jeudi 9 décembre 2010

Appelez-la Jen(ifer)

Il est loin le temps de la première Star Acacemy, mélange à la française de Pop Idol et de Big Brother, où la toute jeune niçoise Jenifer Bartoli était courronnée gagnante du phénomène Star Ac' sur TF1...


Trois albums studios plus tard (Jenifer en 2002 et 1 000 000 d'exemplaires, Le Passage en 2004, 600 000 ex., et Lunatique en 2007, 300 000 ex.), un bébé puis une séparation avec l'acteur/musicien/acteur Maxim Nucci (réalisateur du premier album Popstars des L5, premier rôle et compositeur du film musical avec Richard Anconina et Ginie Line, Alive, qui révéla Christophe Willem bien avant la Nouvelle Star, et devenu artiste reconnu et consacré sous le nom de Yodelice), la belle brune a aligné les tubes et changé souvent de style, commençant dans un univers très variété française pour son premier album avant de durcir le ton vers du pop/rock pour le second puis de s'adoucir avec du funk, ska, reggae sur le troisième.


Pour son quatrième opus, Jenifer a dû s'entourer d'une toute nouvelle équipe, puisqu'elle s'est séparée professionnellement en même temps qu'émotionnellement du père de son enfant, Maxim Nucci. Si Pierre Guimard et Pierrick Devin co-réalisent l'intégralité de cet Appelle Moi Jen en en composant certains titres, ils ont fait équipe avec quelques paroliers et compositeurs (Jérôme Attal, Pierre-Dominique Burgaud et Antoine Chance principalement) et donnent à ce nouvel album une belle cohérence. Notez que la chanteuse Rose a fourni les paroles d'un titre, de même que David Verland (de l'ancienne équipe) et que le premier single Je danse est l'oeuvre du trio Siméo / Chat / F.Lyonnet.
Si je n'étais pas un inconditionnel de Jenifer, tout en appréciant certains de ses titres les plus pop, ce nouvel album sonne pour moi comme un sans fautes ; d'inspiration funky / pop très années 80, cet Appelle Moi Jen enchaîne les titres rythmés, dansants, aux mélodies entêtantes et sucrées alliées à des paroles piquantes et imparables. Jenifer s'y attache à ajouter de la langueur à sa voix, faisant traîner ses fins de phrases à la manière d'une Jeanne Mas et je ne peux m'empêcher à chaque écoute de penser à comme une filiation reliant ces deux brunes. Moins en force, plus en caractère, la voix de Jenifer ici me rappelle celle de cette idole des eighties, option funky 70's revival. Bien que d'inspirations résolument rétro, cet album demeure très frais, très actuel et surtout très addictif !


1/ A peine
A moins de 3 minutes, le premier titre interpelle par ses arrangements ciselés, funky pop nappée de synthés lui donnant du relief et d'envoutants "Ooh ooh ooh". Sa mélodie reste bien en mémoire, ritournelle entêtante qui ne vous quitte plus, surtout sur son refrain et "sous l'apparence les apparats, qu'est-c'que t'en penses, qu'estc'que tu bois...? Faut voir dessous pour en être sûr"... Et dès ce titre, la voix de Jenifer me scotche comme une ressucitée de Jeanne Mas. Futur single, à n'en pas douter! 20/20

2/ Je danse
L'intro groovy de Je danse enchaîne sans nous faire cesser de battre la mesure des deux pieds. La rythmique ici se fait plus syncopée - Je craque complètement sur le Hands clap en fond musical -. La voix de Jenifer est quasi conversationnelle sur les couplets quand le refrain la revoit faire trainer ses fins de phrases à la Jeanne Mas et pour le pont, le texte se déroule en mode diarrhée limite rap en voix parlée. J'aime moins que le titre précédent mais c'est tout de même diablement efficace pour le single de son retour ! (NB : Son "J'ai moins peur à vrai dire des vampires que de ton souvenir" du refrain me semble surfer sur l'effet de mode Twilight/True Blood) 19/20

3/ La vérité
La vérité commence presque a capella, voix + rythmique, avant de monter en puissance couplet après couplet, jusqu'au pont explosif et salvateur, plus rock aussi, avec sa guitare, funky mais rock, bien en avant et surtout son ad libitum "Tu ne la changeras pas". Par sa mélodie, cette chanson paraît tourner en boucle, crin crin lancinant mais mélodieux comme rayant la surface pour faire apparaître sa vérité. 18/20

4/ L'amour fou
Le tempo se calme pour une intro ouvrant sur une ritournelle pop toute ouatée mais dopée par une rythmique imparable. Ce titre baigne dans une atmosphère onirique qui me rend fou amoureux de Jen ! 20/20

5/ Les autocollants
Le petit bijou de l'album se dévoile en plein milieu du CD, via cet uptempo pop ultra vitaminé au tempo dévastateur et frénétique et aux paroles géniales où tout du long des trops courtes 2'05 Jen arbore des hommes collants d'une métaphore filée sur les autocollants. Seul bémol donc, la durée de ce titre : il est si rapide qu'il file vers sa fin à 200 km/h et qu'il se termine à peine commencé. Replay OBLIGATOIRE ! 20/20

6/ Le dos tourné
On revient sur un format de chanson plus habituel couplets/refrain de 3' avec Le dos tourné, aux arrangements très chauds et funky tendance psyché. C'est la chanteuse Rose qui s'est collée au texte et ce pourrait être un single moins déroutant pour les radios, mais j'aime moins... 16/20

7/ L'envers du paradis
Retour aux atmosphères ouatées et au tempo bien décéléré sur ce titre magnifique. Là encore, il pourrait moins dérouter les radios, rappelant le meilleur de Jenifer façon ballade variété française, tout en se parant d'atours classieux et sobres : superbes arrangements, paroles enjôleuses. Jen me fait penser cette fois à Lio, époque Des fleurs pour un caméléon, période Daho donc, d'inspiration Chamfort, Doriand, etc. 20/20

8/ Pole dance
Intro façon backstage bar à hôtesses, avec talons qui claquent, porte qui se referme avant l'entrée en scène d'une Jenifer séduisante et aguicheuse, aussi bien par la musique disco/funk sexy, calme et groovy à la fois, la voix suave et chaude, et les paroles sur cette fille des nuits se dévoilant face au public masculin dansant autour de sa barre chromée. SINGLE ALERT ! J'imagine déjà les ravages du clip dans le coeur des téléspectateurs mâles de 7 à 77 ans... ! 20/20

9/ Pas que ça à faire
On retrouve sur ce nouveau titre rythmé une atmosphère plus rock proche de celle de La vérité. Girl power bien en avant au niveau des paroles, musique d'inspiration Rita Mitsouko si l'on veut mon avis, ce Pas que ça à faire remue bien encore nos popotins avant la fin annoncée prochaine, sauf que comme pour Les autocollants, le titre se termine en pied de nez presque à peine commencé : 2'35 ! 16/20

10/ Le risque
L'album, dans sa version normale 10 titres (c'est court et bon comme un vinyle des années 80 ça !), se termine par la chanson la plus lente et seule vraie ballade de l'album, quoiqu'on ne puisse pas vraiment parler de ballade pour qualifier cette plage de langueur qui s'étire et se déroule presque sans fin (3'47, rendez-vous compte !) jusqu'à s'éteindre comme une allumette dans une myriade d'étincelles sonores. 17/20

11/ C'est quand qu'on arrive (bonus version limitée)
La version digipack profite d'un titre bonus (et ça ne fait que onze titres malgré tout !) et c'est un retour au début du CD : pop eighties à fond, inspiration Jeanne Mas plus flagrante encore, Jenifer décomplexée qui s'amuse et chante à tue-tête avec sa brosse à cheveux devant le miroir de sa chambre d'ado cette pop légère et sucrée fun & funky : on s'y croirait ! 18/20

En conclusion, jenifer a déclaré avoir voulu retrouver du fun et du rythme pour pouvoir s'amuser sur scène avec son public dansant sur ses chansons : rien à dire, cet album atteint sa cible : on n'a qu'une envie lorsqu'il s'arrête, le ré-écouter une deuxième fois, ou l'écouter en boucle après tout, ça évite de devoir rappuyer sur Play à la fin, et comme elle arrive trop vite... (le CD fait 35 minutes chrono !) C'est bien là mon seul reproche : cet album est GENIAL mais trop court...


dimanche 5 décembre 2010

Human beat box






and here's another video where he shows he's got as much humour as vocal talent & human beat box capacities





Remember his name : MIKE TOMPKINS !
I think he should be casted as a new school boy in the US TV series GLEE...

