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vendredi 1 février 2013

"Je te dis tout", second extrait de "Monkey me"

Comme avait pu le laisser présager son interprétation lors des NRJ Music Awards la semaine dernière, c'est étonnement Je te dis tout qui devient le second extrait de l'album Monkey me de Mylène Farmer. Pas étonnant du fait de sa qualité mais plus parce que c'est un titre très lent et qui clôturait l'album, pas souvent le cas d'un single... Sans doute a-t-il été plébiscité par les fans. Le titre, si son son texte laissait présager une mise en image sulfureuse et sado-masochiste, se pare à contrario d'un clip esthétique de Mylène se baladant au bord d'un lac (ou même ramant en barque en plein milieu ; ce doit être une doublure !?) avec un étalon (un cheval s'entend) dans un paysage hivernal. Choix doublement audacieux donc, preuve s'il en fallait encore, que notre égérie rousse (dont le visage et la coiffure paraissent de plus en plus clonés sur Armande Altaï) fait ce qu'il lui plait et défit le commercial radiophonique et visuel.

lundi 3 décembre 2012

"Monkey me", le nouveau cru Mylène Farmer est arrivé...


Le visuel éthéré et blond peroxydé annonçant sa tournée Timeless 2013 et son neuvième album studio Monkey me avait surpris plus d'un fan lorsqu'il avait transpiré sur le net il y a quelques mois mais il n'avait pas découragé les fidèles puisque les places de concert se sont vendues en une journée, que le premier single A l'ombre se classa dès sa sortie N°1 des ventes et téléchargements et que l'album sorti ce jour est bien évidemment lui aussi N°1 sur iTunes et Amazon (5.99€ !!). Rendez-vous m'étais pris ce soir après le boulot pour aller cueillir dans les rayons ce nouvel opus où Mylène Farmer, toujours plus jeune à l'image comme au 20H hier chez Claire Chazal, renoue avec son complice de toujours Laurent Boutonnat, à la composition et à la réalisation des douzes plages de cet album, après l'échappée auprès d'autres producteurs qu'avait été l'album précédent Bleu noir. Découvrons cette nouvelle immaculée ensemble, titre par titre...

01/ ELLE A DIT 3:52 19/20
L'album démarre sans intro, direct avec la voix de Mylène bien en avant, et dans le mixage de tout l'album d'ailleurs, j'ai l'impression que l'ingénieur du son Jérôme Devoise, présent depuis 2005 et Avant que l'ombre..., a eu pour mission de couper l'herbe sous le pieds de ses détracteurs qui disent sans cesse que ses paroles sont incompréhensibles. Là, sa voix est bien en avant et porte un très beau texte mélancolique et triste (non, c'est une blague ! LOL) qui sent bon le tragique ou le suicide, d'une femme qui "aime une fille", mais sur une musique entraînante qui virevolte comme du Farmer/Boutonnat de la bonne époque, loin du clinquant 90s que je n'avais pas aimé sur Be me (sois moi). Certains trouveront que c'est un retour en arrière, d'autres diront qu'elle fait du sur place ; moi, je dis que je la retrouve comme je l'aime et que ce Elle a dit promet et vous met dans l'ambiance de ce Monkey me très Farmérien.

02/ A L'OMBRE 4:50 19,5/20
L'album enchaîne sur l'intro de A l'ombre, premier extrait single où l'on retrouve une rythmique pop/dance binaire inspirée de ses années 90 et dans la continuité du triptyque Oui... mais non, Lonely Lisa, Du temps. Le refrain rescussite notre Mylène s'époumonnant sans perdre le souffle pour tenir ses notes, longues et feulées tandis que le rythme des BPMs s'affole et met nos corps en transe. Côté texte, son propos est bien d'afficher sa pleine conscience que sa timidité maladive peut l'entraîner trop loin dans une solitude qui deviendrait dangereuse pour elle et que c'est par son public ou par amour qu'elle se fait violence et parvient à garder contact avec le monde étranger extérieur. La vidéo dévoilée ce weekend et réalisée elle aussi par Laurent Boutonnat alterne scènes rythmées mettant en valeur ses danseurs torses nus et scènes plus dérangeantes où un comédien se grime le visage avec ce qu'il me semble être de l'argile grise et de la peinture, avant que Mylène, redevenue rousse et toute ébouriffée, n'en fasse de même... berk! C'est dégoûtant... Même avec de la chantilly, je n'aimerais pas ça ! M'enfin, là où ce clip réussit donc, c'est de faire parler de lui, et donc d'attirer les vues par bouche à oreille.
Pour relancer l'exploitation du single, des remixes viennent d'être mis en vente et même si je regrette que les packages en vente ne me permettent pas d'acquérir chaque version courte, quatre remixeurs ont été mis en concurrence : Guena LG, un habitué, pour un new chords remix qui garde l'esprit du morceau et le pousse juste un peu plus dans une rythmique dance. C'est mon préféré j'avoue. Les israëliens tendance de The Young Professionals, TYP pour les intimes, se fendent quant à eux d'un remix plus électro/clubby. Leur patriote Offer Nissim est lui aussi invité, et cet habitué des remixes house fleuves donne avec sa version radio du relief et de l'ampleur au morceau, le dépouillant dans son intro mais en lui donnant du coffre, de la résonnance, si bien que quand le refrain déboule, avec sa boîte à rythme en tachycardie, on ne peut que se lancer à pieds joints pour danser en rythme : une pure réussite ! Un peu lente à démarrer pour se placer dans un set de discothèque, mais génial après un quart d'heure love peut-être. Encore que la version longue démarre par une instru tribale plus facile à placer. Le quatrième mix est offert à un petit nouveau, frenchy apparemment malgré son nom latin, Tony Romera, et il joue sur l'intro d'un effet trop répétitif à mon goût du même accord de clavier tandis qu'il enchaîne ensuite avec des sons électro/noisy qui ont le don de me donner envie de me crever les tympans pour m'y soustraire : pas pour moi...

