mardi 10 mai 2011

X-Factor S2 : 4ème Prime

C'est en direct du studio du Lundi (!!) ce Mardi soir, que le X-Factor a déroulé son nouveau show, espérant retrouver un peu des audiences érodées depuis le démarrage en invitant Jean-Louis Aubert et toute la troupe de la nouvelle comédie musicale de Pascal Obispo, Adam & Eve, le temps d'un premier single assez fade (Rien ne se finit) interprété par Thierry Amiel & Cylia, deux ex bébés stars nés sur M6.




Le premier candidat à se présenter était Florian Giustiniani, avec une nouvelle coupe lui cachant toujours les oreilles (qu'il doit avoir décolées ou en pointe ma parole !) mais effet de manche pour lui décoller l'étiquette de Justin Bieber frenchy. Si le tableau chorégraphié de son Haven't met you de Michael Bublé était assez fun, son interprétation, même si juste vocalement, a été bien fade et sans relief. Et surtout, comme l'ont souligné les jurés, Florian avait un accent anglais impossible ; on avait l'impression qu'il butait sur chaque mot. Son sauvetage au moment des votes du public ce soir est incompréhensible, artistiquement parlant s'entend !




Suivait Vincent Léoty, simple et sobre dans une magnifique et touchante interprétation de L'hymne à l'amour de Piaf. Il a vraiment une très belle voix mais je ne l'imagine pas autrement que comme un bon chanteur de comédie musicale. Je ne lui pense pas assez de charisme pour porter seul un CD dans les bacs... Je n'ai pas dû être le seul à le penser vu sa présence aux rattrapages de ce soir, et les gros plans sur sa femme très enceinte dans le public ce soir n'ont pas dû l'aider pour récolter les SMS des jeunes filles en fleur...




Matthew Raymond-Barker suivit avec ma chanson préférée de Michael Jackson, composée en fait par Siedah Garrett & Glenn Ballard, et pas sa plus connue en France, loin de là, j'ai nommé la superbe ballade soul Man in the mirror. Avec de la justesse vocale, un beau jeu de scène entouré de mannequins et de mirroirs, et son habituelle nonchalance, l'anglais m'a embarqué et a réalisé une très belle performance qui a pour moi confirmé les prouesses de la semaine dernière. Moi qui le voyais/voulais sorti au premier prime ! Ce style soul lui va décidément bien.




Les lillois d'Oméga reprenaient ensuite le Donne-moi le temps de Jenifer pour rallier son compositeur Olivier Schulteis à leur cause sans doute. Leur chanteur aux yeux charbonneux m'a toujours autant énervé même s'ils n'ont heureusement pas déstructuré la ballade en rock débridé comme on aurait pu le craindre mais je retiens plus la belle performance de son compère au choeurs et piano que celle du chanteur.




Sarah Manesse jouaient, elle, le tout pour le tout en reprenant le Vogue de Madonna, avec choré et danseurs. Elle s'en est très bien sortie et pour une fois, sa voix m'a paru moins énervante, mais j'aurais aimé qu'elle colle un peu moins à la version originale. En plus, elle a semblé prendre son pied sur scène et ça faisait plaisir à voir autant qu'à entendre.




Maryvette Lair, elle, s'est attaquée à Johnny Hallayday en petite robe courte et noire, reprenant de belle façon son Que je t'aime, variant l'effet de répétition du refrain en modulant ses effets, de voix enfantine à souffle d'amoureuse ou déclaration tonitruante, mais j'ai moins aimé le grain de folie qu'elle insufla parfois : trop d'ambiances différentes ont tué la cohésion de son interprétation pour moi...




Les 2nde Nature reprirent ensuite L'amour avec toi de Polnareff, dans une version rock-n-rollesque débridée un peu guignolesque par moment. J'avoue que n'aimant ni la chanson originale, ni la version qu'ils en ont faite, ni la manière dont ils se partagent les phrases des couplets en solo, avec plus ou moins de succès suivant les garçons, je n'ai pas été ravi de leur prestation. Bizarrement, le message a du avoir du mal à passer vers les SMSeuses honnies par Olivier Schulteis puisqu'ils ont finis en ballotage. Pour une fois, c'est Adrien et pas Damien qui était au centre du groupe, même si vocalement, pour moi, c'est Jordan qui tire son épingle du jeu, prime après prime. Ses petits yeux malicieux et son sourire craquant en font pour moi l'atout charme du groupe auprès des filles, voire le seul potentiel réel en solo puisque, si le groupe n'emporte pas cette saison du X-Factor, je vois mal les garçons continuer à courir les castings à cinq...




Mais le réel chouchou du public, Olivier Schulteis l'a dit, c'est le candidat suivant, Raphael Herrerias, le beau brun aux yeux azur et à la voix de velours. Les trois jurés masculins n'ont pas été emportés par son D'aventure en aventure de Serge Lama, et je dois avouer que moi non plus... Mais Véronic DiCaire comme les filles du public ont semblées scotchées et sensibles à sa déclaration assennée jusqu'au bout : "je t'aime encore, je t'aime encore..." Alors, favori ou pas ? futur finaliste et gagnant ou pas ? En tout cas, je remarque qu'il retrouve, avec Marina D'Amico à le suivre, sa place préférée par la production semble-t-il, en fin de sélection, ce qui semble être le signe que pas mal de votes lui sont attribués chaque semaine, de sorte que placer ces deux là en fin d'émission garantit une bonne audience jusqu'au bout...




Olivier Schulteis, pour sa deuxième et dernière pouliche de la soirée, a une nouvelle fois dépéché le Show et tous les danseurs, le temps d'un Crazy in love de Beyoncé que Marina D'Amico, en mini robe bustier et brushing à la Mariah Carey, a interprété de manière magistrale et surtout très professionnelle, entourée de quatre danseuses choristes et quatre danseurs bagnards dévoilant leurs torses pour les SMSeuses sans doute. Pas de doute, la benjamine mérite son titre de favorite, elle aussi...




Après une petite collégiale, brouillonne comme d'hab', dédiée cette semaine à Henri Padovani (Doo doo doo da da da de Police), il était temps de découvrir les deux candidats en ballotage, le pauvre Vincent Léoty, qui s'est même emmélé les paroles sur son touchant Fais-moi une place de Julien Clerc, et les 2nde Nature, qui s'en sont très bien sortis avec le Parce qu'on vient de loin de Corneille.


Une fois le vote de Véronic DiCaire gagné aux cinq boys après celui de leur coach, il ne faisait plus de dopute que l'on se dirigeait vers un ex-aequo du jury, Christophe Willem et Olivier Schulteis préférant évidemmlent le talent de Vincent, si bien que je savais que le pauvre chanteur marié et bientôt une nouvelle fois papa n'allait pas tarder à retrouver sa femme et qu'ils erait dispo pour l'accouchement... Cela ne faisait pas un pli qu'il avait recueilli moins de votes que les cinq p'tits gars déclarant leur flamme aux téléspectatrices, même si ils semblent réellement souffrir de l'effet boysband...


Je ne voudrais pas être à la place de Christophe Willem, qui perd un à un ses candidats de plus de 25 ans alors que Véronic DiCaire a toujours ses trois moins de 25 ans. Florian et sa nouvelle coupe de cheveux aurait dû quitter le jeu ce soir ! Je suis sûr que les autres jurés le pensent très fort aussi. On verra bien la semaine prochaine...




lundi 9 mai 2011

Les séries américaines...

Un coup de gueule pour mon post du jour, qui n'intéresse sans doute que moi, mais qui me défoulera.
Un coup de gueule contre ces putains de studios américains qui lancent des séries géniales et les arrêtent "faute d'audience" (en Amérique) sans se soucier des quelques millions de téléspectateurs néanmoins fidèles et surtout de tous les autres de par le monde qui devraient aussi être comptabilisés avant de décréter les audiences "trop faibles".


Après avoir visionné (en boulimique, 4 à 5 épisodes par soirée) l'intégralité de la seule et unique "première" saison de la série FlashForward en DVD, je rage et j'enrage de la façon dont l'ultime épisode se termine : en pleine action ! A l'instar de son héros interprété par Joseph Fiennes, on reste en attente, cueilli en plein vol, entre ciel et terre alors que le second blackout planétaire démarre et que son immeuble du FBI explose avec lui dedans courant vers une fenêtre de sortie... Parvient-il à s'enfuir ? Qu'arrive-t-il aux personnages ? Qui a déclenché le second blackout ? Qu'est-ce que le président (Peter Coyote) a à voir dans tout ça et avec l'organisation Jericho ? Des questions qui resteront à jamais sans réponses, et ça m'énerve !!!

Cette excellente série a su manier avec brio enquête policiaire, intrigues politico-financières et fantastique. Les flashbacks et flashforwards ainsi que ses personnages complexes en faisaient un digne descendant de LOST à mes yeux et je déplore que la chaîne américaine ABC à l'origine de cette série, lorsqu'elle a choisi de ne pas la prolonger pour une seconde saison, n'ait pas au moins eu la descence de faire plancher ses scénaristes sur une fin en bonne et dûe forme. Au lieu de cela, elle a au contraire raccourci encore la saison de 24 à 22 épisodes, et ça se voit : les derniers épisodes voient l'intrigue être quasiment téléportée pour donner aux téléspectateurs des clés de compréhension, sans plus rien fouiller, sans souci du détail et j'imagine, pour les scénaristes, l'équipe de réalisation comme pour les acteurs comment ça a dû être dégueulasse de devoir tourner ainsi la fin de ce qui aurait pu être une magnifique série...