Welcome / Bienvenue

Welcome / Bienvenue to my new blog
I've had enough of MySpace ever changing world and when their blog's width has been se reduced it became impossible to read and include videos in my posts, I have decided to try to migrate to Blogger.
I will recreate my previous MySpace blog's posts history and will post here from now on.
All comments are welcome !

jeudi 28 octobre 2010

A1 : un nouveau boysband des 90's de retour

Un nouveau boysband anglais de la fin des années 90 fait son retour et quel retour ! Le nouvel album des a1, Waiting for daylight, est sûrement le meilleur album de tous ceux que ces boysband matures nous ont offerts ces dernières années, de Boyzone à Westlife en passant par Take That ou Worlds Apart.



Les A1 n'ont jamais été vraiment connus en France, mais en Angleterre surtout, ce quatuor anglo-norvégien lancé en 1999 par Columbia/Sony avec l'aide des producteurs de Westlife (Steve Mac), de Cher (Brian rawling et son équipe de production METRO) et de Peter Cunnah (leader du groupe pop/house D:REAM) avait aligné les tubes : Be the first to believe (#6), Summertime of our lives (#5), Everytime, Ready or not (#3), Like a rose (#6), tous extraits de leur premier album Here we come, puis la reprise de A-ha Take on me (#1), Same old brand new you (#1), No more (#6), extraits du second, The A list, et Caught in the middle (#2), qu'ils avaient interprété en duo avec Eve Angeli chez nous, puis enfin Make it good (#11), ultime single de leur troisième album du même nom plus rock accoustique de 2002.
C'est à cette période que le quatuor se sépara, au départ de Paul Marazzi, les trois autres se reconvertissant en solo.
Christian Ingebrigtsen repartit dans sa Norvège natale pour sortir deux albums en 2004, Take back yesterday, et 2007, The truth about lies, ainsi qu'un album de chansons de Noël entre les deux.
Mark Read resta en studio collaborer avec Brian Rawlings comme compositeur, choriste et musicien de studio avant de parfaire un premier album solo tardif l'année dernière, Peace at last, porté par un énergique single pop/rock du même nom.
Ben Adams enfin, le joli coeur de service, tenta sa chance en 2005 avec un unique single solo, Sorry (#18), avant de passer lui aussi derrière les consoles du studio et écrire pour les autres, Electric pour Lisa Scott-Lee de feu STEPS par exemple.
La particularité de ce groupe était d'ailleurs à l'époque qu'il se composait d'artistes avant tout, capables, comme des photos du premier album le montraient, de jouer de leurs instruments, ou de composer leurs propres chansons.

Heureusement pour nous, les exemples de reformations des Take That puis Boyzone l'année dernière ont su redonner l'envie à nos trois amis de se retrouver en studio et de nous concocter de nouveaux titres en groupe. Et Waiting for daylight est une belle réussite, plus pop que leur troisième album qui avait dérouté leur fanbase pop adolescente, mais pop/rock avant tout, mature sans être endormissante comme un album complet des Westlife, Boyzone et consors...

Le premier single annonciateur l'année dernière, Take me home m'avait totalement conquis, avec l'imparable envolée de son refrain accrocheur ("There's no regrets, at least not yet..."). Ils avaient ensuite présenté le plus calme Don't wanna lose you again pour représenter (sans être retenus) la norvège au concours Eurovision, avant de lancer l'album, dont la sortie est pour le moment uniquement limitée à la Norvège
, sur le troisième extrait In love and I hate it.
Ce dernier est le parfait ambassadeur des sonorités de l'album, entre rock accoustique et pop électronique, tantôt calme et mélodieuse, tantôt plus rock et enervée.
It happens every day, qui ouvre l'album avec des choeurs quasi incantatoires, appelle et rassemble autour de ce trio pas commun qui réussit à la perfection à allier toutes leurs influences entre passé et présent pour s'installer aux côtés de Keane ou Coldplay avec un son de pop/rock puissant et mélodieux. Leurs trois voix s'entremèlent et se partagent les titres co-écrits et co-produits ensembles pour nous emmener dans une épopée sonore, magnifiquement illustrée par les photos du livret et la pochette, où les trois beaux gosses, en costumes sombres, semblent échapper aux flots du déluge du film de Roland Emmerich, 2012, laissant leurs vieux CDs, souvenirs et passé de boysband au fond de l'eau. Les photos portraits du livret les montrent tour à tour le visage comme couvert de terre, ressucités, déterrés même.
Don't wanna lose you again
enchaîne avec des claviers très en avant et, par sa mélodie, me rappelle une autre chanson sans que je parvienne à mettre le doigt dessus, pour une ambiance très Keane, le genre de rock que j'aime, guitares mais pas trop, piano et voix haut perchée bien en avant. L'intro de In love and I hate it repousse l'instant fatidique mais quand le refrain arrive, on tombe inexorablement "in love" avec cette chanson très rythmée que le groupe a par ailleurs fait remixer au son club par les magiciens anglais Club Junkies, ex du team Almighty et oeuvrant principalement sous le pseudo 7th Heaven.
Bad enough
garde un rythme lancinant sur les couplets, avec petite envolée de respiration dans les aigus, ainsi que sur le refrain où la phrase "If you want it bad enough" se vrille dans nos oreilles et y reste pour longtemps. Peut-être pas un futur single, mais un excellent titre d'album d'inspiration années 80 je trouve. Nothing in common se fait moins syncopé, avec un couplet mélodieux mais quand le refrain déboule, c'est du gros son, pêchu et carré qui renverse tout sur son passage ; on se voit bien chanter en choeurs ses paroles en fosse devant une scène live.
Take you home suit et j'avoue ne pas me lasser de ce titre. Un seul regret, qui pour moi a pénalisé l'exploitation de la chanson dans les médias : son titre. No regrets aurait permis de mieux la mémoriser. La plage suivante, Six feet under, pour moi rend hommage, non pas à la série télé mais au son eighties du nain pourpre, époque Let's go crazy. Deux minutes quarante cinq de pop funky en diable et diffuseur de phéromones sonores qui n'est pas sans rappeler l'univers de Darren hayes. Je vous mets au défi de ne pas remuer un orteil !
Good things bad people revient dans un territoire plus soft rock, avec des arrangements très laid-back tout en étant rythmés, et un refrain ouaté tout en effets de réverb hypnotique. Les bons titres s'accumulent décidément sans se parodier... Perfect disaster est le suivant en lice et on retrouve A1 en petits frères de Keane. Le refrain est enlevé et porte la chanson autour de couplets plus calmes.
Les choeurs féminins d'une belle blonde suédoise à n'en pas douter illuminent le titre suivant, The life that could have been, vers la fin d'un album que les garçons contrôlent de bout en bout, voix, réalisation, instruments, écriture et composition... C'est un nouveau titre alliant sonorités électroniques, guitares et mélodie pop/rock mais le refrain n'a pas de phrase choc qui se retienne bien pouvant lui faire prétendre à une sortie single. Le gimmick reconnaissable de la chanson, c'est sur le dernier tiers l'ajout de la douce voix claire de cette Sara qui s'immisce entre les voix des trois gars pour enfiévrer le refrain en ad libitum jusqu'à la fin épurée et instrumentale.
Out there est l'avant dernier titre et une nouvelle fois un hymne pop/rock puissant au refrain répétitif sans qu'il lasse et qui bénéficie d'un gimmick vocal qui se retient facilement et nous fait reprendre en choeur ce petit air de "doo doo doo doo" qui reste bien en tête, à la manière des "doo doo doo doo" des Silencers sur leur tube de 1988 The real McCoy. La chanson titre de l'album clôture la marche et l'on termine comme on a commencé, power ballade piano/guitare au refrain calme et puissant, qui là penche plus vers Coldplay. Waiting for daylight semble se terminer doucement à 3'29 mais le piano continue d'égrainer ses notes et la batterie reprend, suivi des autres instruments pour un baroud d'honneur senza voce où nos trois garçons se font plaisir à prolonger ce bon moment un peu plus, jusqu'à 5'21.