03/ MONKEY ME 4:13 17,5/20
La chanson titre de l'album démarre par un effet hypnotique qui me paraît l'écho sonore idéal au thème qui transparaît des lyrics : schizophrénie ou fan-attitude à la copycat, encore que les mots s'enchaînent mais restent assez nébuleux à mes yeux... La musique, des couplets comme du refrain, excellent tout particulièrement, est bien plus accrocheuse et je regrette que Mylène l'ait parée du texte (en français principalement) le plus opaque je pense, ce qui rend son avenir moins radiophonique que d'autres. Son pont instrumental tout en carillons façon Big Ben est plutôt étrange aussi, de même que sa fin, comme une platine vinyle qui s'arrête net et fait dérailler la musique. Gageons qu'avec plus d'écoutes, la mélodie de Monkey me me fera mieux apprécier l'ensemble à la longue !

04/ TU NE LE DIS PAS 4:22 18/20
Tu ne le dis pas suit avec une rythmique très appuyée qui sonne un rien vintage, période Je t'aime mélancolie ou Pas de doute, mais elle cadre bien au thème du monde qui court à sa perte finalement, et la phrase titre ponctue les couplets en voix pleine, réservant une envolée en voix de tête et une mélodie ascensionnelle pour le refrain, très entraînant, et jouant à nouveau la carte des longues notes tenues jusqu'au. Là encore, un pont instrumental plus sombre et techno fait le break avant le retour du refrain ad libitum et un épilogue nous rappelant sans doute que l'heure est proche, 2012, fin du monde annoncée !

05/ LOVE DANCE 4:06 17,5/20
Love dance porte bien son nom puisqu'il me paraît être un hymne pour danser et célébrer l'amour. Mélangeant paroles simplistes en anglais et courtes phrases en français qui s'enchaînent comme des perles sur un collier, le passage "happy birthday to you" me fait songer à une inspiration peut-être née d'une Marilyn Monroe chantant son amour pour son président revisitée en version eurodance un peu datée ici encore (mais le retro 90s est de retour, non?) mais plus sensuelle voire sexy adressée en mode duo à un compagnon de chambre. J'avoue ne pas raffoler de la facilité d'utiliser "la la la la la" dans une chanson, et encore moins lorsque cela constitue le corps principal du refrain, mais Mylène ici sait l'alterner avec d'autres accroches en écho qui s'avèrent diablement efficace puisqu'évidemment il me reste cet entêtant refrain dans les oreilles à al fin de la chanson... Un peu trop de sucre donc pour cette ritournelle bubble-gum étonnante dans le répertoire Farmérien, qui se gorge ici d'insouciance et de légèreté, mais il passe plutôt bien grâce à la fluidité de la mélodie accrocheuse et enlevée.

06/ QUAND 4:07 17/20
De sombres cordes nous font retomber sur terre avant que Quand ne démarre vraiment et c'est un des rares down-tempo de l'album, où l'on retrouve cette fois notre triste et mélancolique égérie rousse, dont les mots retrouvent leurs thèmes chéris, mal-être, froid, tristesse, et un très beau saxo à la place de la flûte de pan des années 80. Diffusé en avant-goût de l'album la semaine dernière, il semblerait que ce puisse être le single suivant... Du pur Mylène Farmer pour ultra-fan, mais pas de quoi gagner sa place en playlist de radio de jeun's ! Enfin, après la déferlante de BPMs jusqu'ici, ça fait toujours du bien de faire une petite pause :).

07/ J'AI ESSAYE DE VIVRE... 4'40 19/20
Retour d'une rythmique un peu cheap années 90 pour l'intro lancinante de ce septième morceau, qui cède heureusement vite la place à la voix de Mylène, douce et susurrante le long des couplets, avant que le refrain très Farmerien ne nous emmène plus loin, plus haut, pour ce J'ai essayé de vivre... que je verrais bien s'éditer en version radio. Lorsqu'elle monte chercher en voix de tête suraiguë l'ultime note sur "un sentiment de n'être rien ...du tout", j'entends comme un vieux titre de Mylène des années 80, sans chercher à me remémorer lequel, et j'ai vraiment l'impression que le couple Farmer/Boutonnat s'est retrouvé et a cherché à redevenir celui qu'il avait été, ce qui peut amener certains effets de répétition que ne manqueront pas de brocarder les critiques, mais qui, moi, me laissent en joie, comme lorsque l'on prend plaisir à revenir sur un chemin mille fois parcouru pour y découvrir quelque chose d'autre ou simplement se sentir chez soi. Le break instrumental retrouve les sonorités eurodance made in 1995 pour moi, mais ça passe beaucoup mieux que dans l'intro.

08/ ICI BAS 4'33 18/20
Ici bas commence par des accords de synthés, descendant tout droit de ceux de Du temps, qui enchaînent sur son refrain, up-tempo et entraînant, et moins répétitif que les couplets, où l'accent est mis sur le texte Farmérien, où il est question de spleen, de peine, d'âmes et de prières ; rien de nouveau et l'on sent que comme la musique de ce nouveau titre, le duo ronronne doucement en mode auto, mais que c'est bon... La preuve, c'est que je ne vois pas passer les quatre minute trente que dure le titre !

