mercredi 1 janvier 2020

Mon Top 2019

Retour annuel sur mon blog, pour poster ma rétrospective musicale de l'année, et pour commencer, avec les 25 titres qui se sont ancrés dans mes playlistes de mes iPods et n'en ont toujours pas délogé :


01 Will Young All the songs
Single du retour gagnant pour le chanteur britannique, All the songs le voyait revenir à sa pop ciselée subtilement arrangée d'électronique mais gardant une haute teneur de soul. Que dire de plus sinon que le chanteur nous a encore une fois offert un vrai bijou visuel avec le clip, où il se la joue stripteaseur, avec le ton toujours décalé propre à son univers visuel.

02 Ben Platt Rain
Bien que sorti plus tôt dans l'année, je n'ai découvert Rain que récemment, single bonus non extrait de son premier album sorti cette année, après que l'homme ait principalement percé aux States grâce aux comédies musicales. Plus habitué aux ballades, il semble s'être inspiré de Will Young, justement, pour monter le tempo et ajouter de l'électronique à sa soul pop sur ce Rain, qui, dès la première écoute, s'est scotché dans ma tête et n'en est plus sorti. Son clip superbement chorégraphié, comme beaucoup de mes chouchous annuels, est resté longtemps sur une page de mon ordi, pour que je puisse en voir ma dose quotidienne, en essayant de chanter à tue-tête et en choeur ce titre addictif ; je dis bien essayer, parce que je vous mets au défi d'accompagner Ben sur son pré-refrain sans vous arrêter avant le refrain à bout de souffle... Rain est un monument pop, et plus encore une épreuve technique de niveau BAC+10 en chant et vocalises ;)

03 Duncan Laurence Arcade
Les afficionados de l'Eurovision l'auront peut-être reconnu, c'est bien le candidat néerlandais et gagnant du concours de cette année qui se hisse sur mon podium musical de 2019, et cet été, il était sur la première marche ! Son titre magnifique et pourtant tout dans la retenue n'est descendu de son piédestal que parce qu'il s'est fait ravir la couronne par de plus rythmés que lui, mais, pour un morceau downtempo ample et plutôt contemplatif, dont le titre ne figure pas dans le refrain, et est donc moins mémorisable, c'est déjà un exploit, vu mes goûts pour la pop/dance uptempo, encore que je trouve que mon Top de cette année prouve que les BPMs s'assagissent dans mes enceintes ...ou que je vieillis et remue moins du popotin en écoutant ma musique, merde !

04 Friendly Fires Heaven let me in
Enfin, avec le Heaven let me in de ces anglais, mon rythme cardiaque remonte en flèche et ce n'est pas son clip sous ecsta qui va faire baisser ma tension ! J'ai découvert ce groupe cette année avec ce titre, mais ne l'ai pas regretté, puisque les titres suivants ont confirmé mon intérêt pour leur son, et leur album, dont j'ai acheté le CD dès sa sortie, se retrouvera bien dan mes galettes préférées de l'année, avec un son toujours électro/dance, mais organique et funky aussi.

05 Kylie Minogue New York City
L'effort des quatre titres précédents est d'autant plus notable pour ceux qui me connaissent bien qu'ils ont battu à plate couture une chanson disco/dance de très haut niveau de ma chanteuse préférée, j'ai nommé la princesse devenue reine de la pop depuis que Madonna s'est perdue dans les injections de botox et les rythmes R&B : Kylie ! Si son album Golden n'a pas su fournir de hits à la mesure du passé pop de la belle australienne, sa dernière compilation en date, Step back in time, nous offrait l'inédit New York City et ce dernier avait tout pour satisfaire mes tympans, dans sa version originale comme dans sa version Sakgra PW Elleremixée par le fan grec des années Stock/Aitken/Waterman comme moi, Sakis Gravanis, et dont les saveurs régressives vintage pop me font fondre comme à chacune de ses revisites sonores. Kylie a annoncé son retour en 2020 avec un album disco : ses fans n'attendent que ça ! VITE !!