Mais je ne devrais pas être étonné ; ce n'est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière... ! J'aimerais juste le savoir avant et éviter de rentrer dans une série si je sais qu'elle est inachevée ou sa fin bâclée. J'avais par le passé regretté déjà la manière dont la série October Road s'arrêtait sans véritable réponse sur l'avenir de ses personnages. John Doe également m'avait laissé en plein questionnement, lorsque le barman meilleur ami du héros est découvert comme étant le chef des "méchants" à la poursuite du héros. Le pire, c'était encore la manière dont Kyle XY s'arrêtait net en troisième saison, alors que de nouveaux arcs de l'intrigue étaient lancés. Côté français aussi, la fin de la saison 2 de Clara Sheller laissait présager une troisième saison où l'héroïne devenait mère sauf que celle-ci n'a jamais vu le jour, pas plus que le film annoncé pour les salles de cinéma en guise de conclusion à la série à succès de France 2, présenté par l'équipe de production comme alternative.


La différence de toutes ces séries aux fins avortées, c'est que lorsqu'il s'agit d'une série à intrigue, à suspens, il est difficile, quasi impossible même, d'obtenir une fin digne de ce nom lorsqu'elle est arrêtée en plein développement. Un arrêt brutal passe mieux lorsqu'il s'agit d'une chronique, d'une série basée sur la vie d'un ou de personnage, ou une série policière ou chaque épisode a sa propre enquête et où, sur la longueur d'une saison, est développé une intrigue globale qu'il est alors plus facile de terminer. Le même phénomène s'applique lorsqu'une série à succès s'arrête : on regrette la fin de Sex & The City ou Ally McBeal, comme on regrettera celle de Brothers & Sisters ou Grey's Anatomy, mais on s'en remet. Comme on se remet de séries qui durent plus que de raison et où l'intrigue s'allonge et rebondit tant et si bien que l'arrêt est même bénéfique à l'image qu'elle laisse derrière elle : Prison Break par exemple, où Desperate Housewives quand sa fin viendra... Par contre, une série comme Lost ou Heroes nécessite un fin préparée sur une ou plusieurs saisons. Ça aurait dû être le cas pour John Doe, Kyle XY ou justement FlashForward ! Je regrette de m'être fait avoir, de m'être pris au jeu et d'avoir suivi cette série de bout en bout et de finir déçu, floué, comme un gamin à qui l'on raconterait chaque soir une histoire pour s'endormir, mais sans jamais lui lire la fin. Vous me direz, si l'enfant s'endort, il n'entend pas la fin de l'histoire... Mais moi, je suis incapable de m'endormir tant que je n'ai pas eu le fin mot de l'histoire, pour peu que celle-ci me passionne un peu !


En signe de protestation, il faudrait que le monde entier des fans de ce type de série snobbe la sortie cash-in des DVDs de ces séries avortée pour, au moins, obtenir un épilogue tourné spécifiquement pour répondre aux questions essentielles en bonus coffret DVD... C'est ce qui a notamment été finalement fait pour la série October Road, avec un mini épisode de fin, suite aux protestations des fidèles auprès de la chaîne, mais bien longtemps après la fin de sa diffusion initiale.


Alors, maintenant, tout ce que j'espère, c'est que les chaînes américaines et leurs audiences made in USA laisseront suffisamment de temps à mes séries fétiches toujours en activité de se développer jusqu'à une conclusion normale, Dexter ou Glee en tête, mais leurs audiences pour le moment étant au beau fixe, je crois qu'elles devraient connaître une fin heureuse...



mardi 3 mai 2011

X-Factor S2 : Prime No.3 et c'est encore une blonde...

Ce soir, ce sont les 2nd Nature qui ouvrent le bal, en costards cravate, le temps d'une Earth song de Michael Jackson assez inégale. L'intro de Cormac McMorrow est assez faiblarde niveau voix et je m'attends au pire. Nedjim suit et son timbre chaud me rassure un peu sur la suite, jusqu'à ce que Damien arrive avec son improbable accent anglais, qui rajoute des H aspirés sur des mots qui n'en ont pas... Mais leur version évolue vite sur les refrains de choeurs où les cinq garçons arrivent assez bien à se compléter, heureusement, puisque c'est ce qu'il nous reste du titre quand le show s'arrête. Résultat : le jury s'extasie et crie au miracle du groupe enfin accordé. Mon avis est plus mitigé : il reste du travail pour atteindre un niveau professionnel : vocalement, ça reste encore pour moi trop amateur, mais leurs belles gueules font le reste pour les SMSeuses. Je me demande quand même : puisqu'en solo, les cinq garçons n'avaient pas le niveau vocal pour aller plus loin, pourquoi continuer à leur faire chanter des parties un par un : il faut jouer l'association des voix au maximum pour masquer leurs faiblesses ! Que fait leur coach ?






Suit Bérénice Schleret et le Osez Joséphine de Bashung. Choix difficile et audacieux sur lequel la blonde se vautre : totalement off-key au début par rapport à la bande son, ça passe plus dans le rythme ensuite mais le phrasé trop articulé et l'interprétation, finalement assez plate de ce titre où seul Rahaël Herrerias aurait pu briller, m'ont laissé à côté. Au revoir ! Et je ne suit pas le seul à le penser vu le résultat du prime de ce soir pour la blonde...






Maryvette Lair enchaine avec une version électro de l'indémodable Call me de Blondie. Pârée d'arrangements réminiscents du Black & Gold de Sam Sparro, sa version m'étonne et petit à petit me ravit, jusqu'à ce que le bridge arrive, et là, je regrette que Maryvette en ait déstructuré l'énergie ascendante, bien qu'elle monte le ton quand même sur la fin. Ce n'est cependant qu'une petite remarque négative sur une prestation globalement satisfaisante, la première de la soirée que j'aimerais télécharger et écouter régulièrement sur mon ipod, d'où ma surprise de la voir finir en ballotage. A noter la choré et les costumes dignes d'un clip de Kylie Minogue. Il y a bien du Christophe Willem là-dessous ;)






Omega enchaîne avec une reprise de Johnny Hallyday version Obispo/Zazie, sur Allumer le feu. Pour une fois, le batteur et le guitariste sont au micro aussi et ce sont les danseurs qui jouent les musicos tandis que deux danseuses en petite tenue dorée brandissent des pancartes au public : le tout est assez vulgaire, comme leur chanteur lead, toujours aussi moche avec ses yeux maquillés au charbon comme un clown triste, grimaçant et hurlant la chanson dans son micro, parfois faux, à moins que ce ne soit ses compères jouant les chanteurs, sauf que les caméramen ne s'y sont pas trompés et les gros plans ne suivent que le chanteur sosie de Beetlejuice, même lorsqu'il va s'aventuer dans les gradins du public. Le pire, c'est que leur presta finalement rock grand public a suffisamment plu...






Sarah Manesse reprend ensuite Your song d'Elton John et je ne m'habitue décidément pas à son timbre de voix pincé et nasillard, qui sur ce titre calme et ronronnant devient vite insupportable. C'est simple, je l'imagine fille cachée de Daffy Duck et de l'anglaise Duffy... Seule l'outro, chuchoté dans le souffle m'a plu et fait frissoné, par cette bouffée d'émotion brute finale. Je l'aurais bien vu en ballotage pour une seconde semaine consécutive, moi...






La grosse et bonne surprise de la soirée pour moi fut Matthew Raymond-Barker et sa reprise de Soulman de Ben L'Oncle Soul. Campant un dandy soul plutôt convaincant, l'anglais a été parfait niveau attitude comme niveau vocal et ça a été ma performance préférée de la soirée ! Je ne m'y attendais vraiment pas, moi qui le voulait parti depuis quinze jours. Avec ses paroles au name-dropping anglosaxon, le titre était parfait pour lui faire chanter un titre "en français" sans trop de prise de risque, et ce style lui a été à merveille. Bon boulot de sa coach et pas de repêchage pour lui ce soir, normal !






Grosse prise de risque par contre ce soir pour l'excellent Raphaël Herrerias, avec un titre moins connu en France qu'à l'international, le #1 anglais de 2008 Sex on fire des Kings Of Leon. Après le S&M de la semaine dernière, il est vraissembable que son coach Véronic DiCaire veut assurer les votes et plaire aux filles encore toute humides de sa précédente prestation, tout en allant plus loin sur le territoire du rock. S'il s'est déchaîné comme un beau diable, campant de manière très convaincante un rockeur sexy à la voix de lave entouré de danseurs et d'effets pyrotechniques, j'ai juste trouvé que son phrasé sur les couplets était un peu trop lié, rendant son anglais peu compréhensible. Sinon, j'aurais aussi voulu plus de sensualité et moins de feu brûlant sur le refrain. Mais c'était encore cette semaine très bien ; il ira loin le petit !






Marina D'Amico s'est bien débrouillée aussi, entonnant seule au piano le Dis-lui toi que je t'aime de Vanessa Paradis avant de monter petit à petit le niveau sonore avec une belle mise en scène avec balancelle fleurie mais, si la voix est impeccable, la jeune chanteuse ne me donne pas assez en interprétation : c'est un peu trop jeune tout simplement. Et elle semble toujours téthanisée sur scène ; elle en prend aucun plaisir à faire face aux caméras, c'est l'impression qu'elle donne en tout cas, et ça tire ses prouesses vocales vers le bas pour moi.






Mais c'est mille fois plus artistique que la prestation qui a suivi de Florian Giustiniani, à qui Veronic DiCaire a fait chanter le Baby de Justin Bieber, avec un mur d'images de lui version cartoon. Comme se l'est demandé Henry Padovani, cette prestation n'était qu'un gag. En plus, le jeune chevelu casqué n'avait pas encore tout à fait retrouvé sa voix et là, on était vraiment au niveau d'un bar karaoké ou le serveur prend le micro pour entamer la soirée... Ce n'est pas forcément la chanson, y'a qu'à écouter ce qu'en a fait Chord Overstreet dans la série américaine Glee et il aurait pu en faire une version empreinte de soul et de rhythm & blues à la guitare s'il avait osé... On a l'impression qu'il fallait un candidat à sortir et pour moi, ça l'aurait fait : je lui chantais déjà Bye Bye ! Sauf que le gag s'est transformé en fumisterie piège à filles et que le Justin Bieber version française et édulcorée façon Canada Dry n'est même pas allé en repêchage ; je crois que d'ici la semaine prochaine, Olivier ou Christophe vont lui achever les cordes vocales pour qu'il n'ait plus aucune chance, aphone, de concourir encore.