En conclusion, Waiting for daylight est un album indispensable si tant est que vous aimez, au choix, A1 depuis leur premier album, la pop/rock commerciale sans prise de tête, la pop électronique aux accents de guitares assumés, les groupes du style Colplay/Keane, ou simplement les beaux gosses en brochette qui savent chanter. Attention cependant pour les adoratrices(/-teurs?) de cette dernière catégorie, point de sourires ultrabright ni de torses imberbes dévoilés dans le livret : les minets sont devenus des hommes, les poils ont poussé et la maturité les a rendus plus sérieux : le boysband est devenu un simple groupe de potes musicos et chanteurs, mais à mon humble avis, dès le départ, c'était une bonne cuvée...

samedi 16 octobre 2010

Ultra (Ysa) Ferrer!

Bien que sorti fin Septembre, Ultra Ferrer, le quatrième album studio de la belle Ysa ne trouve qu'aujourd'hui sa place parmi mes reviews :
D'abord parce que je voulais me laisser le temps de l'écouter, de l'écouter, et de l'écouter encore, pour mieux en critiquer la substance digérée...
Ensuite, par manque de temps, ça fait un bail que je n'ai rien posté ici...
Enfin parce que ce soir, Ysa Ferrer le présentera sur scène à Bobino Paris, que je ne pouvais pas y être, alors comme aujourd'hui est un jour spécial, c'est le bon pour en parler ici !



L'album standard se compose de 13 titres que je vais comme à mon habitude passer en revue un à un, et je reviendrai ensuite sur les chansons inédites offertes en bonus sur le deuxième CD de la version collector (N°091/500) que j'ai reçue.


1/ ULTRA 2'07 7/10
L'album commence par une courte plage d'intro atmosphérique mais qui fait monter la sauce pour démarrer vraiment avec la plage 2. Peu de paroles mais de bons loops électroniques et Ysa qui répète le titre d'une voix de sirène envoutante : "ULTRA... être là ensemble". Nul doute que le concert de ce soir démarrera également par cette parfaite entrée en matière.

2/ HANDS UP!
3'24
8,5/10
Le premier vrai titre de l'album est aussi son second extrait, une chanson dansante électro au refrain répétitif qui se scotche en tête et vous fait remuer du popotin tout en se voulant côté paroles un instantané de la jeune blogger-génération d'aujourd'hui, rebelle mais consumériste. Hands up! voit Daniel castano partager sa réalisation avec un Gilles Lakoste, qui réalise en solo la moitié de ce nouvel album quand par le passé il n'avait été qu'un collaborateur/remixeur (Sens interdit puis Last Zoom) et leur son est bien puissant même si j'aurais vu de meilleurs titres sortir en single. J'attends les remixes pour changer d'avis...

3/ HORS SERVICE 3'25 7/10
Hors service est lui produit par DJ Ram & SD, qui avaient remixé précédemment Made in Japan, On fait l'amour et French kiss. Toujours electro-dance, ce nouveau titre est une bonne plage d'album mais ne mériterait pas de sortir en single, sauf pour mieux faire connaître la rime que j'adOOOre "...que d'écouter Benoît XVI nous faire la catéchèse..." .

4/ FRENCH KISS 3'16 10/10
Heureusement LE tube et premier single n'est pas loin. Bénéficiant d'un refrain imparable anglo-français et de courts couplets entraînants, French kiss
frise avec la perfection. Seule ombre au tableau me concernant, un traitement sonore electro un peu trop syncopé par moment qui risque de mal vieillir. La version démo que l'on trouve sur le CD bonus prouve que dès l'origine, entre Daniel et Ysa, toutes les bonnes idées étaient là. Le remixeur de Lady Gaga ou Rihanna Chew Fu n'a fait que s'en inspirer pour parer la chanson d'un écrin plus solide pour l'international. Gilles Lakoste en a également fait une version radio présente sur le CD maxi (un peu plus courte : 2'57), qui, si elle est aussi bien punchy, se revèle moins instantanée que celle choisie à raison donc comme version lead. A retenir enfin de cette chanson (où Ysa s'offre, après les sex-toys de Made in Japan, un escort boy) les parfaites paroles "Le temps est supendu, tu t'allonges et je plonge à corps perdu". Daniel Castano est vraiment un orfèvre de la rime dont je ne me lasse pas du talent !

5/ SEPT ANS DE MALHEUR 3'42 9/10
Time for a pause now, avec Sept ans de malheur et son ambiance à la Mourir pour elle/Coma d'amour bien que la musique (comme la réalisation) soit de Gilles Lakoste. La voix d'Ysa y redevient douce et soufflante, en mélancolique Blanche-Neige face au miroir brisé de ses amours contrariées. J'aime aussi beaucoup cette facette de notre Ysa Ferrer, à l'opposé de la glitter-ball disco-dance, mais cette chanson lente et atmosphérique aurait gagné a être repoussée un peu plus loin sur le CD je trouve, même si Ysa a visiblement fait le choix de caler ses chansons douces à intervalles réguliers plutôt que groupées vers la fin.

6/ POM POM GIRL 3'37 10/10
Les beats reviennent aussi vite qu'ils étaient partis avec Pom pom girl et mon deuxième titre préféré de l'album et favori d'Ysa apparemment, que j'espère bien voir sortir en single un jour. Ce tube en puissance rend hommage aussi bien à ces transformistes qui osent devenir le temps d'une indémodable chanson de cabaret leurs idoles qu'à ces artistes hautes en couleur qui osent tout sur scène comme Lady Gaga et inspirent les petites filles qui se rêvent stars demain, comme Madonna ou Dalida ont pu inspirer petite Ysa il y a quelques années de cela. Les arrangements de Gilles Lakoste sont calibrés pour la dance et très inspirés de la version originale de Daniel Castano (en démo bonus sur le CD#2) et le refrain est très accrocheur même s'il pourrait souffrir de ne pas inclure une seule fois le titre de la chanson. Heureusement, Ysa martèle suffisamment sa "Pom-Pom girl" ailleurs dans la chanson et l'on rêve déjà d'un visuel américain avec chorégraphies sur mesure en pochette et clip pour retenir l'attention en radio et TV sur ce génial tube ! Côté paroles, mes préférées de l'album qui rendent hommage en jeu de mots à Balavoine avec un superbe "C'est mon vice ma bataille".