06 Will Young My love
Deuxième single extrait de l'album Lexicon of love de l'anglais, et deuxième coup gagnant dans mes oreilles et mon Top Ten, My love est aussi subtil et plaisant que All the songs, avec une vidéo chorégraphiée à Brighton me semble-t-il, et mon seul regret est que l'exploitation de l'album n'a pas donné plus de tubes, Will Young s'étant ensuite contenté de livrer une chanson de Noël inédite en déclarant vouloir désormais concentrer sa carrière sur le cinéma :( ... On en reparlera j'espère dans deux ou trois ans, quand il fera son retour dans nos platines ! Il chante comme il respire et je suis sûr qu'il en pourra pas s'empêcher de revenir hanter nos enceintes de sa voix si enivrante.

07 Troye Sivan Lucky strike
Ultime extrait de mon album anglophone 2018 de Troye Sivan, Lucky strike n'était peut-être pas le plus prévisible, mais avec son clip chaleureux et son ambiance enjôleuse, il a su se faire incontournable cet été dans mon iPod, et reste un titre à découvrir s'il vous est encore inconnu... en attendant que l'australien star nous dévoile un troisième album, après avoir fini l'année en duettant avec Charli XCX, Allie X, LAUV, etc.

08 Chingiz Truth
Je ne me voile pas la face, jamais plus je pense le dénommé Chingiz Mustafayev ne se verra plus offrir les honneurs de mon Top 25. En effet, à part ce Truth enregistré en anglais pour représenter son pays au concours Eurovision de cette année, ce chanteur d'Azerbaijan donne dans les rythmes locaux et les chants arabisants, mais son Truth demeure et restera l'un des meilleurs titres pop/électro de l'année pour moi, preuve que ce concours ne doit pas être snobbé, NA!

09 Céline Dion Flying on my own
Annoncé -à tord- comme le single du retour de notre québequoise préférée avec David Guetta (celui-ci s'est contenté de lui produire une inoubliable ballade de Sia sur l'album), Flying on my own est un pur tube pop/dance concocté par le suédois Jörgen Elofsson et ses compères, mais remixé aussi par Dave Audé. Si l'album Courage m'a déçu, ses pistes s'enchaînant sans qu'aucun titre ne ressorte vraiment du lot comme une chanson à retenir, et sans que la prestation vocal de Céline soit à blamer pour autant, Flying on my own, seul, peut mériter le statut de tube, hit, ou anthem et lui fait s'inscrire dans mon Top Ten de l'année.

10 Claire Richards Shame on you
Les fans du groupe Steps attendaient beaucoup de l'album solo de leur chanteuse préféré du quintet, et My wildest dreams, sorti en début d'année, après le rush des sorties de Noël 2018, les a sûrement autant déçu que moi, puisqu'il faisait la part belle aux ballades et mid-tempos, et n'offrait finalement que peu de titres uptempos "Steps-iens". Heureusement, Shame on you est de ceux-là et fut choisi en dernier single pour tenter de relancer les ventes du CD. Très Disco/Pop et remixé aussi par JRMX ou les Club Junkies, il aurait pu figurer sur le dernier album du groupe de la belle, et m'a bel et bien fait remuer des hanches en rythme au moins la première partie de l'année. Gageons que Steps a retrouvé le chemin des studios et va nous ressortir en 2020 des titres de ce calibre avec Julian Gingell, Barry Stone et 7th Heaven aux manettes !

11 Emanuel Be with you
Si Be with you n'est pas une reprise du tube d'Enrique Iglesias et si Emanuel demeure un parfait inconnu, cette chanson, à chaque fois que mon iPod me l'a présentée dans les enceintes, m'a rappelé les meilleurs titres de mes chouchous d'électropop planante, Will Young ou Troye Sivan, pour ne pas les nommer, et ce sont des références qui devraient porter chance à cet Emanuel, s'il continue dans cette veine.
Désolé, pas de vidéo, apparemment, je mets le lien pour écouter sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/4zkzd5UXm848792wfNoIaC