Le dernier candidat, pour une fois, était Vincent Léoty et il avait décidé avec son coach de surprendre son monde, d'abord avec une reprise du Beautiful de Christina Aguilera, dont les paroles collaient parfaitement à ce qu'il avait ressenti face aux critiques la semaine dernière, puis par ses arrangements et sa mise en scène. Entamée en coulisse, la ballade, version sobre et acoustique, a vu le candidat rentrer sur scène par les gradins. Puis, quand tout le monde attendait que le premier couplet/refrain bascule avec un rythme plus marqué sur le reste de la chanson assez épique, sa version a basculé en rock électrique avec un peu de swing aussi, où Vincent s'est éclaté vocalement, sans une fausse note, et même si j'aurais adoré le voir lâcher prise et s'énerver carrément sur son micro par moment, j'ai adoré son interprétation, comme le jury apparemment.






Pour soutenir les candidats et les audiences (tellement en baisse que je me demande si M6 ne va pas abréger les souffrances en éliminant deux candidats par prime les semaines suivantes... !), Yannick Noah est venu faire un petit tour (1 seul titre contre deux la semaine dernière pour Johnny) et les candidats ont chanté en collégiale Je reviendrai à Montréal de Robert Charlebois, en chemises à carreaux et bonnets de fourrure. Si Veronic DiCaire a versé une larme, moi, ça m'a laissé de marbre...






L'heure du verdict laissa pour la seconde semaine consécutive des candidates de Christophe Willem et d'Olivier Schulteis en face à face, Maryvette contre Bérénice, cette fois. Heureusement, l'interprétation plus personnelle et attachante - bien qu'imparfaite - de La javanaise de la première a remporté les votes d'Henri et Veronic si bien que c'est la blonde bretonne à la voix râpée qui a quitté l'émission ce soir, après une version tenue du Je te promets de Jean-Jacques Goldman pour Johnny.



Ma brune piquante a eu chaud ce soir et, comme l'a conclu Olivier Schulteis, les votes du public vont visiblement plus aux beaux p'tits mecs sexys même s'ils chantent mal, plutôt qu'aux vraies chanteuses ; parti comme ça, le X-Factor risque bien d'opposer deux candidats de Véronic DiCaire en finale, sauf si les 5 garçons de Padovani assurent, mais les fans de musique auront sans doute déserté leur télé d'ici-là, signant la mise à mort de l'émission. Déjà qu'on parle d'alterner la Nouvelle Star et X-Factor sur M6, signe que le nouveau concept a du mal à fédérer et surtout ne fait pas mieux que son prédécesseur... j'ai peur qu'après l'arrêt de la Star Ac', on n'ait bientôt plus de télécrochet sur la télévision française. Pourtant, le concept ne s'use pas outre-Manche, pas plus qu'outre-Atlantique...






lundi 2 mai 2011

New "Born this way" cover by UK diva Elouise

The UK burlesque diva Elouise has recorded her own acoustic and stripped-to-the-bone version of Lady Gaga's Born this way with arrangements by Kylie Minogue's long times collaborator (and ex Brothers In Rhythm half) Steve Anderson. The result is wonderful and beautiful and the lady offers its free download on her page : http://www.littlebeltershow.com/elouise/

Watch the video to have a taste of it :







mercredi 27 avril 2011

Quentin Mosimann "All alone" mais en duo !

Le nouveau single de Quentin Mosimann, annonciateur d'un nouvel album à venir et ce, malgré la sous-exploitation du précédent et superbe Exhibition, s'appelle All alone (est-ce qu'un jour) et paradoxalement, est partagé en duo avec la dernière gagnante de Popstars, Sheryfa Luna. Heureusement, aucune trace du territoire pop/R&B habituelle de la belle brune, c'est toujours Quentin qui est aux commandes pour un titre électro/pop diablement efficace, dosant habilement paroles en français et en anglais.

Sheryfa ouvre le bal pour une intro légèrement filtrée du refrain avant de passer la main à Quentin qui enchaîne sur le premier couplet en anglais magistralement interprété de sa voix haut perchée avec un accent irréprochable. Elle reprend le micro pour le second refrain enchaîné et avant même que le refrain au débit de mitraillette qu'ils se partagent n'arrive, on sait qu'on est face à un tube. Même si le phrasé est très rapide, c'est surtout l'effet répétitif qui ressort de ce refrain qui en fait un tube assûré : sa mélodie quasi incantatoire nous rentre dans la tête pour ne plus en sortir et à force de répétitions, les paroles se retiennent finalement très facilement :

Tu sais mes désirs de femme, tu perces les secrets de mon âme
Même si j'ai peur de l'amour, ta vie donne un sens à mes jours
Tant qu'à brûler à ta flamme, j'aim'rais avoir le choix des armes
Prisonnier loin de tes bras, toutes les nuits j'entends ta voix

Soutenu par des arrangements électros mais grand public, et une rythmique syncopée qui hâche menu le paysage sonore de cette chanson somme toute avant tout "pop", All alone (est-ce qu'un jour) n'a qu'un défaut : ne pas avoir un titre reconnaissable dans le refrain. Je veux dire, il est plutôt malvenu pour la mémorisation du single que dans la diarrhée textuelle du refrain, il n'y ait pas pu y avoir de quoi faire ressortir un titre consensuel et bien mémorisable. Du coup, ce que l'on retient, c'est que c'est "le morceau sympa et bien dansant de Sheryfa Luna avec le mec de Star Ac', le dernier gagnant potable dont on se souvient..." Ce n'est déjà pas si mal si ça n'empêche pas les fans du morceau de le trouver sur iTunes ou Virginmega, et en ce qui me concerne, je m'en fous, je l'adore ! J'espère juste ne pas être le seul :)

Sinon, j'attends avec impatience l'album complet qui doit suivre parce qu'on y annonce d'autres collaborations et si tout est dans cette veine, je sens venir un nouvel album de l'année peut-être...














mardi 26 avril 2011

X-Factor S2 : 2nd Prime et Johnny pour attirer la ménagère...

Second prime de X-Factor sur M6 ce soir et Johnny Hallyday en invité d'honneur. Tant que M6 lui aligne un bon chèque et qu'on ne le fait pas revenir de LA à ses frais, je crois que notre Jojo national est prêt à refaire un peu de promo pour son dernier album folkeux qui semble-t-il a déçu le fan de base. Faut dire qu'il est moins commercial (moins variété rock française comme d'habitude) et plus orienté folk/blues américain, comme du temps de son album en anglais Rough Town, à l'image du second titre beuglé ce soir, Guitar hero, sur fond de guitares saturées à la Jimi Hendrix. Sinon, je doute que le lancinant La douceur de vivre présenté en premier ce soir devienne un tube. Il lui aurait fallu un refrain ou une mélodie accrocheuse... En bref donc, pas de honte à enchaîner son prime sur TF1 par celui de M6, même si les audiences de X-Factor sont bien en-dessous des espérances et surtout de la Nouvelle Star. Est-ce pour cela que M6 présente le programme comme le combat des chefs en opposant les jurés les uns contre les autres ? ...Comme si les téléspectateurs de télécrochets voulaient voir du sang sur scène ! On veut juste des belles chansons, du live et ...de l'émosssssiiiiion bien sûr. Rappelez Flavie pour remplacer la blondasse qui présente ! Virginie Efira est passée à autre chose, tant mieux pour elle, la suivante pouponne, mais Jérôme Anthony aurait été bien mieux sur le prime qu'en coulisse à tapoter du clavier pour le X-Factor version Internet...



Sinon, à part ça, quoi de bien ce soir ?



D'abord, une première candidate toujours très performeuse, Christophe Willem ayant choisi pour Cécile Couderc le Born this way de Lady Gaga couplé (comme souvent) au Express yourself de Madonna. Si la prononciation était par moment un peu approximative et la voix un peu nasale, elle a fait le show, encore une fois avec chorégraphie et danseurs la portant, mais je me demande si tout ce show où elle brille ne cache pas en fait ses faiblesses... J'aurais bien réclamé un piano/voix pour la semaine prochaine, en français, mais devrais me contenter de sa deuxième prestation des rattrapages de ce soir... C'est bien dommage.






Ensuite, Sarah Manesse, sanglée dans sa guitare et son stress, a repris A ma place de Zazie/Axel Bauer et si la petite brune m'a charmé dans les refrains haut perchés, les couplets à la tonalité d'outre-tombe n'ont fait que ressortir le fait que je n'aime pas sa voix pincée. Bof, bof... Le public a trouvé aussi, vu les votes.






En troisième position, Vincent Léoty accompagné de sa guitare et d'un pianiste pour une improbable reprise pop/folk de Mylène Farmer. J'ai eu du mal à reconnaître son larmoyant Rêver mais une fois la surprise passée, j'ai été emporté et ai adoré son interprétation bien personnelle. Non content d'avoir une voix qu'il manie plutôt pas mal, ce gars a un certain magnétisme face à la caméra. J'attends de le revoir la semaine prochaine.






Suivirent les cinq garçons de 2nde Nature, en vestes militaires et pinturlurés façon pub pour déos des années 80, le temps d'une reprise du Fan de Pascal Obispo. Côté voix, plus de cohésion dans les harmonies malgré des parties solos plus proéminentes données à Adrien Guillon, Jordan Jose et Damien Lauretta, le beau bosse toujours placé au centre du quintet sur scène mais à la voix qui manque un peu de force lorsqu'elle s'envole en voix de tête. Nedjim Mahtallah et Cormac McMorrow ont semblé se contenter des choeurs de soutien. De la progression donc, mais ce n'est pas encore ça, même si j'attends de les voir progresser de prime en prime...






Matthew Raymond-Barker se l'ait ensuite joué cool en reprenant le très actuel Price tag de Jessie J, au son street pop/R&B avec des danseurs déguisés comme Aqua. Comme souligné par les autres membres du jury, ce fut 0 prise de risques mais comment le lui reprocher puisqu'il me semble être le plus en danger vocalement des candidats. J'ai cependant peur que le côté bon copain au délicieux accent n'en fasse le Ramon de cette année : peu de talent mais un capital sympathie qui lui permet de rester au détriment de plus talentueux comme ce soir !






