Affichage des articles dont le libellé est nouvelle star. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nouvelle star. Afficher tous les articles

vendredi 22 février 2013

Finales Nouvelle Star 2013 sur D8 vs Star Academy Révolution sur NRJ12

Alors que la seconde demi-finale de la Star Ac' hier soir a vu l'emporter Laurène sur Daniel, je me dis que le casting de la finale de mardi prochain sur D8 de la Nouvelle Star est plus mérité, Philippe s'étant incliné pour laisser Florian affronter Sophie-Tith. Et là, même si j'adore Florian, je me dis que c'est Sophie-Tith qui mérite de remporter le titre ; cette jeune fille est incroyable ! Elle a une telle maturité quand elle chante qu'elle arrive à chaque fois à s'approprier la chanson qui lui est mise dans les mains par la prod.



Mardi dernier, elle a superbement rajeuni Comment te dire adieu d'abord (sans plaire à Maurane...!?) puis a bien mieux repris la chanson d'Ed Sheeran The A team que ne l'avait fait Sidoine la semaine précédente à sa demi-finale de la Star Ac', qui l'a vu céder la place à Zayra, et enfin s'est montrée rockeuse punchy sur le Come together des Beatles.



Face à elle, Florian a joliment interprété le Titanium de David Guetta & Sia, mais j'aurais sans doute mieux apprécié que les musicos allègent le côté électro du titre pour le rendre encore plus rock autour de la magnifique interprétation du jeune talent lunaire et introverti face au micro. Il m'a mis les poils ensuite sur La chanson de Prévert, en piano/voix (et même acapella à un moment) et ce fut LE moment magique du prime. Enfin, il a parfaitement su recréer l'atmosphère du Nights in white satin des Moody Blues et je trouvais sa voix bien mariée aux arrangements psychés de ce titre antédiluvien.



Philippe quant à lui, m'a paru saborder le navire pour mériter de quitter l'aventure. Etait-ce un choix de la prod en lui confiant des titres destinés à lui faire récolter moins de votes ? Fut-ce son choix d'arrangements et d'interprétations ? Toujours est-il que sa version du tristounet Tears in heaven d'Eric Clapton me fit bailler, que son électrique Purple haze de Jimi Hendrix était bien trop rock pour mes goûts, et qu'enfin, le grand écart sur le Pauvres diables de Julio Iglesias tenait bien plus du sketch à la Aldo Macione que de passage musical, et qu'il aurait même mérité un quatrième rouge sur ce titre !


Une finale Nouvelle Star bien méritée donc à mes yeux et oreilles et que je ne raterai pour rien au monde, tant elle promet du bon, du son et des frissons ! Je rêve que Florian l'emporte quand même, pour me garantir un album de sa part, sachant qu'alors Sophie-Tith aura droit elle aussi à un repêchage de la maison de disques vu que son talent s'est à un tel point révélé tout au long des primes qu'un début de carrière me semble pour elle assuré.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


A l'opposé, la finale made in NRJ12 de la Star Ac', attendue pour jeudi prochain, me laisse comme un haut le coeur, celui que j'ai eu hier en découvrant que c'était Laurène qui l'avait emporté en seconde demi-finale face à Daniel, et que je n'aurais donc pas droit à ma finale garçon/fille fraternelle Zayra + Daniel... :( A la vue de commentaires sur la page officielle facebook de l'émission, je ne suis pas le seul à trouver que Laurène n'a pas de voix, le charisme d'une moule (sans la frite!), et qu'elle n'a pu emporter suffisamment de suffrage que grace à un boost d'appels venu de la prod, voulant à tout prix d'une finale de combat, bien dans l'esprit real-TV made in NRJ12, duel de catcheuses dans la boue, Zayra contre Laurène, le choc de deux univers ! On pourrait sous-titrer "la puissance vocale contre l'anorexie vocale" et j'imagine que la prof d'expression scénique Juliette a une ouïe très fine pour reconnaître le timbre de voix de Laurène à coup sûr... Gageons que le profil so so gay de Daniel et son histoire d'amitié avec Zayra ne crééraient pas le buzz sur les réseaux sociaux chers à Mister Delormeau autant, et ils se payaient le rique d'avoir une ressucité de la victoire Elodie Frégé sur Michal, avec partage du prix entre les deux candidats, que j'aurais bien aimé voir d'ailleurs tant ces deux là sont ex-aequo de talent à mes yeux. Tout prouve que la prod (et la maison de disques) voulait éviter ça à tout prix : d'abord la venue du père de Daniel sur le plateau qui lui a niqué la fin de sa chanson tant il a perdu ses moyens, et ça faisait tellement pathos/faites pleurer la ménagère dans sa chaumière que les jeunes SMS-eurs/euses ont du sanctionner ça en votant pour Laurène. Ensuite, les questions lourdingues de Mathieu Delormeau (mais ne l'est-il pas toujours...?) aux parents de Daniel parlant d'inviter ceux de Zayra en prévision de leur mariage ? Comme si la prod voulait absolument les placer face à face à Laurène et Louis, le couple nunuche de l'émission... Il faudrait lui acheter des lunettes parce que le mariage gay dont on nous rabat les oreilles depuis des mois, c'est entre deux personnes du même sexe, hein! Donc à moins que Zayra soit en fait un travesti, il n'y a aucune chance qu'elle épouse un jour Daniel... Par contre, j'ai trouvé qu'il faisait un beau duo avec Emmanuel Moire, mais il est trop jeune pour lui ! Mathieu Delormeau, également d'ailleurs, à moins qu'il ne soit encore trop "proche" de Marc-Olivier Fogiel, serait peut-être tenté par le p'tit beur coiffeur péroxydé : en plus, il lui entretiendrait sa coupe avant chaque prime : tout benef ! Bref, tout a été fait pour alourdir le profil de Daniel et créer des écueils au flot des votes mais le coup de grâce a été le dénigrement systématique de Valéry Zeitoun, le professionel du soir (je croyais que Philippe Nègre l'avait viré d'AZ ?), qui a sous-noté les performances de Daniel et clairement explicité qu'il préférait l'univers de Laurène : Obsédé de son physique prépubère, oui ! M'enfin, après le résultat, j'étais presque aussi abasourdi que Zayra, prostrée sur son siège en fin d'émission, Daniel défendant Mathieu de lui demander une réaction alors qu'il la soutenait contre son épaule, visiblement trop dévastée ou en colère de voir contre qui elle allait devoir chanter...