12 Maître Gims Miami Vice
WTF!!!??? Maître Gims -oui, à l'époque de la sortir de ce single il n'avait pas encore tombé le "Maître", #BalanceTonMaster #MeToiNonPlus #ChangeDeNom #(Prince)LoveSymbol- dans mon top de l'année ???? Mais qu'est-ce qui se passe, Hervé, t'as pas pris tes cachets ? T'as trop picolé ? BlackM, Gims, Dadju, etc. c'est pas ta cam d'habitude ! Plutôt le niveau zéro de la chanson francophone, les vrais fans de rap diront la même chose d'eux, en plus, le niveau zéro du rap francophone... alors ? What The Fuck, bordel ? Bin, j'y peux rien, je me suis faire avoir ! C'est à cause de la radio qui me réveille aussi : Hit West la passait en boucle tous les matins ! Je me suis laissé cueillir par Miami vice, et son sample années 80, mélange de série américaine (comme son titre) et de Self control de Laura Branigan, bref, je suis tombé in love avec ce titre, bien que le phrasé un peu trop incantatoire et péremptoire de ...Gims me dérange toujours, et que je ne comprends toujours pas pourquoi il chante "Je reste imperméable" ???? Vu ce qu'il raconte, moi, j'aurais pensé qu'il restait "imperturbable"... mais bon, c'est sa chanson, hein, et oui, il finit 12ème des mes hits de l'année. Mais c'est bon, j'ai fait cinq pater et cinq avés, Dieu m'a pardonné. Amen, et amène vite la suite, j'ai déjà trop accordé d'importance à ce faiseur de tubes pour jeunes.

13 Lake Malawi Friend of a friend
Je viens avoir beaucoup moins de choses à dire, du coup, sur mon number 13 : Friend of a friend était la proposition chantée tchèque de cette année à l'Eurovision, par un groupe délicieusement vintage. Leur chanson pop fraîche et sautillante est tout simplement restée scotchée dans mes tympans depuis que je l'ai découverte à la télé, comme une paquerette qu'on effeuille sans cesse et nous fait invariablement finir, en arrachant le dernier pétale, par "je l'aime ...à la folie" !

14 Jenifer On oublie le reste
Après un retour gagnant, en fin d'année dernière, avec son album Nouvelles pages sur le label de TF1, Jenifer a su en extraire les bonnes chansons, mais ce n'était pas difficile, vu la qualité globale de l'opus pop addictif, et a même voulu prolonger l'essai en en sortant une réédition complétée de quatre nouvelles chansons, et de l'enregistrement de sa tournée. Parmi ces nouveaux titres, On oublie le reste, écrit par Corson avec Barbara Pravi, a dû sortir du lot et mériter d'être choisi comme single potentiel pour relancer les hostilités dans les bacs et en radio, complété par le refrain du tube Can't get you out of my mind de Kylie, avec une production de Bob Sinclar, et même une version en duo avec l'australienne, qui, il faut bien l'avouer, a sérieusement perdu de son français depuis sa rupture avec Olivier Martinez et ses étés à Saint Briac ! Je ne devais pas être le seul à coincer sur son épouvantable accent qui déchirait et rendait incompréhensible son couplet, puisqu'une nouvelle version radio -en solo- de Jenifer a été mixée pour parer la vidéo et c'est ainsi que cette ritournelle pop a pu gagner du terrain et figurer dans mon Top 25 !

15 Cheryl Let you
J'ignore si l'ex Girls Aloud -et ex de Liam Payne- a gagné le droit d'un retour CD avec son single Let you, puisqu'il ne s'est classé à sa sortie que #57 dans les charts britanniques, mais elle a su en tout cas, plus qu'avec son prédécesseur Love made me do it, regagné les faveurs de mes écouteurs, comme du temps de Call my name avec Calvin Harris.

16 Rick Astley Giant
Si Rick Astley est revenu en 2018 avec un nouvel album de chansons de pop soul, parfois même gospel, originales, il a aussi repris le tube de Calvin Harris et Rag'n'Bone man, Giantà l'image des titres qu'il interprète en tournée comme Downtown funk, avant de sortir un Very best of où il reprend également ses tubes des années 80s made in Stock/Aitken/Waterman version downtempo soul, mais c'est bien son Giant qui m'a ravi cette année.

17 Lautner J'ai pas le temps
Peu connus avant l'émission Destination Eurovision, Sacha et Axel avaient sans doute espéré gagner le coeur du public avec leur chanson electro/pop J'ai pas le temps mais à défaut de remporter les suffrages, leur titre m'a plu suffisamment pour que je lui garde une bonne place dans mes playlistes, mois après mois.