09/ A-T-ON JAMAIS 3'47 18,5/20
Une calme guitare électrique ouvre la voie pour cette deuxième plage plus calme, croit-on, de l'album, mais c'est sans compter sur la boîte à rythmes qui s'empare du morceau pour lui faire battre le coeur plus fort avec le second couplet. A-t-on jamais démarre comme une complainte mais devient une supplique lorsque Mylène entonne le refrain et ses "Alléluia" qui gagnent en fièvre et en ferveur au fur et à mesure du morceau. J'imagine déjà ce que ça va donner en concert, là encore, on est en territoire connu, mais avec une fraîcheur et une foi qui se dégage que je n'attendais pas. Notez que le livret présente une coquille dans les paroles, notant "moi j'aurais voulu lui plaire pour qu'il reste à mes côtés" quand Mylène s'adresse en chantant à la deuxième personne : "te plaire" et "pour que tu..."

10/ NUIT D'HIVER 5'24 20/20
Back to the eighties et pour un titre quasi instrumental qui fait revenir la Mylène de Ainsi soit je... avec l'ambiance de sa première tournée, oppressante et plaisamment dingue. Ce sont des paroles du Chloé du premier album qui sont utilisées et chantées, chuchotées, mises en boucles fantômatiques, avec moults effets sonores, nappes de synthés comme autant de nappes de brouillard cherchant à nous perdre dans les limbes d'où Laurent Boutonnat veut faire revenir l'esprit de cette espiègle enfant, et c'est très réussi ! J'ADORE. Et j'y vois un nouvel hommage à leur passé enregistré et aux fans fidèles depuis la première heure. J'y entend aussi et surtout comme une revisitation technoïde du si beau Jardin de Vienne que j'ai toujours aimé à la folie, en mode medley avec Chloé.

11/ A FORCE DE... 4'08 14/20
Retour d'une rythmique synthétique en boucle avant que A force de... ne voit Mylène se réincarner en chanteuse arabisante pour un court premier couplet tout en mélopée qui s'intercale avec un refrain en quatre strophes beaucoup plus rapide. Etrange mélange donc que ce titre, moins sucré/salé que sucré/poivré finalement, comme un entêtant parfum d'orient que l'on voudrait mêler à la fraîche fragrance de bergamote citronnée... J'ai du mal à rentrer dedans, même si j'aime le refrain. Et il est à noter que celui-ci est positivement uplifting avec son leitmotiv "j'ai envie de vivre, donner l'envie de vivre". Elle nous surprendra toujours, notre Mylène !

12/ JE TE DIS TOUT 5'30 20/20
Mais il est déjà l'heure de passer à la dernière plage de cet album, Je te dis tout, et deuxième moment d'accalmie après Quand, comme si Monkey me s'était partagé comme un vinyle en deux faces de six chansons chacune, soldées l'une comme l'autre par une douce ballade. Mais cette véritable chanson d'amour n'est douce que dans sa forme, sirupeuse et moelleuse. Côté paroles par contre, il est véritablement question de plaisirs doucement sado-masochistes. "Dénudée, enserrée dans ce jeu sanglant" me renvoie d'une Mylène Farmer ligotée et entravée jusqu'au sang par son amant, tandis que que la douce mélodie la conforte en victime consentante sereine et confiante. "Abuse, frappe", "pose une main (...) sur mes seins", sont d'autres mots sans équivoque, et jusqu'au paroxysme du refrain "pour que nos sangs se mêlent"... Et je me dis que ce titre pourrait être même la musique de fin d'une mort conjointe de la chanteuse et de son "double amant". Pas besoin de triple lecture donc ici pour voir l'artiste s'y dénuder plus encore que parfois dans ses clips, montrant un abandon rare envers son public. Mais qu'importe la thématique, rien qu'avec la musique, Je te dis tout, qui porte bien son titre, faut-il le souligner, et semble donc nous avouer ses plus profonds secrets, était un petit bijou placé délicatement en toute fin de CD comme pour mieux se faire désirer, se mériter ...et là encore, n'est-ce pas une part de ce jeu de domination et d'attente avant l'extase ?


Après cette découverte de Monkey me je n'ai donc finalement que peu de surprises, si ce n'est que ce nouvel album, succédant à un Bleu noir que j'avais finalement peu écouté (trop calme, trop plat), me surprend par son ambiance beaucoup plus joyeuse et rythmée que je ne m'y attendais. Un seul titre ne m'a pas séduit quand quelques autres m'ont laissé plus mitigé mais dans l'ensemble, j'ai retrouvé tout ce qui me plaît chez Mylène Farmer. Sans doute un peu trop justement, certains plaisanteront sur le titre de l'album et diront qu'elle se singe elle-même. J'ai en effet parfois noté des ressemblances avec des morceaux du passé du tandem Farmer/Boutonnat, mais ce n'est pas moi qui m'en plaindrait en tout cas... Je préfère qu'elle reste ancrée dans son territoire, pour nous raconter ses histoires, son imaginaire, sa vision, butant souvent sur les mêmes mots, avec son phrasé caractéristique découpant les syllabes jusqu'au bout des mots, que de s'éparpiller à chercher à faire autre chose et à devenir une autre.

