"The Giver" ou en VF "Le Passeur" est une nouvelle dystopie sur grand écran, plus cérébrale avec moins de scènes d'action que les précédentes que j'ai aimées ("Divergente" et "Le Labyrinthe") mais avec une même vision négative de ce que notre monde peut devenir à trop vouloir protéger l'Homme de lui-même.
Un très beau film produit par Jeff Bridges qui joue le rôle du passeur justement, et qui s'appuie largement sur le charisme de l'acteur principal, Brenton Thwaites, un jeune australien que l'on va revoir à Hollywood, j'en suis sûr !
A noter la présence également de Meryl Streep, toujours garantie d'un film de qualité, Katie Holmes et de la chanteuse Taylor Swift.
Mâtez-la bande annonce (version longue) en VO sous-titrée. Et non, ce n'est pas une anomalie, tout le début du film est en dégradés de gris, la couleur comme toutes les émotions ayant été éradiquée de cette société futuriste déshumanisée finalement pour vivre en paix.
Deux posts en deux jours, et toujours sur un film, sauf que cette fois, le dernier Besson, puisque c'est de Lucy qu'il s'agit, est loin de m'avoir emballé comme New York Melody. Je suis même tellement déçu que j'ai besoin de partager sur mon blog le malaise qui me reste après avoir vu le film...
Je crois que je suis d'autant plus déçu que j'étais sûr, après avoir vu la bande-annonce de Lucy sur internet, de retrouver le Besson que j'aime, celui du Cinquième élément, de Nikita, Leon ou du Grand bleu... Tout était réuni pour me plaire : une idée croisant les films d'actions asiatiques (une pauvre étudiante se fait foutre de la drogue dans le bide par les narcotrafiquants aux yeux bridés pour rester en vie) et le fantastique : et si cette drogue se répandait et permettait à la mule de se venger en développant les capacités de son cerveau jusque là en sommeil comme chez tous les êtres humains ? Rien de bien nouveau bien sûr dans ce scénario, l'histoire de la drogue rendant surhumain étant pompée à mort sur le film Limitless avec Bradley Cooper et Robert de Niro que j'avais beaucoup aimé en 2011. Et les quelques 2 minutes de bande-annonce distillait un scénario de film d'action fantastique plutôt alléchant, avec juste un peu de Morgan Freeman ajoutant du contenu pseudo scientifique pour étayer le postulat de base que l'on n'utilise que 10% de nos capacités cérébrales. Regardez plutôt :
En fait, Luc Besson aurait dû s'en tenir à 2'24 de film, où allez, 50' et faire un bon téléfilm pour TF1 ! Parce que côté action, effets spéciaux et grosses cascades, on a droit à grosso modo 45' de pure boucherie de nippons en costume noir et mitraillettes à la main par la belle Scarlett Johansson, une belle traversée de Paris à contre-sens avec moults véhicules qui s'écrasent ou font des tonneaux, et quelques beaux effets spéciaux montrant ses capacités et qui ne sont pas sans rappeler l'univers de Matrix. Mais à côté de ça, le montage n'arrête pas d'intercaler ces scènes d'actions avec des scènes soporifiques où le professeur Morgan Freeman nous sert des théories scientifiques que Besson illustre avec au moins 20' d'images d'archives de documentaires animaliers de la chaîne Planète ou d'extraits de films de Yann Arthus-Bertrand sur la beauté de notre planète, sans les hommes, vu ce qu'ils en ont fait -style, à cause de leurs seuls 10% de cerveau utilisé...- Le parallèle du piège se tissant autour de l'héroïne mis en image avec des léopards fondant sur des antilopes dans la brousse est particulièrement inutile, comme si Besson avait eu besoin de diluer son film avec des images pas chères d'archives animalières pour, péniblement, arriver à 1H30 d'images... Ajoutez qu'il a rempli ses 90' avec aussi 10 bonnes minutes d'images de synthèse représentant la drogue se diffusant dans le corps de Scarlett, à plusieurs moments du film, et les planètes et étoiles revenir à l'origine du big bang pour la fin nullissime qui nous laisse pantois tandis que Scarlett remonte dans le temps jusqu'à toucher de sa grâce son ancêtre australopithèque préhistorique Lucy... ! C'est déjà son museau poilu et à peine humain qui démarrait le film et m'étonna ; j'aurais dû me douter que ce n'était pas bon signe ! Alors oui, l'idée était intéressante, à défaut d'être originale ou inédite, Scarlett Johansson porte le film sur ses épaules et est magistrale, rien à dire, sauf que Besson, à mesure que la drogue fait effet sur son personnage et lui fait utiliser de plus en plus de ses capacités cérébrales, a voulu la rendre de moins en moins humaine, le regard froid, détachée finalement de l'humanité dont elle s'éloigne tout en voulant cependant l'aider et faire que son sacrifice le soit au profit de la science. Mais en faisant cela, il l'éloigne aussi du spectateur et alors qu'au début du film, on s'identifie à elle et que son personnage développe l'empathie en nous, peu à peu, cette solidarité du spectateur avec le héros de l'histoire que l'on nous raconte se perd, et il ne reste plus que des scènes d'actions avec de beaux effets spéciaux et des scènes ésotériques barbantes intellectualisant trop l'histoire et m"ont fait me demander "quand est-ce que ça se termine ?" Un beau gâchis donc, qu'un montage différent aurait pu sauver, si Besson s'était laissé aller vers un film d'action sans pseudo morale scientifique à deux balles... Si tu veux voir du cinéma intello, tu ne vas pas voir un Besson, sinon ça se saurait :) et là, le mélange des deux ne prend pas ! Pas pour moi en tout cas. Je suis déçu, déçu, déçu ! J'avais tellement imaginé un super film après avoir vu la bande-annonce ; j'attendais de voir où ça allait mener l'héroïne, de monter les pourcentages du cerveau... Je suis resté sur ma faim et ça ne passe pas !