Avec Maryvette Lair, ce fut le jour et la nuit. Cette brune piquante moulée dans une courte robe noire façon cuir ou latex m'a époustouflé ce soir encore, avec sa reprise en français du Bang bang de Nancy Sinatra, le temps d'un superbe tableau orchestré avec ses danseurs très statiques mais j'étais hypnotisé, suspendu à chacune de ses paroles, ou comme pour Luce l'année dernière à la Nouvelle Star, suspendu à chacun de ses silences ! Comme Henri l'a dit, une maison de disques doit l'attendre en coulisses pour la signer tout de suite... C'est de la nouvelle scène française que j'achèterais là, moi !






La rockeuse blonde d'Olivier Schulteis, Bérénice Schleret, a suivi pour une reprise calamiteuse du pourtant superbe I still haven't found what I'm looking for de U2. Premier couplet très mou laissant entrevoir ses lacunes en anglais, puis suite plus rock et fougueuse mais brouillonne. J'ai été déçu par sa prestation. Mais bon, je n'attendais pas trop de cette apprentie rockeuse...






Idem pour les rockeurs lillois de Omega, reprenant l'opportuniste de Jacques Dutronc... Je n'aime pas leur grimaçant chanteur à la voix criarde, aux yeux trop maquillés et aux cheveux trop lissés, pas plus que sur le titre original. Je ne m'étendrais donc pas sur l'inutilité de leur version.






Je n'attendais pas grand-chose non plus de Florian Giustiniani, d'autant qu'il avait une extinction de voix (après deux semaines, ça promet !!) et que le titre choisi était Ecris l'histoire de Grégory Lemarchal, en version franco-italienne. Je n'ai pas été déçu : La chanson a été prise un ton au moins en dessous de celui de Grégory et surtout, le refrain qui, normalement, envoie le bois et devient aérien, là était juste plaintif. Et surtout, on avait l'impression d'entendre se déchirer une à une les cordes vocales de l'apprenti Bieber (qui, vu les photos de lui enfant, a toujours su jouer de prouesses capillaires ; talent de jouer des envolées de mèches et coups de têtes, qualifié de Hairographie dans un épisode de Glee !). Je sais qu'il ne faut pas tirer sur l'ambulance mais là, faudrait juste en appeler une !






Surtout comparé à son successeur, le beaucoup plus craquant finalement Raphaël Herrerias, véritable monsieur "+" du show de M6 : plus talentueux, meilleur musicien, meilleur chanteur, plus belle gueule, et plus de caractère aussi, et son époustouflante reprise downtempo au piano du S&M de Rihanna. Si son Initiales B B de la semaine dernière m'avait fait craindre un peu trop de maniérisme dans le phrasé et d'élitisme dans l'univers artistique, son interprétation habitée de ce soir, magnétique, quasi animale et aux feulements sexy (on a frôlé l'émeute au sein des filles du public !) m'ont fait penser, à l'instar des jurés, que ce brun aux yeux pervenche avait ma fois tout pour aller très loin dans l'aventure. Lorsque la chanson s'arrête, c'est bête, mais j'ai eu l'impression qu'on lui avait débranché le micro et qu'il en manquait encore un bout ! Je voulais juste que ça continue encore et j'aurais adoré l'entendre feûler le "S-S-S and M-M-M"... C'est marrant, mais alors qu'il attendait le verdict des jurés en tenant son micro à deux mains devant lui, j'avais presque l'impression qu'il cherchait à cacher dans son pantalon l'émoi que sa propre prestation lui avait procuré :)






Bizarrement, c'est le même duo qui clôture ce deuxième prime et après Raphaël, Marina D'Amico. La production les verrait-elle bien finalistes ? Ils doivent en tout cas être les moteurs des SMS et donc de l'audience puisqu'on semble les réserver pour la fin... Il est vrai que sur le It's a man's man's man's world de James Brown, la petite brune de 16 ans a servi ses tripes sur le plateau, toute voix dehors. Elle a habité la chanson, investi la scène et délivré une prestation parfaite. Seul bémol pour moi, j'ai trouvé que la bande son, et surtout les parties de cuivres, était trop présente, trop en avant par rapport à la voix live de la candidate, pourtant chantant à pleins poumons.






Après une reprise des 11 candidats en costards noirs du Double je de Christophe Willem qui, vu le nombre d'interprètes, faisait un peu trop chorale d'étudiants en sortie soirée karaoké, il fut temps de découvrir qui n'avait pas assez récolté de votes téléphoniques et SMS et allait se retrouver en ballotage. Dans ma tête, pas de doute, ce devaient être Matthew vs Omega. Malheureusement, le public en avait décidé autrement et c'est Cécile vs Sarah que les votes firent revenir pour un deuxième titre piano/voix.



Tant mieux pour ce deuxième titre de Cécile, qui gagna mes larmes et celles de Christophe avec une version déchirante de Le monde est stone, avant une version nasillarde et plaintive de Amoureuse de Véronique Sanson par Sarah et, malheureusement encore, le jury se partageant encore une fois à 50/50, ce fut le vote des SMSeuses qui élimina Cécile Couderc ce soir, devant un Christophe Willem dégoûté. Je ne le suis pas moins, Matthew, Omega, Florian, ou même Bérénice et bien entendu Sarah, je ne les aurais pas regrettés... Cécile, je trouvais qu'elle avait sa place encore dans le programme, même si elle n'aurait pas pu gagner bien sûr... D'autres ont plus de charisme je pense, mais qui sait si Marina ou Raphaël sauront bien filer leur route jusqu'en finale ?






Je trouve tout de même que Véronic DiCaire a beaucoup de chance de ne pas avoir été fragilisée en deux primes quand on voit qu'elle n'a gardé qu'un candidat valable sur trois... Mais je ne suis même pas sûr que Matthew dégagera la semaine prochaine ; en Angleterre, avec Simon Cowell, Louis Walsh ou Cheryl Cole, nul doute qu'il ne serait même pas arrivé sur les Primes !



Sinon, on nous promet Pascal Obispo et Yannick Noah la semaine prochaine. Je me demande ce qu'Obispo vient vendre ; je pensais que l'exploitation de son dernier opus était terminée... Il nous chantera sûrement un medley de ses tubes avant de parler de sa prochaine comédie musicale Adam & Eve avec Thierry Amiel, finaliste de la première saison de Nouvelle Star sur M6...



mardi 19 avril 2011

X-Factor saison 2 : 1er Prime

A l'issue d'un premier prime qui a fait le show mais a présenté des candidats assez inégaux, il était évident pour moi que c'était à l'anglais Matthew Raymond-Barker de quitter le groupe, vu le faible niveau de son interprétation du Supreme de Robbie Williams qui avait démarré le show, mais je ne comprends toujours pas comment Véronic DiCaire avait pu le sélectionner la semaine dernière dans les éliminatoires dans le grand froid Québequois... Enfin, on verra bien la semaine prochaine s'il va se racheter...





Vincent Léoty avait ensuite enchaîné avec sa belle reprise du Love's divine de Seal et j'avais changé d'avis sur ce candidat dont j'avais regretté le choix la semaine dernière à la maison des juges à Londres. Pas trop de clignements des yeux face aux spots du plateau, une voix bien là avec une interprétation à la Chris Isaak de ce titre à voix où la sienne a assuré grave ! J'ai beaucoup aimé.





Venait ensuite le Justin Bieber-esque pizzaïolo Florian Giustiniani avec L'horlogne tourne de Mickael Miro, interprété avec sa guitare : pas ma came musicale et un simple bon niveau de karaoké pour moi : service minimal aussi bien sur la voix que sur l'interprétation : Véronic DiCaire est-elle digne d'être coach ? Toujours est-il qu'il a fait le plein de SMS dans le coeur ds jeunes filles en fleur...





Le groupe 2nde Nature, assemblé par les jurés comme leurs prédécesseurs l'avaient fait dans la précédente saison anglaise pour former avec succès les One Direction, a repris le Firework de Katy Perry que j'aime beaucoup et le beau gosse Damien démarra un poil trop bas à mon goût, mais de manière à ce que tous soient capables de monter jusqu'au refrain. Vocalement, ce n'était pas top mais l'énergie était là et les cinq garçons ont quelques belles gueules (Damien, Nedjim) et quelques belles voix pour séduire les adolescentes SMSeuses des télé-crochets de M6 ...à condition de ne pas leur faire payer l'effet "boysband" qui va forcément leur coller à la peau.





Bérénice Schleret et sa voix cassée à la Bonnie Tyler a repris Mon vieux de Daniel Guichard en accoustique et j'ai trouvé qu'Olivier Schulteis aurait du tourner sept fois sa langue avant de qualifier le choix du titre précédent de "vieux jeu"... La petit blonde s'en est cependant bien sorti et l'émotion souvent tant cherchée était bien là !





Meilleur choix pour sa deuxième pouliche, Sarah Manesse, pour une reprise bien théatralisée et toute en progression du tube d'Adele, Rolling in the deep. J'ai beaucoup aimé, surtout bien sûr sur la fin du titre, quand la petite brune a lâché les lions et a donné de la voix.





Bon choix également de Christophe Willem pour le titre de sa protégée et surtout les arrangements de Si j'avais un marteau de Cloclo pour la candidate suivante, Maryvette Lair, à la voix sucrée mais puissante aussi. Cette candidate a un don pour interpréter ses chansons et sa formation de l'école du cirque / comédienne n'y est évidemment pas étrangère. Je suis impatient de voir ce qu'elle proposera la semaine prochaine.





Choix plus discutable pour sa troisième candidate, la blonde Cécile Couderc, choriste de métier, et qui nous a chanté le disco Don't leave me this way de Thelma Houston avec une chorégraphie à la Kamel Ouali avec porté mais qui nous a montré les limites de son souffle et qui était un peu old-fashioned peut-être pour le public. Même si elle fut qualifiée, je lui dirais de faire attention !