Musicalement parlant, NRJ12 avait fait venir la star internationale Bruno Mars, et pas pour rien puisqu'il a interprété ses deux derniers titres en solo, et pas un seul avec les élèves, fait rarissime à la Star Ac'... ! De plus, il a déclenché l'hystérie dans le public et créé l'inspiration pour un duo des candidats soutenu par un groupe acappella sur Just the way you are. Notez que si Daniel a rayonné là-dessus, c'est Laurène qui a été jugée l'avoir mieux fait alors que j'ai à peine entendu sa voix... INCROYABLE je vous dis !


Autre élément inspirant du soir, Emmanuel Moire, absent pour cause de grippe la semaine dernière (et Mathieu Delormeau le lourdingue qui en rajoute en disant qu'il ne lui demandait pas qui avait pris soin de lui alité... Il aurait peut-être aimé s'y coller -serrer- ?), qui a -rapidement- partagé son tube du Roi Soleil avec Laurène avant d'interpréter son nouveau single Beau malheur avec Daniel. Et je trouve que celui-ci s'est très bien approprié le morceau, tout neuf sorti lundi dernier, et que leur duo a bien marché. Manu rayonnait et m'a même paru trop punchy sur scène pour un titre auquel j'associais plus de sobriété d'interprétation à l'écoute ; il était visiblement super heureux de le chanter à la télé et ça se voyait. Il était peut-être encore un peu shooté aux médocs pour faire passer sa crève ? :) S'il n'est pas revenu sur scène (dommage...) il a inspiré NRJ12 encore en faisant venir pour un duel de danse (sur la seule chanson qu'a chanté Zayra ce soir là, j'irai où tu iras) et pour accompagner Laurène également deux des danseurs stars de l'émission de TF1 qui a couronné Manu vainqueur de sa troisième saison.



Sinon, Tal est venue reprendre l'affreux Man down de Rihanna avec Laurène (à vomir des oreilles !) et Daniel a partagé le dernier single d'Olly Murs, Troublemaker, dont les accents Maroon 5-esques doivent plaire suffisamment au public français pour que la maison de disques lance le troisième album dont il est extrait dans nos bacs francophones.

En solo, les concurrents du soir ont chanté Let me love you de Ne-Yo et Si seulement je pouvais lui manquer de Calogero pour Daniel (très bon à chaque fois), et Divine Idylle de Vanessa Paradis et Listen to your heart de Roxette (mais affiché comme étant de DHT, ce qui est vrai, mais ils n'ont fait que reprendre le titre du duo suédois... ! incroyable mais le programmateur musical de NRJ12 doit avoir moins de 25 ans... ou souffrir d'un alzheimer précoce !). Sur sa ballade, elle a été fausse du début jusqu'à la fin, mais bon, elle est aller bisouiller son Louis dans les gradins du public en fin de chanson et les yeux brillants de son amoureux ont du émouvoir les jeunes filles en fleur...


Bref, vivement que Zayra lui foute la claque qu'elle mérite au prochain prime de la finale ! Mais j'imagine l'atmosphère au "château" pendant une semaine, si elle ne cohabitent qu'en duo...

vendredi 8 février 2013

Vers la finale de la Star Ac' 9



 

Alors qu'hier soir sur NRJ12 se bataillaient les dernières places en demi-finales pour les candidats de la Star Ac' "révolution" promo 9, je repensait aux quatre candidats restants depuis mardi à la Nouvelle Star de D8 et me disait que finalement, les Star Académiciens de fin de saison ne se débrouillaient pas si mal. Comparé aux débuts, il y a eu du chemin parcouru, alors que face aux bleus et rouges des jurés, les candidats de D8 sont, ou ne sont pas, dès le début et les castings de bons éléments qui progressent finalement peu. Si j'ai regretté le départ de Julie, vu que je m'attendais plus à l'éviction du petit Flo, pas gâté par les titres proposés par la prod, et il ne fait aucun doute que son tour arrivera la semaine prochaine, je n'avais pas été convaincu par son on the radio un peu mou et je ne vois pas non plus Philippe aller jusqu'en finale, que j'espère opposant Sophie-Tith à Florian en rêvant que ce soit ce dernier qui l'emporte.