Samedi dernier, j'ai été voir New York Melody, titre français du dernier film de John Carney, Begin Again, initialement intitulé Can a song save your life?, avec Mark Ruffalo, Keira Knightley et Adam Levine, et sans doute inspiré par ce feelgood movie prônant les secondes chances que la vie accepte, j'ai décidé de revenir blogger sur ce film et sa BO.
Faute de temps et par fainéantise aussi, j'avais délaissé ma page ces derniers mois au profit de posts rapides sur mon mur facebook donnant un avis rapide autour d'un lien. Begin Again m'a donné envie d'en écrire plus ; d'abord parce que ce film, entre film musical et comédie romantique, est la sortie parfaite pour l'été, loin des blockbusters stéréotypés bourrés d'effets spéciaux (que j'aime parfois aussi..., Lucy de Luc Besson, qui sort demain me verra vite en salle obscure !).
D'abord, sous ses aspects de comédie romantique, où un ex directeur artistique de label de musique indépendant séparé de sa femme et alcoolique, fauché, en pleine loose quoi, tombe raide dingue d'une p'tit' anglaise qui grattouille de sa guitare presque forcée dans un pianobar, et entend ce que ça pourrait donner : bref, elle lui redonne l'inspiration, l'envie d'en découdre avec l'industrie du disques devenue trop formatée et de lui enregistrer un album en live dans les rues de New York. Lui, c'est Mark Ruffalo, avec son regard de chien battu et de beaux moments d'acteur avec son ex femme ou sa fille et elle, c'est Keira Knightley, petite amie compositrice d'un chanteur indie anglais qui a traversé l'atlantique avec lui à l'invitation d'une maison de disque qui veut le pousser seul devant les limelights, quitte à le pervertir et les séparer. Et c'est le chanteur des Maroon 5, Adam Levine qui joue ce dernier.
Les thématiques abordées tournent autour du milieu de la musique, les maisons de disques et ses parasites administratifs, les talentueux inconnus qui galèrent pour vivre de leur passion, la difficulté de garder une vie affective en parallèle d'une carrière, comment concilier amour de la musique et sa diffusion sans compromis, le problème de la rémunération de l'artiste et de la maison de disque aujourd'hui, à l'ère du téléchargement, etc.
En bonne comédie romantique, il y a des moments de tendresses entre Keira et ses deux partenaires à l'écran, et jusqu'à la fin on se demande lequel des deux elle va choisir (je ne vous dirai pas lequel!), mais il y a surtout la bande son qui occupe à elle seule un personnage central : la MUSIQUE !
Composées par la bande de Gregg Alexander (Danielle Brisebois, Nick Lashley, Rick Nowels entre autres), ex leader des New Radicals, et habitué à écrire des tubes pop/rock (Ronan Keating, Sophie Ellis-Bextor, Enrique Iglesias, etc.), les chansons oscillent entre le pop/folk intimiste (quand magnifiquement interprété par Keira Knightley d'une douce voix fragile mais tellement expressive et sensuelle...Aahhhh!) et le pop/rock mainstream et très soulful quand ce sont Adam Levine ou Cee-Lo Green qui se collent devant le micro. Ce dernier fait quelques apparition en star du R&B/rap découvert par le personnage de Mark Ruffalo mais c'est bien Adam Levine le chanteur qui s'impose ici comme un acteur idéal ; vous me direz, pas difficile de camper une rockstar pour une ...rockstar. Certes, mais on oublie qu'il a une longue carrière derrière lui pour croire à son personnage de jeune chanteur bringuebalé de droite et gauche le temps que sa maison de disque lui trouve son personnage public le plus vendeur, à lunettes, moustachu, barbu ou rasé de près :)
Toutes les chansons sont TOP mais la palme revient au titre phare Lost stars interprété à la fois par Keira et par Adam, dans deux versions même pour ce dernier, à l'intro plus lente comme dans la version féminine ou complètement pop/funky comme "enregistré" pour son disque. La mélodie comme les paroles sont bien tournées et les deux interprétations jouent de charmes différents pour au final me vriller le cerveau et me rendre complètement addict à ce titre : j'écoute la BO en boucle depuis samedi ! LOST STARS (Gregg Alexander, Danielle Brisebois, Nick Lashley, Nick Southwood) Please don't see Just a boy caught up in dreams and fantasies
Please see me
Reaching out for someone I can see
Take my hand
Let's see where we wake up tomorrow
Best laid plans
Sometimes it's just a one night stand
I'll be damned
Cupid's demanding back his arrow
So let's get drunk on our tears and
God, tell us the reason
Youth is wasted on the young
It's hunting season and the lambs are on the run
Searching for meaning
But are we all lost stars, trying to light up the dark? Who are we?