Sinon, pas de renouveau non plus mis à part sa blancheur capillaire côté cover art, signé Henry Neu comme toutes ses pochettes depuis quelques temps déjà, et grosso modo, depuis que je ne les aime plus vraiment... ! Et qu'est-ce que c'est que ce Monkey me albinos plaqué sur sa chevelure en gros plan ? J'ai découvert sur le livret qu'il y avait même un créateur typographique pour ce titre... ! Je pensais que c'était Mylène elle-même qui avait essayé toutes les polices dispos sur l'ordi de Pascal Nègre pour en choisir une au hasard, dans le rush de finaliser l'envoi pour impression après avoir valider le choix de la photo (superbe, elle). Pas d'autre exemplaire de la belle rousse enneigée sur le livret qui, s'il offre les textes des douze titres, les diffuse dans un autre ordre que celui de la lecture et j'essaierai bien demain d'écouter les chansons ainsi, au cas ce puisse être le tracklisting original choisi mais remanié finalement avant gravure... L'album commencerait alors par A l'ombre et se fermerait sur Nuit d'hiver, et cela conviendrait également je trouve. Mais qu'importe leur ordre (enfin presque), le principal, c'est que le cru Farmérien 2012 est une bonne année qui devrait bien vieillir dans mon iPod et s'y décanter même pas mal de mois avant qu'un autre le déloge... "Et vous ?"

lundi 22 octobre 2012

Mylène Farmer revient... comme si elle ne nous avait jamais quittés !

Alors que Madonna s'est quelque peu vautrée cette année, musicalement encore une fois en cherchant à surfer la vague, et médiatiquement avec ses retouches plastiques et ses mini-concerts pour s'en mettre plein les fouilles, notre icone francophone Mylène Farmer nous revient en cette fin d'année et période préférée avec son nouveau single A l'ombre annonciateur de son nouvel et neuvième album studio, Monkey me, dans les bacs le 3 Décembre prochain, pile à l'heure pour le rush des sorties de CDs avant les fêtes. Et après s'être évadée avec Moby, Archive ou RedOne, A l'ombre annonce un retour aux fondamentaux avec Laurent Boutonnat à la composition/réalisation et toujours Mylène aux textes bien sûr.
Qu'en dire ? J'adore, évidemment ; c'est du pur jus Farmer-ien. Sonorités pop/dance un rien datées, les années 90s/2000 ne sont pas si loin, rythmique binaire à vous faire avoir une crise cardiaque dans votre salon, voix planante et haut perchée tout en restant compréhensible pour ses détracteurs, couplets typiques du meilleur Boutonnat, avec envol vers le refrain chuchoté, et surtout, un refrain IMPARABLE qui se vrille dans votre tête et ne vous quitte plus ...AAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH ! Je défaille, je m'époumonne en choeurs, je virevolte, je bas des ailes, je tape des pieds, je clique iTunes, je participe à ce nouveau N°1 du classement du site de téléchargements et c'est Pascal Nègre qui applaudit à deux mains, et c'est Mylène qui dodeline de la tête en appréçiant que ses fans l'aime toujours quand elle garde le cap et ne déraille pas de sa voie Farmer.
Juste en aparté, la pochette, franchement, c'est dans le style de ces dernières années, mais c'est un rien tristounet et cheap, non? M'enfin, depuis qu'elle a perdu de son nez, remonté les pommettes et farci les lèvres, y'a longtemps que ce n'est plus à ses photos que j'apprécie le mieux ma Mylène, celle qui nous priait qu'elles soient douces et jouait de sa voix enfantine, cristalline dans les neiges des pays de l'Est. C'est dans sa musique qu'on la retrouve inchangée, intemporelle, face à ses peurs et là, de la mort, de tomber dans l'oubli, de disparaître... Vu les jalons musicals qu'elle a plantés depuis le début de sa carrière, pas de risque qu'elle s'efface de nos mémoires, la Mylène ! Même en pleine crise du disque, elle est toujours une magnifique locomotive XXL à vendre de la musique pour Universal, et c'est tant mieux pour tout le monde :)

dimanche 6 novembre 2011

DU TEMPS, le nouveau single de Mylène Farmer !

Tout frais, tout chaud, et avant que la video Youtube disparaisse sûrement du fait d'Universal, écoutez le tout nouveau titre de Mylène Farmer, écrit avec Laurent Boutonnat, Du temps.
Il s'agit d'un des deux inédits qui complèteront la liste des singles des années 2000 de la belle rousse qui figureront sur sa nouvelle compilation Best Of, appelée 2001-2011, et qui sortira le 5 Décembre prochain.
Je trouve que ce nouveau titre ultra-dansant sonne comme ses prédécesseurs produits par RedOne tirés de Bleu Noir. Le nom du second inédit est Sois moi (be me) et j'espère qu'il sera aussi bon que Du temps parce que j'aurais aussi beaucoup aimé que ce soit la version solo du C'est pas l'heure enregistré en duo avec Line Renaud...


Du temps, du temps, du temps
Il te faut du temps, du temps, du temps, non non non
Suppose que je te dise
L'amour en est la cause
Que nos chemins de vie
Parfois nous superposent
C'est le mien
J'm'en fous
Mon chagrin
C'est tout
L'antidote au pire
L'anti "pas mourir"
Moi je veux vivre, aller haut
Pouvoir me dire que c'est beau
Mais pas du temps, du temps, du temps
Il te faut du temps, du temps, du temps, non non non
Suppose que je te dise
Au fond de moi sommeille
Un continent de vie
De tes monts et merveilles
C'est le mien
Mais vous
Mon destin
S'enroule
Autour de tes reins
Amour je sens bien
Moi je veux vivre, aller haut
Pouvoir me dire que c'est beau
Mais pas du temps, du temps, du temps
Il te faut du temps, du temps, du temps, non non non

Sans oublier de remercier http://anamorphoseum.blogspot.com/ pour l'exclu !

dimanche 22 mai 2011

Mylène Farmer's RedOne second single off "Bleu Noir"

Strangely enough, I've found out today that Mylène Farmer's last single Bleu noir had been remixed by Guena LG & Jeremy Hills and bought both single edits and, on the same day, I find out that Lonely Lisa, RedOne's second track from Mylène Farmer's latest album, has been chosen as third single and its release date is next 21st June, on the day of the annual Fête de la Musique to celebrate Summer.
Inspired from the same electro dance vibe Oui ...mais non was made of, this song was a highlight of the album and now this new single has already been remixed by multiple electro/dance artists, all to be included on the CDmaxi package. Count me in to buy it as soon as it's available for sure !










lundi 13 décembre 2010

Did Mylène Farmer go Gaga?