18 M. Pokora Les planètes
Single du retour de Matt Pokora avant l'album Pyramide, Les planètes était suffisamment variété pour me plaire au milieu d'un album plus R&B qui m'a globalement déçu, avec un refrain TRES répétitif, mais efficace, du coup... "ta peau contre ma peau, laisse ta peau contre ma peau, laisse ta peau contre ma peau, laisse ta peau contre ma peau..." :)

19 Julia Passe... comme tu sais
Troisième single pour l'ex candidate de The Voice Kids, Passe... comme tu sais est un titre qui sent bon les années 80s, la belle époque du duo Boutonnat/Farmer aux commandes de la carrière musicale de la jolie blonde, avec des arrangements qui me rappellent les tubes de Romano Musumarra, donc je ne peux qu'espérer que l'album à venir sera de cette veine.

20 Alfie Arcuri Same
Gagnant en 2016 de l'émission The Voice en Australie, et après un premier album de reprises et quelques singles inconnus en nos contrées, Alfie Arcuri place la barre haute pour la suite avec son single Same, ample morceau de pop soul inspirée et portant un universel message de tolérance, dans un univers qui n'est pas sans me rappeler celui de Ben Platt. Moi, en tout cas, j'ai succombé !

21 Sam Smith & Normani Dancing with a stranger
Après son tube house Promises, l'année dernière, avec Calvin Harris, Sam Smith a conservé sa nouvelle direction musicale plus uptempo pour un génial duo avec Normani, tout en sensualité et en groove : Dancing with a stranger.

22 Gemme Sweet harmony
Magnifique adaptation en français du tube de The Beloved de 1992 par le collectif Gemme emmené par Xavier Jamaux, avec entre autres, Elodie Frégé ou Helena Noguerra au mircro, Sweet harmony n'a pas pris une ride, interprété par ces différentes voix dans un style de musique de salon downtempo et électronique que ne renierait pas Nouvelle Vague. L'album Retour durable de l'être aimé est à découvrir !

23 Malory Amour d'été / Bleu Toucan Le vent se lève
Impossible de départager les deux titres downtempo solaires de Malory et Bleu Toucan donc, comme c'est mon classement, et bien, je les décrète ex aequo ! Amour d'été porte si bien son titre, inspirant la farniente au soleil sur la plage, quand Le vent se lève donne la même envie de laisser le temps s'écouler paisiblement, une brise marine sur la peau.

24 Bob Sinclar & Robbie Williams Electrico Romantico Starlight
Déjà bien inspiré, le titre de Bob Sinclar Electrico romantico, qui invitait Robbie Williams aux voix, a su s'élever un cran encore au-dessus en mashup avec l'instru du Starlight des Supermen Lovers de 2001. Du cru Sinclar comme ça, on en veut bien encore plus en 2020 !

25 Pet Shop Boys feat. Years & Years Dreamland
Dernier titre de mon Top25, Dreamland, un duo entre Neil Tennant, des Pet Shop Boys, et Olly Alexander, des Years & Years, est un morceau écrit il y a quelques années déjà mais qui, de la confession même du duo, ne cadrait pas sur leur album précédent. C'est donc le single annonciateur de leur quatorzième album studio Hotspot prévu fin janvier 2020, un uptempo optimiste et relevé où les Pet Shop Boys se réinventent et reviennent plus jeunes que jamais, après plus de 35 ans de carrière...




Côté albums, quelques déceptions, comme Dedicated de Carly Rae Jepsen, sans tube, Courage de Céline Dion, trop fade, Pas plus le jour que la nuit de Alex Beaupain, moins inspiré, Chimène de Chimène Badi, malgré le single là-haut inspiré, Pyramide de M. Pokora, trop R&B, Marche ou rêve d'Arcadian, trop folk, My name is Michael Holbrook de Mika, trop plat, mais surtout Madame X de Madonna, inécoutable, à part I rise, ou Agapé de Shy'M au constat identique.

Restent quand même pas mal de bonnes galettes, internationales, d'abord, avec le premier album solo de Claire Richards My wildest dreams, l'excellent double album de Noël de Robbie Williams, The Christmas present, farci de bonnes reprises et de chansons originales de qualité.
L'album dance de l'année, Snacks, de Jax Jones, reprenant tous ses singles des années passées et plus encore de bonnes collaborations, sans oublier l'album retour gagnant des Bananarama en duo, In Stereo.

Mais aussi, pour le côté rétro PWL, l'album annuel de Peter Wilson pour son label Energize, Change of heart, et le nouvel album de Spencer Mackrill, Suspense.