Just a spec of dust within the galaxy
Woe is me
If we're not careful turns into reality
Don't you dare
Let our best memories bring you sorrow
Yesterday
I saw a lion kiss a deer
Turn the page
Maybe we'll find a brand new ending
Where we're dancing in our tears and
God, tell us the reason youth is wasted on the young
It's hunting season and the lambs are on the run
Searching for meaning
But are we all lost stars, trying to light up the dark?
I thought I saw you out there crying
I thought I heard you call my name
I thought I heard you out there crying
oh, just the same, oh yeah
God, give us the reason, youth is wasted on the young
It's hunting season and this lamb is on the run
Searching for meaning
But are we all lost stars, trying to light up the dark? I thought I saw you out there crying
I thought I heard you call my name
I thought I heard you out there crying
But are we all lost stars, trying to light up the dark?
A higher place et No one else like you, les deux autres chansons d'Adam Levine sont très très bonnes aussi mais Keira n'est pas en reste, avec la touchante A step you can't take back qu'elle interprète dans le pianobar, Like a fool, qu'elle chante au téléphone pour son ex et où l'actrice interprète avec sa voix toutes les émotions de son personnage pour nous toucher en plein coeur, mais aussi les plus enlevés (rock) Tell me if you wanna go home et Coming up roses avec ses beaux choeurs ("Hold on, hold on").
Le CD est complété par deux titres de Cee-Lo Green, pas mal mais dont l'absence de scène dans le film les a moins imprimé dans mon coeur, et quatre titres additionnels chantés par Gregg Alexander, sous le nom de Cessyl Orchestra, mais qui paraissent fades finalement par rapport aux titres apparaissant dans le film comme des personnages à part entière.
J'espère que ces lignes et les extraits vous donneront envie d'aller au cinéma vous laisser porter par la magie de ce très beau film ; moi, j'attends déjà que le DVD sorte pour pouvoir m'en refaire une piqure de rappel :)
Sorti en France le 1er Mai, Upside Down n'a pas l'air parti pour bousculer le box office, et c'est bien dommage, parce que cette co-production franco-canadienne réalisée par l'argentin Juan Diego Solanas, qui a également co-écrit le scénario, est d'une beauté à couper le souffle et que son imaginaire est renversant d'inventivité !
Imaginez un monde où deux planètes gravitent l'une au-dessus de l'autre, avec chacune leur propre gravité, de même que les personnes et les objets natifs de leur monde. Mais la perméabilité entre ces deux mondes, les riches d'en-haut, et les misérables d'en-bas, est tolérée, encadrée, dans le but d'exploiter les richesses du plus pauvre des monde par les puissants de l'autre. Qu'adviendrait-il si un jour un jeune garçon d'en-bas montant sur les sommets neigeux de son monde tombait amoureux d'une fille d'en-haut venue se promener sur les cimes du sien et qu'ils se rencontrent, se retrouvent en cachette, se font surprendre et séparer mais que leur amour est plus fort que tout, que le système, que l'amnésie, que la gravité elle-même ? Et si leur amour pouvait tout changer ?
Le scénario est brillant, mais le visuel et la perspective de ces deux mondes mis en images avec des effets spéciaux de toute beauté constituent le personnage principal du film, plus encore que le héro Adam, interprété par l'acteur anglais Jim Sturgess, que je ne connaissais pas, mais qui crève l'écran dans son rôle d'amoureux prêt à escalader toutes les montagnes pour retrouver sa belle et lui ravir un simple baiser. Il forme avec Eden, Kirsten Dunst, un très beau couple qui ravit le spectateur, d'autant qu'en toute bonne adaptation libre du mythe de Roméo & Juliette, tout est en travers de leur route pour les empêcher de s'aimer. A noter aussi une bande annonce très présente et tout simplement magique, qui unit le son et l'image pour nous transporter au rythme des héros, avec une inspiration très Coldplay par Sigur Ros notamment.