Le second groupe de Henri Padovani, les lillois au chanteur looké/maquillé grunge Omega, s'est installé sur scène ensuite pour une reprise rock du Alors on danse du belge Stromae, légèrement couplé au Seven nation army des White Stripes. Pas mal même si ce n'est pas mon style et qu'à la longue, le chanteur pourrait me fatiguer... Leur passage par l'étape du repêchage montre toutefois que le public n'a pas été conquis sur ce premier prime alors peut-être ne devrais-je pas le supporter trop longtemps ?





Au-delà de la fatigue, les jumeaux Twem et leur reprise façon Hermes House Band du The rhythm of the night de Corona, avec moults danseurs et danseuses, m'ont ereinté rien qu'à les regarder danser, gesticuler, s'époumonner et abreuver les caméras de leurs mimiques, clins d'oeil et sourires ultra-bright. Bien sûr, s'il y a une chose que l'on ne peut pas leur reprocher, c'est de manquer d'énergie. Ils ont de la pêche à revendre et au quotidien, je me dis qu'ils doivent être très fatiguants... Henri Padovani dit sans cesse qu'ils ne vont laisser personne indifférent et qu'ils vont être adorés ou détestés. Je penchais moi aussi plutôt pour la seconde catégorie même si leur aspect pop manufacturée et clinquante devrait les rattacher à la musique pop habituelle que j'aime. Ce doit être leur côté too much justement qui me porte sur le système. Et à danser et bouger dans tous les sens, il faut aussi avouer que leur interprétation vocale n'a pas été mirobolante, alors qu'ils ont de belles voix comme ils l'ont montré, sans résultats malheureusement, lors des repêchages...





Raphaël Herrerias, jeune et ténébreux étudiant en musicologie de St Etienne, a repris ensuite Initials B.B. de Gainsbourg et si le choix de la chanson m'a paru élitiste et très risqué, en choisissant un titre qu'il adore, le jeune et dernier protégé de miss DiCaire a su m'emporter avec tout le public parce qu'il a magnétisé la caméra. Beaucoup de Bashung pour moi dans son interprétation et même si ce n'est pas ma came, je sais apprécier son talent et sa manière de faire claquer le texte de Gainsbourg ; ce n'est jamais très évident...





Pour clôturer le show, celle que j'annonçais avant le prime comme la future gagnante de cette seconde saison, la benjamine de 16 ans Marina D'Amico, pour une reprise du I'll be there des Jackson Five qu'elle a entamé doucement avant de virer quasiment à la schizophrénie vocale, passant d'un effet de voix à la Mariah Carey à un ton en dessous façon Trey Lorenz, mais heureusement, la fin est redevenue plus dans l'émotion et moins dans le coffre pour au final ne laisser qu'un bon souvenir. Il faudra comme les jurés le lui otn d'ailleurs dit qu'elle retrouve un peu de sa fraîcheur des auditions pour le prochain prime, même s'il ne lui faut rien changer à sa justesse vocale.





Après une chanson de groupe de tous les candidats sur L'assassymphonie de la comédie musicale Mozart L'Opéra Rock et un titre de Nolwenn Leroy (toujours mal fagotée) puis Ben L'Oncle Soul, les votes du public ont donc désigné les deux groupes Twem et Omega comme ceux ayant recueilli le moins de votes, ne semblant repêcher l'angliche à la faible prestation qu'en dernier (mais ce n'est peut-être qu'un effet d'annonce de la présentatrice blonde et de son réalisateur dans l'oreillette). La prestation sans faute et sobre des Twem de Quand on n'a que l'amour a fédéré Christophe et Véronic tout en étant saluée par Olivier qui, pour le potentiel, a préféré vôté pour les Omega et leur Jeune et con piano/voix aux allures de requiem et là où je n'ai pas compris, c'est que le vote de Padovani a été demandé pour départager ce qui ne l'était pas : deux voix contre une pour les Twem : normalement, ça m'aurait semblé suffire à éjecter les lillois sans demander à leur coach de se mouiller. C'est d'ailleurs ce qu'il a refusé de faire en votant à son tour pour les Omega de manière à arriver à l'ex-aequo qui les a fait être départagés par les votes téléphoniques initiaux où les jumeaux avaient apparemment plus été détestés qu'adorés...





Au final, ça ne leurs a donc pas beaucoup plus réussi de faire le X-Factor français après l'anglais et si j'étais Padovani, je déclamerai un peu moins face aux caméras en coulisse que c'est lui qui coache le (groupe) gagnant parce qu'il pourrait bien se retrouver, comme Cerrone l'année dernière, le premier juré à ne plus être coach de personne, le public snobbant ses poulains... Et puis, ils n'avaient qu'à garder le duo Cassandre et là, c'est sûr, il aurait gagné ! Je ne l'ai même plus revu au théâtre... Ils ont eu un empêchement ou ils crevaient trop la caméra ?





Rendez-vous Mardi prochain, et tant pis pour Dr. House dont TF1 a repris la diffusion ce soir. Je préfère regarder le X-Factor en live et enregistrer Hugh Laurie pour le regarder plus tard !




lundi 18 avril 2011

Ysa Ferrer "Je vois" Nouveau Single



Nouvel extrait de son album Ultra Ferrer, Je vois aux couplets qui me rappellent Corynne Charby mais aux refrains sur-vitaminés saturés de guitares pour un nouveau tube dance aux accents rock !


Superbe pochette et un clip en noir & blanc réalisé par Fabrice Begotti très Mad Max-ien à découvrir :





dimanche 17 avril 2011

Femme Fatale ou le retour de Britney au top

Femme Fatale, le 7ème album studio de Britney Spears, est sorti le 28 Mars dernier et il est plus que temps que je poste enfin ma review track-by-track, d'autant que l'album est une masterpiece qui fait revenir Britney au top de sa forme et la recouronne en princesse de la pop/dance.




L'album démarre sur les chapeaux de roues avec Till the world ends, aux sonoritées dark et electros, et qui est le nouvel extrait de l'album. Produit par Dr. Luke & Max Martin et co-écrit avec Ke$ha, ce single est plutôt inhabituel, en ceci que le véritable refrain incluant le titre "...Keep on dancin' till the world ends" n'arrive qu'aux 2/3 de la chanson, les premiers couplets n'étant séparés que par des onomatopées tribales syncopées "Oh Oh Oh Oh Oh Oh Oh..." Il n'en demeure que ces pré-refrains sont diablement efficaces et que le clip, présentant Britney et ses danseurs dansant sous terre dans les égouts en mode Party de fin du monde tandis qu'au dessus de leur têtes la terre est dévastée par une pluie de météorites, colle au morceau à merveille, avec son ambiance moite et sexy et ses choeurs quasi incantatoires. En ré-écoutant le Blow de Ke$ha, je retrouve dans Till the world ends une sorte de version plus aboutie. La patte de Dr. Luke/Ke$ha est en tout cas bien reconnaissable.




On enchaîne sur la rythmique bien speed du premier extrait, Hold it against me, lui aussi concocté par le duo Dr. Luke/Max Martin, toujours avec leur compère Billboard. Le succès de ce titre réside en l'association de couplets résolument electro/dance et de son refrain pop où la voix Britney se fait presque ingénue, avant de reprendre les intonations sexys et rauques habituelles. A noter que la choriste Bonnie McKee a co-écrit le morceau et avait enregistré la démo en premier, signe que les voix de la version finale ont habilement su mixer les siennes à celle de Britney.




Même équipe à l'écriture et à la production du troisième titre Inside out mais le tempo est nettement décéléré, aussi bien au niveau du beat que du flow de Britney, et je trouve que ça nuit à la chanson. Sauf quelques exceptions, la voix de Britney n'a jamais vraiment brillé dans les chansons lentes et ce mid-tempo ne fait pas exception à la règle.




Heureusement, il enchaîne sur I wanna go, annoncé comme futur single et diablement addictif. Toujours concocté par Max Martin mais cette fois avec ses comparses suédois Shellback & Savan Kotecha, ce titre a une mélodie très enlevée et plaisante, avec un refrain bien pop et des arrangements electro/dance qui en font un tube en puissance. Le gimmick sifflé et la ligne maîtresse du refrain "I, I, I wanna go-o-o all the way-ay-ay" avec ses effets de répétition n'appelle qu'une réaction de l'auditeur : reprendre en choeur ! 10/10.




Changement d'équipe pour How I roll qui voit d'autres suédois habitués des albums de Britney revenir à la production (Bloodshy) et à l'écriture (Christian Karlsson, Pontus Winnberg...) mais pour un résultat quelque peu fade. La voix de Britney déjà est mixée avec façon duo avec une voix masculine passée à l'auto-tune sans que l'on apprenne sur les crédits pochette s'il s'agit de la sienne transformée pour sonner comme celle d'un homme où si c'est un de ses producteurs qui a pris le micro. Côté musique, l'inspiration presque rock-a-billy dans la rythmique ne colle pas je trouve à l'image Britney Spears et à l'orientation pop de la chanson ; ce titre est une faute de goût aussi tôt dans le tracklisting du CD pour moi.




L'intro du morceau suivant (Drop dead) Beautiful nous remet dans l'ambiance du début de CD pour ce titre qui accueille en featuring le rap de Sabi. Ambiance electro/dance moite donc pour ce nouveau titre produit par Benny Blanco, producteur de Ke$ha notamment. La rythmique comme les paroles sont répétitives avec pour effet que le morceau se retient bien mais la fin en bruits electro-noisy est pour moi râtée.




Seal it with a kiss voit Dr. Luke et Max Martin revenir ensemble aux manettes (toujours co-écrit avec Bonnie McKee aux choeurs) et c'est mon titre préféré de l'album : beats bien catchy, refrain pop enlevé et couplets façon sexy bitch avec force gémissements langoureux de Britney font de ce titre un single potentiel à mes yeux, même s'il n'en a pas été question pour le moment. Je ne me lasse pas notamment du "Ooh ooh ooh" qui ponctue le refrain.