7/ JE VOIS 2'59 10/10
Single potential à répétition avec ce très punchy rock Je vois aux couplets plus calmes voir timides comparés au refrain qui déboule comme un ouragan et emporte tout sur son passage à renfort de riffs de guitares qui mettent le feu au tapis (rose de la pochette). La mélodie et la voix d'Ysa dans les couplets me fait penser à un vieux tube de Corynne Charby mais le refrain bascule vers t.A.T.u., P!nk ou Avril Lavigne. C'est Gilles Lakoste qui a donné tout ce relief à la version originale présentée en démo sur la compo de David Revel et il en a vraiment fait un tube en puissance. Pour tous ceux qui avaient aimé la Ysa rock de Made in Japan, c'est l'explosion dans le pantalon garantie !

8/ I AM JUST INNOCENT 3'55 10/10
La guitare reste bien en avant sur la plage suivante où Ysa raconte l'histoire de Florence Cassez, cette française emprisonnée à vie au Mexique. Sans prendre parti, elle réagit sur la manière dont tout semble avoir été orchestré par les médias et la police mexicaine pour offrir au public un modèle de procès des trafiquants de drogues, tout en opposant et en incarnant la présumée coupable et condamnée de la lancinante phrase titre "I am just innoncent". Ce que je trouve amusant, c'est qu'avant de lire les commentaires d'Ysa sur l'inspiration de ce titre (interview dispo http://www.idolesmag.com/interview-81-Ysa-Ferrer.html) , je pensais à la manière dont Loana était traitée par la presse people et la manière dont on pouvait un jour être adulée et le lendemain être descendue en flamme et poursuivie par les paparazzis asoiffés de scandales et de glauque-story ; comme quoi le thème abordé est universel. Côté musique, rien à dire, Gilles Lakoste et son acolyte ont su composer une scie rythmique qui se vrille dans vos tympans avec un refrain imparable. Si le texte paraît un peu trop fort pour une diffusion radio, la chanson en elle-même est un nouveau tube et troisième à la suite !

9/ ON TUE CE QUE L'ON AIME 3'11 8/10
C'est sans doute pour casser ce rythme que l'on enchaîne avec On tue ce que l'on aime qui, s'il est très entrainant, est un titre d'album qui manque du relief nécessaire à une exposition en radio. Ce n'est pas le refrain qui est en cause mais les couplets un peu trop syncopés, façon un pas en avant, deux en arrière, et sans paroles coup de coeur comme à l'habitude.

10/ UN JOUR 4'20 9,5/10
Douce Ysa revient sur Un jour pour revenir sur son passé de petite fille devenue jeune femme qui monte à Paris sous le regard d'une mère qui doit la laisser quitter le nid et anticiper déjà l'heure ou Nova-Louna s'envolera loin des bras de sa mère. Ce titre tout en émotion qui n'oublie pas d'avoir une solide mélodie croise espoir et mélancolie sur des arrangements classieux de cordes et déroule ses quatre minutes vingt de plaisir sans que l'on s'en rende compte si bien qu'à la fin, on s'étonne presque que ce soit déjà fini... Une belle réussite !

11/ FREAK WEATHER 3'52 20/10
Mais c'est sans comparaison avec le titre suivant, mon préféré de l'album, où Ysa revient tout en disco dance, glam & paillettes, et tout en anglais. Quand certaines paroles des versions anglaises des singles de l'album précédent, ou le phrasé parfois, m'avaient laissé un drôle de goût dans la bouche, Freak weather, lui, ne m'emplit que d'émerveillement, bonheur et plaisir ! Entrainant, insouciant, intemporel et dansant, c'est la synthèse parfaite de ce qui pourrait faire exploser Ysa à la face de la planète entière, un single OBLIGATOIRE, le tube qu'il lui faut pour s'installer durablement dans les discothèques de la planète entière. Et là encore, c'est à la réalisation de Gilles Lakoste que l'on doit ce petit plus qui fait tout la différence car la version démo ne me ravit pas de la même manière. Ne manque plus qu'un clip à la One-T ODC version Ysa "Mes rêves" made in Japan et Ysa trustera les chaînes videos du monde entier avec ce petit bijou indémodable.

12/ TANT QU'ON S'AIME 3'20 10/10
C'est un autre remixeur passé d'Ysa, Markko, qui apporte sa touche perso au titre suivant, l'excellent disco-pop Tant qu'on s'aime, tel un On fait l'amour (Part 2) sans le sample des Rondo Veneziano. Les couplets sont peut-être un peu plats mais le refrain est tellement accrocheur que je me demande pourquoi cette chanson n'arrive qu'à la fin du CD. Finalement, Ultra Ferrer est construit comme une ascension en spirale, une montée en flèche en appesanteur avec quelques loopings pour perdre un peu de pression le temps d'une chanson douce, mais dont le seul but est l'orgasme final.

13/ CE JE NE SAIS QUOI 2'14 9/10
Et après tout orgasme, il y a l'après, ce court instant où la petite mort nous laisse planer sur un nuage entre ciel et terre et où les pensées vagabondent. Ce je ne sais quoi, mise en musique d'Ysa d'un texte de son ami et proche Jean-Rémy Gaudin-Bridet, est une déclaration d'amour indéfectible magnifiée en version accoustique claviers/cordes. Sa version démo piano/voix est présente sur le CD bonus pour une courte incursion en backstage studio. Seule ombre au tableau, l'utilisation en rime du nom d'un photographe que je ne connaissais pas (William Eggleston) et je ne dois pas être le seul, ou alors honte à moi, ce qui rend la chanson un peu élitiste à ce moment là... mais Mylène Farmer l'avait fait avant elle sur Je te rends ton amour sans que les fans lui en tiennent rigueur. Ce petit moment d'émotion qu'elle partage ainsi en fin d'album avec chacun de ses auditeurs transpose parfaitement le texte en lien tissé entre elle et chacun de ses fans et je ne doute pas qu'elle puisse faire partie des chansons en rappel de fin de concert ce soir...


CD#2 ULTRA DEMOS
Sur le CD bonus de la version collector numérotée figurent les versions démo de French kiss, Pom pom girl, Je vois, Freak weather, Tant qu'on s'aime et Ce je ne sais quoi ainsi que trois titres inédits, deux chansons lentes qui auraient peut-être empêché le décollage vers l'orgasme du tracklisting final choisi et un titre clubby qui risque fort de finir en titre bonus sur un CD maxi à venir ou en interlude de concert faisant patienter les fans pendant un changement de costumes.

1/ CETTE FILLE LA 3'28 10/10
Acoustique voix/guitare plus quelques effets discrets, Cette fille-là est une douce mélopée où Ysa semble tomber le masque de la fille trop fardée et dans l'excès qui illustre la pink carpet de la pochette et prendre du recul sur son personnage. Elle aurait très bien pu se placer en plage #14 à mon avis et si je ne regrette pas l'achat de mon collector, je suis bien triste pour ceux qui devront se contenter de la version CD normal et ne possèderont donc pas ce bijou, tel un beau coquillage trouvé dans les dunes et que l'on garde serré au creux de la main jusqu'à chez soi pour lui trouver une place de choix sur une étagère de sa chambre ou sur son chevet.

5/ MILLE EXCUSES 4'31 7,5/10
L'intro de Mille excuses me fait penser à Tony Curtis, récemment décédé, car elle distille lentement de petites notes qui semblent issues du générique de Amicalement vôtre. J'ignore si l'inspiration est réelle ou si c'est juste moi qui y vois un parallèle mais il reste au final de ce nouvel inédit un sentiment de douce et moite langueur, qui n'avait pas sa place sur Ultra Ferrer en effet même si je suis heureux de le trouver ici.