Sur NRJ12 hier donc, j'ai trouvé le prime plutôt meilleur que celui de mardi, avec des prestations éblouissantes de mes chouchous Zayra et Daniel, mais aussi des duos avec les artistes de la Génération Goldman bien menés et un Sidoine plus inspiré, et grand public, aussi. Il a d'ailleurs ouvert le bal (ou presque) avec un magnifique With or without you des U2 sur lequel il a réussi à imprimer sa patte sans le dénaturer, et celà avec un bel accent et une voix puissante quand il le fallait, loin finalement de son registre de chanteur bobo estampillé "nouvelle scène française". Il m'a un peu moins convaincu sur Il suffira d'un signe avec Merwan Rim et avec Sexion d'Assaut, mais de toute façon, quand c'est du rap, je coupe le son à ma zapette... Je ne parle pas des collégiales avec M.Pokora sur A nos actes manqués et Envole-moi, où chacun est noyé dans la masse, et ce ne peut-être que la prestation globale de tous les élèves que l'on juge bonne, et elle le fut, plus que les quatre nominés d'ailleurs sur le difficileWe are young de Fun. que Florian avait mieux réussi seul il y a quinze jours à la Nouvelle Star. On le retrouve face à Zayra la semaine prochaine en première demi-finale, et j'espère que les SMS iront massivement à cette dernière, qui a une voix de ouf, est touchante de sincérité et de simplicité, et a le plus progressé dans l'aventure.
Justement, cette semaine, son titre solo fut le dernier Rihanna, Stay, sobrement interprété assise sur le piano, mais avec une telle émotion et intensité dans la voix que ça ma hérissé les poils sur les bras. Belle intention aussi quand elle a appelé aux votes pour son ami nominé Daniel en ouvrant face caméra la paume de sa main marqué au feutre du numéro 1 de son compère dans les appels aux votes du soir. Une finale Zayra/Daniel serait sûrement plus fraternelle que fratricide comme l'avait été en son temps celle opposant Elodie Frégé à Michal, et où la belle blonde avait choisi de partager sa couronne, son contrat et ses gains avec le perdant aux votes pour une victoire un peu ex aequo. C'est tout le mal que je leur souhaite, à elle comme à lui. Sinon, elle s'est invité en troisième voix sur le duo Ivyrise/Leslie pour Je te donne et j'ai trouvé qu'ils ne lui avait pas laissé grande place pour exprimer sa soul, même s'ils ont vanté sa voix comme son accent après la prestation.


Intéressant de voir que NRJ12 avait invité de l'album hommage à Goldman les oubliés de la soirée spéciale de TF1 d'il y a quelques semaines... à part M.Pokora, accompagné de Tal bien sûr pour leur single du moment, parrain de l'émission et main innocente au moment du tirage des boules décidant comme au foot des candidats s'oppôsant sur chaque demi-finale. Et le hasard a bien fait les choses puisqu'il n'a pas opposé les deux clans en duels fratricides : Zayra affronte Sidoine et Daniel affronte Laurène, pour j'espère garder mes deux chouchous en finale. A l'inverse un duel Zayra/Daniel puis Sidoine/Laurène aurait été plus dure pour chaque "couple" puisque ces deux duos ont bien des affinités chacun très dissemblables. L'habituel duel filles puis garçons pour finale fille/garçon aurait été bien aussi mais il était difficile à NRJ12 d'annoncer une telle fin de programme vu qu'ils ne savaient pas à l'avance qui de Laurène, Daniel, Vanina ou Romain serait vainqueur des votes du public de ce soir ...sauf que Romain n'avait pas une chance et que Vanina, je l'avais annoncée en demi-finale mais échouant aux votes du public par le syndrôme de la bonne élève trop lisse, a trébuché même avant, mais faut voir ce que la prod lui a foutu dans les mains pour défendre sa place, entre des magnétos et des commentaires des profs pas très sympas et L'hymne à l'amour de Piaf (très bien interprété cependant) pour plaire aux SMSeuses... le verdict était couru d'avance ! Et tout ça au profit de la brindille sans voix Laurène... Mais qu'est-ce qu'ils peuvent bien lui trouver ? On a envie de la baffer pour la réveiller quand elle chante : filet de voix, présence scénique transparente, déhanché en choré digne d'un manche à balais... Aucune chance qu'elle gagne face au soleil irradiant qu'est Daniel quand il chante, et avec une putain de voix tout-terrain qui monte, qui descend, passe de la voix de gorge à la voix de tête sans effort apparent... ! Il mérite de gagner autant que Zayra et j'espère de toute manière que tous deux auront leur chance avec AZ censé signer le vainqueur.
Ce soir, il a défendu sa place sur le Without you de David Guetta & Usher et ce titre est loin d'être une partie de plaisir, mais il lui allait comme un gant. A côté de lui, le Video games de Lana Del Rey, déjà pas mal monotone dans sa version originale, m'a semblé très soporifique avec Laurène au micro. A l'inverse, la version plus énervée façon TYP précédemment diffusée à la Nouvelle Star avec Florian m'avait mis en joie ! Comme quoi tout dépend de l'interprète et des arrangements qu'il choisit. Je ne parle pas de Romain et de sa version de J'ai demandé à la lune, il ne faisait pas un pli qu'il était temps qu'il tire sa révérence après avoir survécu à 5 nominations je crois !