Annoncé comme futur single par contre, en plage 8 on trouve un titre écrit, produit et interprété avec Will.I.Am des Black Eyed Peas. Dans la lignée des derniers titres du groupe, Big fat bass est un morceau au beat dance bien phatt, aux sonorités électro sous acide, sur-utilisant l'auto-tune pour passer la voix de Britney à la moulinette vocoder et qui à force de répétition, commence à lasser... A 4'44, ce morceau, s'il doit réellement sortir en single (pour bénéficier de l'effet Will.I.Am unqiuement à mon avis, et non pas pour son réel potentiel musical), doit impérativement passer en mode edit parce qu'après 3'30 maxi, on frôle l'indigestion !




Même sonorités électro/acid sur l'intro de Trouble for me et cette première production de l'anglais Fraser T.Smith (Taio Cruz, Tinchy Stryder, Clare Maguire...) co-écrite avec Livvi Franc reste en effet bien dans ce son dark et crado sexy de Britney, tout en gardant le potentiel mélodique de ses habituelles compositions. Un mélange intéressant, sans être le meilleur titre de l'album...




Bloodshy, Winnberg, Karlsson & Co de retour pour un deuxième titre après How I roll et cette fois, Trip to your heart est 100% réussi à mes yeux et je retrouve un peu de Seal it with a kiss dans ce nouveau morceau electro/pop au refrain mélodieux et aérien, presque enfantin dans sa mélodie imparable que l'on ne peut que siffloter après la fin du morceau. Pour moi, c'est le signe d'un titre réussi et d'un potentiel certain pour une sortie single !




Dr. Luke de retour avec Benny Blanco cette fois pour un Gasoline lui aussi assez réussi, toujours co-écrit avec Bonnie McKee mais avec Claude Kelly cette fois. Bonne mélodie, rythmique up-tempo bien catchy, refrain implacable au beat martelé et enlevé, c'est un très bon titre de plus où la voix de Britney se fait toujours très sexy et sulfureuse.




Dernière chanson de la version standard du CD, Criminal voit le tempo déccélérer à nouveau et l'instrumentation devenir quasi accoustique pour un résultat résolument pop, sans sonorités dance/électro pour en parasiter la magie. A peine quelques effets sur la voix et Britney tient le morceau et sa mélodie presque Ace Of Base-ienne à bout portant, simplement épaulée d'un son de flûte me semble-t-il. Curieusement, ce sont bien Max Martin et Shellback à l'écriture et à la production, comme quoi ils savent tout faire...




Heureusement, le CD version française ne s'arrête pas en si bon chemin et nous bénéficions de la version Deluxe américaine, avec quatre titres bonus. Je dis un grand merci et bravo à Sony pour ce tracklisting de base allongé qui arrête de nous prendre pour des vaches à lait et remplit le CD, presque au maximum (un 17ème titre a été ajouté pour le Japon et ça n'aurait rien coûté de nous le mettre aussi, hein!?). Le premier bonus s'appelle Up n' down et, s'il est produit par le même duo (mais co-écrit avec Savan Kotecha plutôt qu'avec Tiffany Amber), il est la preuve que les morceaux ne se ressemblent pas puisque ce Up n' down voit Britney revenir à l'électro pop/dance qui compose la majorité de cet album, et pour notre plus grand plaisir puisque ce premier bonus est vraiment réussi, up-tempo et enlevé.




Ce n'est donc qu'en plage 14 qu'apparaît le premier morceau enregistré avec Rodney Jerkins durant les sessions de cet album. Co-écrit avec Ina Wroldsen (parolière habituelle du groupe anglais The Saturdays), He about to lose me est un peu plus accoustique que les autres morceaux dance de l'album, incluant des guitares et des percus sonnant live et qui me rappellent They don't care about us de Michal Jackson, mais il ne faut pas se tromper, c'est bien un titre pour bouger son popotin, mais pas un single potentiel à mes yeux.




Selfish, qui suit, est lui écrit et produit par la super équipe StarGate/Sandy Vee responsable des derniers tubes de Rihanna et dont j'avais parlée à propos de l'album de Alexis Jordan. Très pop tout en étant dance, Selfish a tout ce qu'il faut pour plaire à tous, avec un bon refrain, une rythmique imparable et de bons gimmicks mais il est un peu trop habituel si l'on peut dire pour mériter une place comme single : il risquerait de passer inaperçu. C'est dommage, parce que refourgué à quelqu'un d'autre qu'à Britney Spears, il serait facilement devenu un tube... Mais là, c'est Britney et chaque single doit avoir un truc en plus !




L'album version française et Deluxe se termine donc avec Don't keep me waiting, la seconde production de Rodney Jerkins, et il a poussé les guitares encore plus sur ce titre, dance/rock si l'on peut dire, avec rythmique bien appuyée et riffs de guitares hurlantes bien en avant pour supporter le refrain bien reconnaissable. S'il n'était pas si différent du reste de l'album, il aurait pu prétendre à une meilleure place sur ce Femme Fatale décidément bien réussi, sans coup de mou, globalement bien uniforme et présentant Britney en icône électro/pop dark et sexy.




Les japonais, comme je le disais précédemment, ont droit à une 17ème plage sur leur CD et c'est vraiment dommage que l'on n'y ait pas eu droit également parce que ce Scary de Fraser T.Smith a des relents Jackson-ien lui aussi. Par contre, la voix de Britney y est par moment quasi-non reconnaissable et je suspecte qu'elle y est trop mixée avec celles de ses choristes... Cela n'enlève en rien le potentiel tubesque de ce titre qui mériterait de figurer au moins en double face A d'un prochain extrait single, comme dans le temps des 45 tours Side A-A où les deux titres étaient lancés en radio. (http://www.mediafire.com/?fxe8h36iag0cu22)




En conclusion, si vous ne l'avez pas encore, n'hésitez-plus, succombez à cette Femme Fatale en CD et achetez-le ! Si certaines chansons prises indépendamment ont moins de charme, lorsque la lecture du CD complet s'achève, on n'en retient qu'une image globale, positive et plus qu'addictive qui nous donne envie de le ré-écouter aussitôt. Attention, Britney Spears pourrait bien devenir votre prochaine drogue...


samedi 16 avril 2011

La Glee-Mania enfin en France !

C’est en Mai 2009 (déjà !) que le pilote de la nouvelle série de Ryan Murphy (Nip/Tuck entre autres) a été diffusé aux Etats-Unis avant que le reste de la première saison ne rencontre le succès entre Septembre 2009 et Juin 2010. A la fois succès d’audience télé, de ventes de produits dérivés (CD et téléchargements des morceaux interprétés dans la série) et reconnaissance par les pairs d’Hollywood (Golden Globes, Emmy Awards, Satellite Awards). Les critiques dithyrambiques sur les blogs que je visitais à l’époque m’ont fait m’intéresser au phénomène et visualiser le pilote en VO streaming internet à l’époque et j’avais été immédiatement conquis par ce mélange de série pour ados suivant la vie d’élèves américains dans une école d’une ville de l’Ohio et les morceaux chantés façon High School Musical sans la niaiserie Disney. Le casting, les dialogues et les chansons interprétées, tout m’avait emballé, comme une version modernisée de Fame. C’est donc en VO ou VO sous-titrée que j’ai suivi comme je pouvais la diffusion de cette première saison sur internet, avant de pouvoir l’apprécier maintenant en version française, puisqu’après l’avoir (mal) lancée à 23H30 après une soirée X-Factor, le groupe M6 la diffuse sur W9 chaque mercredi soir, à raison de trois épisodes par soirée. Orange TV l’avait diffusée l’année dernière en exclusivité mais pour un public plus confidentiel encore que celui d’une chaîne de la TNT maintenant. La saison 2 en VF a cependant suivi le même ordre de diffusion et est en cours sur Orange. En Amérique, le succès de la saison 2 toujours en cours de diffusion ne marque pas le pas et la chaine FOX avait de toute manière déjà garanti une troisième saison vu les bons résultats, et ce, avant même la fin de la première saison. Le pitch de la série est de suivre la vie du petit groupe d’élèves membres du Glee Club dans l’école McKinley High School de Lima, Ohio et du professeur de cette chorale de lycée, sur toile de fond d’antagonismes avec certains autres profs et surtout la majorité des élèves qui n’y voient que le club des parias du lycée. Chaque épisode inclut en moyenne 5 chansons interprétées par les acteurs au sein de la chorale et dont le thème et les paroles s’insèrent bien dans l’histoire développée dans l’épisode du jour. Ces chansons sont également réparties entre classiques de comédie musicale de Broadway, titres pop/rock américains des années passées ou tubes actuels. Et la force de la série comme de sa bande son réside dans le casting : les personnages, comme les jeunes comédiens qui les incarnent, sont attachants et bourrés de talents.






Pour mener le Glee Club, il y a le rôle du professeur d’espagnol et ancien élève du lycée et du Glee Club d’alors, Will Schuester, interprété par Matthew Morrison. Ce dernier, s’il a intégré au tout début le boysband LMNT (sans y rester), était surtout comédien de Broadway quand il a été casté (Hairspray par exemple). Son premier album éponyme va sortir ce mois-ci aux States et je parie que d’autres acteurs de la série suivront son exemple, surfant sur le succès de la série et leur médiatisation. Son personnage se retrouve tiraillé entre sa vie professionnelle, où il est passionné par son rôle de professeur de la chorale et est attiré par sa collègue Emma, la conseillère d’orientation, et sa vie personnelle, où son épouse Terri (Jessalyn Gilsig), ancienne cheerleeder et première amour du lycée, voudrait qu’il trouve un travail plus lucratif pour lui offrir un meilleur confort de vie, et suite à une grossesse nerveuse, lui ment sur une future paternité. Inutile de dire que ce mensonge, lorsque Will découvrira le pot aux roses, va les mener à une séparation qui le laissera libre et célibataire pour sa collègue. Professionnellement, Will doit faire face au peu d’enthousiasme du principal du lycée, M. Figgins, dont le souci principal est de faire des économies, au manque d’enthousiasme général des élèves du lycée pour cette chorale jugée has-been et naze, mais surtout à la coach des cheerleeders, Sue Sylvester, qui après ses multiples victoires consécutives aux championnats de cheerleeders, se prend pour la reine de ce petit royaume et y assoit une mainmise despotique, tout en vouant une haine féroce vis-à-vis de Will et de sa chevelure bouclée.