7/ DJ PLAY THAT SONG 3'32 8/10
DJ play that song voit Ysa répéter la phrase titre en alternance avec des voix passés à la moulinette vocoder façon Das Boot de U96 sur une musique technoïsante au son bien lourd et clubby relevé par des nappes de synthé ascensionnelles. J'aurais aimé que Daniel y place deux courts couplets pour mieux marquer la chanson mais c'est tout moi ; je n'aime pas les instrumentaux et ce titre en est quasiment un puisque les voix y sont plus traitées comme des instruments.


En conclusion, côté musique, ce nouvel album ne me déçoit pas du tout, comme mes notes ont pu vous le laisser entendre ; à part quelques titres moins fort que les autres, Ultra Ferrer tient bien sa promesse et Ysa nous offre là une collection du pur son Ysa Ferrer comme on l'aime, tour à tour electro, disco dance ou soft émotion.
Même si le nouveau single Hands up! ne faisait pas partie de mes favoris, il reste à mes yeux pas mal de singles potentiels, - trop même, puisque je regretterai que les absents n'aient pas été choisis -, avec en tête Freak weather, Pom pom girl, Je vois et Tant qu'on s'aime
(vous remarquerez qu'ils figurent tous en version démo sur le CD bonus).

Enfin, je ne peux finir sans un mot sur le visuel de ce nouvel album, une nouvelle fois shooté par Slam, et qui raconte en images, tout le long du livret classieux rose, noir et blanc, la vie et la chute de miss diva Ysa 'too much' Ferrer qui meurt de s'être pris les pieds dans la pink carpet devant son photographe cloné et d'avoir chuté de ses talons aiguilles... Auto-dérision à mort !

lundi 23 août 2010

The Saturdays make the Headlines!

Time to review more music from the latest remaining BIG girlsband from the UK, after the split of Girls Aloud and the never stopping changing faces of the Sugababes, and this is The Saturdays.

I have first reviewed their first album Chasing lights a couple of years ago
but passed on their second one Wordshaker last year.
It is time for an update to celebrate the release of their third album, called Headlines!, which in fact is only a mini-album, made of 5 new tracks and 3 from Wordshaker including the two singles from it, Forever is over and
Ego.

Made of 5 gorgeous and vocally talented girls, Frankie Sandford and Rochelle Wiseman (both from the 90's teenband S Club 8) with Una Healy, Mollie King and Vanessa White, The Saturdays look like the perfect line-up to walk in the shoes of the old Spice Girls and latest disbanded Girls Aloud to ride the top of the UK Charts.

They started sampling Yazoo with the first single If this is love (UK#8), then moved Up (UK#5) before gettin' Issues even higher (UK#4). They put on the red nose for the Comic Relief charity single and a cover version of the Vince Clarke penned Depeche Mode old hit Just can't get enough (UK#2) before gettin' on tour and lower in the charts with Work (UK#22), the last extract from their first album Chasing lights.

Three months later they were back without their trademark logo but with a Kelly Clarkson rejected song, the energetic pop/rock Forever is over, which got them back near the top of the charts (UK#2) before releasing their second album, Wordshaker and following single Ego (UK#9) and its girlpower über catchy chorus and superheroïnes themed video.
I don't know why this album didn't get milked more like their first into singles. Sure there was more potential hits included even if the global sound was less instant as their first CD. That is why I didn't make a full review for it at the time...

Although featuring beautiful heavy piano instrumentation a la When love takes over and a strong anthemic chorus, Here standing hadn't the little something to make it a hit. No one was just boring, only waking me up at the moment of the chorus. The must-have-been third single was One shot, a powerful electro pop piece of gold. I can't understand why this hadn't been released but I must not be the only one thinking this song had more potential as it is the only other song from Wordshaker that is included on the Headlines! EP, slightly remixed by Starsmith. The electro title track gained at the times votes from fans as a future single but even if it was good, it was just a good album track to me. Denial was a nice ballad with big chorus but only a perfect album filler. Open up, produced by David Kreuger & Per Magnuson like One shot, had a very near hit appeal and could have tried to have a single life too. That makes me think a full album produced by the swedish duo would have sounded a real HIT! Lose control was another good tune, catchy and modern-retro type of electro pop but it wasn't the instant song that is needed to become a single. Not good enough's chorus had it but the verses were a bit lame and it was a reject from the first album so just a filler there. Deeper was just another nice ballad and 2AM just a Motown inspired nice closing track.
This tracklisting didn't make it a bad album but a not-as-good-as their first one for sure.

Now that the Girls Aloud girls have all gone apart and solo and that Fascination has dumped their rival-in-the-making girlband Girls Can't Catch, their records company needed to get their last remaining girlband a new hit before releasing a third album that must be their make-or-break deadline. So they decided to release an 8-tracker CD with leading new single Missing you ahead.

They must have made the right decision as this summery electro mid-tempo gets them back on the UK charts podium (#3) while their EP goes straight at #2 in the album charts. Truth is Headlines! looks like a greatest hits in the making. Already including the best parts of Wordshaker with Forever is over, Ego and One shot, the CD only enlists single potential recorded songs :

Apart from the current single Missing you
, track 3 looks like the next step in the Saturdays' new chart conquering move ; Higher sounds like One shot part II, with its electro arrangements, powerful melody and catchy choruses. Penned by Arnthor 'BAG' Birgisson with the ever-relying Saturdays' sixth member-like songwriter Ina Wroldsen, that song mixes everything The Saturdays are all about since their debut without sounding nothing more than modern and perfect.
Next song, Died in your eyes, is a little more laid-back, breezy and nice in its verses but with their trademark strong power chorus. It is hard to believe it hasn't been written for them as it is in fact a second-hand song, recorded first by american singer Kristinia DeBarge on her debut album last year. As she is relatively unknown on these shores, this cover version could easily become a further single for the english girls. It'd be perfect after Higher.
Being one of their strongest selling single despite its rather low chart placing, Ego must have been a favourite in their record company's hearts (and wallets) so it is no surprise they made the same writing team a place for a new song here : the song is called Karma, the writer/producer is Steve Mac along Ina Wroldsen on the writing duties. Mr. Mac is no stranger in the Charts history as he is one of the most successfull producer of the 90s/00s years, having worked with loads of people but significantly on nearly all Boyzone and Westlife releases. This one is another catchy powerful electro sure-fire hit. WOW! There could really be strong singles released from that new CD...
Last new song (before the Starsmith remix of One shot closes the album), Puppet, is maybe the one with the less potential. It is a rather very good song with a strong chorus and good rhythm but it is a little repetitive or is it just that after so many good songs this last one sounds just like a klone of them all ?

Now I've got to wonder why Facination didn't include more on this EP ?
I understand they couldn't throw in all their newly recorded songs because of the further third full album to be released next year but why didn't they even bother add remixes ? The acoustic version of Forever is over would have been nice. The Cahill radio mix of Missing you would have been heaven on earth (these guys cannot do wrong these days in any of their remixes!!) and the 7th Heaven radio edit of One shot would have been so much greater than this Starsmith remix that adds nothing to the original... The Jason Nevins or Manhattan Clique remix or -best- a Buzz Junkies radio edit of Forever is over would have been either perfect too !
In fact, I think they may have to wait a little bit more but a full remixed singles collection sounds like a good idea as all the singles that the girls have released have been remixed by the cream of the UK remixers (Moto Blanco for If this is love, Wideboys for Up and Just can't get enough, Digital Dog for Issues, Cahill already for Work) and that these club remixes need more exposure.

So now you know what to do : order the Headlines! CD from you usual UK online retailer or download it from iTunes or wherever you can get this UK release from your own country. You just have got to have it !

lundi 9 août 2010

ULTRA FERRER : new Ysa Ferrer album (27 Sept)

Ysa Ferrer's 4th studio album, Ultra Ferrer, will hit the stores on the 27th September.