Alors rendez-vous Mardi prochain pour vérifier sur D8 que Sophie-Tith et Florian continuent bien jusqu'en demi-finale puis finale de la Nouvelle Star, puis Jeudi pour le choc de deux univers, soul/R&B contre pop/rock avec Zayra/Sidoine, prime qui devrait voir les deux autres faire de la figuration avant que ce ne soit leur tour le 21 février. En attendant, on peut toujours regarder TF1 Samedi soir pour une deuxième sélection à l'aveugle de The Voice qui a repris la semaine dernière et où Jenifer a marqué mon esprit en accueillant dans son équipes trois profils à suivre de près :
D'abord Anthony Touma, un jeune libanais venu en France exprimer son talent (et quel bonheur pour nous !) et qui a fait se retourner les quatre jurés avec son interprétation au piano de Billie Jean, proche de ce que le chanteur israélien Sagi Rei a su faire sur son dernier album hommage au King de la Pop.
Ensuite, et même si son nom habituellement féminin ne l'indiquait pas, Olympe et son Born to die de Lana Del rey inspiré et plein de promesse pour la suite, à condition qu'il puise son inspiration dans des muses moins soporifiques à l'avenir -encore une fois les quatre jurés se le sont disputé et il fut comparé à Elton John-.
Enfin, mais c'est plus par curiosité que je veux savoir ce qu'il va devenir, parce que c'est par son originalité qu'il a marqué, Luc Arbogast arrivé avec ses tatouages et son look de gros dur pour interpréter un chanson du moyen-âge partiellement en latin, le tout en tunique de cuir et bottes à grelots... ! Maintenant, faut voir s'il peut chanter autre chose en conservant le registre étendu qu'il a affiché de son bel organe.


Sinon, à part les candidats de l'équipe Jenifer, j'ai bien aimé la version personnelle de Pull marine de Sarah Caillibot, même si sa voix voilée ne l'élisait pas d'office comme future nouvelle Voice  de cette saison 2. C'est Garou, qui ne connaissait pas le titre d'Isabelle Adjani (!!!), dont elle a choisi l'équipe. Mais globalement, la sélection était très bonne ; on était bien loin des casseroles de la Nouvelle Star, mais j'ai regretté que personne ne se retourne sur Claire (Litvine), ex L5. On nous annonce aussi l'ex leader des G Squad à chanter sans qu'aucun des quatre ne se retourne pour lui, peut-être demain ou les semaines suivantes, il y a 6 primes d'auditions à l'aveugle... Dur, dur de rester une "star"... Au final, la saison 2 doit durer un mois de plus, avec plus de candidats intégrés dans chaque équipe que l'année dernière : visiblement TF1 compte bien faire durer la poule aux oeufs d'or un maximum. je regrette juste que le timing fasse que les trois télécrochets des différentes chaînes se retrouvent à l'antenne en même temps, heureusement cependant des jours d'antenne différents. Il ne manquerait plus que Popstars ou X-Factor reviennent aussi d'ici la fin du mois et je ne décolle plus du canapé... Attention messieurs les directeurs de programme, à trop jouer ainsi pour vous concurrencer sur la même période calendaire, vous allez re-lasser le public de ce type d'émissions... !

mardi 5 février 2013

Florian, la nouvelle star 2013 est un hibou boudeur

A mes yeux ce soir, après un prime en dessous de celui de la semaine dernière et l'éviction inattendue de Julie (je pensais voir partir Flo), pas de doute, la nouvelle star 2013, c'est Florian ! Il s'approprie toutes les chansons qui lui passent par le micro, il a son univers, un rien lunaire, un peu barré, il a un look, un charme, un côté à part qui donne envie de le soutenir, de l'aimer, de l'écouter. J'espère vraiment qu'il ira au bout de l'aventure ; j'ai envie d'acheter un CD de lui... Et si reprendre du Mylène Farmer est souvent risqué, casse-gueule et peu payant en votes, il s'est très bien débrouillé avec Sans contrefaçon que j'aimerais justement voir figurer sous cet arrangement ré-enregistré en studio pour son CD justement ! Ci-dessous ses prestations  marquantes :


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Seul reproche : je préfère qu'il chante de son petit air tristoune plutôt qu'il essaie de sourire avec ce plissement d'yeux et remontée de pommettes faussement rieur qui n'est pas lui.

mercredi 23 janvier 2013

Après la Star Ac' sur NRJ12, la Nouvelle Star sur D8 !


Suite au second prime hier soir de la Nouvelle Star, saison 9 sur D8, j'ose finalement mettre à jour mon blog... Et ça fait un bail, je sais (j'ai honte), mais il n'y avait pas grand chose à dire ces temps-ci, musicalement parlant, une fois le rush des sorties de Noël passé.

