la seule de l'album qui n'ait pas eu sa place ce soir) et Emmanuel nous fait une fois de plus applaudir ses musiciens, tous les quatre en rang d'oignon à nous saluer comme Au théatre ce soir.
Il reste finalement tout seul et va s'assoir au piano, devançant presque le public. Il joue une nouvelle fois avec nous en se faisant confirmer qu'il doive bien en chanter une encore ; "Ouiiiiiiiii! Ouiiiiiii!" hurle la foule, moi compris. Et une dernière ballade piano/voix démarre, toujours à la lueur de la bougie sur le piano. Proche de l'atmosphère de Suite et fin, avec les paroles "au milieu de la nuit" qui reviennent, je me demande s'il s'agit d'un inédit, puisque je ne reconnaîs pas une chanson du premier album (que je connaîs moins néanmoins), jusqu'à ce que la fin arrive et que je reconnaisse la chanson cachée L'équilibre. La partie figurant sur le CD n'est que la conclusion d'un magnifique titre et je ne peux qu'espérer que la version intégrale figurera sur le CDsingle de Promis ou L'adversaire ou en téléchargement bientôt... (cadeau bonus pour les fans?)

Cette fois, c'est bien fini et Emmanuel, sur de nouveaux remerciements de sa part comme de la nôtre, s'en va et quitte la scène, quelques présents du premier rang au bras, tandis que la salle se rallume. Je renfile mon blouson et suit la cohue vers la sortie, plein de bonne musique dans les oreilles, et surtout plein d'énergie positive en moi.
Emmanuel Moire sait manier à la perfection sa voie céleste, sexy dans les graves, si touchante dans les aigus, en alternant ballades sensibles et musique pop, légère et dansante, avec paroles au sens bien en phase avec son époque, avec lui en tout cas, et dans lesquelles je me retrouve aussi, le tout avec un naturel et une sincérité qui ne fait pas l'ombre d'un doute.
Il me tarde de trouver, j'espère, en DVD cette tournée pour revivre à jamais l'émotion qu'il a su nous faire partager ce soir, mais en tout cas, Monsieur Moire, ou plutôt de toi à moi, les yeux dans les yeux, comme en ce début de concert où tu as su trouver mon regard et l'a tenu plus que quelques instant, un fil complice et tendre tendu entre nous deux, Manu, je te dis MERCI.
Merci pour ...toi, merci, pour moi, merci pour tout...