The cover looks fabulous, all glittering and glam. It looks like a vision of Ysa's dreams of success and glamour...
or maybe more a cliché of what this fake empty world of jetsetters is made :
Diva lifestyle, unwearable dress, ridiculous hairstyle and snapshots surrounding the red carpet.

Here is the official tracklisting :
1/ ULTRA
2/ HANDS UP (I hope not a cover of THAT disco song...)
3/ HORS SERVICE
4/ FRENCH KISS
5/ SEPT ANS DE MALHEUR
6/ POM POM GIRL
7/ JE VOIS
8/ I AM JUST INNOCENT
9/ ON TUE CE QUE L’ON AIME
10/ UN JOUR
11/ FREAK WEATHER
12/ TANT QU’ON S’AIME
13/ CE JE NE SAIS QUOI


You can pre-order it RIGHT NOW in its limited edition (500 only copies minus mine already!!!) on her official shop with PayPal :
Ysa Ferrer's official boutique



Don't miss your chance !
It includes the original 13 tracks official CD
with a full 24 pages booklet
+ a second CD with demo versions
+ 2 bonus tracks called CETTE FILLE-LA and MILLE EXCUSES.
So it is very worthy the 29.90€ price (+p&p)

I CAN'T WAIT !!!!
Can you ?

dimanche 11 juillet 2010

"I just wanna dance" with Nathalie Makoma

There's a new song you need to watch the video straight away as it is the perfect pop/dance summer anthem. It is called I just wanna dance and it's by dutch (but Congo born) diva Nathalie Makoma :






She has started her carrer in a family pop/rap group named Makoma then released two soul/gospel albums before entering the dutch Pop Idol competition in 2008 and finishing 2nd. She released last year a disco/house single that sounded like it had been produced by the Freemasons, I won't forget and now is finally the time for a new one, sounding even better, and it is a surprise cover version of an asian group (Girl's Generation) hit.
I can only hope a full album of that sound is on its way soon as I can't wait to buy me a full CD from her !

samedi 10 juillet 2010

Kylie Minogue's 11th album "Aphrodite"

Last monday was released the much anticipated 11th studio album by australian born and european becomed princess of pop Kylie Minogue, named Aphrodite. After her tenth X (rated) CD, it seemed our Kylie was going all warm and sensually sexy for a back-to-her-roots comeback album. It's been a couple of times now that I've started listening to it but I wanted to wait until I had the proper CD in the palm of my hands, touch it, feel it in its deluxe edition glossy booklet, to finally release my full review of what sounds like one of the highlights of 2010.


When you look for reviews for Aphrodite around the net, it seems nearly everybody, amongst her fans or in the music sites, loves it and call it her best album since Fever (in 2001...) or even Light Years (in 2000). Supervised by Stuart Price, the man who famously produced Madonna's Confessions on the dance floor or the Scissor Sisters' latest Night Work, Seal's System but is also the man behind the Zoot Woman project. All his productions or remixes mix an atmospheric and elegant atmosphere with electronical synthé sounds and dance beats. That sums up perfectly what Aphrodite is : a classy dance/pop masterpiece.

01 ALL THE LOVERS 3:20 10/10
(Jim Eliot / Mima Stilwell) Produced by Jim Eliot. Additional Production & Mix by Stuart Price.
The CD starts with the first single that was chosen to launch the album worldwide and All the lovers, from the first time I heard it, was a pure joyful and sexy anthem in Kylie's book. It starts all minimalistic with instrumental intro behind Kylie's whispering sexy voice all along the two first verses then it all begins with the first chorus, anthemic and etheral but powerful with a nice ascending musical structure. Next verses go back with the same hypnotical loops and then back with a chorus that adds some more joyful backing vocals. Then the song falls down into a moment of sonic intimacy with Kylie's voice, warm and haunting until the orgasmic musical bridge explodes before final chorus comes back and the song is already ending and it needs a replay, again, then again once more, and again again... All the lovers may not be the instant pop song some wanted for her comeback (and I can't believe it hasn't been number 1 in the UK charts!) but it's an addictive haunting one that, just like with Can't get you out of my head, you cannot escape.
I needed an extended version of this dreamy pop perfection but the single suffers from a very disappointing remix package, except for the Wawa full anthem. A spanish version, Los Amores, is noticeable though, for once Kylie treats her with another language on singing duties.
A last final word about the people behind it : It is the kish Mauve duo (Jim Eliot & Mima Stilwell), already responsible for Kylie's 2007 comeback single 2 Hearts, that wrote and produced All the lovers while Stuart Price added his final Aphrodite touch, like on most of the tracks here.

02 GET OUTTA MY WAY 3:38 9,75/10
(Lucas Secon / Damon Sharpe / Peter Wallevik / Daniel Davidsen / Mich Hansen)
Produced by Cutfather, Peter Wallevik & Daniel Davidsen. Co-Produced by Damon Sharpe, Lucas Secon & Stuart Price. Mixed by Mads Nilsson & Stuart Price.

Track 2's intro is all piano and disco Ooh ooh ooh before the real song starts and Get outta my way builds up into Love at first sight part 2, a full-on disco/house dance/pop number that has already been confirmed as second single. Very energetic and perfect to shake your ass on the dance floor, it is a favourite on every forum in Aphrodite's tracklisting. I really like it and am happy to see it being the next single (EMI is so used to wrongly choose Kylie's singles...) but I can't help but think there's a litlle something missing to challenge All the lovers' perfection. Maybe it is just that Get outta my way wasn't written for Kylie but was picked for her ; like most tracks on this album, Kylie's co-writing credits are nowhere here and I've always liked her recent songs when they were really hers. On the remix team, there seem to be 7th Heaven and Bimbo Jones listed so I shall melt in club heaven as soon as I hear these ...except they could not be chosen by EMI !? What the fuck !? That is all her fans need : pure cheesy disco/house remixes. Please, don't call hyped electro remixers again... mix destruction has never been my cup fo tea.

03 PUT YOUR HANDS UP (IF YOU FEEL LOVE) 3:37 10/10
(Fin Dow-Smith / Miriam Nervo / Olivia Nervo) Produced by Starsmith. Co-Produced by Stuart Price. Mixed by Starsmith & Stuart Price.
Next in line is another sure-to-be single that shall appeal to both her european and american markets. Put your hands up (if you feel love) don't waste any time with Kylie's laid-back but pulsating intro that explodes into an addictive chorus with the title line that stick to your brain and never leaves. While All the lovers was the soft IN side of Aphrodite's perfection, this one expresses the glamorous and show-OUT side of it. Here again, I hope a load of remixers will add their touch to it : I would love to hear a Moto Blanco and a Cahill remix of it, and a Dave Audé and Peter Rauhofer for the US too.

04 CLOSER 3:09 8/10
(Stuart Price / Beatrice Hatherley) Produced & Mixed by Stuart Price.
Closer
is the first song by Stuart Price and it sounds odd but nice, between baroque and disco, with what sounds like an hysterical harpsichord rhythm all through the song and an hypnotical chorus. I have a vision of a Kylie dressed in a divalicious extravaganza singing behind an Amadeus-like mad pianist destroying his piano with his furious fingers while the world crashes all around them. The song ends as if it never has been anything but a short interlude to entertain us and make us wait for what's more to come ; album filler for sure, but with experimentation. Maybe I would have loved to see it as a Bside only to let other proper songs have a place in Aphrodite's short tracklisting. [You can note that, after Love at first sight, this is the second time Kylie has a song that shares its title with one of her previous songs, Closer being a 1992 Bside for Finer feelings, back in her Stock/Waterman days].