Placé en concurrence avec les programmes des autres chaînes, je n'avais pas regardé l'émission jusque là, n'aimant pas de toute façon les castings avec leurs casseroles, et ressortant toujours plus frustré que satisfait des épreuves dites du théatre, avec le choix final qui sabre dans les talents retenus jusque là. Et cette mouture 2012/13 a bien sabré puisqu'au lieu de retenir 15 candidats pour le prime, comme au temps du succès sur M6 et d'une programmation qui durait plusieurs mois en prime le temps d'arriver à une grande finale, cette fois, on revient au format de dix candidats pour le premier prime (comme aux débuts de l'émission) dont trois déjà éliminés lors de ce premier prime sous chapiteau monté à Issy-les-Moulineaux, ça fait moins classe que le pavillon Baltard quand même... En plus, les trois éliminés de la première semaine furent 3 des 5 filles de la sélection finale, autant dire que les deux filles restantes ne vont pas trop se faire concurrence face aux gars. Mais de toute manière, globalement, j'avais moi aussi trouvé que ces trois là étaient en dessous de la majorité des autres continuant l'aventure :
Adélaïde d'abord, pas aidée par un Besoin de personne auquel elle est restée trop fidèle, Charlotte ensuite, peu mise en valeur sur le Skyfall James Bondien d'Adele, et enfin Léa, plus captivante avec son Babooshka encore un peu amateur cependant. Méritait peut-être plus de quitter l'aventure dès lors Thimothée ou Paul. Juste rattrapage des choses, c'est le premier qui a été éjecté hier par les votes du public, et c'était mérité, si son Coups et blessures de la semaine dernière se laissait écouter, sa reprise de Radiohead de cette semaine était endormante au possible, plate, fade, je n'ai pas reconnu le titre, ou alors je ne le connaissais pas... ! Paul, lui, même s'il me paraît être en dessous du niveau des autres candidats restants, a su mieux briller cette semaine avec le Foule sentimentale de Souchon qu'avec le Locked out of heaven de Bruno Mars de la semaine dernière, au débit trop rapide pour son anglais perfectible.
Mon chouchou de la semaine dernière, Florian, jeune étudiant brun barbu caché derrière de petite lunettes rondes intello mais jouant des panchos colorés et d'une boucle d'oreille en plume pour s'afficher sous un look finalement moins passe-partout qu'il semblerait, m'avait subjugué avec sa version TYP-ienne du Video games de Lana Del Rey. Il n'a pas démérité cette semaine, même si j'ai trouvé que le français lui allait moins bien que l'anglais, sur Holidays de Polnareff, démarré au piano et terminé à pleine voix face au jury. Verdict : 4 bleus (et j'espère le gagnant de ce cru 2013).
Autre talent certain, la jeune (16 ans) Sophie-Tith (c'est quoi ce prénom!?) au look reconnaissable (mèches bleues sur chevelure brune), qui m'a scotché cette semaine avec la BO du film Drive, Nightfall du groupe Kavinsky. La semaine dernière, elle avait déjà brillé sur une version "allumée" du tube de Johnny Hallyday, Allumer le feu. Si ce n'est pas mon petit étudiant hibou à plume, ce sera cette manga girl au blue power qui mérite la victoire ! D'ailleurs, la prod les a fait duetter sur Bonnie and Clyde et c'était juste troooooop bien :).
Outsider sérieux, l'autre Florian de la sélection, rebaptisé Flo pour éviter la confusion des votes, un petit gars d'un mètre cinquante à tout casser à le voir à côté des autres sur scène, aux dents de lapin et grosses lunettes en écaille. Côté look, il tient donc plus de la tortue Willem que du dandy Doré, mais côté voix, il envoie le bois avec force et justesse, preuve la semaine dernière sur Le blues du businessman, mais sait apparemment aussi jouer de la gratte et de la reprise décalée comme les deux sieurs sus-nommés, puisque qu'hier, il a totalement restructuré le tube Gangnam style du koréen PSY en version rock alternatif : grandiose ! ...Et pourtant, je n'aime pas les guitares hurlantes ! J'aurais bien aimé aussi voir ce qu'il aurait fait de l'autre chanson proposée par la prod, Call me maybe... Vivement la semaine prochaine :)
Autres candidats sérieux, et sérieusement rock, 24 ans tous les deux, l'autre fille, Julie, une black tigresse à lunette qui avait tout déchiré sur Seven nation army la semaine dernière et s'est un peu plus planté sur La rockeuse de diamants hier (surtout le deuxième couplet!), et Philippe, un barbu de près de 2 mètre au look de rockeur anglais et regard tendre. Celui-ci s'était bien démerdé la semaine dernière sur du Gainsbourg (c'est jamais facile), Le poinçonneur des lilas, et a mis le feu cette semaine avec Are you gonna be my girl des Jet. Là encore, la prod a mis ces deux graines de rock en duo sur Big jet plane de Angus & Julia Stone, que je ne connaissais pas, mais c'était juste sublime !
Je trouverai donc juste que Paul quitte l'aventure la semaine prochaine mais ensuite, chaque prime verra forcément un gros talent disparaître et c'est cette courte sélection qui nous impose ça : Avec plus de candidats et plus de semaine avant la finale, on aurait profité plus longtemps du talent de ces jeunes gens et les téléspectateurs auraient pu s'attacher suffisamment à eux pour soutenir une carrière future ; là, ça va être plus dur je pense, même pour le gagnant ; et quand on vois que d'anciens vainqueurs comme Amandine Bourgeois se voient absent des radios et privés de tournée (/public?), je vois dans la participation de cette dernière à l'Eurovision cette année comme peut-être sa dernière chance d'enregistrer avec une major, sans doute, vu nos derniers résultats à ce concours et son supposé charisme "eurovisionnable" : sans savoir quelle titre elle soutiendra, je prévois déjà moins de 10 points au total pour la France ! Pourtant, j'ai bien aimé son deuxième album assez Motown-ien...
Et vous, quels sont vos préférés ?


dimanche 26 juin 2011

une triplette d'albums de real-TV française de M6

Alors que sort le premier album de la gagnante de la Nouvelle Star (Pop Idol) de l'année dernière, Luce (Brunet de son patronyme), je ne peux m'empêcher de publier en même temps mes commentaires sur les albums récemment sortis de deux autres camarades sortis des classes télé-crochet de M6 avant de parler de son album à elle.