It was only a little more than two years ago when Mylène Farmer, France's biggest female singing star, released her previous album Point de Suture. Her latest live album recorded while her N°5 Tour is only a year old too and the brand new album of the mysterious diva feels like a rushed surprise. Her fans had never been treated that way : we were just used to patiently wait half a decade at least between each new studio album release and we welcomed each new CD with passion and devotion. This new one looks like a turning point :


1/ It comes too fast after the previous one.
2/ There's no trace of her all-time collaborator/producer/composer Laurent Boutonnat.
3/ It is the first time I find me (and I'm ashamed to say that!) "a little bored" while listening to this whole album !


Maybe rushing things weren't that good in the end...


The news invaded the net a couple of months ago, announcing a brand new single, Oui mais... non, produced by Lady Gaga's producer RedOne, and a new album Bleu Noir to follow just in time for Christmas sales. Then the song appeared and I was in heaven.



Composed by the international trendy producer, Oui mais... non is an electronic 90's inspired frenetic dance anthem where Mylène's voice and french lyrics are put in the front, with her vocals building up a wall of haunting backing vocals between the syncopated synthés and pulsating rhythm. Even if it takes a couple listen to get used to, while you've got its rhythm, you're caught forever, totally spellbound by the positive energy and fresh magic "Dis-moi oui mais non, ne dis plus jamais non..." Needless to say it shot straight at #1 in the french charts.


The remix package sees Mylène keep working with Tomer G but place her voice between the expert hands of frenchy Jeremy Hills, Klaas and finally Chew Fu, another Lady Gaga previous remixer. I don't really know if Stefani Germanotta's worldwide success and beautiful videos inticed Mylène to work harder to keep her place in the charts and fans' hearts but the fact is that after working with Lady Gaga's producer, she produced a Bad romance inspired video for Oui mais... non too. Truth is Mylène was the first european artist who released video clips like films a la Thriller back in the 80's (Libertine, Pourvu qu'elles soient douces, Tristana, Désenchantée...) and she's equally famous for her music as for her videos and image ...which seems to be what Lady Gaga is famous for too nowadays. I don't know if she knew Mylène's previous work and took inspiration from it, but she did say she like her new single RedOne did for our french star so I see Oui mais... non video as a payback hommage to Lady gaga's work too. But I do feel a little sad that in this new video, although she looks fabulous, gorgeous and sexy in her leather leggings in the middle of half naked dancers, Mylène doesn't take part in the choregraphy and only lays there lazily. She used to hit the screen with her dance routines !! But she's nearly 50 year old isn't it? OOops! She must do her best to make us forget that fact and like Kylie or Madonna, she must undergo different surgery treatments to look so young and beautiful (at least less botoxed than Kylie and a whole lot better than Maddie - but since the grandma of pop tends to look now like Pete Burns, it wasn't too hard...-)


I think I've said it all about the opening track of Bleu Noir and I promise I won't be longer for the whole rest of the album as there isn't that much more better things to say sadly...


Track #2 is one of the multiple songs Moby wrote and produced for her. Moi je veux... is a moody midtempo whose beat is reminiscent of 90's Soul II Soul beats and Unfinished sympathy, with a haunting piano. On the lyrics, Mylène sings about love and melancholy, like always. It is your usual Mylène Farmer type of album track. Repetitive and catchy in the end, it could even become a single.


The title track follows and the song is a little more lightful, with an anthemic chorus and harder guitars ; another potential single coming from the demos Moby sent Mylène and that made her want to record new songs after she finished her latest tour. The only problem maybe is that the words Bleu noir only appear in a verse, not in the chorus where the leading theme could be "la bataille est belle..."


N'aie plus d'amertume, another song by Moby / Mylène Farmer, sees her go back to her roots, on a dark midtempo, no surprise. And that is what may have let me down all the more. From how her first single sounded and knowing she hadn't worked with laurent Boutonnat anymore on this CD, I must have waited for something different, but whatever the producer/composer, Mylène stills writes the words she's singing, she's still leading the way and producing it all in the direction she's only been leading from the start : her own musical route.


Next song, Toi l'amour, another Moby guitar-led song, but more uptempo, with an uplifting melody but vocals maybe too laid back to make it as instant as it could have been. It speeds up the pace too for the next track, the other RedOne song of the album, Lonely Lisa. 90's inspired Electronica's back in the place from the intro to the end. I bet RedOne only wanted to give Mylène hitsingles : I especially like the pre-chorus' melody and the killer chorus, naturally. Beware though, the song is still sung in french. Like for Oui mais... non, there's a bit of talking bridge where Mylène leaves her usual high-pitched and breathy vocals for her raw, sometimes guttural speaking voice. Singles #2 in my book but that would make the other producers of the album jealous for sure if it were... so single #3? #4 at least !


M'effondre sees Moby sit back behind the desks in studio for a more symphonic sound, on this odd song that soon turns in circles and becomes repetitive though addictive with Mylène singing like a mantra the words "Jusque là, tout va, jusque là, tout va bien..." not meaningless words as we find her usual moto : everthing's fine ...yet.