05 EVERYTHING IS BEAUTIFUL 3:25 8/10
(Tim Rice-Osley / Fraser T.Smith) Produced & Mixed by Fraser T.Smith.
"Beautiful... beautiful..."
sings our Kylie to get this Keane leader's co-written anthemic up-tempo ballad started and it sounds rather beautiful indeed. While the chorus is all strong but breezy, the verses are dreamy and mellow and Everything is beautiful is what sounds the most like a ballad on Aphrodite, with its haunting backing vocals and tempo-down bridge and outro with piano. This is one of the few tracks that have no involvment from Stuart Price too.

06 APHRODITE 3:45 8,5/10
(Nerina Pallot / Andy Chatterley) Produced by Nerina Pallot & Andy Chatterley. Additional Production & Mix by Stuart Price.
Next is the title track and an intro with raw percussions and a march rhythm. Aphrodite is maybe the song that sounds the more like a transition with Kylie's previous electro/R&B work, with its chaotic rhythm and party vibe. The "Can you feel me in stereo" gimmick line is the real memorable moment of the song, although the verses are good and the chorus powerful. I feel this song is more of a live favourite than a future single. We already hear and see what Steve Anderson and William Baker will do with this new Nerina Pallot song, and Kylie will be an absolute diva singing this on stage with dancers all aroudn her, for sure.

07 ILLUSION 3:21 7/10
(Stuart Price / Kylie Minogue) Produced & Mixed by Stuart Price.
Illusion
is another Stuart Price song, co-written with Kylie this time and it is her first co-written credit on Aphrodite. Illusion starts all dreamy with haunting vocals before a beep-ing loop get the rhythm started and it is an electronical mid-tempo to fill the gap between first half of the album and the final part. I admit this is the song I like the less, but with a 7/10 note, Aphrodite's down-track scores better than X...

08 BETTER THAN TODAY 3:25 8,5/10
(Nerina Pallot / Andy Chatterley) Produced by Nerina Pallot & Andy Chatterley. Additional Production & Mix by Stuart Price.
I'm glad Better than today hasn't finished like the White diamond fiasco ...I mean first be revealed on tour as a new track, then to be included as a highlight on Kylie's next studio album, then not make it and never get a proper release in a studio version that sounds like the one everybody who liked in live wanted to hear it. White diamond has just appeared as a ballad bonus on her tour's DVD and we still have to hear the disco/pop original studio version -yet- but Better than today, the first Nerina Pallot song Kylie included on her American show last year, IS indeed included on Aphrodite and it fits well. I swear while listening to it again now that I still believe it is a Jake Shears penned disco track ! It is a cheerful disco inspired upbeat sing-a-long song that will instantly make you feel good -or better- and you will find your feet tapping in rhythm with a huge need to get up, clap and hands and dance in retro cowboy style maybe. One complain though : the track's end ! it sounds roughly cut !!

09 TOO MUCH 3:16 9,5/10
(Calvin Harris / Jake Shears / Kylie Minogue) Produced & Mixed by Calvin Harris.
The club sounds of today are back on Too much's intro and there's even a powerful grandpiano moment just before the chorus, which is very strong and catchy, for a whole uptempo song that may be a contender for a single release. Produced & mixed by Calvin Harris (without Stuart Price involved), this disco inspired song (that he co-wrote with Kylie and the Scissor Sisters' leader that I was just talking about previously) sounds like a hit, with bits of nowadays electro sounds on top of cheesy eurodance synthés, but it sounds perfect ! Trendy remixes could apply on this one, even though the original version just needs none.

10 CUPID BOY 4:26 9/10
(Sebastien Ingross / Magnus Lideball / Nick Clow / Luciana Caporaso) Produced & Mixed by Stuart Price, Sebastien Ingrosso & Magnus.
Wasn't I talking about trendy club sounds ? Cupid boy, here it comes !!! Luciana and her man on the writing team with swedish house maestro Sebastien Ingrosso & friend on board with Stuart Price to make it a club anthem that must have been hard editing as it ends up in a 4'26 form that shall be shortened more if becomes a single one day. This track is a strong mixture of haunting vocals with childish accents sometimes, a wall-of-sound pre-chorus of pure house and an anthemic chorus that punches you straight in your face and shall leave you knocked-out on the dancefloor. I like it very much but I must admit this one is just too much dance over pop and my pure pop heart is suffering a little from this heavy club banger.

11 LOOKING FOR AN ANGEL 3:49 9,75/10
(Stuart Price / Kylie Minogue) Produced & Mixed by Stuart Price.
Take Illusion's credits and see how the same team can do better second time around. Minogue and Price wrote this wonderful and charming addictive feel-good pop song, all breezy and fun-pop, and I can't help falling in love with this maybe cheesy happy song but I would love to see it released and get a trance remix treament : even though Stuart made it sound dance/pop, Looking for an angel has all it takes to become a full trance highlight on continental radios ; maybe only promotional ?

12 CAN'T BEAT THE FEELING 4:10 10/10
(Hannah Robinson / Pascal Gabriel / Bjorg Fjordheim / Matt Prime / Richard X) Produced by Stuart Price, Pascal Gabriel & Bjorg Fjordheim. Mixed by Stuart Price.
I hate that but I can't put a name on the song that Can't beat the feeling's intro sounds like... ! Either retro and disco, but still dance/pop, like back in the Light years era, this Pascal Gabriel reminds me of why I so loved Kylie's comeback of 2000 : Mixing hi-nrg, disco, house to still make fun-pop and sound brilliant, camp and classic Kylie, Aphrodite ends (in its CD version) as a back-to-her roots tribute song ...AND I LIKE IT !!

So now my CD has ended, I have got to say I HATE the way EMI treats us : even in its deluxe edition, we get no additional track, just a classy glossy booklet with loads of beautiful photos of our new incarnation of the goddess of love, but even NO lyrics (!!!) and no bonus songs, even in digital... I still haven't taken the time to watch the bonus DVD that includes some live performances from her american tour, the making of All the lovers video (but NOT the video !!), a photo gallery and the behind-the-scene of this photo shoot... That is what I do NOT want as bonus... So why didn't I just buy the classic CD version ? Because the glossy booklike version would look better in my CD collection...

And what upsets me more is that there are some bonus songs elsewhere...
First from the usual iTunes digital world with an additional Xenomania song :
13 MIGHTY RIVERS 4:01 8,5/10
(Miranda Cooper / Brian Higgins / Carla Marie Williams / Jason Resch / Gerard O'Connell / Jaxon Bellina / Tim Deal) Produced by Xenomania.
The rhythm reminds me of Can't get you out of my head in the intro then the song evolves into a nice upbeat song but there's no real leading line to stick to your brain, just a moody dance/pop song that maybe didn't fit in the original Stuart Price tracklisting.

Another bonus comes like usual on the japanese CD...
14 HEARTSTRINGS 3:16 8,75/10
(Miranda Cooper / Brian Higgins / Matt Gray / Jason Resch / Kieran Jones / Gerard O'Connell / Jaxon Bellina) Produced by Xenomania.
...And it is another Kylie-inspired song written/produced by the Xenomania team, a little more laid-back than Mighty rivers, but still with a feel-good summery rhythm. Once again, the song lacks a strong chorus line that could have made it a place on the standard CD and hope for a single release, even though I find Heartstrings catchier than their other track.



Final bonus is All the lovers Bside that I have added in my Aphrodite playlist on PC and mp3-player :
15 GO HARD OR GO HOME 3:43 10/10
(Lucas Secon / Damon Sharpe / Thomas Sardof / Daniel Davidsen / Mich Hansen)
Produced by Cutfather, Thomas Sardof & Daniel Davidsen. Co-Produced by Damon Sharpe & Lucas Secon. Mixed by Mads Nilsson.