Un peu de science gravitationnelle pour comprendre comment un natif d'en-bas peut, lesté de poids d'en-haut, faire illusion et basculer dans le monde d'en-haut, et une belle inventivité sur la victoire de la nature et du pollen des abeilles récolté sur les deux mondes, source de matière anti-gravitationnelle pouvant servir de crème anti-rides comme de base à un meilleur équilibre des deux mondes. Vision aussi de l'éternel combat de David contre Goliath, représenté ici par la firme toute puissante et dictant sa loi sur les deux mondes, Upside Downest une fable romantique et fantastique, racontant son histoire d'amour dans un décor de science-fiction et pimenté d'action haletante à la manière d'un thriller "seul contre tous". C'est un mélange qui pourra écarter les fans de science-fiction pure, ne voulant pas de mièvrerie trop sucrée amoureuse, comme les fans de comédies romantiques, qui auront peur de l'univers fantastique et futuriste, mais pourtant, la sauce prend vraiment bien et ce film est un subtil mélange, ni trop nunuche (comme pouvait l'être la fin des Âmes vagabondes), ni trop violent, plus proche finalement d'Avatar que de Total Recall. Mâtez donc la bande annonce et ensuite, allez-le voir !
Annoncé par certains comme un Bienvenue chez les ch'tis 2, démoli par la critique élitiste (Libé, le Figaro, le Monde) mais applaudi par la presse grand public (Paris Match, journaux TV), Rien à déclarer, le nouveau film "de" Dany Boon (écrit, réalisé et interprété) n'était pas forcément un film pour lequel je me sentais obligé d'aller en salle obscure. En effet, à part certaines comédies romantiques, c'est plus les films de science-fiction qui me font aller au cinéma.
Après avoir vu la bande annonce, et me souvenant avoir adhéré à 200% à ses Ch'tis, je savais que j'irai pour me rendre compte sur pièce. Ayant un dernier ticket de ciné prépayé via mon CE valable jusqu'au 1er février, veille de la sortie nationale du film, je sautais sur l'occasion de réserver ma place le Mardi soir pour l'avant première à mon CGR après le boulot et attendais impatiemment le générique de début dans une salle à moitié remplie ; pas de délire style Star Wars donc en Bretagne pour cette "suite" du raz-de-marée ch'ti.
Après cinq minutes de générique et être passé de 1986 à 1993, commença vraiment l'histoire de ce film qui est bien une comédie, mais se basant sur une trame historique (la disparition des douanes frontalières en Europe suite au traité de Maastricht) pour dénoncer avant tout le racisme et lutter contre les préjugés, avec une histoire d'amour à la Roméo et Juliette comme argument principal et un petit trafic de drogue comme fil policier ; un joli méli-mélo quoi.
Mais toutes ces lignes directrices du scénario permettent de construire un canevas sur lequel Dany Boon a ciselé de l'action et des dialogues comiques au milieu des autres messages qu'il fait passer dans son film, et côté personnage, c'est Benoît Poelvoorde qui récupère la principale part du gâteau : tour à tour attendrissant, détestable et génialement comique, son personnage tout dans l'excès francophobe (mais xénophobe avant tout) et zélé porte le film sur ses épaules. Dany Boon est l'autre pilier du duo comique à l'affiche mais il n'est que le faire-valoir du comique de Poelvoorde : si le français joue le rôle de l'Auguste en amoureux éconduit se sacrifiant pour sa belle, c'est le belge qui arbore un gros nez rouge et fait crouler de rire les spectateurs avec ses excès et ses réparties. On n'est pas plié en deux tout du long mais on rit à gorge déployée toutes les cinq minutes au moins sans que les ficelles soient trop grosses ou trop grasses.
Tout le talent du film réside dans le fait qu'il arrive à rendre attachant et drôle le rôle du douanier belge, qui, par ses positions et propos, est un personnage plus détestable encore que les traficants de drogues, eux plus pathétiques qu'autre chose. A ce propos, Bruno Lochet est à mourir de rire dans son rôle de passeur de drogue débile. Autre second rôle impayable, le petit belge qui monte que j'avais adoré dans L'arnacoeur, François Damiens, à nouveau dans un rôle de beauf bas du front et mari de Karin Viard, excellente en glaciale tenancière de bar-resto prête à tout.
Le casting est donc bien mené, et l'on se prend au jeu, on a le coeur qui bat pour Dany Boon et ses amours impossibles, on a le coeur retourné quand Poelvoorde sort son flingue ou débite ses horreurs au kilomètre, mais on a le coeur qui fond quand il se la joue attachant et poète avec son fils en duo... (magnifique gamin, Joachim Ledeganck !) ou quand surgit le chien (adorable!) pisteur de drogue.