The three following songs are composed by Darius Keeler and produced with the other half of UK band Archive, Danny Griffiths. Lyrics, like always, are courtesy of Miss Farmer herself, even the first one's, Light me up, all in english. Maybe it is because of their calm trip-hop sound, maybe it's because their three sleepy songs are stuck one after the others, but the first time I listened to the album in my sofa, attentive to the new Mylène Farmer that was in my ears, I fell asleep before the end... ! Thinking about it, I don't think it's because of the first part of the album, but because of the second part, where the mood is dark, slow, all on the melancholic ballad side of Farmer's world, and my feet and heart simply miss the beats.


Next one, Leila, sounds like a monotonous chant for the suicided girl she took inspiration from. Some critics says it's touching. I only feel it's boring... The third Archive song, Diabolique mon ange, is a little more uplifting, even though the music is still too monotonous. Mylène's usual morbid themed lyrics save it and show off her fear of time passing by.


Closing track is the last Moby offering, first displayed in its original english form, then adapted with french lyrics in a shorter version. Inseparables (or Inséparables) is another calm melancholic ballad Moby must have written especially for Mylène. He duetted twice with her before (on her adaptation of his 2006 single Sleeping away (Crier la vie) and then on Looking for my name on her 2008 album) so he must know her a little bit now at last. But I feel both versions put so close after Archive's three tracks is more that I can bear ...awake. It is a shame 'cos maybe I would have felt different if these 5 tracks have been dispatched in between the other Moby songs and the RedOne fantastic ones. Well, I must admit, I would have prefered there had been more RedOne songs. A lot more ! And what is it with CDs nowadays that have 10/11 tracks only ? I still feel betrayed when buying one album like this and not liking 90% of it...





And finally, WHAT THE HELL WITH THE COVER ARTWORK ???!!!!
The man in charge (Henry Neu from the sleeves notes) must be fired straight away !
Don't you think ?
I think I would've done better, only with Paintbrush and Windows' usual fonts.

I won't end this review on this bitter note though.
Two more songs would have been perfect for inclusion on this CD. Mylène has just been featured on two new recordings and they are brilliant !

First one is her duet with Ben harper on INXS new album Original Sin that sees INXS back up different international singers for new interpretations of INXS hits.
Their take on Never tear us apart is fabulous. Not only do Mylène's french lyrics suit the song nicely but her voice melt perfectly with Ben Harper's and Never tear us apart has always been one of my INXS prefered songs...

The other one is another duet she wrote and sang with one of France's most beloved old artist, Line Renaud, whose involvement against AIDS has taken a major role in her life, more important than music or acting. She hadn't recorded a full album since several decades and France's Who's who of songwriters wanted to take part. Mylène got the final track and C'est pas l'heure is our usual Mylène uptempo track. I wish she could have included a solo version on her own album as a bonus... If only she would do this on a re-release (but she has never done that!) I swear I'd buy Bleu Noir once more just for that track.

lundi 25 août 2008

Point de rupture : le nouveau Mylène, fidèle à elle-même



Si le nouvel album de la belle, à paraître en digital le 20 Août, et le 25 dans les bacs, s'appelle "Point de Suture", il aurait pu également se nommer "Point de rupture" car notre sylphide nous propose ici un album dans la même lignée que ses précédesseurs, et dans les mêmes coloris d'automne que "Avant que l'ombre...". Certains le prévoyaient electro. Même si le tempo est plus énervé que parfois dans des sonorités dance technoïdes sur la majorité des titres, on n'en est pas arrivé à de la tektonik !
Le tracklisting est malheureusement fort court pour l'époque, 10 titres avec peut-être un bonus caché en format CD ; on se croirait revenu dans les années 80 où les albums se déclinaient entre 8 et 11 titres maximum... Moi qui les aime plutôt longs, je suis déçu. Heureusement la qualité est là :

1/ Dégénération
2/ Appelle Mon Numéro
3/ Je M'ennuie
4/ Paradis Inanimé
5/ Looking For My Name
6/ Point de Suture
7/ Réveiller le Monde
8/ Sextonik
9/ C'est Dans L'air
10/ Si J'avais au Moins Revu Ton Visage

(11/ Ave Maria ?)

1/ Dégénération (5:24)
L'album démarre par le premier extrait et sa structure chaotique. J'en ai déjà parlé plus bas. Ce n'est pas la meilleure chanson de Mylène mais elle a le mérite de ne pas laisser indifférent le fan, à la manière du 2 Hearts de Kylie qui a opposé les siens lors de son arrivée. Tour à tour sirupeux lorsque Mylène la joue mélopée Waouu ouu, inquiétant et mystérieux lorsqu'elle parle, hypnotique et entêtant lorsqu'elle répète inlassablement les mêmes phrases, ce titre demeurera quelque peu inclassable dans son répertoire, me faisant penser à un psychiatric sous GHB. Il déroute d'ailleurs TV et radios, étant apparu aussi vite dès sa sortie qu'il a disparu depuis des divers charts des diffuseurs médias.
Le clip, où Mylène, nue sous bandelettes sur lit d'hôpital à la Milla Jojovitch du Cinquième Element, se réveille et répand de son aura extra-sensorielle une ambiance de libération sexuelle autour d'elle, m'a laissé sur ma faim cependant. Au bout de quatre minutes et quelques de chanson, Mylène a du marcher (au ralenti) d'un mètre loin du lit et laisse les infirmières, soldats et médecins dans une mélée orgiaque bisseXXXuelle (hot, mais chaste, attention! Le carré blanc n'est pas nécéssaire) des plus hautement censurables sur nos chaînes hertziennes à l'heure de diffusion habituelle de la ménagère ou de l'ado en fin de vacances.
En aparté sur le single, si Martin Solveig et Tomer G avaient été commissionnés pour remixer Dégénération, pour l'heure c'est le remix de Tomer G (excellent!!!! avec envolées de synthés à la Moroder/Summer) qui a été choisi accompagné de remixes de Manhattan Clique. Il faut dire que le mix de Solveig ne m'a pas renversé, lui... Sa house-touch a eu du mal à s'appliquer à la dance technoïde farmérienne.