D'abord, il y a le cas Sébastien Agius, vainqueur de la première saison française du X-Factor, dont la saison deux se terminera mardi prochain, alors que l'émission était retransmise sur W9. Ma Chance, son premier single paru l'année dernière m'avait conquis, avec son rythme entrainant façon Motown, et son premier album du même nom, que je n'ai trouvé que sur Internet et pas dans mon Carrefour, Fnac ou Virgin local malheureusement pour ses ventes qui vont s'en ressentir, forcément, est un bien bel objet discographique, dans la même veine Motown / soul / rhythm and blues à la française et à l'écoute de ses 12 titres, je pense à un jeune Michel Jonasz moderne à la voix moins agaçante... J'ai été très heureusement surpris par ce candidat qui, s'il chantait bien lors de l'émission, n'avait pas été mon coup de coeur...
Il est important de souligner d'abord que 11 titres sur les 12 sont écrits et/ou composés par le jeune interprète et, pour un gagnant de real-TV, c'est déjà un exploit ! Tout l'album a été réalisé par Franck Rougier pour Sony Music et le monsieur n'en est pas à son premier essai puisqu'il a travaillé avec One-T, Nâdiya, Clara Morgane, Julie Zenatti, Christophe Willem ou la série TV Chante! Il officie notamment sous le pseudo 6Mondini pour son travail plus électronique. Là, il n'en est pas question et tout l'album sonne live et acoustique, rythmé et jazzy, avec piano, cuivres et arrangements philly à volonté. Ma chance, le premier single, ouvre le bal et c'est le premier d'une longue série de compositions de L'Aura Marciano où Sébastien Agius pose un texte bien travaillé. Si tu veux de moi suit et c'est à coup sûr un autre single potentiel écrit par le même duo, avec un bon refrain efficace et bien enlevé, et des accords style Fender Rhodes bien marquants. Ce sont paroles et musiques que signe cette fois Sébastien pour le troisième titre au rythme effréné et refrain imparable. On ne peut s'empêcher d'entonner en choeur ce Grande dame vraiment réussi. C'est cette fois en anglais que le chanteur a écrit et composé le titre suivant, You live in my heart, et j'avoue que je le préfère en français finalement, même si son anglais, comme l'année dernière lors des primes, est irréprochable. Ce titre est aussi plus ralenti, mid-tempo au piano très soul et finalement saoulant, malheureusement, avec Sébastien Agius y faisant descendre sa voix dans des tonalités plus basses et ouateuses qui m'interpellent moins. A l'instar du deuxième single plus loin dans le CD, le titre suivant est co-écrit avec le duo Christine Roy et Christophe Emion sur une musique de Nicolas Luciani mais j'y retrouve la magic touch des premiers titres ; Faut que j'm'en aille, dont l'accroche principale du refrain est la phrase "et belle, et belle est ma vie", retrouve un rythme up-tempo avec cuivres riches et bonne mélodie. Jolie Julie, qui suit une nouvelle fois sur des paroles et musiques du talentueux Agius, garde cette atmosphère cuivrée mais dans un style plus jazzy et presque d'après-guerre. On s'imagine avec chapeau claque entre Mistinguette et Betty Boop en robe à paillettes aux genoux dans un club charleston de la capitale. Le bijou précieux de l'album est le titre suivant, Les blessures qui ne se voient pas, et c'est à nouveau sur une musique de Nicolas Luciani. Mais c'est la seule chanson de l'album où Sébastien Agius a cédé les paroles à un autre, Michel Jourdan, et pour cause, elles sont tellement magnifiques qu'il ne pouvait pas snobber cette ballade sirupeuse mais pas trop. C'est d'ailleurs sur ce titre que l'influence de Michel Jonasz m'est apparue comme une évidence... Seul reproche : à 2'58, ce titre est bien trop court, et j'en aurais bien écouter encore une minute ou deux ! La folie des grandeurs reprend un rythme Motown-esque soutenu et martelé sur les touches du piano. Titre efficace mais avec moins de potentiel que ceux ouvrant l'album pour une promo single en radio je pense. C'est d'ailleurs Je marche en moi qui a été choisi comme deuxième extrait et sa musique est je le reconnais diablement efficace et addictive. J'ai un peu de mal encore cependant avec les paroles du refrain, pas aussi rentre-dedans que sa mélodie. Nul doute que ça viendra à force d'écoute mais je ne suit pas sûr au final que les radios lui donnent sa chance. Je m'interroge d'ailleurs sur la cible radio/public de ce disque : même si moi, c'est un style musical un peu rétro qui me plaît bien, bizarrement, je doute que l'acheteur principal soit un jeune ou trentenaire. Ce ne sont donc pas NRJ ou Fun Radio qui play-listeront Sébastien ; plutôt Chérie FM, RTL ou Nostalgie, sauf que leur public n'était peut-être pas devant W9 l'année dernière... I don't want her voit le garçon se remettre à l'anglais, une nouvelle fois pour un mid-tempo soul un peu larmoyant qui, cette fois encore, me lasse et ne me paraissait pas nécessaire... Retour au français et à un piano plus rythmé avec L'ange passe, qui bénéficie comme à l'habitude maintenant sur cet album d'un refrain bien accrocheur où la voix de Sébastien part s'envoler bien haut sans passer en voix de tête. Et c'est en duo (avec Amy Keys, choriste pour Johnny ou Phil Collins par exemple) français/anglais que se termine l'album le temps d'un Danse encore rythmé et soul/jazzy à souhait.
Minus les deux titres en anglais, je n'ai donc rien trouvé à jeter dans cet album très cohérent et peu dispersé dans son style, ce qui pourrait lui jouer des tours puisque les chansons peuvent être qualifiées de redondantes les unes par rapport aux autres et qu'après un single Motown, il ne peut tenter un single R&B ou un troisième electro, l'album complet étant de la même veine. Mais c'est visiblement le style qui l'éclate et ça lui va plutôt très bien alors tout ce que j'espère, c'est qu'il y aura un public pour l'acheter et lui permettre d'en faire un autre comme ça !