Mais en tête des album anglais, le nouveau cru du plus francophone des suédois Måns Zelmerlöw, Time, ma révélation électro de l'année Friendly Fires avec Influorescent mais surtout l'excellent Lexicon de Will Young, qui classe deux de ses singles dans mon Top25 des singles.




Côté francophone, encore une bonne année, malgré tout, avec dès le début de l'année, Odyssée d'Emmanuel Moire, malheureusement sous-exploité en radio, alors qu'il aurait facilement pu donner plus de tubes, mais aussi les EPs d'Yseult, en attendant son deuxième album, Rouge, puis Noir, ainsi que l'album du retour de Najoua Belyzel, avec Rendez-vous... de la lune au soleil, et de Thierry Amiel, avec ArtéFact.


En fin d'année, Maëlle nous a également offert un excellent premier album éponyme enregistré avec Calogero, Anne Silla est revenue avec un Fruit défendu à mettre entre toutes les mains, Xavier Jamaux a sorti sous le collectif Gemme un excellent album sophistiqué Retour durable de l'être aimé, et surtout, notre Kylie francophone, Ysa ferrer, a sorti enfin son album XYZ, après les EPs X, Y et Z, qui avait déjà pas mal distillé les titres de l'album, mais bon, il restait quand même quelques inédits comme Tu pédales, hymne aux cyclistes du tour de France ;).


Mais tout au long de l'année, c'est l'album Nous du duo Cassandre, sorti, non pardon, annulé avant sa sortie suite à la faillite du label, qui a malgré tout engrangé l'argent des précommandes et a laissé le duo et les fans sur le carreau ...sauf qu'Amazon a laissé le téléchargement de l'album accessible après sa sortie suffisamment longtemps pour que je l'achète en version digitale et m'en délecte depuis -toute l'année, en fait- en attendant une version CD, un jour, ou pas ?


dimanche 6 janvier 2019

Mon Top albums 2018




A l'image de mon Top Singles de l'année 2018, il me reste de l'année écoulée une impression d'un bon cru francophone, avec de nombreux albums qui se sont fait une bonne place dans mes iPods. Je passe vite sur Personne d'autre de Françoise Hardy, retour tout en élégance mais un peu loin de ma pop dance pour être plus qu'une alternative calme à mes sons habituels, et Mon pays c'est l'amour de Johnny Hallyday, événement incontournable et défiant tous les records de ventes récents avec son album posthume, heureusement plus variété que ses prédécesseurs de ses années Warner lorgnant un peu trop vers le blues avais-je eu l'impression, mais que je n'ai écouté que par curiosité.


Un autre album phare de l'année, si loin de mes plate-bandes musicales que je l'avais snobé jusqu'à il y a encore peu, c'est Cure -devenu Culte pour sa ré-édition- d'Eddy De Prato, dont le style entre variété française mi rapée/slamée mi chantée m'énervait plus qu'il ne me séduisait, sauf qu'à prendre le temps d'écouter ses textes ciselés, je me suis pris un uppercut en plein tympan, et même si ce n'est pas ma cam', il demeure que c'est un CD incontournable et plus que novateur !

Qu'en est-il de mes coups de coeur de l'année ? Il y a d'abord eu l'album de Madame MonsieurVue d'ici, emmené par leur single Eurovision Mercy mais qui regorge de tubes potentiels, comme Comme une reine ou Tourner la page, et de petits bijoux pop teintés d'électro. Un peu moins grand public mais remarquable quand même, il y a le premier album de Lili PoeAmours fragiles, où l'on découvre un univers poétique mais austère.

Plus électro, le premier album de LiamPour te le dire, pop/dance jetable plaisante à écouter en français pour une fois, ou latino, l'album éponyme du comédien remarqué sur le parquet de Danse avec les Stars Agustín Galiana, avec ses singles festifs C'était hier et T'en va pas comme ça, moins gypsy que l'Amigo de Kendji Girac, malgré tout plus réussi que son premier extrait Maria Maria, tel le single suivant Pour oublier, co-écrit par Vianney.




Essais réussis aussi pour le retour de Zazie, avec un Essenciel moins plat que ses précédents opus, même si on est loin des mélodies pop uptempos de ses premiers albums, Pascal Obispo et son Obispo fleuve pop/rock mais sans temps mort, et surtout Alain Chamfort et son Désordre des choses bien dans sa ligne, mélodies douces amères avec quelques uptempos plus électroniques, et toujours des paroles ciselées de jeux de mots et des arrangements magnifiques.