2/ Appelle Mon Numéro (5:29)
L'intro suivante ramène tout de suite l'auditeur en terrain connu. Plus de rythmique dance, juste des sonorités électroniques accompagnant un mid-tempo dont le texte devient très vite énervant avec son jeu de mot en fil rouge des couplets sur des pilo-quelque-chose. J'ai mis quelques écoutes à comprendre que son pilo de base était son "pillow". Un pointe d'accent anglais aurait été le minimum lorsque l'on ne parle pas de pilo-sité mais d'oreiller... Heureusement, le refrain est bien accrocheur, musique comme textes, avec un petit La la la la la sympathique et quelques riffs de guitares sages. Sa position le prédisposerait cependant à une sortie single potentiel mais il y a beaucoup mieux à suivre pour récupérer du pseudo-flop de Dégénération dans les french Charts.

3/ Je M'ennuie (4:21)
Ce n'est pas encore pour tout suite cependant. "Je m'ennuie", à l'inverse", démarre par un refrain qui ronronne musicalement et thématiquement sur du Farmérien de base et je n'ai pas encore accroché... Par contre, les couplets sont beaucoup plus accrocheurs. La sonorité se fait plus dance, au rythme sautillant et énervé. Mylène prête cependant le dos à ses détracteurs avec ce titre où l'on pourra lui répondre qu'il n'y a pas qu'elle qui s'ennuie vu qu'elle ressert indéfiniment son spleen à ses auditeurs. Mais ses fans ne cracheront pas dessus. On l'aime notre soeur tristesse !

4/ Paradis Inanimé (4:23)
Le temp se calme d'un coup sur l'intro de ce quatrième titre mais c'est une fausse accalmie. Au bout de 14 secondes, batterie et guitares électriques se réveillent pour avertir qu'après le calme couplet qui suit, il faut s'attendre à un paradis beaucoup plus énervé. Du coup, l'inspiration d'Anamorphosée n'est pas loin et ce titre glisserait bien dans l'écrin du single n°3 ou 4. Juste quelques longueurs dans le pont instrumental à réduire pour atteindre un format "radio" potable. La fin vocale en effet décrochage d'ampli me fait marrer aussi mais bon, c'est plus ludique qu'accrocheur.

5/ Looking For My Name (4:17)
Retour des sons plus electro et gras pour l'intro de ce nouveau titre où le vocal de Mylène démarre doucement avant de laisser le micro à une voix mâle cold-rock et je me dis : qui est-ce ? Et bien c'est Moby, le retour ! Le titre est par contre beaucoup plus proche de l'atmosphere de Hotel que de Play... Rock grand public calme et planant, d'inspiration New-Wave je dirais, moitié français, moitié anglais. Pourquoi pas le single suivant, pour dire de rebondir après le dérangeant Dégénération ? Ce serait une stratégie grand public, même si, pour le fan Farmérien de base comme moi, le titre n'est qu'à moitié dans le territoire de prédilection de la belle.

6/ Point de Suture (4:48)
Le titre qui donne son nom à l'album justement, lui, est du pur Farmer : musique, thème, paroles, tout y est. On se croirait revenu au temps de Tristana, la flûte de pan en moins. Bon d'accord, période 90's alors ! Le refrain, à la mélodie tout en progression, mais qui souffre sur la longueur de répétition, est facilement mémorisable si bien que le tout en fait LE single potentiel pour retrouver le fan de la première heure. En concert, ce titre offre un terrain parfait pour une hystérie collective et calme, briquet allumé à la main, en totale communion avec la prétresse rousse de nos obscures douleurs, figurine aux plaies de serial-killer suturées sur la pochette.

7/ Réveiller le Monde (4:16)
Il a fallu attendre le dernier tiers de l'album pour les deux chef-d'oeuvres : Réveiller le monde, au rythme enlevé et aux arrangements de synthé sautillants, me rappelle mon titre préféré de L'autre, à savoir Pas de doute et à l'instar du clip de Désenchantée, ce titre parle de révolution. J'imagine très bien ce morceau remixé par Josh Harris ou Soul Seekerz. Please, Mylène & Universal, faites-en un single... Je vous implore à genoux, oui surtout toi, Pascal Nègre, je sais que t'aimes ça :)

8/ Sextonik (4:35)
Plus moderne, Sextonik, lui, est un single obligé : bons couplets, refrain addictif avec Mylène begayant sur S-s-s-s-sextonik, musique dance de qualité, et un pont hautement érogène où Mylène gémit, la main sûrement glissée entre ses cuisses... Et là encore, c'est un fertile terrain en friche pour les remixeurs de tous bords, David Guetta, Peter Rauhofer ou Tomer G (bis). C'est LA plage du CD où la fonction Repeat va s'utiliser sans limites, et jusqu'à épuisement de la dite piste. Comme tout joyau, il a été caché près de la fin parce que c'est bien connu, plus on attend, meilleur c'est :)

9/ C'est Dans L'air (4:28)
Mylène reprend sa voix normale parlée pour énoncer puis chanter sur une rythmique répétitive et quelques sonorités psychotiques un texte sur la réalité pas toujours belle de notre monde. Les couplets mettent finalement mal à l'aise, par leur côté sombre relayé par cette voix finalement peu utilisée par Mylène et gardée pour des cas bien précis. Heureusement, le refrain la retrouve en voix de tête, et c'est comme une rédemption sonore, une lueur de clarté salutaire dans les rues obscures de notre vile conscience. Des loops ascencionnels accompagnent ce refrain entrainant et la mélodie se retient en une écoute. C'est finalement un titre bien intéressant, et pourquoi pas potentiel candidat pour une sortie single également... ? De cette opposition voix de gorge / voix de tête, couplets qui tournent en rond / refrain lumineux, le titre devient plus qu'attachant et surtout, cohérent.