Sue Sylvester, interprétée par Jane Lynch, est la grande gagnante de ce casting puisque cette actrice gay dans la cinquantaine est devenu la coqueluche du public grace à son rôle de « méchante » implacable et jusque-boutiste. Elle a remporté le Golden Globe de meilleure second rôle de série en 2011 et c’est largement mérité : son interprétation est invariablement épatante dans la démesure et l’hypocrisie, et elle bénéficie de dialogue jouissifs qui font mouche à chaque fois. Son personnage est plus complexe que ce premier abord Hitlerien et elle cache en fait sous sa haine du Glee Club et du reste du monde en général une profonde tendresse pour sa sœur aînée handicapée et une désillusion sur la/sa vie. A ne pas louper mercredi prochain l’épisode spécial Madonna où tous les titres interprétés sont des chansons de Madonna et où Jane Lynch chante pour la première fois dans la série, dans une mini vidéo hommage où elle interprète Vogue. Et elle assure ! A suivre encore plus tard dans la saison 1, un autre titre d’anthologie, Physical, qu’elle interprète en duo avec l’artiste originale, Olivia Newton-John, qui fera un autre featuring dans le dernier épisode de la première saison, à l’instar de Josh Groban également.






Côté Glee Club, le casting a fait fort en dénichant Lea Michele, qui interprète Rachel Berry, une jeune élève juive à la voix d’or élevée par deux papas que l’on ne voit jamais, et qui rêve de devenir star mais dont le style un peu old-fashioned et nunuche lui vaut de se faire asperger de jus de fruits à longueur de temps par les brutes du lycée. Cette mini-starlette en devenir croit cependant en son rêve et poste des videos chantantes d’elle ré-interprétant tous les tubes de Broadway sur YouTube et elle voit la reprise du Glee Club par Will Schuester comme son tremplin pour devenir star en étant déjà reconnue comme la star du Glee Club. Là où le rôle est bien calibrée pour elle, c’est que la comédienne Lea Michele a une voix INCROYABLE ! On la voit interpréter Taking chances de Celine Dion par exemple sans souci et sans démériter et Ryan Murphy lui attribue presque systématiquement dans la première saison les interprétations de chansons à voix ou tirées de comédies musicales (On my own, Defying gravity…). Ces dernières lui vont à la perfection car je trouve que sa voix très expressive est une voix de comédie musicale et que chaque note est empreinte de paillettes de Broadway. Mais elle sait aussi chanter en mode « pop » et son …Baby one more time de Britney Spears dans la saison 2 par exemple est génial, fidèle à l’original de Britney mais avec de la voix ! Castée à Broadway, j’espère que cette jeune chanteuse-comédienne de talent saura bénéficier du succès de Glee pour lancer une carrière de chanteuse internationale parce qu’elle a une putain de voix !






Dans toute série, quand on a une héroîne romantique, il lui faut un prince charmant, et pour coupler à la voix de Rachel, Ryan Murphy a trouvé Cory Monteith, pour jouer le rôle de Finn Hudson, le quaterback de l’équipe de foot du lycée, un grand échalat un peu nigaud mais adulée par les filles du lycée, qui aime chanter sous la douche et va se laisser embrigader dans le Glee Club par Will Schuester, au grand damn de ses camarades footballeurs qui vont lui faire payer cher cette « traitrise » avant, pour certains, de se laisser tenter à leur tour. Bien que présenté comme l’équivalent masculin de Rachel au sein du Glee Club, et quoique Cory Monteith assure plutôt bien ses parties vocales, je trouve que le timbre de sa voix est un peu light. Peut-être manque-t-elle simplement de maturité… ? Enfin, je vous rassure, il assure quand même et son premier duo avec Lea Michele sur Don’t stop believin’ (du groupe pop/rock américain Journey) par exemple est devenu le premier tube de la saison 1 et l’hymne de la série dans mon coeur.






La série étant basée dans un lycée, les histoires de cœurs de nos héros sont au cœur de l’intrigue et pour faire un bon triangle amoureux avec notre duo star du Glee Club, Ryan Murphy a introduit une jolie blonde chef des « Cheerios », l’équipe des cheerleaders, Quinn Fabray, interprétée par la belle Diana Agron, petite amie officielle de Finn Hudson, membre du club de chasteté du lycée, et âme damnée du coach Sue Sylvester avec deux autres inséparables cheerleaders qui lui collent aux fesses comme son ombre. Elles intègreront d’ailleurs toutes les trois le Glee Club, d’abord comme espionnes infiltrées puis simplement pour le plaisir de chanter, allant même jusqu’à choisir leur camp et quitter les Cheerleaders. Même si elle apparaît plus en comédienne qu’en chanteuse en étant au cœur de l’intrigue amoureuse et en tombant enceinte (mais pas de Finn, bien que ce soit ce qu’elle lui fait croire), Diana Agron donne également de la voix, qu’elle a enfantine et légèrement voilée, sur You keep me hangin’ on, I say a little prayer ou Papa don’t preach. Bien que ne pouvant pas rivaliser en pouvoir vocal avec Lea Michele, Diana a un jolie brin de voix qui est bien utilisé et l’est encore plus dans la saison 2 avec l’introduction d’un nouveau soliste mâle dont la voix soul se marie mieux à la sienne.






Mais avant que le Glee Club n’intègre de nouveaux membres comme Quinn, avec Rachel s’était présenté une autre diva, black et ronde, Mercedes Jones, interprétée par Amber Riley, mélange vocal de Mariah Carey et Aretha Franklin, qui impressionne nos tympans sur des tubes soul/R&B comme And I am telling you I’m not going de Dreamgirls ou le Beautiful de Christina Aguilera. Si son rôle de bonne copine et diva black haute en couleur et victime de la mode reste plus en retrait dans les intrigues, sa voix est souvent bien utilisée et elle connaît tout de même une bonne exposition lors de son intégration au sein des Cheerios pour un épisode qui la met sous régime pour rentrer dans le moule anorexique. Apparemment, Ryan Murphy cherche à caster pour la troisième saison un personnage à coupler à Mercedes Jones, à qui l’on ne connaît pas en effet de petit copain potentiel jusqu’alors. Amber Riley est en tout cas une chanteuse en devenir dont j’attends avec la plus grande impatience les débuts discographiques en solo.






A ses côtés au début du Glee Club, Kurt Hummel, jeune gay à la voix maniérée et souffre-douleur des sportifs homophobes du lycée, dont le personnage a été créé spécialement après que Murphy ait vu Chris Colfer se présenter au casting. Comme il chante en voix de tête, son registre attitré double celui de Lea Michele pour la partie Broadway des chansons reprises. Si ce rôle n’était pas prévu au départ, son jeune comédien a su fortement inspirer les auteurs et le coming-out et la difficulté d’être le seul ado gay dans un lycée de province, et ses premiers émois pour un camarade, sont des moteurs forts de l’intrigue développée dans Glee, plus encore dans la deuxième saison que la première. C’est aussi un aspect de l’hisoire qui a rendu la série populaire auprès des critiques en cela qu’elle présente la réalité des minorités bien loin du monde habituel des bisounours des productions Disney asexuées. Son personnage bénéficie du soutien de son père Burt Hummel, joué par le comédien Mike O'Malley, et offre une belle vision d’acceptation familiale de l’homosexualité de son fils. Ce dernier voit son rôle prendre plus d’importance de par sa liaison puis mariage avec la mère de Finn.






Autre minorité représentée, les handicapés, via le personnage de Artie Abrams, jeune geek à lunette en fauteuil roulant, et pour lequel Chris Colfer avait initialement postulé. Son interprète est Kevin McHale, ancien membre du boysband NLT (Not Like Them), à la carrière avortée après un premier single n’ayant pas déchaîné les foules. Valide des jambes dans la vraie vie, le jeune chanteur effectue un véritable tour de force sur les tournages puisqu’il lui a fallu apprendre à se mouvoir comme un handicapé moteur à la force de ses bras, mais aussi à faire les chorégraphies dans ce même fauteuil, tout en chantant mais sans bouger le plus petit orteil, soit sans jamais battre la mesure du pied. Je n’oublierai pas de préciser que Kevin McHale a une voix soul au timbre très reconnaissable qui vous transperce d’émotion sur les titres plutôt soul/R&B qu’on lui donne à interpréter (Dream a little dream of me, Lean on me, P.Y.T.) mais pas seulement puisque sa version du Stronger de Britney déchire !






Dernière du quintet de formation des New Directions, le nouveau nom donné à leur chorale, Tina Cohen-Chang, lycéenne d’origine asiatique au look gothique et mèches bleues qui est interprétée par Jenna Ushkowitz, elle aussi castée sur Broadway. Bien que sous-ultilisée, elle chante peu en voix lead solo (True colors), elle a pourtant elle aussi une bonne voix, mais peut-être moins reconnaissable puisque sans timbre particulier comme Lea Michele ou Amber Riley. Si, dans la première saison, les scénaristes la font tomber sous le charme d’Artie, la seconde saison, au retour des vacances a splitté le couple et elle fait désormais équipe avec Mike Chang, le danseur asiatique transfuge de l’équipe de football américain de Finn. La règle pour se présenter aux compétitions régionales puis nationales des chorales de lycée donnant à 12 le nombre minimum de membres, le casting des New Directions a du recruter en première saison d’autres élèves : Mike Chang et Matt Rutherford, respectivement joués par les acteurs Harry Shum Jr et Dijon Talton, mais qui n’étaient que danseurs pour les show du Glee Club. En deuxième saison, le personnage de Matt a disparu, au prétexte d’un départ pour un autre lycée, au bénéfice de celui de Mike qui prend plus d’importance, en couple avec Tina, au point de faire un numéro chantant en duo avec elle sur le Sing ! de Chorus Line.