Le second album issu des candidats des émissions musicales de M6 et qui me botte en ce moment, c'est Lumière noire, second opus du chanteur français d'origine libanaise né à Dakar Ycare, de son vrai nom Assane Attyé. Issu de la Nouvelle Star 2008, sixième saison qui avait vu Amandine Bourgeois l'emporter face à Benjamin Siksou, Ycare avait été mon chouchou jusqu'à son élimination mais son premier disque sorti en 2009, Au bord du monde, et son criard premier single Alison, m'avaient déçu. D'inspiration rock acoustique et d'humeur plutôt sombre, cet album manquait de l'originalité et la flamboyance que le jeune chanteur avait montrées lors des primes sur M6. Son nouveau single, Lap dance, m'a récemment donné un regain d'intérêt envers son travail et c'est avec curiosité que j'ai écouté son second album dès sa sortie. Une semaine après, j'en avais commandé le CD, trouvant nécessaire que ma discothèque l'ait en son sein. Bien que toujours plus pop/rock que la pop/dance que j'écoute habituellement, sa Lumière noire est finalement beaucoup moins sombre et plus enjouée, voire hallucinée, que son précédent essai, et il y a suffisamment de bons moments pour en faire un album à écouter et ré-écouter encore.
Je lui trouve quelques points communs avec l'album de Sébastien Agius, même si musicalement, ils sont totalement différents ; d'abord, on sent que Sony Music a laissé les artistes libres puisque là encore, le chanteur écrit et/ou compose tous les titres sauf un. Ensuite, le même budget a été alloué pour en faire un projet ambitieux et qualitatif, avec livret complet, photos, paroles, sur papier glacé. Enfin, le même duo Christine Roy / Christophe Emion y participe également le temps d'un titre, S.e.ex et je me dis qu'ils sont décidément dans les petits papiers de Sony :)
L'album commence par le seul titre auquel Ycare n'a pas participé à l'écriture, puisqu'il est signé par Mickael Furnon seul. Et c'est là encore un bijou que le chanteur ne pouvait non plus refuser : Schizophrène bénéficie de paroles engagées qui se retiennent bien sur une mélodie bien rythmée tubesque et des arrangements pop/rock teintés d'électro presque. PROCHAIN SINGLE OBLIGATOIRE ! Ou alors, il faut renvoyer le directeur artistique de Sony... On dirait bien que le leader de Mickey 3D a su à la perfection incarner dans cette chanson la flamme qu'Ycare avait su allumer sur M6. C'est une entrée en matière de CD qui ne peut que donner envie d'en continuer l'écoute !
C'est le premier single Lap dance qui suit et là encore, c'est un pur bijou incandescant (écrit et composé comme presque tous les titres de l'album par Ycare) : bonne rythmique, mélodie enlevée, refrain hyper efficace et thème un peu sulfureux, malheureusement non exploité par le clip, décevant bien que rigolo avec Ycare en prof d'aérobic entouré de filles aux Tshirts multicolores. Suit J'me fous d'Hélène, titre mélancolique qui me rappelle son premier album et que je laisse vite de côté pour enchaîner sur Une vie, titre intimiste qui démarre par quelques notes cristallines de piano (Jean-Yves D'Angelo, s'il vous plait!) et, comme Lap dance, réalisé par Volodia, contrairement au reste de l'album orchestré par Fréderick Rubens. Le texte de cette chanson voit Ycare dérouler sa vie à travers des périodes bornes, à cinq ans, à quinze ans, vingt ans, quarante et même soixante ans, avec des envolées un peu dingues et un petit clin d'oeil à ses anciens concurrents de M6 ("je crois que je suis un peu bourré mais bien moins qu'Amandine. Et on a paumé Benjamin, je crois qu'ils dégobillent tous les deux dans le jardin, et demain, il y a examen") Sont-ce des souvenirs des soirées d'avant prime à l'hôtel ou de la pure fiction ? C'est en tout cas rigolo et ce titre est une nouvelle fois tubesque, dans un style plus live que radiophonique sans doute mais il est très bon en tout cas. Idem pour son successeur, S.e.ex, réalisé et co-écrit par le duo dont je parlais précédemment ayant officié sur l'opus de Mr. Agius. Comme sur Schizophrène, la pop d'Ycare se pare d'un peu d'électro sur ce nouveau single potentiel aux paroles recherchées et au refrain qui se vrille tant et si bien dans le cerveau qu'on regrette qu'il n'est pas plus répété. Le canard rose suit, avec des loops un peu psychés et des choeurs de Géraldine 'Bouge!' Delacoux, et encore une fois, Ycare nous livre un texte assez provocateur. Dannii Minogue avait en son temps chanté les joies du vibromasseur (Vibe on sur Neon Nights), Ycare, lui préfère le canard en plastique vibrant des bains moussants et plaisirs solitaires de ces dames. Confession le voit revenir à moins de folie et plus de noirceur, façon confessionial blasphématoire. Sur Vite fait, il duette avec Zula (qui sait ça?) façon speed-dating musical qui ne manque pas de charme, avec sa rythmique binaire, la voix traînante (langoureuse?) de sa partenaire et sa mélodie entêtante. Rue princesse est plus funky, et a surtout un refrain à la mélodie rythmée qui part en vrille et me donne envie de sauter à pieds joints et tourner en rond en chantant en choeurs et à tue-tête (??!!). Si peur des effets indésirables, ne pas s'abstenir quand même, ce serait dommage ! Un peu plus loin de toi perd un peu de folie tout en gardant une bonne rythmique guitare pour le refrain ; pas tubesque mais pas chiant pour autant... L'Interlude à Christel, par contre, mériterait de disparaître d'un coup de touche NEXT, sauf qu'heureusement, à 35 secondes, on n'en a pas le temps et l'intro claviers de Le rideau bleu arrive à temps. Cette lente ritournelle mélancolique est cependant bien fade, si ce n'est pour la petite mélodie de l'intro qu'Ycare rejoue deci delà dans le morceau. Ça sent la fin d'album... Et c'est Les imbéciles heureux qui a la lourde tâche de terminer en acoustique guitare/voix ce bel album, sauf que je préfère décidément largement quand Ycare se fait feu-follet plutôt que braise. Mais il me reste 8 titres sur 12 (le 13ème ne dure qu'une demi-minute donc je l'efface !) à chérir et écouter en boucle, c'est déjà pas mal et beaucoup mieux que son premier album... J'aurais aimé un remix dance de Lap dance en bonus mais ça, c'est tout moi !