Bonne surprise aussi avec le On de Joyce Jonathan qui semble enfin avoir trouvé le salut à mes oreilles en augmentant les BPMs, tant que sa voix fluette me devient agréable au rythme de ses ritournelles parfois même dansantes (!).

Enfin, belle surprise avec la ré-édition de l'album Addictions d'Amir, dont les bonus se présentent sous la forme d'un deuxième CD où, à part quelques versions alternatives de titres choisis sur l'album originel, le chanteur nous offre quasiment un nouvel album à prix d'amis, et ce n'étaient pas des chansons au rabais, à l'image du single Longtemps ou de Higher et 5 Minutes...





Mais les véritables monuments musicaux francophones de l'année sont encore meilleurs. D'abord en teaser de plus j'espère à venir en 2019, avec les EPs de NicomLa route, Marvin Dupré, avec son 5 titres en acoustique Au plus près, et les X et d'Ysa Ferrer annonçant son retour cette année avec l'album Génération XYZ je crois.

Enorme coup de coeur surtout pour l'EP éponyme de Barbara Pravi, alternant chansons délicates et joyaux uptempos frais et délicieux comme les singles Pas grandir et Saint Raphael mais aussi le génial Je sers où la chanteuse raconte son quotidien d'apprentie artiste serveuse de café avec un texte plein de poésie et de double-sens.
Album de l'été, la compilation inédite Souvenirs d'été à l'initiative et exclusive du site de streaming Deezer, avec moults artistes actuels de la scène pop électro française reprenant des standards comme Macumba (Corine), y'a pas que les grands qui rêvent  (Juliette Armanet), Duel au soleil (BB Brunes), Voyage Voyage (Aloïse Sauvage) ou Holiday (Hyphen Hyphen) et Chacun fait c'qui lui plait (Synapson), mais l'album qui depuis sa sortie n'a plus quitté ma platine, c'est Nouvelle page de Jenifer : 19 titres pour la version super deluxe et pas un à jeter, ils s'enchaînent sans lasser ni se répéter et c'est vraiment un bon album acidulé tantôt calme et intime, tantôt frais et pop, la réussite et le retour gagnant de 2018 !


Je n'en dirais pas autant de Ce soir on sort de Patrick Bruel, annoncé novateur à l'image du premier extrait Tout recommencer, mais que j'ai péniblement écouté une fois en me retenant de zapper à chaque titre, manquant mourir d'ennui tout le long de ce monologue Bruel-ien aux mélodies aussi fatiquées que sa voix de plus en plus eraillée...

Album à côté de ma plaque aussi pour Louis Delort et son La folie des hommes moins accessible que le single annonciateur qui m'avait laissé penser à un virage pop du p'tit gavroche rock indie de The Voice, et l'aventure solo de Jérémy Frérot, dont le Matriochka reste trop monotone et atone pour mes envies de pop sautillante.

Retour en demi-teinte aussi pour Tina Arena, dont le Quand tout recommence manquait cruellement de tubes, et surtout Mylène Farmer. J'attendais son Désobéissance avec impatience, même si Rolling stone ne m'avait pas emballé, et sa pochette génialissime m'avait sans doute trop ouvert l'appétit, rêvant d'une collection de tubes Boutonniens comme à la belle époque, même si la belle -et toujours presque juvénile- rousse avait collaboré avec Feder et LP.
Alors, oui, il y a de bons moments, comme son duo avec LP justement, N'oublie pas, la chanson titre et Des larmes, bien dans l'esprit Farmérien, et même Sentimentale, sonnant par moment un peu trop eurodance vintage, mais nul n'est parfait. Mais ces bons moments y sont noyés dans les chansons molles et surtout des titres qui me hérissent le poil et me font zapper désormais, avec en tête le Au lecteur, murmuré soporifique d'un poème de Baudelaire, déjà fait et bien mieux sur Ainsi soit je... avec L'horloge, mais aussi le rigolo culotté mais par trop répétitif et lassant Histoire de - Histoire de - Histoire de fesses qui, je le con -je le con -je le confesse m'exaspère au plus haut point quand vient le moment du refrain, et enfin le On a besoin d'y croire dont l'envolée du refrain est identique en paroles comme en musique au refrain de XXL "on a besoin d'amour..." de 1995. L'auto-plagiat n'est peut-être pas du plagiat mais la preuve que Mylène souffre d'amnésie ou n'est plus capable de trouver de nouvelles mélodies qu'elle n'a pas déjà écrites... Et que dire de la ré-édition sortie à peine deux mois après la sortie initiale augmentée d'un inédit Untitled et d'une version longue de sa monotonie de fesses ? Je la croyais au-dessus de ce ciblage porte-monnaies de ses fans, et j'avoue sans honte n'avoir pas cédé à l'appel des bacs, me contentant d'ajouter les deux titres supplémentaires à ma version digitale de mon CD acheté le weekend de sa sortie.