The song starts all accoustic with a guitar then Kylie's first verse but the pre-chorus uplifts the song into a super-catchy number that I CAN'T GET ENOUGH !!! Go hard or go home should have been on the CD for sure and if all Aphrodite's leftovers are of that level, I want to see them leak or appear on future Bsides/singles digital EP very soon !! Add to the upbeat rhythm the saucy chorus line and you'll know this one is gonna be a favourite for all the lovers...

vendredi 18 juin 2010

Nouvelle Star 2010 : Luce !


Même si je n'osais le croire avant de l'avoir vu, c'est bien l'ovni de la saison 2010 qui a gagné la Nouvelle Star sur M6 mercredi dernier : Luce, et c'était bien mérité. Car à l'instar de Julien Doré ou Christophe Willem, Luce avait marqué nos soirées sur M6 dès le début de l'aventure par son style inimitable, sa manière de s'approprier les chansons données par la production et son personnage tellement haut en couleur, kitsch et naturel à la fois, simple et émouvant.
Je suis heureux pour elle, même si la victoire de François lui aurait garanti à lui un contrat de disque et Luce aurait sans aucun doute été signée aussi. Là, pour François, je ne suis pas sûr, à moins de le fondre dans un groupe de rock français à la Coldplay... J'en disais de même à propos du dernier gagnant de la dernière Star Ac, Mickels, et on attend toujours son premier album solo... Chanter bien (ou fort) ne suffit pas, loin de là, et le charisme d'un interprète solo doit être plus fort qu'au sein d'un groupe, même lead singer. C'était plus dans cette place que je voyais Mickels et je pense de même pour François.
Sinon, on l'a échappé belle quand la semaine dernière en demi-finale, Ramon a (enfin) reçu moins de votes que ses adversaires... Il était temps que la farce s'arrête. D'accord, l'ibère avait un petit avant goût des vacances au soleil dans la voix et dans son attitude solaire et positive, d'accord, M6 a bien mis en avant sa plastique imberbe pour ados SMSeuse (mais qu'est-ce qu'on lui trouve? je ne comprends pas...) mais côté voix, il aurait du laissé sa place depuis longtemps déjà.

Je vais revenir un peu sur la demi-finale dont mon blog s'était passée à cause de mes vacances à la montagne loin de mon ordi et de ma connexion internet.
Ramon s'éclata sur We will rock you de Queen, qu'il avait déjà voulu chanter auparavant, mais comme les jurés le dirent si je me souviens bien, c'était du karaoké et rien de plus, 3 rouges au final. Bésame mucho en espagnol lui permit de chanter dans un accent parfait (normal!) et on découvrit que Julio Iglesias avait en effet un fils caché... Zzzzzz Zzzzzzzz. Enfin, il se gauffra lamentablement sur Osez Joséphine. Ne s'attaque pas à du Bashung n'importe qui, encore moins quand le texte est difficile à comprendre, déjà pour un français d'origine...
François se fit lui aussi laminer par le jury sur Amsterdam de Brel alors que sa prestation était pas mal du tout pour moi... Par contre, il vit plutôt bleu sur son Feel de Robbie Williams quand je n'y ai rien vu d'autre qu'une copie karakoé-esque sans âme. Enfin, il s'énerva sur le Born to be wild de Steppenwolf et, sans chercher à décevoir les fans de Twilight et de Robert Pattinson, on peux attester après sa prestation que les vampires n'existent pas ! A voir les veines de son cou se gonfler et le sang affluer vers sa gorge pour réussir à hurler plus fort que les guitares de l'orchestre, nul doute que s'il en était resté un seul devant sa télé ce soir là, il aurait volé d'une traite lui planter les crocs dans la carotide pour un festin de roi. Ou alors, les vampires ne regardent pas M6...
Luce, elle, fit sienne les cactus de Dutronc, et ce n'était pas facile de rendre plaisante cette scie répétitive mille fois entendue. Elle ré-imagina ensuite de la plus belle façon Over the rainbow (à l'origine interprété par la mère de Liza Minnelli, ça ne nous rajeunit pas...) si bien qu'on ne reconnaissait plus la féérie un rien mièvre made in Broadway. Et elle finit en beauté en interprétant magistralement La vie en rose de Piaf ! Que des bleus, que des bleus pour elle à Baltard comme sur mon canapé.
Elle ré-itéra l'exploit cette semaine en finale face à François donc, d'abord sur Je dis Aime de -M-, qu'elle réussit à s'approprier et c'était loin d'être aisé... Elle nous plongea ensuite dans un troublant Mad about you de Hooverphonic qui prouvait qu'on peut avec le regard et la voix troubler plus qu'avec une poitrine façon push-up et des jambes de sylphide. Son Ne me quitte pas final évita l'éccueil larmoyant sans aller pour autant dans la reprise déjantée à la Muriel Robin (j'adore ton sketch, ma Mumu !) et après Piaf, Luce démontra que sur Brel aussi, elle tenait la barre haute et bien droite en tenant le cap.
Face à un tel raz-de-marée, François mena le combat bravement et si l'on ignore si la victoire fut serrée ou pas (pas de pourcentage des votes sur M6...), le face à face de leurs talents était bien équilibré.
Il commença par un élégant titre de Placebo avant de finir en s'appropriant et en mettant un peu de relief (et de voix) à La superbe de Biolay. Si je trouve qu'il a un réel talent pour écrire des textes et des arrangements somptueux cinématographiques, j'ai tendance à trouver que les titres de Benjamin Biolay manquent d'une mélodie pop forte. Mais c'est sans doute son souhait de ne pas pouvoir être assimilé à un chanteur de "variétés"... Seul ombre au tableau, sa reprise des Stones. Bon, j'avoue, je n'aime pas vraiment la plaintive rengaine Angie et je m'attendais à ce que Philou Manoeuvre abonde dans mon sens et regrette notamment le choix de cette chanson commerciale de leur carrière mais c'est finalement Lio qui lui mit le seul rouge de la souirée.

Que dire d'autre? Que Luce et François brillèrent aussi en duo, sur 22 de Lilly Allen, façon duo français/anglais avec Ours, enfin surtout Luce puisque François, souffrant des parties du fils Souchon, chantait plus dans son souffle que dans sa gorge pour une fois, à la limite de l'audible... Leur duo comique sur Hervé Vilard était très réussi, avec un jeu de scène incroyablement drôle. Je n'imagine pas comment ils ont pu chanter Capri, c'est fini jusqu'au bout sans se marrer au lieu de chanter !! Bon boulot aussi sur le Qu'est-ce que t'es belle de Lavoine/Ringer. J'avais bien aimé déjà la semaine précédente leur Light my fire des Doors quand les autres duos étaient vraiment anecdotiques.
M6 enfin avait battu le rappel pour la finale et la bande des dix candidats reformée avait ouvert le bal sur LE tube de Europe The final countdown, osé mais logique, avant de revenir le temps d'un California dreamin' plaisant.

Il ne reste plus qu'à voir ce que Sony va planifier pour Luce et sa nouvelle carrière de chanteuse (ça la changera de la blouse blanche...) et si Virgine Guilhaume sera de retour l'année prochaine pour une saison 9 (non encore confirmée par M6) après sa grossesse et congé maternité (Félicitations! Connait-on le papa?). Je me demande aussi qui des concurrents de cette année saura tirer leur épingle du jeu de mikado pour ré-apparaître le temps d'un single ou plus sur les ondes radio, MySpace ou ailleurs... Lussi, Dave ...Ramon ?