Et tout cela m'amène à Première phalange, le premier album de Luce, la gagnante de la dernière saison de la Nouvelle Star l'année dernière dont les interprétations fofolles ne m'avaient pas laissé indifférent. A noter que la pochette aux deux tours jumelles de plastique enflammées a créé la polémique et le buzz. Cette première phalange serait-elle celle du majeur de cette coquine décidée à nous la mettre bien profond dans la provocation ?
L'été noir, premier single et entrée en matière de son album, me fait penser musicalement à Sébastien Agius, avec sa rythmique au piano, et on y retrouve bien la Luce dont on se souvenait, racontant son histoire de sa voix rageuse ou caline, mais j'avoue ne pas avoir accroché. Manger du sable suit dans la même veine avant un interlude au piano intitulé La reine des moules, complètement barré. J'me fume, co-écrit avec Mathieu Boogaerts, calme le jeu et Luce s'y fait caline et tout en douceur, pour un résultat surtout soporifique. Le duo est plus inspiré pour le titre suivant Elise, où je retrouve sur un rythme plus sautillant un texte intéressant qui permet à Luce de nous raconter une histoire et de nous captiver comme lors de ses primes sur M6, mais à 2'40, cette histoire courte manque d'un peu de corps. La machine, en duo avec le rappeur Orelsan, continue dans cette lignée, sur un rythme enfiévré, avec Luce qui se raconte et s'interroge sur la médiatisation et la clusterisation ; single potentiel à mon avis. Happée coulée garde un rythme soutenu mais devient plus psyché-funky et c'est un titre de plus qui sauve l'album après son démarrage décevant. Luce reste provocante sur le texte de La fessée façon S&M et on la retrouve jouer de râles sexy, mais la musique de ce titre est trop lancinante, oscillant entre trip-hop et arrangements rétros, pour retenir mon attention. L'interlude suivant, La compote, nous fait écouter Luce donnant la recette de la compote de son papy en mode conversation avec une copine : Qu'est-ce qu'on a à BRANLER !!???! Parlant apparemment de sa mamy cette fois, La symphonie d'Alzheimer bénéficie d'un très beau texte mais d'arrangements très pauvres sur les couplets, peut-être pour fixer l'attention de l'écouteur sur les paroles. Au final, c'est un beau moment tendre et sensible, avec de bons mots et jeux de mots. Je n'aime simplement pas les effets de cuivres mexicains pour le refrain... J'aime la pluie et Mes tongs sont deux interludes, officieux puis officiel, de Philippe Katerine où Luce s'offre un doux délire, mais je ne vois pas l'intérêt de cette première chanson puis de ce sketch à la voix surjouée ! Apocalypse d'Orelsan heureusement revient nous réveiller avec ses couplets psychédélires et sa mélodie sautillante. L'association de la rousse rondelette et du rappeur est décidément celle que je préfère sur son album. Le bridge façon chants grégoriens passe bien et relance encore mieux sur la fin du morceau aux claviers entêtants façon Lio Amoureux solitaires. Luce se calme côté rythme sur Western spaghetti mais elle reste comédienne vocale pour interpréter le texte filant la métaphore entre couple en chiens de faïence et duel au revolver à la conquête de l'Ouest. C'est une guitare acoustique plaintive qui appelle à la conclusion de cet album, le temps de L'amour blême, et cette ballade un brin longuette (4'51) manque d'un poil de relief sonore, les arrangements étant focalisés sur cette guitare grattée et une petit rythmique aux percussions, comme une litanie, une berçeuse pour nous endormir avant la fin du CD... Une version alternative de J'me fume s'ajoute en bonus internet ce qui, je le crains, signifie que ce titre devrait sortir en single, quand je lui préfèrerais les deux titres d'Orelsan ou Elise...





En conclusion, je ne parlerai pas de déception parce que je m'attendais à ne pas me reconnaître dans le futur discographique de Luce : il était clair que son univers musical ne correspondrait pas au mien mais pour ce que je peux en apprécier, il me semble que son album est cependant bien inégal, avec des titres forts reflétant bien sa personalité et sa voix, et d'autres quasi soporifiques aux arrangements poussifs et minimalistes. Y'a pas photo, Sébastien et Ycare l'emportent haut la main en duel face à elle, Sébastien Agius remportant la palme de la cohésion artistique et de l'inspiration rétro bien digérée, et Ycare gagnant celle de faiseur de tubes potentiels. Et vous, qu'en pensez-vous ?