10/ Si J'avais au Moins Revu Ton Visage (5:30)
L'album se conclut, pour sa version officielle actuelle en tout cas, par sa deuxième chanson calme, comme Mylène en a souvent l'habitude, pour laisser l'auditeur se remettre de ses émotions soniques dans une douce peine qui s'étire et s'étire encore, couplet après couplet, refrain après refrain, sur une ultime chanson de spleen et languide douleur où Mylène étire et étiole sa voix jusqu'à la déchirure ensanglotée qu'elle ne sait offrir qu'en concert. Rendez-vous en concert ou sur DVD donc.


11/ Ave Maria
On annonce donc en titre bonus exclusif support physique Ave Maria, je suppose différent de l'Ave Maria de Gounod, encore qu'avec Mylène, tout soit possible... Il figurerait sur la même piste 10, mais après le premier titre. Espérons le sur tous les formats CD et pas que sur les éditions extra-collectors.
[EDIT 25/08/08 : Mon CD edition digipack acheté après le boulot ce soir, je me suis jeté dessus pour voir s'afficher le temps de la plage 10 : 12'16'' et 5' cristallines et aériennes du fameux Ave Maria ci-dessus sus-nommé... Mylène a osé et sa voix pure et angélique nous offre un pur moment de magie. Sarah Brightman n'est pas loin !
Par contre, côté livret, je ne sais pas ce qui est perdu avec la version boîtier cristal mais le digipack n'offre pas grand chose Le livret vraissemblable tous support d'un côté, le CD de l'autre. Le seul bonus est le clip... pauvre tout ça. Il faut au moins être fan pour en payer les 4€ supplémentaires dans la conjoncture de pouvoir d'achats en berne actuel, tout sachant que le clip figurera dans le DVD Videos volume 5 qui suivra l'exploitation vraissemblable de l'album... Enfin, ça y est, je l'ai et il est casé dans ma CDthèque! - avec un peu de mal, la hauteur du digipack est "hors normes" : 13.5 cm de haut, ça passe pas ! J'aurais décidément dû choisir le boîtier cristal...]


Au final, en tout cas, un album bien Farmérien qui s'écoute en boucle et je serai sur le pied de guerre le 25 Août pour, après le boulot, fondre dans mon rayon préféré de Carrefour, Leclerc ou Virgin le plus proche pour comparer les différentes éditions et acheter mon CD !!

lundi 23 juin 2008

Mylène Farmer’s ComeBack : Dégénération

"Sexy coma, sexy trauma..." sussure en intro de son nouveau titre l'intemporelle égérie flamboyante de tous nos maux, perversions visuelles et sonores.

Le visuel est à comme à l'habitude "osé", afin de bien marquer son comeback :)
Le titre, sorti el 19 Juin est apparemment déjà N°1 des plate-formes de téléchargements légales en France, et de loin.
J'ai porté ma pierre à l'édifice en achetant mon titre comme tous les "fans" bien que je me sois laissé prendre par surprise. J'attendais son retour "onirique" pour la rentrée. Septembre est le mois, en vrac, de mon anniversaire comme celui de la belle, de la rentrée de la Star Academy et, voyez-y plusieurs sources donc, la période de sortie habituelle de ses albums comme ceux des autres. LA rentrée, quoi!
Et là, on annonce l'album pour fin Août, et le single downloadable immédiatement tout de suite, avec le beau temps.

Que dire, Mylène, question texte, retrouve ses marques et son côté sulfureux de toujours, et quoi de mieux pour des propos scandaleux que des mots scandés par un phrasé sussuré au ryhtme d'un beat bien appuyé accompagné d'arrangements résolument dance/electro, bien au goût du jour.
Je doute par contre trouver des danseurs de tektonik dans le clip tourné dans les pays de l'Est... comme pour un Désenchanté N°2. Ce titre reste son hymne intemporel des 90's. Faut quand même pas rêver, Dégénération n'en est pas là. Le titre est addictif, mais par son aspect répétitif et quasi hypnotique. De là à rester dans 15 ans d'ici comme un des titres phares de sa carrière, j'en doute. Il arrive cependant à point nommé pour les fans d'hier, avant-hier et d'aujourd'hui. La belle avait failli se faire attendre. Le fan Farmerien était en manque!

Si on ne change pas l'équipe écriture/production habituelle, Mylène se colle aux textes sur la musique de Laurent Boutonnat, des remixes promos auraient été réalisés par Tomer G & Martin Solveig (!). Il est loin le temps ou Lolo se suffisait à lui-même pour habiller la belle. Depuis Chris Cox, Roger Sanchez & Co, elle n'en finit pas d'inviter des pointures clubs à parer ses musicaux atours de costumes dans l'air du temps et j'attends de les entendre cette fois encore. Vu la tonalité initiale du titre, j'aurais plutôt attendu David Guetta & Joachim Garraud ou Laurent Wolf mais ce sera pour la prochaine, ou le cdmaxi volume 2.
En attendant, bon sexy trauma!