Année moins prolixe côté international mais en en faisant le compte, quand même pas mal de bonnes surprises, notamment pour le revival années 80s / sons PWL, avec le dernier album de Peter Wilson, The passion and the flame, avec son lot de titres inspirés de Stock Aitken & Waterman, mais aussi l'album de covers du boyfriend australien de Anthony Callea, Tim Campbell, Electrifying 80s, l'album/DVD live des Bananarama reformées dans la configuration du trio d'origine et reprenant sans complexe ni prise de tête leurs tubes made in PWL comme si c'était hier, et enfin un nouvel album, même si ce n'est que de chansons de Noël, de Mike Stock producteur, le second pour les anciens de Buck Fizz en trio, The Fizz, Christmas with The Fizz!

Au rang des comebacks d'anciens protégés du trio anglais, Rick Astley s'est fendu d'un nouvel opus toujours plus soul que pop et, contrairement à ses choix de concert, sans reprise, mais son Beautiful life a fait mouche dès la première écoute ! Plus vite en tout cas que le Golden de Kylie Minogue, qui malgré tout, une fois accoutumé au son de guitares country mélangées aux arrangements pop/dance quand même conservés en ADN de la princesse pop qu'elle est devenue pour tous ses fans, n'a pas quitté mon iPod de l'année...

Côté pop indie, il faut souligner l'effort constant chaque année du petit label Energise qui cette année encore a brillé en sortant, outre l'album de Peter Wilson sus-mentionné, un premier album pop et pas toujours dance du talentueux Ben Davidson, No one knows, ainsi qu'un nouvel album full on disco/dance de Nicki French, Glitter to the neon lights. Il faut aussi souligner le label français Warrior Prod qui non content de ressusciter bientôt Najoua Belyzel, a signé le duo Cassandre pour son album attendu en février, et sorti une compilation double CD des meilleurs titres de Rod Thomas, alias Bright Light Bright Light, parfait complément à l'EP autoproduit de ce dernier, Tough love.






Autre EP à m'avoir donné l'eau à la bouche (ou le plaisir aux tympans) sans pour autant avoir été suivi pour l'heure d'un plus long album, l'EP de Nadine Coyle, Nadine, fruit de son retour entre les mains de l'équipe de production/songwriting de Brian Higgins Xenomania avec qui elle avait trusté le haut des charts britanniques avec son ancien groupe Girls Aloud.



Retours réussis mais plus ou moins passés inaperçus malheureusement pour Lisa Stansfield, avec un Deeper de soul funky en diable, Kim Wilde, en virage punk/rock avec son frère sur Here comes the aliens, Matt Cardle, avec Time to be alive et Olly Murs en fin d'année avec un You know I know pile dans son style funky pop habituel.

Côté dance, nouvel album pour le combo de remixeurs house Bimbo Jones avec The house of love, et surtout un Blue de Jonas Blue compilant la plupart de ses hit singles avec brio.


Cher également de retour avec Mark Taylor (derrière son tube Believe) pour un album (trop court) de reprises de ABBA Dancing queen qu'elle envisage de faire suivre d'un deuxième volet. Dans le même style covers disco, il m'a fallu l'acheter en import australien mais l'album Best of my love de Samantha Jade vaut son pesant d'euros, et même plus tant la belle brille dans ce style uptempo funky/dance, et plus que quand elle s'essayait au R&B mou du genou...