Autre duo, les Cheerios Santana Lopez et Brittany Pierce, interprétées par la brune latine piquante Naya Rivera et la blonde écervelée Heather Morris. Intégrés au Glee Club avec Quinn Fabray et sans réelle épaisseur au début, ces deux rôles prennent peu à peu plus de consistance et de même leurs interprètes prennent de plus en plus de voix dans les morceaux chantés. A l’origine danseuse chorégraphe, Heather Morris se voit même en début de seconde saison être la star de l’épisode spécial chansons de Britney Spears où elle rejoue le clip de I’m a slave 4 U avant de duetter avec sa copine sur Me against the music. Elle récidive en lead sur le Tik tok de Ke$ha à la fin de l’épisode 14 consacré au danger de l’alcoolisme chez les jeunes. Outre ses talents de performeuse (dance+chant), Brittany devient en deuxième saison la petite amie de Artie ainsi que l’objet de l’affection de Santana, faisant la série traiter d’homosexualité féminine. Mais là où ce personnage fait le show et arrive à égalité pour moi avec celui de Sue Sylvester dans la dimension comique de la série, c’est que chaque répartie de Brittany vaut son pesant de cacahuètes : elle est la personnification même des blondes sans cervelle dont on aime raconter les histoires drôles. A titre d’exemple, elle croit être à son tour enceinte quand une cigogne fait son nid sur la cheminée de sa maison (…). Santana, au contraire, joue le rôle de la brune incendiaire qui mène les garçons par le bout du nez et fait vacherie sur vacherie. Elle aussi Marie-couche-toi-là, elle déniaise Finn dans le dos de Rachel, elle sort avec Puckerman, mais se révèle au fond d’elle-même attirée par sa meilleure amie. Côté vocal, sa voix n’a pas de timbre bien reconnaissable non plus mais a des intonations miaulantes parfois qui me font penser que c’est elle dans les chansons de groupe dont elle chante une partie. C’est en duo avec Amber Riley sur The boy is mine puis River deep mountain high qu’elle gagne ses galons de chanteuse.






Noah Puckerman, plus communément appelé Puck, est le meilleur pote de Finn au sein de l’équipe de football et la brute épaisse du lycée, qui balance Kurt dans la benne à ordures chaque matin, enferme Artie dans les WC et asperge les membres du Glee Club de granité, son pote Finn y compris. Une fois qu’il intègre la chorale, il prend cependant du plaisir à pousser la chansonnette la guitare à la main et l’on découvre que sous la brute se cache avant tout un charmeur qui voit là un moyen de faire tomber les filles. C’est lui le père du bébé de Quinn et il aurait voulu assumer cette paternité. Ça ne l’empêche pas de sauter sur toutes les filles, Rachel y compris, avant de sortir avec Santana puis de craquer en deuxième saison pour une fille obèse anormalement pas son genre. Niveau vocal, on découvre sur le tard que le comédien casté est en fait un chanteur rock/folk, Mark Salling, qui avait déjà sorti un premier album autoproduit en indépendant sous le nom de Jericho, et a sorti fin 2010 un second opus, sous son vrai nom cette fois, intitulé Pipe dreams. Si on le découvre en solo dans Glee avec The lady is a tramp, je retiens surtout son duo avec Lea Michele sur le tube Need you now de Lady Antebellum en deuxième saison. Son look de la série, crâne rasé et crète iroquoise courte, cadre mal cependant avec son style de pop/rock cool.






En deuxième saison, les New Directions intègrent deux nouvelles recrues, Lauren Zizes, une élève championne de lutte greco-romaine obèse et aussi brute que l’est Puckerman, ce qui le rend raide dingue d’elle et lance un nouvel arc amoureux détonnant. Bien qu’intégrée aux chansons de groupe, la comédienne Ashley Fink interprète en solo un seul titre jusqu’à aujourd’hui, I know what boys like, où elle prouve d’ailleurs à mes yeux ne pas être une chanteuse… L’autre petit nouveau, par contre, a été casté pour ses talents de chanteur, et pour sa belle gueule aussi sans doute. Appelé en renfort des voix mâles des New Directions, Chord Overstreet interprète Sam Evans, une beau blond à la coupe de cheveux à la Justin Bieber que l’on voit beaucoup torse nu dans les vestiaires de l’équipe de foot exhiber ses tablettes de chocolats. Nul doute que son sex appeal a fait grimper la côte de Glee dans le cœur de son public ado. Mais non content d’avoir une plastique irréprochable (même sa grande bouche pulpeuse qui est môquée plusieurs fois par des personnages dans plusieurs épisodes), il a une voix chaude qui va bien au titre soul qui le lance dans le Glee Club (Billionaire de Travis McCoy & Bruno Mars) et se marrie à merveille à celle de Quinn avec qui son personnage va créer un nouveau couple et est à son apogée lors de l’interprétation du tube de Dirty Dancing (I’ve had) The time of my life.






Ce n’est pas le premier jeune chanteur à venir duetter avec les stars féminines du Glee Club puisque la première saison a intégré un temps le chanteur vedette de la chorale concurrente Vocal Adrenaline, Jesse St James, interprété par Jonathan Groff, pour un superbe duo avec Rachel (Hello de Lionel Richie) et en seconde saison, c’est Blaine Anderson, joué par Darren Criss, qui créé l’évènement puisque chanteur leader de la chorale de l’école privée de garçons la Dalton Academy, les Warblers, et nouvel ami gay et intérêt de cœur de Kurt. Le premier titre diffusé qu’il interprète avec les Warblers à l’écran, mais épaulé d’un véritable groupe a cappella (les Beelzebubs) qui n’est pas celui que l’on voit dans la série mais enregistre ses voix à l’autre bout du pays, est une reprise de Katy Perry, Teenage dream, qui a battu le record de ventes en téléchargements que détenait Don’t stop believin’. Du coup, c’est un album complet regroupant les prestations de Darren Criss et des Beelzebubs qui va paraître la semaine prochaine, coïncidant avec la reprise de la diffusion sur la Fox de la troisième partie de la seconde saison, sous le nom Glee presents The Warblers. A leur actif, Hey, soul sister du groupe Train, Bills, bills, bills des Destiny’s Child, Misery des Maroon 5 ou encore Raise your glass de P!nk.






A l’instar de Jane Lynch, les autres comédiens jouant les rôles du corps professoral prennent le micro de temps à autre, comme par exemple Jayma Mays, qui interprète Emma Pillsbury, la conseillère d’orientation amoureuse de Will et qui soufre d’un trouble compulsif de la propreté et reste, même après son mariage avec son dentiste Carl Howell (interprété par John Stamos), une vierge effarouchée. Ça lui va comme un gant, l’actrice ayant de grands yeux de biche. Si son interprétation du I could have danced all night de My Fair Lady était très old-school et propret, son Touch-a, touch-a, touch-a, touch me du Rocky Horror Show en deuxième saison est un monument de sensualité minaudée. Si le coach de football Ken Tanaka (Patrick Gallagher) n’a poussé la chansonnette qu’en groupe (les Acafellas) derrière Matthew Morrison, sa remplaçante de seconde saison Shannon Beiste (la très masculine Dot-Marie Jones) partage la chanson à boire One bourbon, one scotch, one beer avec le même Will Schuester, toujours très pro au micro, qu’il s’agisse de chanter du rap, du pop/rock ou de la country. Vu le succès de la série, multiples stars font des apparitions le temps d’une chanson ou plus, les chanteuses de Broadway Kristin Chenoweth (April Rhodes, en fausse star alcoolique à la voix d’or) et Idina Menzel (Shelby Corcoran, la mère naturelle de Rachel et coach des Vocal Adrenaline), Neil Patrick Harris (le temps d’un épisode en tant que Bryan Ryan, rival de Will Schuester), Josh Groban, Olivia Newton-John, John Stamos ou même Britney Spears en featuring de l’épisode à sa gloire. Anne Hathaway devrait bientôt apparaître à son tour mais la guest-star qui semble durer, c’est Gwyneth Paltrow dans le rôle de Holly Holiday, prof intérimaire qui remplace Will alité et revient pour les cours d’éducation sexuelle en chanson avant de devenir le nouveau flirt de Will justement. A son actif un excellent Forget you de Cee-Lo Green ou encore les sexys Kiss de Prince et Do you wanna touch me (oh yeah) de Joan Jett et Singin’ in the rain couplé à l’Umbrella de Rihanna avec tout le groupe.






Car finalement, l'atout majeur de la série, ce sont les chansons. Ré-orchestrées façon Glee Club mais toujours parfaites, elles s'insèrent dans les épisodes à merveille et rythment le programme. Les écouter ensuite sur son ipod prolonge le plaisir ressenti face à son écran, surfant sur la vague Pop Idol de la FOX également. Si toutes ne sont pas à mon goût à 100%, certaines me plaisent même davantage que les versions originales : Rehab façon Vocal Adrenaline, Don't stop believin' première version, évidemment plus moderne que l'originale de Journey, Take a bow de Rihanna, Mercy de Duffy, No air de Jordin Sparks, Defying gravity version Rachel, One de U2 par Rachel encore, etc., etc.



Merveilleuses également leurs versions de Bad romance et Poker face de Lady Gaga (et celle de Born this way ne devrait pas tarder à suivre...). Sans oublier que la saison 2 a introduit des chansons originales du directeur musical Adam Anders, la touchante ballade Get it right, écrite pour Lea Michele, et Loser like me, co-écrite avec Max Martin. Bref, j'attends chaque nouvel épisode avec anticipation, plus encore pour les chansons que je vais y découvrir que pour connaître la suite de l'histoire ! Alors, pour rappel, mercredi prochain sur W9, à ne pas louper l'épisode spécial Madonna... glimpse of music to listen to : http://www.mediafire.com/?hy3jii371u29z