Je ne vais pas en raconter plus. Ce film mérite d'être vu, et pas par ceux qui ont aimé les Ch'tis. Juste par ceux qui veulent passer un bon moment en salle obscure. Et ne vous attendez pas à entendre du ch'ti pendant 1h40. Juste un peu d'accent belge, une fois ! Je rajouterai quand même que Dany Boon rend hommage ouvertement par moment à des classiques du cinéma français ; à un moment, leur duo fait penser à celui du Corniaud. A un autre, on se croirait dans un pastiche belge de Taxi, tout en restant du Dany Boon, avec sa patte humaine, populaire et pas élitiste sans être bas de gamme pour autant.
Et pour ceux qui voudraient en savoir plus comme pour ceux qui veulent prolonger le plaisir en attendant la sortie DVD, le film a été adapté lui aussi en BD et l'histoire y a été presque intégralement mise en image avec les dialogues principaux sous bulles. Vu le potentiel comique, du texte comme de l'histoire, la BD tape dans le mille une seconde fois.
A la base, je suis allé au cinéma hier soir parce qu'il me restait un ticket acheté à mon CE à prix préférentiel et à utiliser avant la fin du mois. J'avais aussi regardé les films à l'affiche et, à part Narnia : le voyage de la Belle Aurore que j'avais été voir précédemment et La chance de ma vie que j'avais vu en vacances, Love et autres drogues était le film qui me faisait le plus envie parmi la quinzaine de films proposés. Projeté à 20H, il m'était aussi accessible après le travail.
C'est donc dans mon costume cravate de la journée au bureau que je gagnais mon multiplex et prenais ma place en espérant que j'allais aimer. J'avais lu que les acteurs principaux avaient donné de leur personne pour le film, offrant leurs corps nus à la caméra pour un film sur le sexe, suplanté par l'amour même quand on ne l'attend pas, entre un visiteur médical tombeur pur sucre interprété par Jake Gyllenhaal et une jeune et jolie malade de Parkinson jouée par Anne Hathaway.
Je ne craignais pas trop que le film tombe dans le pathos et même si vers la fin du film, de très touchants instants m'ont fait mouiller les yeux (c'est parfait pour mes lentilles de contact après près de deux heures dans la salle obscure sous atmosphère sèche et contrôlée d'une salle de cinéma), l'ensemble est avant tout tourné vers la comédie, avec de bons moments plutôt jouissifs.
D'autant que le couple vedette pour la seconde fois à l'écran (ils étaient déjà mari et femme dans Brokeback Mountain), crève le dit écran, s'imprime sur nos rétines et ne laisse pas son image s'en effacer. Sont omniprésents tout le long du film les grands yeux bleus et la bouche rigolotte (avec ses coins relevés à la Donald Duck) de Jake Gyllenhaal et le sourire éclatant de Anne Hathaway, qui n'est pas sans rappeler Julia Roberts période Pretty Woman.
Le duo d'acteurs partage pas mal de scènes sexy/sensuelles en effet, ayant souvent du tourner nus ensemble, et l'on se lasserait presque de voir les petits seins de la belle brune ou les larges cuisses et pectoraux duveteux de l'ex-cowboy. Mais finalement, ces scènes dénudées sont plus souvent tournées dans l'émotion de l'instant, le partage et découverte de l'autre, simplement touchantes, réservant l'excitation pour les dialogues parfois crus et la scène d'action la plus HOT du film où ils se sautent dessus encore habillés et les fait se relever du plancher le jean à peine baissé et la jupe même pas froissée...
Au final, une belle tranche de vie américaine, avec de l'humour, de l'amour et des acteurs épatants, mais avec en trame de fond bien présente l'industrie pharmaceutique pour laquelle travaille le personnage interprété par Jake Gyllenhaal puisqu'il devient visiteur médical pour une firme concurrente du Prozac et lançant le Viagra. A l'heure ou en France s'étend le scandale du Mediator, on en vient vite à la conclusion que les magouilles marketing doivent bien être les mêmes chez nous que dans les cabinets de médecins américains et cette satyre professionnelle partage en réalité l'affiche de ce film présenté comme une comédie romantique mais qui est bien plus que ça.
A noter dans les seconds rôles l'hilarant petit frère obèse, geek et obsédé voyeur (Josh Gad), ainsi que le débonnaire mais hyper stressé responsable de secteur (Oliver Platt), ainsi qu'une belle pleïade de nymphes tombant dans les bras de Gyllenhaal, même si le film est avant tout centré, comme ses caméras d'ailleurs, sur le couple vedette.
Enfin, un big-up pour James Newton Howard qui compose la musique et elle est tout simplement magnifique, tantôt passant inaperçue pour accompagner les scènes de comédie, tantôt se substituant presque aux dialogues pour les séquences émotions, toujours en légèreté et subtilité.