Remarquables aussi, l'album pop/dance Wild wild wonderland de la finlandaise Saara Aalto, passé inaperçue lors de l'Eurovision mais qui avait marqué les esprits lors de son passage dans l'émission anglaise The X Factor, le dernier opus en anglais du russe Sergey Lazarev The one, reprenant son titre You are the one que j'aurais aimé voir remporter l'édition précédente du même concours européen, et surtout le premier album (enfin) du suédois Benjamin Ingrosso, Identification, alignant les bons morceaux pop, tantôt funky, tantôt sirupeux, et même parfois carrément dance, mais en y omettant ses singles d'avant Eurovision, et surtout les purs tubes One more time et Do you think about me, de même que sa récente collaboration avec Ofenbach. Où avait-il la tête ? D'autant qu'il le termine par une ballade guitare/voix semblant enregistrée sur son portable avec un son pourri... Un pur gâchis heureusement compensé dans ma version digitale de son album et augmenté de tous les titres et remixes nécessaires à mon bonheur ;).

Baisser le tempo ne veut pas dire pour autant que ça flingue sa chance que j'aime un album puisque je me suis surpris cette année à écouter et ré-écouter Only human de Calum Scott, enchaînant les ballades, mais avec une telle émotion dans les paroles et son interprétation que Sam Smith devrait avoir honte, Tom Dice et son album de reprises décalées Better days, et son génialissime Wannabe des Spice Girls qui n'a plus rien à voir avec l'eurocheesy pop d'origine des cinq anglaises, et surtout le troisième album éponyme de Shawn Mendes, plus soul et funky que les précédents apparemment, mais dont les singles In my blood et Lost in Japan m'ont permis de découvrir les pépites parfois Princiennes ou lorgnant du côté de Pharrell Williams.

Par contre, là aussi, il y a eu quelques déceptions, et d'abord avec l'album solo de Jake Shears, bien moins fun et sans les paillettes musicales que j'attendais de l'ancien leader charismatique et tellement queer des Scissor Sisters. Même sentiment d'essai râté pour le 7ème album de David Guetta 7, compilant surtout ses derniers singles avec des stars rap/R&B et s'éloignant un peu plus de ses racines dance/house.
Déçu aussi du second album des Years & Years, Palo Santo, pour lequel le leader m'a semblé plus inspiré pour le visuel et les vidéos que musicalement parlant, ou peut-être est-ce que j'en attendais trop, le premier album ayant été mon album de l'année 2015... Mais que dire alors du cas de l'ancien One Direction Liam Payne, qui après avoir aligné les singles tubesques et sexy Strip that down, Bedroom floor, Get low, For you, Kind of beautiful et Familiar, annonce reprendre son album prêt à sortir pour en expurger des titres où, depuis sa séparation d'avec sa CougarGirl Aloud Cheryl, il ne se reconnaît plus, et sort à la place un First time EP n'endormissant d'inspirations midtempo R&B ZZZZzzzzzz Zzzzzzz... !



Mais alors, qu'en est-il de mon album international de l'année ? Ceux qui ont retenu mes singles de l'année n'ont pas dû manquer s'étonner de ne pas avoir encore entendu (re)parler du deuxième album de l'australien Troye Sivan, vu que ses singles Dance to this et Bloom sont bien placés dans mon Top25 de l'année, et ils auront gagné : mon album incontournable 2018 est Bloom, un album racé de pop électronique sensuelle et inspirée, plus dansant que son premier Blue neighbourhood, à l'image des singles My, my my !, Animal ou Seventeen, mais jamais binaire, et finalement laissant la part belle aux ballades et downtempo, comme The good side. Evidemment, là aussi, le tracklisting serré de 10 titres méritait plus, comme sa version US exclusive des magasins Target, mais aussi les multiples titres enregistrés par le chanteur androgyne en parallèle, Strawberry & cigarettes pour le film Love, Simon, 1999 avec Charli XCX, Revelation, avec Jónsi pour le film Boy Erased, ou encore There for you avec Martin Garrix. M'enfin, ma version digitale a évidemment allongé les 37 minutes du CD originel, et elle est dans mon iPod pour ne plus le quitter pour encore longtemps...


Et 2019 alors ? Que du bon à venir, déjà... avec un nouvel album de Ysa Ferrer, d'Amel Bent, Céline Dion (enfin, normalement... depuis le temps qu'on l'attend!), Claire Richards, Lara Fabian, Sophie Ellis-Bextor, et surtout mes chouchous Emmanuel Moire et Cassandre !