Un film à voir si ça passe encore près de chez vous !
C'est de retour d'une soirée ciné après le boulot pour voir Sex & The City 2 que je vais publier mon bulletin hebdo sur le prime de la Nouvelle Star 2010. Mais d'abord, quelques mots sur le second film et enième épisode dans la trépidante vie de Carrie Bradshaw & de ses inséparables copines.
D'abord, le film de 2H25, même s'il connait de rares longueurs, ne déçoit pas. Ce ne sont même pas des longueurs en fait, mais du souffle pour faire face à cette durée fleuve qui ne lasse pas et passe finalement très vite. La réalisation a fait que par moment, il y a comme flottement entre deux scènes, pour reprendre un bol d'air avant de replonger dans notre série favorite depuis 12 ans maintenant. Car ce deuxième film m'a donné l'impression avant tout d'un retour aux sources de la série à succès dans la forme comme le propos, poil à gratter glam & sexy de nos mirettes émerveillées et de nos sens en éveil ; j'avais trouvé le premier volet cinématographique assagi, comme affadi pour plaire au "grand public" en cinéma et pas qu'aux fans de la série de HBO. Fort du succès de cette première adaptation sur grand écran, le réalisateur s'est libéré et a retrouvé tout son mordant sans perdre l'humour pour ce nouveau volet où Carrie se trouve confrontée deux ans après son mariage avec Mr. Big au train-train de son couple tandis que Charlotte s'épuise à vouloir être la mère et l'épouse parfaite et que Miranda ne supporte plus son envahissant et déplaisant travail face à sa vie de famille. Samantha, ma chère Samantha, toujours aussi sexy (impayable dans la scène de l'érection face aux burkas), doit quant à elle faire face à ses premières bouffées de chaleur et c'est par elle que nos quatre New-Yorkaises vont aller faire une petite escapade au Moyen-Orient dans un hotel de luxe. Après le clinquant et le bling-bling, nos inséparables vont finir par déchanter mais surtout y faire face à leurs peurs et doutes pour mieux retourner regonflées à bloc faire face à leurs vies américaines. Au final, sur la longueur développée, Sex & The City 2 ressemble plus à une nouvelle mini-saison de la série qu'à son prédécesseur et je dis qu'on peut attendre le prochain sans problème ! A noter la scène culte où Liza Minnelli, après avoir célébré le mariage top kitch de Stanford, l'ami gay de Carrie, reprend le Single ladies (put a ring on it) de Beyoncé en bas résille : Justin Timberlake l'avait bien fait, pourquoi pas Liza with a Z, not Lisa with a S... CULTE!
Sinon, hier, côté Nouvelle Star, nous avons assisté au départ de Lussi, la meilleure chanteuse de cette saison ...et c'est bien dommage, même si la rockeuse BCBG n'était pas toujours mon interprète favorite. Ramon, une fois de plus, se trouve sauvé par le public et le jury l'accuse de plus en plus ouvertement de ne plus être à sa place au sein des rescapés du programme (Lio en tête). Après la collégiale sur Let's get it started des Black Eyed Peas, c'est justement Ramon qui ouvrait le bal des quatre derniers candidats avec La boîte de Jazz. Je ne savais pas que M6 faisait dans le spectacle comique ; Ramon, avalant chaque mot ou presque sans grand respect de la mélodie ou du rythme de la chanson de Michel Jonasz, était à fond dans son sketch musical. Les trois jurés virent la vie en bleu (!!!) mais Lio exprima le fond de ma pensée par un rouge SANG! Son deuxième titre, No woman no cry de Bob Marley, me laissa le temps d'étendre le linge, ma lessive d'avant départ en vacances ce weekend venant de finir de s'essorer... C'était pathétique tellement ça faisait karaoké de marché de plage, la soucoupe à piecettes posée sur le sable. C'est toujours incroyable pour moi qu'avec un niveau tellement en dessous des autres, tant au niveau de son interprétation que de sa voix, sans parler de son accent incompréhensible en français, Ramon parvienne par son charme latin (bof!) et sa présence solaire et souriante (on en peut pas lui enlever ça) à se sauver la mise. Là les gars virent rouge aussi mais Lio lui accorda un bleu tellement la médiocrité offerte valait finalement une bonne note puisque c'était le meilleur qu'il puisse offrir encore : à s'acharner sur lui, nos jurés font sans doute plus encore voter ses fans pour lui ! Lussi en seconde position défendit sa place avec un Highway to hell puissant et irréprochable (4 bleus côté jury mais je n'ai jamais aimé cette scie rock répétitive) et un risqué Désenchantée qu'elle emmena dans son territoire rock avec sa voix ne cherchant pas à imiter Mylène tout en respectant la version originale, et aussi grace aux arrangements de l'orchestre. Seul un rouge de Lio sur cette reprise l'empêcha de quitter l'aventure sur un sans faute de bleus et c'est un jury médusé qui vint la rejoindre sur scène après les résultats des votes du public. Françoiscommença par une superbe reprise de La corrida de Cabrel, tout en justesse, dans la retenue et l'intensité, pour l'interprétation, et usant de sa belle voix suave sans trop tirer sur ses cordes vocales : j'ai adoré !Lio et Manoeuvre n'entendirent qu'une copie de Francis et là, je dis qu'ils sont passés à côté de la plaque : là où l'original se la jouait comptine ensoleillée racontant le point de vue du taureau mis à mort, François incarna au micro le taureau mis à mort et lui prêta sa voix ! Un peu plus et j'en chialais ! Sa deuxième prestation encensée par un quasi standing ovation des jurés me fit hérisser le poil et fuir loin de ma télé, le déchirement de ses cordes vocales sur le Time is running out de Muse et les grimaces de son visage pour en extraire pareilles tortures sonores me donnaient la nausée et je ne voulais pas risquer une surdité précoce après explosion des tympans... S'il continue comme ça, c'est un rockeur aphone auquel on va avoir droit la semaine prochaine ! Luce enfin récolta comme Ramon 4 bleus et 4 rouges, répartis moitié/moitié sur ses deux titres, La plus belle pour aller danser et What's love got to do with it. J'ai franchement eu l'impression que la production l'avait taclée cette semaine avec le choix des chansons : difficile de ne pas faire ringard avec le titre de Sylvie Vartan et sa prestation me laissa sur ma faim. Quant au tube de Tina Turner, la rousse se défendit vaillamment pour l'interprétation et la voix, mais elle s'embrouilla dans les paroles en anglais (que l'on sait bien maintenant ne pas être son fort) si bien que si, la semaine prochaine, elle chante plus d'anglais que de français, on saura qu'ils voulaient aussi la dégager... Sauf que si c'était d'une finale Rock Lussi / François dont M6 rêvait, c'est râté. Pour maintenant, je suppose que la maisond e disque préfèrerait voir François affronter Luce, mais côté M6 et avides de SMS, nul doute que c'est une finale Luce / Ramon qui ferait le plein d'appels surtaxés... Alors, qui va se qualifier en finale la semaine prochaine ? Les paris sont ouverts. J'allais passer sous silence les quatre duos du prime... Luce se la joua elle aussi comique, d'abord avec François sur Pour un infidèle de Julien Doré & Coeur de Pirate, puis avec Ramon sur l'improbable Carioca d'Alain Chabat ! Ils la prennent vraiment pour tout sauf une vraie chanteuse... Ramon toujours duetta avec Lussi sur une autre vieillerie de Sylvie Vartan, J'ai un problème, ça c'est sûr... combien donc est ce que le programmateur d'hier soir avait touché pour choisir autant de Sylvie Vartan ? Heureusement pour Lussi, c'est avec François (trop mimi en costume à carreau décalé) et en robe Lady Gaga-esque qu'elle nous offrit le meilleur duo, avec l'improbable Barbie girl de Aqua interprété premier degré façon kitcherie comique sous helium. Ah oui, j'allais oublier, Camélia-Jordana vint se planter devant son micro pour interpréter en play-back son single Non non non sans ses lunettes noires mais avec le sourire. Il parait que la semaine prochaine, c'est Soan qui va venir... AU SECOURS !!!!!!
Je rentre du cinéma à l'instant et pendant que mon repas du soir réchauffe, je me laisse coucher en quelques mots rapides mes premières impressions sur le film évènement pour tous les fans de la série américaine culte SEX AND THE CITY comme moi, qui ont déjà tous les DVD des 6 saisons TV, ne peuvent résister à la nième diffusion du vendredi soir sur M6 et connaissent les répliques par coeur...
Je dirais du film que j'en attendais sans doute trop... Comment retrouver en effet en moins de 2 heures 6 saisons du piquant et du dérangeant et du séduisant et du foldingue de la série ? Non pas que je sois déçu d'être aller le voir. Ce n'est pas non plus une pub extra-large pour les marques de luxe comme le disent les non connaisseurs. Pour cette série, le name-dropping au même titre que le brand-shopping, c'est la signature en bas de l'écran, la marque de fabrique qui a inspiré des films comme Le Diable s'habille en Prada. Ce film, c'est juste la conclusion qui manquait à tous les fans d'une série exceptionnelle. Un film qui a réussi l'audacieux pari de faire se retrouver les stars et les second-rôles d'une série vieille déjà de 5 ans et de faire prendre la mayonnaise.
Alors, oui, les retrouvailles semblent un peu forcées, le film met du temps à se lancer mais les bons moments et les fou-rires dans la salle sont là. Les minutes douces amères aussi. Le mordant un peu moins et c'est ce qui me manque, comme si pour son passage en salle "grand public", la série de HBO s'était un poil polie, à moins que ce ne soit le temps, l'usure qui ait fait son oeuvre. Carrie Bradshaw a vieillie, Miranda alterne toujours entre le gel et le dégel, Charlotte est plus nunuche que jamais, au comble du ridicule parfois mais pétille toujours autant, Samantha, ma préférée quant à elle, si elle est toujours aussi sublime côté plastique et sex-appeal, semble entravée par son rôle d'amoureuse fidèle et bien que les tentations ne manquent pas (ne loupez pas les parties de jambes en l'air du voisin Dante, et surtout la scène de douche, torride! caliente, caliente!!), elle se fait voler la vedette par son chienchien... HILARANT!
Bref, ce film est la la fin qu'il manquait à la série, même si, il fallait bien s'en douter, elle ne pouvait égaler au format grand écran l'intégralité d'une série d'exception ayant duré 6 saisons... Le DVD complètera sans doute possible mon intégrale dans six mois. D'ici là, il me reste à me revisionner épisodes après épisodes ses meilleurs moments.
A noter enfin l'excellente prestation de la nouvelle venue Jennifer Hudson, interprétant le rôle de Louisa, assistante personnelle de Carrie, et impeccable, juste, touchante et sexy. Après avoir été découverte aux USA dans American Idol (Nouvelle star) et s'être fait remarquer dans Dream Girls aux côtés de Beyoncé, ce film paraît bien la lancer dans l'entertainement triomphant en parallèle de la sortie de son single "Spotlight".
Bien sûr, je ne vais pas dire que Hugh Grant est le meilleur chanteur de l'année, Bien sûr, je ne vais pas dire que "Le Come Back" (Music And Lyrics) est le film de l'année, Bien sûr, je ne vais pas dire que "Pop! goes my heart" est la chanson de l'année,
...mais ce soir, après avoir profité du Printemps du cinéma à 3€50 pour aller voir ce film tandis que les giboulées de mars sévissaient sur ma Bretagne d'adoption, je ne peux m'empêcher de chantonner depuis le refrain de ce titre : I never thought I'd ever lose my head but then POP! goes my heart...
Pur délice pastiche des année 80s servant de titre phare du passé pop du rôle interprété par Hugh Grant dans le film, celui d'Alex Fletcher, star improbable d'un groupe à mi chemin entre ABC et Wham!, il va pour le moment squater mon lecteur mp3 en attendant que je me procure la BO du film de toute urgence. Pour mettre en valeur cette addictive composition, le réalisateur a concocté un clip digne de ces années berceau de ma culture musicale (et la votre?) et je n'ai pu résister à l'ajouter sur ma page pour tous ceux qui n'ont pas vu le film.
Hugh Grant est, comme d'habitude, irresistible dans ce film et, coaché par Martin Fry, le leader d'ABC justement, il a posé sa voix de manière tout à fait convenable sur les 3/4 des titres de la BO du film. A retenir également, la ballade clef du film "Way back into love", qui aurait pu être écrite par Diane Warren et qu'il chante avec Haley Bennett, jeune actrice américaine qui explose dans le film avec des déhanchements lascifs mélange de Britney Spears et Shakira.
Le plus étrange est que ce faux groupe POP! rappelle aussi par certains aspects un passé moins lointain comme ce quatuor des années 2000 managé par Pete Waterman qui s'appelait lui aussi POP! ou les fameux STEPS dont le clip de "Chain reaction" avait une scène inoubliable dans un hopital comme celle du clip ci-dessus. Alors je rêve que les vrais POP! se reforment et relancent leur carrière... Jade McGuire, leur chanteuse principale avait une voix formidable et c'est dommage de ne plus l'entendre. "Without the boy" sera pour longtemps l'une des plus belles chansons d'amour teintée de mélancolie restant sur mon baladeur mp3... Et ce n'était qu'une face B !
Mais revenons au film... Bon d'accord, une fois l'excitation post séance retombée, les chansons ne sont pas si inoubliables que ça mais le film est une agréable comédie romantique comme on les aime qui vous fait oublier les soucis, a fait rire plus d'un spectateur tout du long, et vous fait quitter la salle le sourire aux lèvres et une seule mélodie en tête : I never thought I'd ever lose my head but then POP! goes my heart... Au fait, je vous conseille de rester pendant le générique de fin ; il s'accompagne d'un titre interprété par Haley qui ne figure pas sur le CD, "Invincible".
Pour finir, pour pouvoir l'entendre partout sur les radios et faire plus de buzz autour du film, je rêverais que "Pop! goes my heart" soit sorti comme single du faux groupe Pop! dans lequel Hugh Grant partage la vedette avec le craquant Scott Porter . Dommage qu'on ne le voit pas plus dans le film... Il est à croquer!